Les 47 incontournables des Comores

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Au travers de cet article que nous avons voulu le plus complet possible, nous avons souhaité vous présenter tous les lieux d’intérêts des Comores, ceux que vous devez absolument voir, ceux qui représentent son essence même. Certains d’entre eux sont évidents et connus de tous, mais d’autres sont des trésors cachés qui méritent d’être parcourus. C’est pour cette raison que nous espérons que cet article, l’un des plus complets disponible sur Internet, qui vous présente les incontournables des Comores vous aidera à découvrir ce pays magnifique.

L’archipel des Comores est situé dans l’océan Indien, entre la côte est de l’Afrique et la pointe nord de Madagascar. Il est composé de quatre îles principales : Grande Comore (Ngazidja), Anjouan (Ndzuwani), Mohéli (Mwali) et Mayotte (qui est administrée par la France). Ces îles forment l’Union des Comores, bien que Mayotte ait choisi de rester sous administration française après plusieurs référendums. L’archipel abrite environ 850 000 habitants, avec une population majoritairement musulmane, influencée par des cultures arabes, africaines et malgaches.

La capitale du pays, Moroni, située sur la Grande Comore, est le centre politique et économique des Comores. L’île de Grande Comore est la plus vaste et la plus peuplée, dominée par le mont Karthala, un volcan actif qui constitue l’un des éléments géographiques majeurs de l’île. Le mont Karthala, avec ses fréquentes éruptions, a façonné les paysages volcaniques de l’île, offrant des sols fertiles propices aux cultures d’exportation, comme la vanille, le girofle et l’ylang-ylang.

Les Comores sont caractérisées par des montagnes volcaniques, des plages de sable blanc, des lagons turquoise et des récifs coralliens, faisant de l’archipel une destination prometteuse pour le tourisme, bien que celui-ci reste encore peu développé. Les îles sont aussi reconnues pour leur biodiversité marine et terrestre, avec des tortues, des dauphins et des baleines visibles dans les eaux environnantes, particulièrement autour de Mohéli, où un parc marin a été créé pour protéger ces espèces.

Les déplacements entre les îles des Comores se font principalement par avion et bateau, bien que les options soient parfois limitées et les horaires imprévisibles. Deux compagnies aériennes domestiques, Int’Air Îles et R Komor, assurent des vols réguliers entre Grande Comore et Anjouan, mais les vols vers Mohéli sont plus rares, se limitant à quelques jours par semaine. Les billets doivent être achetés en personne, car il n’existe pas de système de réservation en ligne. Il est fortement recommandé de reconfirmer les horaires des vols, car ceux-ci changent souvent, et de prévoir suffisamment de temps pour les correspondances internationales, car les retards sont fréquents.

Le transport maritime entre les îles est plus compliqué. La SGTM exploite un ferry entre Moroni (Grande Comore), Anjouan, et Mayotte, mais ce service n’est pas quotidien et peut être interrompu selon les conditions météorologiques ou techniques. De plus, il n’existe pas de ferry reliant directement Mohéli. En raison de cette absence de services maritimes réguliers, la majorité des Comoriens voyageant entre les îles utilisent de petits bateaux de pêche appelés kwassa kwassa. Ces embarcations, souvent rudimentaires et mal entretenues, ne sont pas toujours équipées des dispositifs de sécurité nécessaires pour traverser les 50 kilomètres de mer ouverte qui séparent les îles.

Voyager en kwassa kwassa comporte des risques considérables, en particulier lors de mauvais temps. Ces bateaux n’ont ni gilets de sauvetage, ni dispositifs de navigation moderne, rendant la traversée potentiellement dangereuse. Cependant, pour beaucoup d’habitants, cette solution reste l’un des seuls moyens abordables pour se déplacer entre les îles. Les voyages en kwassa kwassa peuvent être longs et inconfortables, mais ils offrent parfois une expérience unique et authentique de la vie insulaire comorienne.

Pour ceux qui souhaitent voyager dans des conditions plus sûres, il est recommandé d’utiliser le ferry SGTM lorsque celui-ci est disponible. Néanmoins, il est important de bien planifier ses déplacements, car les horaires peuvent être modifiés sans préavis. De plus, les retards sont fréquents en raison des conditions maritimes changeantes. Pour les visiteurs étrangers, il est essentiel de rester flexible et de prendre en compte les aléas du transport local lors de la planification d’un voyage aux Comores.

L’économie des Comores repose principalement sur l’agriculture, avec la culture de la vanille, de l’ylang-ylang et du girofle, qui sont exportés vers l’international. Cependant, le pays fait face à des défis économiques et sociaux, notamment un taux élevé de pauvreté et un manque d’infrastructures.

Sur le plan culturel, les Comores sont un carrefour de civilisations, ayant été influencées par les peuples bantous, arabes, persans et européens. La langue officielle est le comorien, une langue bantoue fortement influencée par l’arabe, tandis que le français et l’arabe sont également utilisés pour les affaires officielles et l’éducation. L’islam sunnite joue un rôle central dans la vie quotidienne des Comoriens, et les traditions et coutumes locales sont largement respectées.

Découvrez les incontournables de l’île de Mohéli

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Découvrez les incontournables de Grande Comore

Malgré ces défis, les Comores demeurent un lieu d’une grande richesse culturelle et naturelle, attirant les visiteurs par la beauté de ses paysages et la diversité de sa faune. Le pays aspire à développer davantage son tourisme, en particulier l’écotourisme, pour tirer parti de ses atouts naturels tout en préservant son environnement fragile.

A. Île de Grande Comore

La Grande Comore, appelée Ngazidja en shikomor, constitue la plus vaste et la plus peuplée des îles de l’Union des Comores. Elle abrite Moroni, capitale insulaire et capitale fédérale du pays, cœur politique et culturel d’un territoire comptant plus de 410 000 habitants. L’île se distingue par une identité forte, façonnée par ses villages, ses traditions insulaires et un relief spectaculaire marqué par l’activité volcanique.

A 1. Moroni (Île de Grande Comore)

Capitale administrative, économique et politique de l’Union des Comores, Moroni est une ville de plus de 110 000 habitants dont le centre connaît une transformation profonde. Les rénovations successives, la modernisation des infrastructures et l’arrivée de commerces flambant neufs témoignent d’un mouvement de fond soutenu par des investisseurs privés. Dans cet environnement en mutation, les artères principales s’adaptent aux usages contemporains et donnent naissance à un tissu urbain plus lisible, plus aéré et plus dynamique.

Parmi ces espaces emblématiques, la place de l’Indépendance occupe une position centrale. Entourée de bâtiments administratifs et de grandes parcelles ouvertes, elle constitue un lieu privilégié pour les rencontres, les discussions et les parties de football improvisées. Une église remarquable y affirme sa présence et insuffle une singularité architecturale qui fait de cet espace un repère incontournable de la ville. Cette place, conçue comme un lieu d’échanges, s’ouvre progressivement vers le littoral et sert de trait d’union entre les quartiers modernes et la zone plus traditionnelle de la médina.

Au nord, le port se distingue comme l’un des lieux les plus vivants de Moroni. Les activités maritimes rythment l’atmosphère : les pêcheurs transportent leurs prises du large jusque sur les étals, où les vendeuses proposent poissons et produits variés. Ce ballet quotidien, observé avec curiosité par les enfants qui alternent baignade et pêche improvisée, confère au front de mer une dimension profondément authentique. Ce port, véritable miroir du quotidien insulaire, donne accès à la plage publique située derrière le restaurant Blue Lagoon, très fréquentée après le travail ou le dimanche pour ses moments de détente et de convivialité.

Pour découvrir la ville et l’île, Azzali est un guide idéal. N’hésitez pas à le joindre au numéro : 00269 338 31 15. Ses tarifs sont de 20 euros approximativement la journée.

À l’entrée de la médina, la grande mosquée de Moroni s’impose par sa façade blanche rehaussée de bleu et ses minarets élancés. Son architecture rectangulaire, typique du savoir-faire comorien, domine une place donnant sur un petit port où repose un grand bateau échoué devenu terrain de jeu pour les enfants. Non loin se trouve la célèbre mosquée Badjanani, également appelée Ancienne mosquée du Vendredi ou « Moski Vendrodi », construite en 1427 puis dotée d’un minaret en 1921.

La médina, cœur historique de Moroni, se présente comme un dédale de ruelles pavées, de portes en bois sculpté et de bâtiments swahilis marqués par le passage du temps. Les vestiges des anciens bangwe, lieux de discussion ancestraux comparables à des agoras, témoignent de l’importance historique de ces espaces dédiés à la parole publique. Les vendeurs y proposent des produits à prix accessibles dans une atmosphère tranquille, contrastant fortement avec l’énergie débordante du marché Volo Volo, plus grand marché de la ville et de l’île, où plantes médicinales, fruits, légumes, textiles et objets du quotidien s’entremêlent. Le marché Chalma, autre lieu d’approvisionnement essentiel, complète cette offre urbaine dense et diversifiée.

Pour se déplacer dans la ville et sur l’île, Mustapha est un chauffeur parfait. Vous pouvez le contacter sur le numéro : 00269 432 63 51. Ses tarifs sont de 15 euros par jour pour ses prestations et 70 euros pour la location d’un 4/4.

Le musée national des Comores, fondé en 1989, constitue l’un des principaux pôles culturels de la ville. Ses quatre salles d’exposition présentent l’histoire, l’archéologie, l’art, la religion, l’anthropologie sociale, l’océanographie et la volcanologie. L’ensemble contribue à préserver la mémoire collective de l’archipel et à valoriser un patrimoine scientifique et culturel encore trop méconnu. Moroni compte également plusieurs institutions religieuses chrétiennes, dont le Vicariat apostolique de l’archipel des Comores, ainsi que diverses églises protestantes et évangéliques, témoignant d’une pluralité spirituelle qui cohabite avec les nombreuses mosquées de la capitale.

La vie culturelle s’anime aussi autour de lieux de spectacles tels que l’Alliance Française (300 places), le théâtre Luna ou Al-Kamar (700 places), le palais du Peuple (500 places) et le foyer des Jeunes de Foumbouni (300 places). Ces espaces accueillent des conférences, projections, célébrations, pièces de théâtre et manifestations artistiques d’envergure nationale et internationale. À ces institutions, s’ajoutent plusieurs centres commerciaux situés au sud, notamment le vieux marché et le marché de Dubaï, où se concentre une grande partie de l’activité commerçante moderne, renforçant le rôle économique stratégique de Moroni dans l’archipel.

La ville abrite également des lieux emblématiques comme la plage d’Itsandra, réputée pour son panorama maritime, et l’église catholique de Moroni, qui complète une mosaïque patrimoniale riche et variée.

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A 2. Mitsamiouli (Île de Grande Comore)

Ville principale du nord de la Grande Comore, peuplée de 7325 habitants, Mitsamiouli s’impose comme l’un des pôles touristiques majeurs de l’île, avec ses plages au sable blanc, ses vestiges des anciens palais royaux et ses infrastructures hôtelières allant des bungalows simples aux complexes de standing. Les visiteurs découvrent une agglomération littorale ouverte sur l’océan, installée le long des grandes routes côtières RN-1 et RN-3, qui la relient à Djomani, Ntsaouéni et Ivoini, ainsi qu’à l’intérieur des terres via la RR 122 menant à Bangoi Mafsankoa, connu pour sa mosquée. L’ensemble confère à la région une accessibilité rare et un attrait renforcé par la présence de plusieurs édifices religieux, dont la mosquée de Mitsamiouli, la mosquée Nodjimba et la mosquée Ali Msa Makadara.

L’une des principales richesses de la ville demeure sa plage, réputée pour son eau cristalline rappelant les rivages des Caraïbes ou du Pacifique. Quelques pirogues y glissent, manœuvrées par des pêcheurs qui tirent leurs filets avec une précision héritée de générations d’expérience. Cet environnement marin constitue un cadre privilégié pour la baignade et la contemplation, tout en offrant un aperçu authentique du quotidien côtier. Plus au nord se trouve le spectaculaire cratère du Lac Salé, ancien cratère volcanique aujourd’hui rempli d’eau de mer, formant un paysage circulaire parfait entouré de falaises et de végétation.

À proximité de ces paysages littoraux, l’un des sites les plus emblématiques de la région demeure le trou du Prophète, vaste plage bordée de végétation luxuriante et dominée par un rocher massif semblant émerger en plein océan. Le lieu est associé à des récits sacrés selon lesquels le prophète Mahomet y aurait posé les pieds, mais aussi à des légendes de pirates ou de villages engloutis. Des bungalows communautaires et un petit restaurant permettent d’y séjourner, tandis que la présence de barques, d’arbres fruitiers et de formations rocheuses confère à cet espace un charme singulier.

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A 3. Le trou du prophète (Île de Grande Comore)

Lieu légendaire parmi les plus visités de l’île, le trou du Prophète se distingue par son immense plage en arc, sa végétation dense et son rocher isolé qui semble jaillir des eaux turquoise de l’océan Indien. Le site aurait servi de repère aux pirates et tire son nom d’une tradition orale évoquant une apparition du prophète Mahomet. Un cratère rempli d’eau, entouré de racines, de baobabs et de rochers sculptés par l’érosion, ajoute à l’aura mystique du lieu. Les visiteurs profitent d’un angle exceptionnel sur les rivages nord de la Grande Comore, au terme d’un trajet côtier traversant d’anciennes coulées de lave et menant vers la zone de l’hôtel Maludja.

Les légendes du trou du prophète occupent une place centrale dans l’imaginaire comorien. Certaines évoquent un lieu où le prophète Mahomet y aurait posé les pieds, d’autres, un village englouti après un acte d’inhospitalité envers un étranger ou la disparition de scientifiques ayant tenté de mesurer la profondeur du cratère, sans jamais remonter.

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A 4. Le baobab mystérieux (Île de Grande Comore)

Le baobab mystérieux, situé aux abords du trou du Prophète, apparaît dès l’arrivée comme une prouesse naturelle. Sa silhouette monumentale domine la route et laisse percevoir un arbre dont les dimensions imposantes dépassent celles habituellement associées à l’espèce. L’accès se fait directement depuis la voie principale, ce qui permet d’en admirer toutes les singularités sans détour.

À l’intérieur de son tronc gigantesque, l’arbre offre un espace surprenant capable d’accueillir près d’une dizaine de personnes. Ce volume intérieur, creusé par le temps, témoigne de la longévité exceptionnelle du baobab et de son rôle silencieux dans la vie locale, parfois comme lieu de repos, parfois comme repère naturel sur la route du nord.

Les parois internes de ce baobab séculaire portent de nombreuses gravures, traces discrètes d’amitiés anciennes ou d’amours passées. Ces marques, laissées par différentes générations, ajoutent une dimension humaine à cette merveille végétale, mêlant patrimoine vivant et mémoire collective au cœur d’un environnement chargé de légendes.

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A 5. Le lac salé (Île de Grande Comore)

Également appelé Niamawi, le lac Salé représente l’un des sites naturels les plus spectaculaires de la Grande Comore. Ce lac d’eau salée, rarissime dans le monde, occupe un ancien cratère volcanique d’un ovale presque parfait et s’étend sur plus de trois kilomètres carrés. Une connexion souterraine avec l’océan Indien expliquerait sa salinité hors norme, à laquelle s’ajoute une faune et une flore adaptées à cet environnement atypique.

Le site est enveloppé d’une végétation luxuriante et de collines volcaniques qui composent un panorama saisissant, tout particulièrement au coucher du soleil lorsque les couleurs se reflètent sur les parois rocheuses.

Lieu sacré pour de nombreux Comoriens, le lac est associé à la présence de Djinns, esprits mentionnés dans le Coran et les traditions locales. La légende la plus courante raconte l’histoire d’un village englouti pour avoir refusé de l’eau à une vieille dame, épargnant seulement la famille qui l’avait accueillie. D’autres récits évoquent un vieil homme, un étranger mystique ou encore des scientifiques étrangement disparus en tentant d’en sonder les profondeurs, réputées insondables. Ces histoires renforcent l’atmosphère mystérieuse d’un lieu qui semble suspendu entre mythe et réalité.

En fin de journée, des milliers de chauves-souris survolent les abords du cratère, ajoutant une touche dramatique au décor. Des plages et des points de vue environnants permettent d’observer l’étendue du lac, tandis que la présence de sentiers facilite la découverte de ce paysage hors du commun. Les visiteurs peuvent y pratiquer la baignade dans ses eaux salées, admirer les oiseaux ou simplement profiter de la tranquillité du site.

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A 6. Le dos du dragon (Île de Grande Comore)

Au nord de la Grande Comore, le dos du Dragon désigne une formation rocheuse spectaculaire située près d’Ivoini, dont les formes dentelées évoquent la colonne vertébrale d’une créature mythique. Les géologues y voient les vestiges d’un ancien cratère volcanique fortement érodé, sculpté par les vents marins et les vagues.

Le site, perché sur une colline aride, nécessite environ trente minutes de marche pour atteindre son sommet, d’où se déploie un panorama à couper le souffle. La silhouette de l’ensemble, particulièrement frappante au lever ou au coucher du soleil, renforce la dimension légendaire du lieu.

La position stratégique du Dos du Dragon offre une vue plongeante sur les deux plages qui l’entourent et sur l’îlot de Ndrude, qui semble flotter au large dans une mer changeante. Les vagues viennent se briser avec force contre les rochers acérés, créant un spectacle naturel puissant et continu. Ce contraste entre violence marine et calme des hauteurs donne à ce point de vue un caractère exceptionnel, souvent considéré comme l’un des plus beaux de la région nord de la Grande Comore.

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A 7. La plage de Ndroudé (Île de Grande Comore)

La plage de Ndroudé, située dans le nord-est de l’île, borde le petit village éponyme et offre un décor d’une grande douceur. Entre les rochers sombres, quelques bandes de sable clair s’étirent discrètement, formant un rivage intime et préservé où la mer vient dessiner de légères courbes turquoise.

Dans l’eau, un élément surprend immédiatement : un large trône en ciment installé sur un rocher volcanique émergeant comme une petite île. Sa présence insolite attire immédiatement le regard des visiteurs et participe au caractère singulier de ce paysage marin à la fois simple et étonnant.

Le site, encore peu fréquenté, permet d’apprécier la beauté paisible d’une plage naturelle préservée.

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A 8. L’île aux tortues (Île de Grande Comore)

Située près de Choua Chandroude, l’île aux tortues demeure accessible à pied à marée basse ou en bateau pour un tarif modeste. Cette proximité avec la côte contraste avec l’impression d’évasion totale ressentie dès l’arrivée, lorsque l’île se dévoile dans toute sa simplicité sauvage.

À perte de vue, des herbes hautes se balancent lentement sous le vent marin, formant un tapis naturel qui recouvre la majorité de l’île. Ces prairies denses, ponctuées de zones dégagées, créent une atmosphère sereine où la nature semble ne suivre qu’un rythme ancestral.

L’ensemble est renforcé par la présence de plusieurs palmiers épars, qui accentuent l’aspect désertique du lieu. Malgré cette apparente isolement, l’île se situe à seulement quelques encablures du littoral.

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A 9. La plage de Hantsidzi (Île de Grande Comore)

La plage de Hantsidzi, se distingue par un rivage où les petites maisons colorées bordant l’océan apportent un charme inattendu. Ce décor rappelle certains villages des Caraïbes, avec des alignements de façades vives qui contrastent joliment avec le bleu profond de l’océan.

La plage principale, vaste et ouverte, révèle une mer changeante et lumineuse. En retrait, une petite crique se cache discrètement, protégée par des rochers et dotée d’un sable plus sombre. Cet espace plus intime renforce l’impression d’un site aux multiples ambiances, capable de séduire autant les amateurs de baignades que les visiteurs en quête de tranquillité.

Les prairies qui bordent le front de mer apportent une touche de nature supplémentaire, créant une transition douce entre les habitations et l’océan. L’ensemble donne à la plage de Hantsidzi une atmosphère authentique, caractérisée par une sérénité durable et un paysage à la fois simple et captivant.

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A 10. Iconi (Île de Grande Comore)

Située sur la côte ouest de Grande Comore, Iconi rassemble près de 9 000 habitants et se déploie au pied du mont Djabal, dont la falaise abrupte nourrit encore une légende transmise oralement par les anciens. Cette implantation entre mer et montagne confère à la ville une apparence naturellement fortifiée, marquée par une géographie spectaculaire et chargée d’histoire.

Au centre d’Iconi, le palais de Kapviridjohé, ancien siège du sultanat de Bambao, occupe une place majeure. Restauré, il abrite le tombeau du prince Saïd Ibrahim et se situe près d’un rond-point dominé par l’une des plus belles mosquées de l’île, séparée du palais par un bras de mer visible à marée haute. Les places, ruelles et constructions en pierre grise révèlent une organisation urbaine façonnée par des siècles d’autorité et de tradition.

Iconi se distingue également par un folklore vivant : danses Shi Goma, toirab de Nour El Djabal, duels nocturnes, cérémonies au bangwe, et multiples lieux symboliques comme Bichioni, site incontournable pour les bains, ou le lac marabout entouré de mangroves. La porte du Funi Aziri rappelle une page de l’histoire politique du sultanat, tandis que les plages locales, les points d’eau, les coquillages du Ha badjoumoi Ntsoiyi ou les vagues de Ha moursala témoignent de la relation constante entre les habitants et le littoral.

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A 11. Le lac marabout (Île de Grande Comore)

Situé près d’Iconi, le lac marabout s’étend de l’autre côté de la route côtière, en face de la mer. Il s’agit d’une mangrove singulière, dont la présence contraste avec les paysages volcaniques et les plages de l’île. Ses arbres, partiellement immergés, composent un tableau d’une grande finesse, offrant un refuge naturel à de nombreuses espèces.

Au centre du lac, un arbre isolé attire particulièrement l’attention. Il sert de perchoir à de nombreux oiseaux aux plumes blanches qui viennent s’y reposer ou s’y nourrir. Cette concentration d’oiseaux crée un spectacle vivant, où l’agitation des ailes et les reflets sur l’eau se mêlent aux mouvements plus calmes de la mangrove.

La quiétude du lac marabout et son rôle d’habitat pour la faune en font un site d’une grande importance écologique.

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A 12. Itsandra (Île de Grande Comore)

À proximité de Moroni, Itsandra s’impose comme l’une des plus charmantes localités côtières de l’île. Sa médina, encore animée et structurée autour de ruelles traditionnelles, offre une immersion dans un cadre authentique où se mêlent architecture vernaculaire, vie quotidienne et héritage culturel.

Un peu en retrait, des escaliers conduisent aux ruines d’un ancien palais multiséculaire, soigneusement entretenues. Ses pierres taillées témoignent d’un savoir-faire ancien et permettent d’admirer depuis les hauteurs un panorama remarquable sur la ville et le rivage. Malgré son inoccupation, ce palais conserve une aura singulière et demeure l’un des repères architecturaux majeurs d’Itsandra.

La plage d’Itsandra, considérée comme l’une des plus belles de Grande Comore, attire aussi bien les visiteurs que les habitants. Son ambiance festive, portée par la présence régulière des locaux, sa clarté marine et sa douceur de sable en font un véritable lieu de rassemblement, apprécié pour sa convivialité et la beauté de son environnement naturel.

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A 13. Le plateau de la Grille (Île de Grande Comore)

Situé au nord de Grande Comore, le plateau de la Grille correspond à un ancien volcan éteint culminant à 1 087 mètres. Sa silhouette allongée du nord au sud résulte d’un stratovolcan recouvert de cônes de scories atteignant en moyenne 800 mètres de hauteur, dessinant un relief singulier qui domine une vaste portion du paysage insulaire.

Les fissures qui parcourent La Grille, parallèles à la crête principale ou descendant vers le littoral, ont donné naissance à des bouches éruptives dont sont issues de nombreuses coulées de lave basaltique. Certaines d’entre elles se sont écoulées jusqu’à la mer, notamment sur les flancs est, nord et ouest, et restent visibles aujourd’hui faute d’une recolonisation végétale complète. Cet héritage volcanique confère au site une apparence brute et spectaculaire.

La route qui contourne l’île passe au pied de La Grille, reliant l’aéroport Prince Saïd Ibrahim et plusieurs villages du littoral. Le contraste entre cette montagne figée par l’érosion et la vitalité des villages environnants illustre le rôle central de ce massif dans la géographie comorienne, à la fois repère naturel, témoin des forces géologiques et espace dominant l’extrémité septentrionale de l’île.

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A 14. Le volcan Karthala (Île de Grande Comore)

Le Karthala (ou Karatala, Kartala, Kartola) constitue le point culminant des Comores, avec ses 2 361 mètres d’altitude. Il s’agit d’un volcan bouclier dont l’activité, particulièrement soutenue entre le XIXᵉ et le XXᵉ siècle, a produit de nombreuses coulées de lave atteignant parfois la mer et a occasionné l’apparition de lacs de lave temporaires dans les cratères. Sa silhouette domine la majeure partie de Grande Comore, occupant l’ensemble de la zone centrale et méridionale de l’île.

Le sommet abrite une caldeira de trois kilomètres de largeur et quatre kilomètres de longueur, issue d’effondrements successifs et comprenant notamment les cratères Choungou-Chahalé et Choungou-Changomeni. Ce vaste ensemble s’inscrit dans un rift orienté nord-nord-ouest / sud-sud-est, conférant au massif un profil asymétrique caractéristique. Le volcan s’étend sur près de trente kilomètres de longueur et quinze kilomètres de largeur, formant un fuseau montagneux imposant.

Le flanc ouest du Karthala présente une inclinaison modérée de 10 à 15°, tandis que le flanc est affiche des pentes plus abruptes, de 24 à 30°. Ses versants sont recouverts d’une forêt tropicale entrecoupée de coulées de lave plus récentes, encore visibles par endroits. Ce contraste entre végétation dense et surfaces minérales confère au massif une physionomie singulière où la nature et la géologie se superposent continuellement.

L’ascension débute à Mvouni, village situé près de Moroni où les guides locaux accueillent les randonneurs dès 6 h. L’itinéraire comporte environ 13 kilomètres de montée pour 1 950 mètres de dénivelé. Le parcours traverse d’abord une jungle tropicale dense et humide, puis les arbres s’espacent progressivement au profit d’une végétation plus basse. Certaines zones ont été partiellement déboisées pour accueillir des cultures plus fertiles, ce qui modifie ponctuellement le paysage.

Au terme de la montée, le décor devient minéral et aride. Des buissons remplacent les arbres, puis le sol se couvre de sable gris en approchant de la caldeira. Les fissures qui laissent jaillir un mince filet d’eau ajoutent un caractère spectaculaire à l’approche du cratère dont les dimensions colossales constituent le point fort du parcours. La descente vers le camp de base, situé à environ 800 mètres d’altitude, demande encore deux heures supplémentaires.

Il est possible de descendre dans la caldeira en 30 minutes supplémentaires.

Deux à trois heures de marche suffisent pour rejoindre Mvouni. La randonnée peut être effectuée en une seule journée ou en deux jours avec nuit dans un hameau de montagne. Les guides du village proposent leurs services pour environ 60 € la journée, ou 100 € pour la formule incluant l’hébergement. Aucun droit d’entrée n’est prélevé dans la zone.

L’éruption la plus récente a été observée en 2005, confirmant le caractère actif du volcan. Depuis le 12 novembre 2006, le Karthala est inscrit comme site Ramsar, en raison de la présence de zones humides d’altitude qui abritent une biodiversité unique.

Le massif s’étend vers le sud en formant la péninsule du Badjini, tandis que sa partie nord le relie à La Grille, autre volcan ayant façonné le relief septentrional de Grande Comore.

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A 15. Chindini (Île de Grande Comore)

Située dans le sud de Grande Comore, Chindini compte environ 1 680 habitants et s’organise autour d’un littoral calme dont l’une des principales richesses est sa plage de sable fin. Baignée par une eau turquoise, cette plage attire de nombreux habitants séduits par son atmosphère paisible et son authenticité préservée.

Le cœur de la vie locale se concentre autour du port d’arrivée des bateaux de Mohéli, véritable scène quotidienne où s’expriment échanges, rythmes et activités marchandes. Les vendeuses installées sous des abris improvisés y créent une ambiance animée, révélatrice du dynamisme de ce point de jonction interinsulaire. Les mosquées de Chindini, dont la mosquée du vendredi, rythment également la vie religieuse et structurent le paysage urbain.

La ville possède un second rivage, une plage de sable blanc plus discrète mais très appréciée, qui renforce l’attrait balnéaire du secteur.

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A 16. La plage de Malé (Île de Grande Comore)

Dans le sud de l’île, la plage de Malé se dévoile après la traversée du village éponyme et quelques minutes sur un chemin de terre. Le rivage apparaît alors dans toute sa simplicité majestueuse : une plage de sable ocre entourée de cocotiers et de palmiers qui composent un décor tropical parfaitement préservé.

Le site se situe légèrement en contrebas d’un petit monticule naturel, donnant à la plage un aspect enchâssé, presque protégé. Les mouvements de l’eau dessinent dans le sable des sillons délicats, révélant le travail constant des marées et accentuant la finesse visuelle du paysage. Cette géométrie naturelle renforce l’harmonie entre relief, végétation et étendue marine.

Quelques bancs installés en bordure permettent aux habitants de profiter de ce cadre idyllique, considéré par beaucoup comme la plus belle plage de Grande Comore. La quiétude, l’esthétique des couleurs et la douceur du lieu en font un site exceptionnel, apprécié autant pour sa beauté que pour l’atmosphère paisible qui s’en dégage.

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A 17. Foumbouni (Île de Grande Comore)

Située sur la côte sud-est de Grande Comore, Foumbouni constitue le chef-lieu de la préfecture de Badjini et rassemble une population estimée à 20 331 habitants. Ancienne cité côtière fortifiée, elle occupe une position stratégique face à l’océan Indien et se distingue par son histoire marquée par les échanges, les migrations et la défense de son territoire.

Le cœur urbain conserve des traces significatives de son passé, notamment les ruines d’une ancienne citerne dont l’état de conservation offre un aperçu précieux des techniques locales d’irrigation. Ce vaste réservoir alimenté par un réseau complexe assurait autrefois un accès constant à l’eau potable, témoignant d’un savoir-faire hydraulique adapté aux besoins d’une cité côtière dense.

La médina, riche de petites ruelles et de quartiers anciens, englobe plusieurs cimetières traditionnels où reposent d’anciens monarques locaux. Ces espaces funéraires, intégrés au tissu urbain, illustrent le rôle politique et spirituel joué par la ville dans l’histoire des Comores. Aux côtés de ces sites mémoriels se dressent également plusieurs palais royaux, symboles d’autorité et de prestige, dont les architectures variées reflètent différentes époques du pouvoir local.

Foumbouni se singularise aussi par son héritage religieux, matérialisé par plus d’une dizaine de mosquées. Parmi les plus importantes figurent la mosquée principale du Vendredi, la mosquée de Foukouni, la mosquée de Mohamed Toihir, la mosquée de Wana Kiwoungwana, la mosquée de Zawiyani ou encore la mosquée de Makka. Leur présence témoigne d’un ancrage spirituel profond et d’une tradition religieuse solidement implantée, rythmant la vie sociale et culturelle de la cité.

Légèrement en retrait du centre urbain, la plage de Foumbouni dévoile un paysage sauvage et singulier, accessible après quelques minutes de route puis une marche menant à une crique protégée. Bordée de rochers massifs et ouverte sur une mer souvent vigoureuse, elle se distingue des autres plages de l’île par son décor de falaises visibles au loin et par le fracas du vent contre les parois rocheuses.

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A 18. La porte Bangwe Ndruwani (Île de Grande Comore)

À proximité d’Iconi, un petit village abrite la porte Bangwe Ndruwani, ouvrage ancien qui demeure l’un des témoins architecturaux les mieux conservés de la région. Par sa présence solitaire, elle évoque immédiatement l’importance accordée autrefois à la maîtrise des entrées du village et à la symbolique des passages.

La porte dévoile des motifs sculptés qui rappellent un art comorien profondément enraciné dans la tradition. La finesse de la taille et la précision des lignes témoignent du sens esthétique des artisans qui l’ont conçue, faisant de cet élément architectural un véritable ornement patrimonial. Chaque motif renvoie à une expression culturelle dont la signification se transmet encore oralement.

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A 19. La distillerie d’Ylang Ylang (Île de Grande Comore)

Dispersées non loin de la capitale, les distilleries d’Ylang-Ylang restent un incontournable de l’île. La visite d’une distillerie d’ylang-ylang constitue l’une des expériences les plus emblématiques de Grande Comore. Cette fleur, symbole olfactif de l’archipel, fournit une huile essentielle dont l’exportation représente la première ressource du pays. La culture de l’ylang-ylang façonne depuis longtemps le paysage agricole et marque profondément l’identité économique de l’île.

L’huile issue de cette fleur est principalement destinée à la parfumerie de luxe et repose sur un savoir-faire transmis de génération en génération. La récolte des fleurs, effectuée dès l’aube, précède une distillation minutieuse réalisée dans des alambics traditionnels dont la structure et la température doivent être contrôlées avec précision. Cette maîtrise technique témoigne d’une tradition restée intacte malgré les évolutions contemporaines.

Les distilleries permettent d’observer ce procédé ancestral dans un cadre authentique, au milieu des effluves floraux et des équipements en cuivre. La découverte de chaque étape : de la cueillette à la formation des différentes fractions d’huile, offre un aperçu privilégié de l’un des métiers les plus anciens et les plus précieux de l’archipel comorien.

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A 20. Plage de Bouni (Île de Grande Comore)

La plage de Bouni, située à l’est de Grande Comore, s’étire le long de l’océan Indien avec un rivage de sable blanc bordé de palmiers. Cette ouverture vers le large offre un panorama dégagé, marqué par la douceur des couleurs et la finesse des grains qui composent la côte. La lumière matinale, particulièrement vive sur cette façade orientale, accentue l’éclat du littoral et révèle une mer souvent calme.

La zone balnéaire a connu un développement notable après la période coloniale française, lorsque les premières infrastructures touristiques ont vu le jour sur l’île. Ce mouvement, resté mesuré, a permis à Bouni de conserver une atmosphère apaisée où les constructions demeurent discrètes. Les pêcheurs locaux, installés depuis des générations, continuent d’utiliser des embarcations traditionnelles en bois, perpétuant des gestes ancestraux transmis au fil du temps.

Accessible en taxi ou en voiture de location depuis Moroni après environ une heure de route, Bouni séduit également par la richesse de sa vie marine. De nombreuses espèces de poissons tropicaux évoluent dans les eaux peu profondes, visibles même à marée basse sans équipement particulier.

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A 21. Ivoini Beach (Île de Grande Comore)

Située sur la côte ouest du canal du Mozambique, Ivoini Beach occupe une position isolée et demeure la dernière des grandes plages classées de Grande Comore. À 37 kilomètres de Moroni, elle est facilement accessible et se trouve à seulement 400 mètres du centre de la commune d’Ivoini. Son caractère sauvage et son absence totale d’infrastructures lui confèrent une atmosphère rare où prédomine une nature intacte.

Le rivage d’environ 400 mètres combine sable clair, eaux turquoise et décor de falaises abruptes émergeant des reliefs montagneux environnants. La profondeur croît progressivement depuis le bord, permettant une baignade simple et sûre. Cette configuration crée un décor harmonieux où la mer semble fusionner avec la base rocheuse des falaises, renforçant le charme tranquille du site.

Très appréciée de celles et ceux recherchant une expérience calme, Ivoini Beach convient aussi bien aux familles qu’aux personnes âgées grâce à sa facilité d’accès. Son authenticité intacte et son absence de services structurés permettent une immersion complète dans un cadre où seule la nature prime, offrant un contraste marqué avec les plages plus fréquentées de l’île.

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A 22. Parc national du Cœlacanthe (Île de Grande Comore)

Le parc national du Cœlacanthe, situé sur la côte sud de Grande Comore, constitue l’un des joyaux environnementaux des Comores. Ce parc marin, créé autour des falaises sous-marines où vit le célèbre cœlacanthe, protège un espace naturel d’une importance biologique exceptionnelle. Sa combinaison de paysages luxuriants, de reliefs abrupts et de milieux marins uniques en fait une destination rare et singulière.

La densité de sa flore et de sa faune contribue à la richesse biologique du parc. Les forêts tropicales abritent une grande variété d’espèces végétales, dont plusieurs orchidées, fougères et arbres endémiques tels que le Pandanus comorensis. Sa faune terrestre comprend des mammifères, reptiles et oiseaux emblématiques, à l’image du vanga des Comores, du serpent à queue large ou encore de l’imposant aigle des Comores, dont la silhouette domine parfois les cieux du parc.

Le périmètre marin constitue l’un des atouts majeurs de ce site protégé. Les prairies d’herbiers, les récifs coralliens et les zones profondes accueillent une vie sous-marine foisonnante. Le parc est surtout reconnu comme refuge du cœlacanthe, poisson préhistorique considéré comme un fossile vivant et observé dans les falaises sous-marines du secteur. Sa présence confère au site une portée scientifique internationale.

Une forte proportion d’espèces endémiques caractérise ce territoire, fruit de l’évolution insulaire et de l’isolement géographique des Comores. Cet endémisme, aussi bien végétal que marin, souligne la valeur écologique du parc et l’importance cruciale de sa préservation. La diversité génétique qu’il abrite constitue un patrimoine naturel irremplaçable.

D’un point de vue géologique, le terrain révèle une succession de reliefs fascinants : falaises basaltiques, grottes, formations volcaniques et montagnes couvertes d’une végétation dense.

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B. Île d’Anjouan

Anjouan, appelée Ndzuwani en comorien, est une île volcanique située à l’est de l’archipel des Comores, au cœur de l’océan Indien. Elle forme l’un des États fédérés de l’Union des Comores et compte environ 327 382 habitants, avec Mutsamudu pour capitale. Marquée par un relief accidenté et des paysages verdoyants, l’île s’illustre par son climat tropical à saisons alternées, généralement humide, avec des précipitations importantes tout au long de l’année. Les températures, elles, restent agréables et stables, oscillant entre 18 et 30 °C, conférant à Anjouan une atmosphère douce et fertile.

B 1. Mutsamudu (Île d’Anjouan)

Capitale d’Anjouan depuis la fin de l’époque domonienne, Mutsamudu est une cité fondée en 1482 qui s’est imposée comme la deuxième ville des Comores. Forte d’environ 30 000 habitants, elle se distingue par son port en eau profonde, unique dans l’archipel, qui relie l’île à l’Europe, à la Chine et au continent africain. Ce rôle maritime fondamental confère à la ville une importance stratégique, complétée par la présence de l’aéroport dOuani, situé au nord.

Le cœur historique s’organise autour d’une médina animée, traversée de ruelles étroites, parfois couvertes, où se succèdent marchés, échoppes et artisans. Les visiteurs y sont accueillis dans une atmosphère chaleureuse, héritée d’une tradition marchande ancienne. Dix-sept mosquées y structurent le paysage urbain, auxquelles s’ajoutent des monuments emblématiques comme le palais d’Ujumbé, restauré entre 2016 et 2019, aujourd’hui l’un des plus beaux témoignages architecturaux de l’île. Parmi les plus importantes, la mosquée du vendredi dévoile une belle architecture. Elle possède à ses côtés un tombeau islamique, à ne pas louper.

Au-dessus de la ville, les ruines de la citadelle, érigée en 1786 avec l’appui des Britanniques pour résister aux razzias malgaches, dominent le littoral. Sa tour carrée et ses murs en basalte offrent un panorama spectaculaire sur les toits, la baie et les reliefs d’Anjouan. Le citadelle se rejoint par un escalier en pierre possédant une pente abrupte.

Mutsamudu dispose également d’infrastructures culturelles et administratives essentielles, dont une Alliance française fondée en 1969, dotée d’un théâtre de 250 places, d’une bibliothèque et de salles d’enseignement. Le campus universitaire et plusieurs institutions administratives, comme le gouvernorat, sont situés à Patsy, contribuant au rôle éducatif et politique de la ville dans l’archipel.

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B 2. La cuvette de Tsembéhou (Île d’Anjouan)

La cuvette de Tsembéhou, située au cœur d’Anjouan, est l’un des ensembles géographiques les plus fascinants de l’île. Cette vaste dépression naturelle s’étend sur plusieurs centaines de mètres et offre un panorama exceptionnel sur une nature authentique, encore largement préservée. La ville de Tsembéhou, forte d’environ 12 000 habitants, y occupe une position centrale et demeure l’une des plus importantes localités des Comores.

Entourée d’une longue chaîne de montagnes, la cuvette s’ouvre vers le nord-est pour laisser couler la rivière Tratringua, dont la présence structure les paysages. Vue du ciel, cette formation apparaît comme un mystère géologique, presque circulaire, révélant une harmonie naturelle rare. Trois localités principales : Tsembéhou, Drindri et Chandra, y sont regroupées, formant un ensemble vivant et dynamique, où traditions et modernité cohabitent solidement.

Tsembéhou, chef-lieu de la région, est aussi une ville chargée d’histoire et de réalisations. Elle abrite un foyer des jeunes, un centre culturel, douze mosquées, une gendarmerie, un centre de santé, des écoles, un lycée, un collège, ainsi que plusieurs stations radio et télévision. La ville possède son propre orchestre : Wudjama Music, et son équipe sportive emblématique, l’Étoile Filante, témoignant d’une vie sociale, culturelle et sportive très active.

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B 3. La cascade de Tratengua (Île d’Anjouan)

La cascade de Tratengua offre un tableau vivant du quotidien rural d’Anjouan. Le site prend forme autour d’une petite rivière où des dizaines de femmes viennent laver le linge, vêtues de tenues colorées qui illuminent les berges. Un petit pont enjambe le cours d’eau et permet d’admirer un paysage digne d’une scène tropicale : bananiers aux troncs dénudés par la récolte, ruissellement tranquille, ambiance humide et végétale à souhait.

Pour découvrir l’île, plusieurs guides proposent leur service dont Saindou Combo, joignable au : 00269 331 53 23 ou Nadhuf, au  : 00269 436 10 15.

Au-delà du pont, le décor change soudainement. La rivière, jusque-là paisible, s’engouffre dans un relief tortueux, créant une chute abrupte d’une force impressionnante. L’eau tourbillonne en écume blanche, et le grondement profond qui émane du sol provoque une sensation vertigineuse. De ce tumulte surgit parfois un point noir : un rocher, qui traverse les remous comme pour révéler un visage caché du paysage.

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B 4. La cascade d’Ongoni (Île d’Anjouan)

La cascade d’Ongoni, située dans le sud-est d’Anjouan, se découvre directement depuis la route. De loin, son voile d’eau puissant semble descendre à l’infini le long d’un rideau rocheux. Le bruit régulier et massif de la chute crée une atmosphère enveloppante, où nature et sensation se mêlent étroitement. Ce décor spectaculaire attire aussi bien les visiteurs que les habitants, qui y trouvent un lieu frais et ressourçant.

Mais la particularité la plus étonnante du site réside dans un petit canal construit par les villageois. Il permet de diviser la rivière en deux, offrant à l’eau un passage étroit où elle s’écoule plus calmement. Cette maîtrise ingénieuse du courant témoigne du savoir-faire et de la créativité des habitants, qui ont su apprivoiser la puissance naturelle pour en tirer profit.

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B 5. Les plantations d’Ylang Ylang (Île d’Anjouan)

Les plantations d’ylang-ylang occupent une place essentielle dans le paysage comorien. Originaire d’Asie du Sud-Est, cet arbre de la famille des Annonacées s’est acclimaté à merveille au climat chaud et humide de l’archipel. Dans son milieu naturel, il peut atteindre près de 25 mètres, mais il est souvent taillé plus bas pour faciliter la récolte de ses fleurs, dont on tire par distillation une huile essentielle précieuse. Cette huile, recherchée dans le monde entier, fait de l’Ylang-Ylang l’un des trésors économiques des Comores.

Premier exportateur mondial, le pays a bâti une véritable identité autour de cette culture, devenue un savoir-faire ancestral transmis de génération en génération. Sur les routes d’Anjouan, de petites exploitations se succèdent et témoignent de cette activité vivante, séculaire, indissociable de la culture locale. L’« or vert » est récolté quotidiennement au lever du soleil, moment où les fleurs libèrent tout leur parfum.

Il n’est pas rare, en parcourant les routes, d’apercevoir des cabanes en bois où des femmes vendent des feuilles ou des fleurs fraîchement cueillies.

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B 6. Domoni (Île d’Anjouan)

Domoni, située sur la côte orientale de l’île d’Anjouan, est l’une des villes historiques majeures des Comores. Peuplée d’environ 19 000 habitants, elle se distingue par une vieille ville organisée en trois quartiers emblématiques : Maweni, Momoni et Haryamouji. Ce dernier forme une véritable médina, accessible par un réseau de ruelles serrées, parfois couvertes, où les maisons se rejoignent par des terrasses attenantes ou reliées par des passerelles. Cette architecture dense et labyrinthique témoigne d’un passé ancien et d’un art de vivre communautaire profondément enraciné.

La ville conserve comme symbole de son histoire la porte royale, dont seul un pan de mur subsiste encore au sud-est. Domoni est aussi un haut lieu de mémoire nationale grâce au mausolée d’Ahmed Abdallah Abderemane, président qui joua un rôle majeur dans l’indépendance des Comores. Son tombeau, reconnaissable à ses quatre minarets blancs, est un site très respecté, attirant habitants et visiteurs venus honorer cette figure nationale.

Parmi les monuments religieux emblématiques, la mosquée de Chiraz occupe une place centrale. Construite entre les XIVe et XVIe siècles, elle se distingue par la présence de deux mihrabs, particularité rare inspirée de l’architecture iranienne. Sa mosquée du vendredi possède le minaret le plus haut de l’île, atteignant 38,5 mètres, tandis qu’un second s’élève à 25 mètres. La ville compte par ailleurs plusieurs tombeaux shiraziens, témoins de l’héritage persan laissé par les populations venues de Shiraz.

Domoni est également réputée pour son patrimoine médiéval exceptionnel, notamment ses palais royaux des XIIIe siècles : Darini-mwa-dari, U’jumbé, Singani et Toyifa ainsi que ses maisons anciennes aux portes sculptées dans le style swahili. Les premiers bâtiments en pierre furent édifiés au XIIIe siècle, suivis de mosquées plus anciennes encore, élevées entre les XIe et XIIe siècles puis agrandies jusqu’aux XVe siècles. Cette longue tradition architecturale a façonné une ville de pierres nobles, de linteaux richement décorés et de toits de chaume couvrant des terrasses en hauteur.

Le cœur ancien de Domoni, connu sous le nom de Hari ya Muzhi, s’est imposé comme centre d’activité dès le XVIe siècle. Il s’y concentre la grande mosquée du vendredi, la place principale et de nombreuses demeures historiques. Cette zone animée constitue l’âme vivante de la ville, où se mêlent commerce, rites religieux et rencontres quotidiennes, dans un cadre où chaque façade raconte une partie de l’histoire comorienne.

Enfin, la plage en contrebas offre un contraste apaisant avec l’intrication de la médina.

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B 7. Le lac Dzialandzé (Île d’Anjouan)

Perché à plus de 900 mètres d’altitude, le lac Dzialandzé apparaît comme un miroir suspendu au flanc du mont Ntringui, protégé par les pentes boisées du parc. Sa forme ovale, lovée dans un ancien cratère volcanique, offre un décor presque irréel où le silence et la brume composent une atmosphère sacrée. Lieu de légendes et de respect, il demeure la principale réserve d’eau de l’île, essentielle à la vie locale.

En approchant par le petit sentier qui grimpe depuis la route de Koni-Djodjo, se traverse une végétation dense, marquée par les cultures en terrasse et les traces du déboisement qui fragilise encore ce bassin versant. Le lac porte les marques de ces pressions humaines : volume en recul, rivières qui s’assèchent, biodiversité menacée par l’usage de pesticides. Pourtant, il continue d’abriter poissons, oiseaux et un écosystème précieux.

Arrivés au rivage, les visiteurs découvrent une étendue d’eau parfaitement immobile, presque spirituelle, que les habitants considèrent comme sacrée ; une baignade y est donc proscrite. Ce lieu unique, véritable jardin d’Éden au cœur d’Anjouan, reste l’une des plus belles randonnées de l’île : simple, courte, et profondément marquante.

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B 8. La cascade Lingoni (Île d’Anjouan)

Non loin de la plage de Moya, la cascade Lingoni se situe dans un secteur fleuri, agrémenté de nombreux arbres.

Au cœur de la région sauvage de Lingoni, la cascade surgit après une marche courte mais immersive, à travers palmiers, fougères et sentiers étroits qui épousent les reliefs. À sa hauteur, la pureté de son eau impressionne : un jet blanc, puissant, qui tombe dans un bassin clair où les habitants viennent se rafraîchir.

En longeant la petite route menant au portail fermé, une ouverture permet déjà d’apercevoir ce rideau d’eau, utilisé en partie pour produire de l’électricité.

Avec ses près de dix mètres de hauteur, la cascade compte parmi les plus imposantes de l’archipel. Elle offre un moment suspendu, entre fraîcheur, solitude et beauté brute, un trésor discret, ancré dans la nature profonde d’Anjouan.

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B 9. La plage de Moya (Île d’Anjouan)

Nichée au pied de hautes falaises coiffées de cocotiers, la plage de Moya rassemble tout ce qui fait la beauté d’Anjouan : une crique lumineuse, un sable clair et une mer peu profonde, idéale pour les familles comme pour les voyageurs en quête de douceur.

Accessible depuis la petite localité de Moya, elle déploie un paysage presque cinématographique, où la courbe de la baie se découpe parfaitement dans le bleu du canal du Mozambique. Les falaises protègent la plage du vent et créent un sentiment d’intimité rare, même lorsque la fréquentation augmente.

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B 10. La plage de Sima (Île d’Anjouan)

Dans le nord sauvage d’Anjouan, la plage de Sima dévoile un charme singulier : un sable rouge typique, une mer calme et une ambiance brute, presque mystérieuse. Loin du tourisme classique, elle apparaît comme un long ruban ocre posé entre la forêt sombre et l’océan.

En s’éloignant légèrement du rivage, le visiteur peut trouver un point de vue splendide qui permet d’apprécier toute l’étendue de la plage, lovée dans une nature intacte. L’atmosphère y est particulière : silencieuse, habitée par le vent, les vagues et les grandes ombres de la végétation environnante.

Authentique et préservée, Sima incarne l’esprit le plus pur de l’île.

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B 11. La plage de Sombé (Île d’Anjouan)

À seulement trente minutes de Mutsamudu, la plage de Sombé apparaît comme un refuge isolé, loin du bruit et du rythme des villes. Son sable beige, sa large zone tidale et son paysage intact lui donnent un charme brut, presque secret, partagé seulement par quelques voyageurs curieux.

Accessible facilement mais dotée d’un parking éloigné, elle invite à marcher quelques minutes, le temps de sentir le vent marin et de percevoir l’odeur saline de l’océan. Sans équipements, sans aménagements, Sombé reste une plage totalement naturelle où le silence domine encore.

Ce petit joyau caché offre un décor rare : une baie ouverte, lumineuse, où le visiteur profite pleinement de la sensation d’être seul face à l’océan.

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B 12. Al Amal Plage (Île d’Anjouan)

Située près de Mutsamudu, Al Amal Plage séduit par son sable beige et son accès direct, facilité par un parking tout proche. Elle est une plage vivante, fréquentée, dont les couleurs tranchées : sable clair, mer changeante, ciel dégagé, composent un tableau accueillant.

En saison, l’endroit attire de nombreux habitants comme des visiteurs, lui donnant une ambiance animée et conviviale. Sans équipements, mais dotée d’une large zone tidale, la plage garde son caractère naturel malgré sa popularité.

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B 13. Le parc du Mont Ntringui (Île d’Anjouan)

Au cœur d’Anjouan, le parc du Mont Ntringui ou Ntingui protège l’une des dernières grandes forêts naturelles de l’île ainsi que le lac Dzialandzé, classé site Ramsar. Avec ses 3 000 hectares de pentes boisées, de zones humides et de crêtes volcaniques, le parc constitue un sanctuaire pour la biodiversité comorienne.

En parcourant ses sentiers, souvent depuis Dindri, point de départ habitue, se découvre une nature profonde où vivent les spectaculaires chauves-souris de Livingston, le pigeon bleu des Comores, le petit-duc d’Anjou ou encore divers reptiles et poissons. Le lac, accessible en une courte marche, est facilement praticable par tous, tandis que l’ascension du mont demande un véritable effort physique.

Au sommet du mont Ntringui, qui nécessite 3 heures de marche pour être atteint, à 1 595 mètres d’altitude, la récompense est immense : une forêt exubérante, une vue plongeante sur l’île, et la sensation de traverser l’un des derniers espaces vraiment sauvages de l’archipel.

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C. Île de Mohéli

Mohéli, également appelée Mwali en comorien, est à la fois l’un des États fédérés de l’Union des Comores et l’une des quatre grandes îles de l’archipel, avec la Grande Comore, Anjouan et Mayotte. Située dans l’océan Indien, à l’entrée nord du canal du Mozambique, elle constitue la plus petite mais aussi la plus touristique des îles comoriennes. Sa population est estimée à environ 52 360 habitants, répartis dans quatre régions : Dewa, Mledjelé, Djando et Moimbao. À l’image du reste de l’archipel, Mohéli présente un héritage culturel marqué par des influences bantoue, arabe, malaise, malgache et européenne, tandis que l’islam demeure la religion pratiquée par l’ensemble de la population.

C 1. Fomboni (Île de Mohéli)

Capitale de l’île de Mohéli, Fomboni, peuplée de 20 000 habitants, soit près d’un tiers de la population insulaire, se situe à proximité de l’aéroport Bandar Es Salam.

Le marché de la ville est bien achalandé. Il comporte de nombreux stands, tenus principalement par des femmes vêtues aux couleurs locales. Les fruits peuplent majoritairement les étals, lesquels englobent également des vêtements ou des produits d’hygiènes du quotidien.

En traversant le marché, une belle plage mène à un petit port débouchant sur une jetée qui accueille un chantier naval désuet. Non loin se trouve la Grande mosquée de la ville ainsi que la mosquée Mrafeni Djoiézi.

La ville à l’ambiance placide comporte également une école primaire publique, un hôtel, un centre hospitalier, une station-service, une antenne permanente de l’Alliance française, un terrain de football et quelques modestes boutiques et auberges.

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C 2. La plage de Mbaisé (Île de Mohéli)

La plage de Mbaisé, située sur la côte Nord, se distingue par son caractère sauvage et authentique. Contrairement aux plages touristiques bordées de sable fin, elle présente un décor singulier où s’accumulent les écorces venues des cocotiers. Ces fragments végétaux, transportés par l’océan ou tombés des arbres proches, forment une mosaïque naturelle qui confère au lieu une atmosphère brute, presque primitive. Cette particularité transforme la plage en un espace où la nature impose pleinement son rythme.

Le littoral offre un spectacle où les éléments semblent dialoguer : l’océan, irrégulier et capricieux, dépose chaque jour de nouveaux débris végétaux, dessinant une plage qui change constamment d’apparence. La lumière, en se reflétant sur les écorces humides et les fibres végétales, crée un contraste étonnant entre les teintes sombres du sol et le bleu profond de la mer. L’absence d’aménagements touristiques renforce la tranquillité du lieu et permet d’apprécier la côte telle qu’elle est, sans artifice.

En bordure de plage, le petit village de Mbaisé prolonge cette impression d’authenticité. Les maisons, construites à partir de plaques de bois, témoignent d’un mode de vie simple et ancien où les traditions sont encore très présentes. L’architecture rudimentaire, les ruelles sablonneuses et les paysages naturels environnants composent un tableau qui rappelle la vie insulaire d’autrefois.

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C 3. La plage de Niamachoua (Île de Mohéli)

Dans le sud de l’île, la plage de Niamachoua se dévoile comme un véritable petit paradis. Son sable blanc, parfaitement fin, s’étend le long d’une mer paisible dont les nuances varient du turquoise au bleu profond selon les heures du jour.

À l’horizon, les îlots qui émergent ajoutent une touche d’évasion et de mystère. Leur présence rompt la ligne de la mer et crée un décor digne d’une carte postale. Ces petites terres éparses semblent flotter au-dessus d’une mer d’huile, dessinant un panorama contrasté où les formes arrondies des îlots s’opposent à la douceur du rivage.

La plage de Niamachoua est réputée pour ses couleurs lumineuses et son atmosphère farniente, mais elle séduit tout autant par l’impression d’intimité qu’elle offre. Loin des bruits de la ville, elle constitue un lieu privilégié pour les visiteurs en quête de quiétude absolue.

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C 4. Le parc marin (Île de Mohéli)

Le parc marin de Mohéli, situé le long de la côte sud près de Nioumachoua, protège une vaste portion des eaux du canal du Mozambique. Géré par des associations locales sous le contrôle du gouvernement, il constitue l’un des deux parcs du pays et l’un des lieux les plus riches en biodiversité. Ses îles et îlots, dispersés dans une mer aux nuances profondes, présentent chacun une identité propre et attirent une grande variété de visiteurs, des amateurs de farniente aux passionnés de nature.

La balade à travers le parc permet de découvrir une faune et une flore exceptionnelles. Il y est recensé près de 500 espèces de plantes, 21 espèces d’oiseaux et neuf espèces de reptiles, dont certaines figurent parmi les plus menacées de la planète. Certains îlots se prêtent parfaitement à la détente sous le soleil, tandis que d’autres sont de véritables sanctuaires écologiques.

L’îlot de Mchaco, situé dans la partie Est du parc, constitue l’un des points les plus remarquables. Il accueille une immense colonie d’oiseaux comprenant plusieurs milliers de Noddi brun, mais aussi des sternes fuligineuses, des fous à pieds rouges et des fous masqués. Ces espèces y trouvent refuge et nourriture, formant un ballet permanent qui anime les falaises et les plages.

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C 5. Les fonds sous-marins (Île de Mohéli)

La plongée sous-marine est l’activité incontournable pour tout individu qui souhaite explorer les profondeurs du parc de Mohéli. Même les visiteurs ne possédant pas de brevet peuvent s’y initier grâce à un encadrement strict et professionnel. La mer offre une visibilité remarquable, permettant d’observer un univers fascinant où évoluent coraux, poissons tropicaux et formations rocheuses anciennes. Malgré les dommages causés par le blanchiment des coraux et l’érosion due à l’agriculture sur brûlis, les fonds marins restent d’une beauté saisissante.

L’hôtel Laka Lodge sur la plage de Niamachoua propose tout type de plongée.

La zone située entre Baobab et Maya, l’un des îlots, abrite de superbes récifs coralliens. Le relief sous-marin alterne entre parois abruptes, jardins de coraux et zones sablonneuses peu profondes. Les couleurs éclatantes, les jeux de lumière filtrant à travers l’eau et la diversité des poissons créent un spectacle permanent qui émerveille les plongeurs de tous niveaux. L’apnée y est également très appréciée pour la douceur du courant et la tranquillité des lagons.

Le seul centre de plongée certifié de Mohéli se trouve à Nioumachoua, au Laka Lodge, où les visiteurs peuvent organiser leurs sorties en bateau ou leurs explorations sous-marines. Chaque immersion révèle une facette différente du parc, qu’il s’agisse d’observer des tortues, de longer des tombants ou d’explorer les cavités rocheuses où se cachent des espèces rares.

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C 6. Itsamia (Île de Mohéli)

Le village d’Itsamia, isolé et préservé, apparaît comme un refuge paisible pour les voyageurs en quête d’authenticité. La vie s’y écoule lentement, loin de l’agitation des villes, et les habitants se rendent à Fomboni pour leurs achats quotidiens. L’absence de boutiques et de restaurants participe au charme discret du lieu, qui semble hors du temps. La plage immaculée s’étire face à un paysage ouvert, dominé par les nuances claires du sable et le mouvement paisible de la mer. Dans ce décor, se niche la maison des tortues, un centre d’information grâce auquel les visiteurs peuvent découvrir toute la documentation du parc naturel consacrée aux tortues vertes.

La plupart des voyageurs viennent à Itsamia pour assister à un spectacle naturel exceptionnel : la ponte des tortues vertes, l’un des joyaux les plus précieux de Mohéli. Toute l’année, les chances de les observer sont élevées, et entre mai et juillet, ce sont plus de quarante tortues par nuit qui viennent déposer leurs œufs sur la plage. L’observation se fait impérativement en compagnie d’un guide afin de ne pas perturber ces animaux extrêmement sensibles. Un bruit, un mouvement ou une lumière peut suffire à les effrayer, les poussant à regagner la mer et à compromettre la ponte.

Sur place, il est recommandée de réserver une chambre dans un bungalow communautaire pour être au plus près de la plage ; il vous suffit de contacter le 00269 358 77 49. Le prix d’une nuit est de 20 euros. A ce prix, il convient de rajouter une trentaine d’euros supplémentaire pour assister à la ponte des tortues (Tarifs en vigueur en novembre 2025).

Au lever du jour, un autre moment fort attend les visiteurs : l’émergence des bébés tortues. Fragiles et vulnérables, ils parcourent les quelques mètres qui les séparent de la mer dans une course où les prédateurs sont nombreux. Les touristes peuvent les aider, sans jamais les toucher, simplement en éloignant oiseaux et crabes pour leur offrir une meilleure chance de survie.

Non loin de là, l’îlot blanc mystérieux qui fait face à Itsamia invite à la découverte marine : une sortie en bateau, loué 30 000 FCFA (Tarifs en vigueur en novembre 2025) par jour, permet d’y faire de la plongée avec tuba et d’explorer les fonds turquoise.

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C 7. La forêt primaire (Île de Mohéli)

La forêt primaire de Mohéli constitue l’un des derniers sanctuaires écologiques préservés de l’archipel. Omniprésente sur l’île, elle se distingue par son épaisseur végétale, son humidité permanente et sa diversité biologique exceptionnelle. Avancer sous son couvert dense, c’est pénétrer un espace resté largement intact, où chaque arbre, chaque fougère et chaque mousse semblent témoigner d’un passé naturel encore préservé des transformations humaines.

Cette forêt, qui couvre une grande partie des reliefs de Mohéli, abrite de nombreuses espèces endémiques. Les oiseaux, en particulier, y trouvent des habitats variés, tandis que les petits mammifères et reptiles profitent de la richesse du sous-bois. Les visiteurs attentifs pourront y observer une multitude de formes vivantes caractéristiques des écosystèmes isolés, marquant la singularité écologique de Mohéli.

La randonnée dans cette forêt offre une expérience immersive qui séduit autant les amateurs de nature que les passionnés de botanique. Les sentiers serpentent entre racines tortueuses, troncs massifs et clairières humides. Le silence y est seulement troublé par le bruissement des feuilles et les chants d’oiseaux invisibles, conférant à la marche une dimension presque spirituelle.

Il est recommandé de se faire accompagner d’un guide pour explorer ces sentiers. La forêt est vaste et labyrinthique, et certaines zones peuvent se révéler difficiles à traverser pour les visiteurs non habitués.

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C 8. La cascade de Ouallah 2 (Île de Mohéli)

La cascade de Ouallah 2 constitue l’un des trésors les plus surprenants de l’ouest de Mohéli. Située dans le petit village du même nom, elle complète harmonieusement la beauté déjà remarquable de la plage locale, célèbre pour son sable fin et son eau turquoise.

La cascade elle-même se déploie sur plusieurs niveaux, dévoilant une succession de chutes et de vasques où l’eau descend en vrombissant. Les roches creusées par l’érosion et la végétation accrochée aux parois contribuent à la beauté brute du lieu. À chaque niveau, la lumière se reflète différemment sur l’eau, créant des jeux de clarté qui varient selon l’heure de la journée.

Pour rejoindre la cascade, il faut entreprendre une randonnée d’environ trente minutes. Le sentier traverse une nature luxuriante, ponctuée d’odeurs d’humus et de chants d’oiseaux. Cette marche relativement accessible offre une agréable immersion dans l’environnement naturel de Mohéli, tout en faisant monter progressivement l’impatience de découvrir les premières chutes.

L’arrivée au pied de la cascade est marquée par le puissant vrombissement de l’eau qui s’écrase sur les anfractuosités de la roche. La fraîcheur des embruns contraste avec l’humidité ambiante et apporte un soulagement bienvenu après la marche.

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C 9. Le site des chauve-souris Livingstone (Île de Mohéli)

Le site des chauves-souris Livingstone, situé dans l’ouest de Mohéli, constitue une zone exceptionnelle pour observer la roussette de Livingstone (Pteropus livingstonii), l’une des cent espèces les plus menacées au monde. Endémique de l’île, cette chauve-souris géante, pouvant atteindre une envergure de 1,40 m, évolue dans la forêt tropicale humide, principalement dans les alentours de Ouallah 2. Sa présence confère à cette partie de l’île une valeur écologique unique.

Pour rejoindre cette zone protégée, il est nécessaire d’effectuer une randonnée d’environ une heure, en suivant un chemin de terre accompagné d’un guide. Le parcours traverse une végétation dense et introduit les visiteurs à la flore locale, constituée notamment de ficus esperata, de girostpula comoriensis, de gambeya spp., de ficus lutea et de nuxia pseudodentata. Ces arbres majestueux offrent aux chauves-souris un habitat idéal, perché dans les cimes où elles se regroupent.

L’observation des roussettes constitue un moment spectaculaire : en plein jour, les animaux se reposent dans une sorte de grappe composée de dizaines d’individus, suspendus aux branches dans une immobilité presque irréelle. Leur taille impressionnante, leur pelage sombre et leur présence silencieuse créent une atmosphère particulière, empreinte de respect et de fragilité. L’importance de la randonnée guidée est essentielle, tant pour la sécurité que pour la préservation du site.

Ce lieu emblématique rappelle le caractère précieux de la biodiversité de Mohéli.

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C 10. Lac Dziani Boudouni (Île de Mohéli)

Le lac Dziani Boudouni, l’un des très rares lacs d’eau douce de l’archipel, constitue une curiosité naturelle majeure et un site d’importance internationale, inscrit depuis 1995 à la Convention de Ramsar. Autrefois cratère volcanique, il conserve aujourd’hui des eaux sulfureuses enveloppées d’une atmosphère mystérieuse où dominent les nuances de vert et d’émeraude. Sa surface calme et parfaitement circulaire reflète la végétation environnante, tandis que les formations géologiques qui l’entourent rappellent l’origine brutale du lieu.

L’un des atouts majeurs du lac Dziani Boudouni réside dans le panorama exceptionnel pouvant être admiré depuis le sommet de la colline qui le surplombe. De là-haut, la côte s’étire en une succession de courbes harmonieuses, où les teintes profondes de l’océan contrastent avec l’éclat du lac intérieur. Si l’ascension peut sembler facile, il est pourtant déconseillé de s’y rendre seul : la forêt alentour est traversée par de nombreux sentiers qui se croisent et s’entremêlent, rendant l’orientation difficile. En outre, la présence d’un guide ne permet pas seulement d’éviter de se perdre ; elle offre également une lecture plus juste de la flore, du relief et de l’histoire naturelle du site.

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C 11. Niamachoua (Île de Mohéli)

Nioumachoua, deuxième plus grande ville de Mohéli, occupe une position stratégique au sud de l’île, où elle sert de point de départ idéal pour explorer le parc naturel de Mohéli. Cette localité paisible donne accès à une grande variété d’activités, allant de l’observation des baleines, visible de juillet à octobre, à la découverte des récifs coralliens et des îles habitées. Parmi les points d’intérêt figure la mosquée de gégé, lieu simple mais emblématique de la vie locale, qui se découvre en parcourant les petites ruelles du village.

La nature environnante regorge d’espèces fascinantes. Les visiteurs peuvent rencontrer les impressionnantes chauves-souris de Livingstone, des géantes frugivores endémiques à l’île, mais aussi des civettes, petits félins sauvages discrets, ou encore de nombreuses espèces d’oiseaux endémiques qui survolent la région. Les activités nautiques sont multiples : navigation de plaisance, voile, canoë, kayak ou encore plongée en apnée dans les récifs coralliens qui bordent la côte. Les randonnées permettent quant à elles de traverser les forêts pluviales côtières et les forêts primaires, révélant une biodiversité rare.

Nioumachoua se distingue aussi par la présence d’un artisanat local dynamique. Tapis en sisal, poteries, broderies et autres créations témoignent du savoir-faire des habitants. La pêche sur le récif, réalisée aux côtés des pêcheurs locaux, complète chaleureusement cette immersion culturelle.

La plongée en apnée figure parmi les expériences les plus prisées, notamment autour des récifs coralliens et des îlots habités. L’observation des baleines à bosse, praticable d’août à mi-novembre, constitue un spectacle inoubliable.

Le parc offre aussi l’opportunité de camper au cœur de ses zones protégées. Avec sa propre tente, il est possible de passer la nuit sur l’un des îlots après une excursion. Les visiteurs peuvent également choisir une exploration plus ciblée, en visitant seulement un îlot particulier pour une demi-journée.

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C 12. Wanani (Île de Mohéli)

Située au centre de l’île de Mohéli, Wanani, parfois orthographiée Ouanani, est une petite ville d’environ 2 500 habitants. Elle se trouve à près de 20 kilomètres de Fomboni et constitue la capitale de la région de Djando. La localité est reconnue pour ses terres agricoles fertiles, où dominent les cultures de bananes, de manioc et de pommes de terre, qui alimentent une partie des marchés de l’île. Son environnement rural offre un aperçu représentatif de la vie quotidienne sur Mohéli, entre paysages verdoyants et activités traditionnelles.

La ville abrite deux édifices religieux : la mosquée de Markaz et la mosquée de Wanani, qui constituent les principaux repères architecturaux du centre. Wanani compte également de petits commerces, un restaurant et quelques services essentiels destinés aux voyageurs de passage. Cette étape modeste mais vivante conserve une atmosphère tranquille, animée par le rythme des échanges agricoles et de la sociabilité locale.

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