
Au travers de cet article que nous avons voulu le plus complet possible, nous avons souhaité vous présenter tous les lieux d’intérêts de Grande Comore aux Comores, ceux que vous devez absolument voir, ceux qui représentent son essence même. Certains d’entre eux sont évidents et connus de tous, mais d’autres sont des trésors cachés qui méritent d’être parcourus. C’est pour cette raison que nous espérons que cet article, l’un des plus complets disponible sur Internet, qui vous présente les incontournables de Grande Comore aux Comores vous aidera à découvrir ce pays magnifique.
La Grande Comore, appelée Ngazidja en shikomor, constitue la plus vaste et la plus peuplée des îles de l’Union des Comores. Elle abrite Moroni, capitale insulaire et capitale fédérale du pays, cœur politique et culturel d’un territoire comptant plus de 410 000 habitants. L’île se distingue par une identité forte, façonnée par ses villages, ses traditions insulaires et un relief spectaculaire marqué par l’activité volcanique.
Son paysage se lit comme une succession d’héritages naturels : plages de sable blanc, anciens cratères comme le cratère du lac Niamawi, plateaux basaltiques et zones littorales exposées aux alizés. Malgré la beauté du site, la pression sur les ressources reste un enjeu majeur.
| Les déplacements entre les îles des Comores se font principalement par avion et bateau, bien que les options soient parfois limitées et les horaires imprévisibles. Deux compagnies aériennes domestiques, Int’Air Îles et R Komor, assurent des vols réguliers entre Grande Comore et Anjouan, mais les vols vers Mohéli sont plus rares, se limitant à quelques jours par semaine. Les billets doivent être achetés en personne, car il n’existe pas de système de réservation en ligne. Il est fortement recommandé de reconfirmer les horaires des vols, car ceux-ci changent souvent, et de prévoir suffisamment de temps pour les correspondances internationales, car les retards sont fréquents. Le transport maritime entre les îles est plus compliqué. La SGTM exploite un ferry entre Moroni (Grande Comore), Anjouan, et Mayotte, mais ce service n’est pas quotidien et peut être interrompu selon les conditions météorologiques ou techniques. De plus, il n’existe pas de ferry reliant directement Mohéli. En raison de cette absence de services maritimes réguliers, la majorité des Comoriens voyageant entre les îles utilisent de petits bateaux de pêche appelés kwassa kwassa. Ces embarcations, souvent rudimentaires et mal entretenues, ne sont pas toujours équipées des dispositifs de sécurité nécessaires pour traverser les 50 kilomètres de mer ouverte qui séparent les îles. Voyager en kwassa kwassa comporte des risques considérables, en particulier lors de mauvais temps. Ces bateaux n’ont ni gilets de sauvetage, ni dispositifs de navigation moderne, rendant la traversée potentiellement dangereuse. Cependant, pour beaucoup d’habitants, cette solution reste l’un des seuls moyens abordables pour se déplacer entre les îles. Les voyages en kwassa kwassa peuvent être longs et inconfortables, mais ils offrent parfois une expérience unique et authentique de la vie insulaire comorienne. Pour les individus qui souhaitent voyager dans des conditions plus sûres, il est recommandé d’utiliser le ferry SGTM lorsque celui-ci est disponible. Néanmoins, il est important de bien planifier ses déplacements, car les horaires peuvent être modifiés sans préavis. De plus, les retards sont fréquents en raison des conditions maritimes changeantes. Pour les visiteurs étrangers, il est essentiel de rester flexible et de prendre en compte les aléas du transport local lors de la planification d’un voyage aux Comores. |
Dominant l’île, le mont Karthala, géant volcanique qui culmine à 2 361 mètres, impose une présence à la fois majestueuse et instable. Ce volcan de type hawaïen, parmi les plus actifs au monde, a connu plusieurs éruptions récentes, notamment en 2005 et 2006. Son massif, couvert de forêts et de coulées anciennes, façonne l’identité de la Grande Comore et attire les voyageurs en quête de paysages bruts, entre cratère lunaire, pentes abruptes et panoramas qui s’ouvrent sur tout l’archipel.
L’économie de Grande Comore repose principalement sur l’agriculture, la pêche et le tourisme. L’île est réputée pour sa production de vanille de haute qualité, ainsi que pour ses plantations de girofliers, de mangues et de fruits tropicaux. Le tourisme est en plein essor, attirant les visiteurs en quête d’aventure, de plongée sous-marine et de détente sur les plages immaculées.
Fiche pays COMORES
1. Moroni
Capitale administrative, économique et politique de l’Union des Comores, Moroni est une ville de plus de 110 000 habitants dont le centre connaît une transformation profonde. Les rénovations successives, la modernisation des infrastructures et l’arrivée de commerces flambant neufs témoignent d’un mouvement de fond soutenu par des investisseurs privés. Dans cet environnement en mutation, les artères principales s’adaptent aux usages contemporains et donnent naissance à un tissu urbain plus lisible, plus aéré et plus dynamique.
Parmi ces espaces emblématiques, la place de l’Indépendance occupe une position centrale. Entourée de bâtiments administratifs et de grandes parcelles ouvertes, elle constitue un lieu privilégié pour les rencontres, les discussions et les parties de football improvisées. Une église remarquable y affirme sa présence et insuffle une singularité architecturale qui fait de cet espace un repère incontournable de la ville. Cette place, conçue comme un lieu d’échanges, s’ouvre progressivement vers le littoral et sert de trait d’union entre les quartiers modernes et la zone plus traditionnelle de la médina.
Au nord, le port se distingue comme l’un des lieux les plus vivants de Moroni. Les activités maritimes rythment l’atmosphère : les pêcheurs transportent leurs prises du large jusque sur les étals, où les vendeuses proposent poissons et produits variés. Ce ballet quotidien, observé avec curiosité par les enfants qui alternent baignade et pêche improvisée, confère au front de mer une dimension profondément authentique. Ce port, véritable miroir du quotidien insulaire, donne accès à la plage publique située derrière le restaurant Blue Lagoon, très fréquentée après le travail ou le dimanche pour ses moments de détente et de convivialité.
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À l’entrée de la médina, la grande mosquée de Moroni s’impose par sa façade blanche rehaussée de bleu et ses minarets élancés. Son architecture rectangulaire, typique du savoir-faire comorien, domine une place donnant sur un petit port où repose un grand bateau échoué devenu terrain de jeu pour les enfants. Non loin se trouve la célèbre mosquée Badjanani, également appelée Ancienne mosquée du Vendredi ou « Moski Vendrodi », construite en 1427 puis dotée d’un minaret en 1921.
La médina, cœur historique de Moroni, se présente comme un dédale de ruelles pavées, de portes en bois sculpté et de bâtiments swahilis marqués par le passage du temps. Les vestiges des anciens bangwe, lieux de discussion ancestraux comparables à des agoras, témoignent de l’importance historique de ces espaces dédiés à la parole publique. Les vendeurs y proposent des produits à prix accessibles dans une atmosphère tranquille, contrastant fortement avec l’énergie débordante du marché Volo Volo, plus grand marché de la ville et de l’île, où plantes médicinales, fruits, légumes, textiles et objets du quotidien s’entremêlent. Le marché Chalma, autre lieu d’approvisionnement essentiel, complète cette offre urbaine dense et diversifiée.
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Le musée national des Comores, fondé en 1989, constitue l’un des principaux pôles culturels de la ville. Ses quatre salles d’exposition présentent l’histoire, l’archéologie, l’art, la religion, l’anthropologie sociale, l’océanographie et la volcanologie. L’ensemble contribue à préserver la mémoire collective de l’archipel et à valoriser un patrimoine scientifique et culturel encore trop méconnu. Moroni compte également plusieurs institutions religieuses chrétiennes, dont le Vicariat apostolique de l’archipel des Comores, ainsi que diverses églises protestantes et évangéliques, témoignant d’une pluralité spirituelle qui cohabite avec les nombreuses mosquées de la capitale.
La vie culturelle s’anime aussi autour de lieux de spectacles tels que l’Alliance Française (300 places), le théâtre Luna ou Al-Kamar (700 places), le palais du Peuple (500 places) et le foyer des Jeunes de Foumbouni (300 places). Ces espaces accueillent des conférences, projections, célébrations, pièces de théâtre et manifestations artistiques d’envergure nationale et internationale. À ces institutions, s’ajoutent plusieurs centres commerciaux situés au sud, notamment le vieux marché et le marché de Dubaï, où se concentre une grande partie de l’activité commerçante moderne, renforçant le rôle économique stratégique de Moroni dans l’archipel.
La ville abrite également des lieux emblématiques comme la plage d’Itsandra, réputée pour son panorama maritime, et l’église catholique de Moroni, qui complète une mosaïque patrimoniale riche et variée.

2. Mitsamiouli
Ville principale du nord de la Grande Comore, peuplée de 7325 habitants, Mitsamiouli s’impose comme l’un des pôles touristiques majeurs de l’île, avec ses plages au sable blanc, ses vestiges des anciens palais royaux et ses infrastructures hôtelières allant des bungalows simples aux complexes de standing. Les visiteurs découvrent une agglomération littorale ouverte sur l’océan, installée le long des grandes routes côtières RN-1 et RN-3, qui la relient à Djomani, Ntsaouéni et Ivoini, ainsi qu’à l’intérieur des terres via la RR 122 menant à Bangoi Mafsankoa, connu pour sa mosquée. L’ensemble confère à la région une accessibilité rare et un attrait renforcé par la présence de plusieurs édifices religieux, dont la mosquée de Mitsamiouli, la mosquée Nodjimba et la mosquée Ali Msa Makadara.
L’une des principales richesses de la ville demeure sa plage, réputée pour son eau cristalline rappelant les rivages des Caraïbes ou du Pacifique. Quelques pirogues y glissent, manœuvrées par des pêcheurs qui tirent leurs filets avec une précision héritée de générations d’expérience. Cet environnement marin constitue un cadre privilégié pour la baignade et la contemplation, tout en offrant un aperçu authentique du quotidien côtier. Plus au nord se trouve le spectaculaire cratère du Lac Salé, ancien cratère volcanique aujourd’hui rempli d’eau de mer, formant un paysage circulaire parfait entouré de falaises et de végétation.
À proximité de ces paysages littoraux, l’un des sites les plus emblématiques de la région demeure le trou du Prophète, vaste plage bordée de végétation luxuriante et dominée par un rocher massif semblant émerger en plein océan. Le lieu est associé à des récits sacrés selon lesquels le prophète Mahomet y aurait posé les pieds, mais aussi à des légendes de pirates ou de villages engloutis. Des bungalows communautaires et un petit restaurant permettent d’y séjourner, tandis que la présence de barques, d’arbres fruitiers et de formations rocheuses confère à cet espace un charme singulier.

3. Le trou du prophète
Lieu légendaire parmi les plus visités de l’île, le trou du Prophète se distingue par son immense plage en arc, sa végétation dense et son rocher isolé qui semble jaillir des eaux turquoise de l’océan Indien. Le site aurait servi de repère aux pirates et tire son nom d’une tradition orale évoquant une apparition du prophète Mahomet. Un cratère rempli d’eau, entouré de racines, de baobabs et de rochers sculptés par l’érosion, ajoute à l’aura mystique du lieu. Les visiteurs profitent d’un angle exceptionnel sur les rivages nord de la Grande Comore, au terme d’un trajet côtier traversant d’anciennes coulées de lave et menant vers la zone de l’hôtel Maludja.
Les légendes du trou du prophète occupent une place centrale dans l’imaginaire comorien. Certaines évoquent un lieu où le prophète Mahomet y aurait posé les pieds, d’autres, un village englouti après un acte d’inhospitalité envers un étranger ou la disparition de scientifiques ayant tenté de mesurer la profondeur du cratère, sans jamais remonter.

4. Le baobab mystérieux
Le baobab mystérieux, situé aux abords du trou du Prophète, apparaît dès l’arrivée comme une prouesse naturelle. Sa silhouette monumentale domine la route et laisse percevoir un arbre dont les dimensions imposantes dépassent celles habituellement associées à l’espèce. L’accès se fait directement depuis la voie principale, ce qui permet d’en admirer toutes les singularités sans détour.
À l’intérieur de son tronc gigantesque, l’arbre offre un espace surprenant capable d’accueillir près d’une dizaine de personnes. Ce volume intérieur, creusé par le temps, témoigne de la longévité exceptionnelle du baobab et de son rôle silencieux dans la vie locale, parfois comme lieu de repos, parfois comme repère naturel sur la route du nord.
Les parois internes de ce baobab séculaire portent de nombreuses gravures, traces discrètes d’amitiés anciennes ou d’amours passées. Ces marques, laissées par différentes générations, ajoutent une dimension humaine à cette merveille végétale, mêlant patrimoine vivant et mémoire collective au cœur d’un environnement chargé de légendes.

5. Le lac salé
Également appelé Niamawi, le lac Salé représente l’un des sites naturels les plus spectaculaires de la Grande Comore. Ce lac d’eau salée, rarissime dans le monde, occupe un ancien cratère volcanique d’un ovale presque parfait et s’étend sur plus de trois kilomètres carrés. Une connexion souterraine avec l’océan Indien expliquerait sa salinité hors norme, à laquelle s’ajoute une faune et une flore adaptées à cet environnement atypique.
Le site est enveloppé d’une végétation luxuriante et de collines volcaniques qui composent un panorama saisissant, tout particulièrement au coucher du soleil lorsque les couleurs se reflètent sur les parois rocheuses.
Lieu sacré pour de nombreux Comoriens, le lac est associé à la présence de Djinns, esprits mentionnés dans le Coran et les traditions locales. La légende la plus courante raconte l’histoire d’un village englouti pour avoir refusé de l’eau à une vieille dame, épargnant seulement la famille qui l’avait accueillie. D’autres récits évoquent un vieil homme, un étranger mystique ou encore des scientifiques étrangement disparus en tentant d’en sonder les profondeurs, réputées insondables. Ces histoires renforcent l’atmosphère mystérieuse d’un lieu qui semble suspendu entre mythe et réalité.
En fin de journée, des milliers de chauves-souris survolent les abords du cratère, ajoutant une touche dramatique au décor. Des plages et des points de vue environnants permettent d’observer l’étendue du lac, tandis que la présence de sentiers facilite la découverte de ce paysage hors du commun. Les visiteurs peuvent y pratiquer la baignade dans ses eaux salées, admirer les oiseaux ou simplement profiter de la tranquillité du site.

6. Le dos du dragon
Au nord de la Grande Comore, le dos du Dragon désigne une formation rocheuse spectaculaire située près d’Ivoini, dont les formes dentelées évoquent la colonne vertébrale d’une créature mythique. Les géologues y voient les vestiges d’un ancien cratère volcanique fortement érodé, sculpté par les vents marins et les vagues.
Le site, perché sur une colline aride, nécessite environ trente minutes de marche pour atteindre son sommet, d’où se déploie un panorama à couper le souffle. La silhouette de l’ensemble, particulièrement frappante au lever ou au coucher du soleil, renforce la dimension légendaire du lieu.
La position stratégique du Dos du Dragon offre une vue plongeante sur les deux plages qui l’entourent et sur l’îlot de Ndrude, qui semble flotter au large dans une mer changeante. Les vagues viennent se briser avec force contre les rochers acérés, créant un spectacle naturel puissant et continu. Ce contraste entre violence marine et calme des hauteurs donne à ce point de vue un caractère exceptionnel, souvent considéré comme l’un des plus beaux de la région nord de la Grande Comore.

7. La plage de Ndroudé
La plage de Ndroudé, située dans le nord-est de l’île, borde le petit village éponyme et offre un décor d’une grande douceur. Entre les rochers sombres, quelques bandes de sable clair s’étirent discrètement, formant un rivage intime et préservé où la mer vient dessiner de légères courbes turquoise.
Dans l’eau, un élément surprend immédiatement : un large trône en ciment installé sur un rocher volcanique émergeant comme une petite île. Sa présence insolite attire immédiatement le regard des visiteurs et participe au caractère singulier de ce paysage marin à la fois simple et étonnant.
Le site, encore peu fréquenté, permet d’apprécier la beauté paisible d’une plage naturelle préservée.

8. L’île aux tortues
Située près de Choua Chandroude, l’île aux tortues demeure accessible à pied à marée basse ou en bateau pour un tarif modeste. Cette proximité avec la côte contraste avec l’impression d’évasion totale ressentie dès l’arrivée, lorsque l’île se dévoile dans toute sa simplicité sauvage.
À perte de vue, des herbes hautes se balancent lentement sous le vent marin, formant un tapis naturel qui recouvre la majorité de l’île. Ces prairies denses, ponctuées de zones dégagées, créent une atmosphère sereine où la nature semble ne suivre qu’un rythme ancestral.
L’ensemble est renforcé par la présence de plusieurs palmiers épars, qui accentuent l’aspect désertique du lieu. Malgré cette apparente isolement, l’île se situe à seulement quelques encablures du littoral.

9. La plage de Hantsidzi
La plage de Hantsidzi, se distingue par un rivage où les petites maisons colorées bordant l’océan apportent un charme inattendu. Ce décor rappelle certains villages des Caraïbes, avec des alignements de façades vives qui contrastent joliment avec le bleu profond de l’océan.
La plage principale, vaste et ouverte, révèle une mer changeante et lumineuse. En retrait, une petite crique se cache discrètement, protégée par des rochers et dotée d’un sable plus sombre. Cet espace plus intime renforce l’impression d’un site aux multiples ambiances, capable de séduire autant les amateurs de baignades que les visiteurs en quête de tranquillité.
Les prairies qui bordent le front de mer apportent une touche de nature supplémentaire, créant une transition douce entre les habitations et l’océan. L’ensemble donne à la plage de Hantsidzi une atmosphère authentique, caractérisée par une sérénité durable et un paysage à la fois simple et captivant.

10. Iconi
Située sur la côte ouest de Grande Comore, Iconi rassemble près de 9 000 habitants et se déploie au pied du mont Djabal, dont la falaise abrupte nourrit encore une légende transmise oralement par les anciens. Cette implantation entre mer et montagne confère à la ville une apparence naturellement fortifiée, marquée par une géographie spectaculaire et chargée d’histoire.
Au centre d’Iconi, le palais de Kapviridjohé, ancien siège du sultanat de Bambao, occupe une place majeure. Restauré, il abrite le tombeau du prince Saïd Ibrahim et se situe près d’un rond-point dominé par l’une des plus belles mosquées de l’île, séparée du palais par un bras de mer visible à marée haute. Les places, ruelles et constructions en pierre grise révèlent une organisation urbaine façonnée par des siècles d’autorité et de tradition.
Iconi se distingue également par un folklore vivant : danses Shi Goma, toirab de Nour El Djabal, duels nocturnes, cérémonies au bangwe, et multiples lieux symboliques comme Bichioni, site incontournable pour les bains, ou le lac marabout entouré de mangroves. La porte du Funi Aziri rappelle une page de l’histoire politique du sultanat, tandis que les plages locales, les points d’eau, les coquillages du Ha badjoumoi Ntsoiyi ou les vagues de Ha moursala témoignent de la relation constante entre les habitants et le littoral.

11. Le lac marabout
Situé près d’Iconi, le lac marabout s’étend de l’autre côté de la route côtière, en face de la mer. Il s’agit d’une mangrove singulière, dont la présence contraste avec les paysages volcaniques et les plages de l’île. Ses arbres, partiellement immergés, composent un tableau d’une grande finesse, offrant un refuge naturel à de nombreuses espèces.
Au centre du lac, un arbre isolé attire particulièrement l’attention. Il sert de perchoir à de nombreux oiseaux aux plumes blanches qui viennent s’y reposer ou s’y nourrir. Cette concentration d’oiseaux crée un spectacle vivant, où l’agitation des ailes et les reflets sur l’eau se mêlent aux mouvements plus calmes de la mangrove.
La quiétude du lac marabout et son rôle d’habitat pour la faune en font un site d’une grande importance écologique.

12. Itsandra
À proximité de Moroni, Itsandra s’impose comme l’une des plus charmantes localités côtières de l’île. Sa médina, encore animée et structurée autour de ruelles traditionnelles, offre une immersion dans un cadre authentique où se mêlent architecture vernaculaire, vie quotidienne et héritage culturel.
Un peu en retrait, des escaliers conduisent aux ruines d’un ancien palais multiséculaire, soigneusement entretenues. Ses pierres taillées témoignent d’un savoir-faire ancien et permettent d’admirer depuis les hauteurs un panorama remarquable sur la ville et le rivage. Malgré son inoccupation, ce palais conserve une aura singulière et demeure l’un des repères architecturaux majeurs d’Itsandra.
La plage d’Itsandra, considérée comme l’une des plus belles de Grande Comore, attire aussi bien les visiteurs que les habitants. Son ambiance festive, portée par la présence régulière des locaux, sa clarté marine et sa douceur de sable en font un véritable lieu de rassemblement, apprécié pour sa convivialité et la beauté de son environnement naturel.

13. Le plateau de la Grille
Situé au nord de Grande Comore, le plateau de la Grille correspond à un ancien volcan éteint culminant à 1 087 mètres. Sa silhouette allongée du nord au sud résulte d’un stratovolcan recouvert de cônes de scories atteignant en moyenne 800 mètres de hauteur, dessinant un relief singulier qui domine une vaste portion du paysage insulaire.
Les fissures qui parcourent La Grille, parallèles à la crête principale ou descendant vers le littoral, ont donné naissance à des bouches éruptives dont sont issues de nombreuses coulées de lave basaltique. Certaines d’entre elles se sont écoulées jusqu’à la mer, notamment sur les flancs est, nord et ouest, et restent visibles aujourd’hui faute d’une recolonisation végétale complète. Cet héritage volcanique confère au site une apparence brute et spectaculaire.
La route qui contourne l’île passe au pied de La Grille, reliant l’aéroport Prince Saïd Ibrahim et plusieurs villages du littoral. Le contraste entre cette montagne figée par l’érosion et la vitalité des villages environnants illustre le rôle central de ce massif dans la géographie comorienne, à la fois repère naturel, témoin des forces géologiques et espace dominant l’extrémité septentrionale de l’île.

14. Le volcan Karthala
Le Karthala (ou Karatala, Kartala, Kartola) constitue le point culminant des Comores, avec ses 2 361 mètres d’altitude. Il s’agit d’un volcan bouclier dont l’activité, particulièrement soutenue entre le XIXᵉ et le XXᵉ siècle, a produit de nombreuses coulées de lave atteignant parfois la mer et a occasionné l’apparition de lacs de lave temporaires dans les cratères. Sa silhouette domine la majeure partie de Grande Comore, occupant l’ensemble de la zone centrale et méridionale de l’île.
Le sommet abrite une caldeira de trois kilomètres de largeur et quatre kilomètres de longueur, issue d’effondrements successifs et comprenant notamment les cratères Choungou-Chahalé et Choungou-Changomeni. Ce vaste ensemble s’inscrit dans un rift orienté nord-nord-ouest / sud-sud-est, conférant au massif un profil asymétrique caractéristique. Le volcan s’étend sur près de trente kilomètres de longueur et quinze kilomètres de largeur, formant un fuseau montagneux imposant.
Le flanc ouest du Karthala présente une inclinaison modérée de 10 à 15°, tandis que le flanc est affiche des pentes plus abruptes, de 24 à 30°. Ses versants sont recouverts d’une forêt tropicale entrecoupée de coulées de lave plus récentes, encore visibles par endroits. Ce contraste entre végétation dense et surfaces minérales confère au massif une physionomie singulière où la nature et la géologie se superposent continuellement.
| L’ascension débute à Mvouni, village situé près de Moroni où les guides locaux accueillent les randonneurs dès 6 h. L’itinéraire comporte environ 13 kilomètres de montée pour 1 950 mètres de dénivelé. Le parcours traverse d’abord une jungle tropicale dense et humide, puis les arbres s’espacent progressivement au profit d’une végétation plus basse. Certaines zones ont été partiellement déboisées pour accueillir des cultures plus fertiles, ce qui modifie ponctuellement le paysage. Au terme de la montée, le décor devient minéral et aride. Des buissons remplacent les arbres, puis le sol se couvre de sable gris en approchant de la caldeira. Les fissures qui laissent jaillir un mince filet d’eau ajoutent un caractère spectaculaire à l’approche du cratère dont les dimensions colossales constituent le point fort du parcours. La descente vers le camp de base, situé à environ 800 mètres d’altitude, demande encore deux heures supplémentaires. Il est possible de descendre dans la caldeira en 30 minutes supplémentaires. Deux à trois heures de marche suffisent pour rejoindre Mvouni. La randonnée peut être effectuée en une seule journée ou en deux jours avec nuit dans un hameau de montagne. Les guides du village proposent leurs services pour environ 60 € la journée, ou 100 € pour la formule incluant l’hébergement. Aucun droit d’entrée n’est prélevé dans la zone. |
L’éruption la plus récente a été observée en 2005, confirmant le caractère actif du volcan. Depuis le 12 novembre 2006, le Karthala est inscrit comme site Ramsar, en raison de la présence de zones humides d’altitude qui abritent une biodiversité unique.
Le massif s’étend vers le sud en formant la péninsule du Badjini, tandis que sa partie nord le relie à La Grille, autre volcan ayant façonné le relief septentrional de Grande Comore.

15. Chindini
Située dans le sud de Grande Comore, Chindini compte environ 1 680 habitants et s’organise autour d’un littoral calme dont l’une des principales richesses est sa plage de sable fin. Baignée par une eau turquoise, cette plage attire de nombreux habitants séduits par son atmosphère paisible et son authenticité préservée.
Le cœur de la vie locale se concentre autour du port d’arrivée des bateaux de Mohéli, véritable scène quotidienne où s’expriment échanges, rythmes et activités marchandes. Les vendeuses installées sous des abris improvisés y créent une ambiance animée, révélatrice du dynamisme de ce point de jonction interinsulaire. Les mosquées de Chindini, dont la mosquée du vendredi, rythment également la vie religieuse et structurent le paysage urbain.
La ville possède un second rivage, une plage de sable blanc plus discrète mais très appréciée, qui renforce l’attrait balnéaire du secteur.

16. La plage de Malé
Dans le sud de l’île, la plage de Malé se dévoile après la traversée du village éponyme et quelques minutes sur un chemin de terre. Le rivage apparaît alors dans toute sa simplicité majestueuse : une plage de sable ocre entourée de cocotiers et de palmiers qui composent un décor tropical parfaitement préservé.
Le site se situe légèrement en contrebas d’un petit monticule naturel, donnant à la plage un aspect enchâssé, presque protégé. Les mouvements de l’eau dessinent dans le sable des sillons délicats, révélant le travail constant des marées et accentuant la finesse visuelle du paysage. Cette géométrie naturelle renforce l’harmonie entre relief, végétation et étendue marine.
Quelques bancs installés en bordure permettent aux habitants de profiter de ce cadre idyllique, considéré par beaucoup comme la plus belle plage de Grande Comore. La quiétude, l’esthétique des couleurs et la douceur du lieu en font un site exceptionnel, apprécié autant pour sa beauté que pour l’atmosphère paisible qui s’en dégage.

17. Foumbouni
Située sur la côte sud-est de Grande Comore, Foumbouni constitue le chef-lieu de la préfecture de Badjini et rassemble une population estimée à 20 331 habitants. Ancienne cité côtière fortifiée, elle occupe une position stratégique face à l’océan Indien et se distingue par son histoire marquée par les échanges, les migrations et la défense de son territoire.
Le cœur urbain conserve des traces significatives de son passé, notamment les ruines d’une ancienne citerne dont l’état de conservation offre un aperçu précieux des techniques locales d’irrigation. Ce vaste réservoir alimenté par un réseau complexe assurait autrefois un accès constant à l’eau potable, témoignant d’un savoir-faire hydraulique adapté aux besoins d’une cité côtière dense.
La médina, riche de petites ruelles et de quartiers anciens, englobe plusieurs cimetières traditionnels où reposent d’anciens monarques locaux. Ces espaces funéraires, intégrés au tissu urbain, illustrent le rôle politique et spirituel joué par la ville dans l’histoire des Comores. Aux côtés de ces sites mémoriels se dressent également plusieurs palais royaux, symboles d’autorité et de prestige, dont les architectures variées reflètent différentes époques du pouvoir local.
Foumbouni se singularise aussi par son héritage religieux, matérialisé par plus d’une dizaine de mosquées. Parmi les plus importantes figurent la mosquée principale du Vendredi, la mosquée de Foukouni, la mosquée de Mohamed Toihir, la mosquée de Wana Kiwoungwana, la mosquée de Zawiyani ou encore la mosquée de Makka. Leur présence témoigne d’un ancrage spirituel profond et d’une tradition religieuse solidement implantée, rythmant la vie sociale et culturelle de la cité.
Légèrement en retrait du centre urbain, la plage de Foumbouni dévoile un paysage sauvage et singulier, accessible après quelques minutes de route puis une marche menant à une crique protégée. Bordée de rochers massifs et ouverte sur une mer souvent vigoureuse, elle se distingue des autres plages de l’île par son décor de falaises visibles au loin et par le fracas du vent contre les parois rocheuses.

18. La porte Bangwe Ndruwani
À proximité d’Iconi, un petit village abrite la porte Bangwe Ndruwani, ouvrage ancien qui demeure l’un des témoins architecturaux les mieux conservés de la région. Par sa présence solitaire, elle évoque immédiatement l’importance accordée autrefois à la maîtrise des entrées du village et à la symbolique des passages.
La porte dévoile des motifs sculptés qui rappellent un art comorien profondément enraciné dans la tradition. La finesse de la taille et la précision des lignes témoignent du sens esthétique des artisans qui l’ont conçue, faisant de cet élément architectural un véritable ornement patrimonial. Chaque motif renvoie à une expression culturelle dont la signification se transmet encore oralement.

19. La distillerie d’Ylang Ylang
Dispersées non loin de la capitale, les distilleries d’Ylang-Ylang restent un incontournable de l’île. La visite d’une distillerie d’ylang-ylang constitue l’une des expériences les plus emblématiques de Grande Comore. Cette fleur, symbole olfactif de l’archipel, fournit une huile essentielle dont l’exportation représente la première ressource du pays. La culture de l’ylang-ylang façonne depuis longtemps le paysage agricole et marque profondément l’identité économique de l’île.
L’huile issue de cette fleur est principalement destinée à la parfumerie de luxe et repose sur un savoir-faire transmis de génération en génération. La récolte des fleurs, effectuée dès l’aube, précède une distillation minutieuse réalisée dans des alambics traditionnels dont la structure et la température doivent être contrôlées avec précision. Cette maîtrise technique témoigne d’une tradition restée intacte malgré les évolutions contemporaines.
Les distilleries permettent d’observer ce procédé ancestral dans un cadre authentique, au milieu des effluves floraux et des équipements en cuivre. La découverte de chaque étape : de la cueillette à la formation des différentes fractions d’huile, offre un aperçu privilégié de l’un des métiers les plus anciens et les plus précieux de l’archipel comorien.

20. Plage de Bouni
La plage de Bouni, située à l’est de Grande Comore, s’étire le long de l’océan Indien avec un rivage de sable blanc bordé de palmiers. Cette ouverture vers le large offre un panorama dégagé, marqué par la douceur des couleurs et la finesse des grains qui composent la côte. La lumière matinale, particulièrement vive sur cette façade orientale, accentue l’éclat du littoral et révèle une mer souvent calme.
La zone balnéaire a connu un développement notable après la période coloniale française, lorsque les premières infrastructures touristiques ont vu le jour sur l’île. Ce mouvement, resté mesuré, a permis à Bouni de conserver une atmosphère apaisée où les constructions demeurent discrètes. Les pêcheurs locaux, installés depuis des générations, continuent d’utiliser des embarcations traditionnelles en bois, perpétuant des gestes ancestraux transmis au fil du temps.
Accessible en taxi ou en voiture de location depuis Moroni après environ une heure de route, Bouni séduit également par la richesse de sa vie marine. De nombreuses espèces de poissons tropicaux évoluent dans les eaux peu profondes, visibles même à marée basse sans équipement particulier.

21. Ivoini Beach
Située sur la côte ouest du canal du Mozambique, Ivoini Beach occupe une position isolée et demeure la dernière des grandes plages classées de Grande Comore. À 37 kilomètres de Moroni, elle est facilement accessible et se trouve à seulement 400 mètres du centre de la commune d’Ivoini. Son caractère sauvage et son absence totale d’infrastructures lui confèrent une atmosphère rare où prédomine une nature intacte.
Le rivage d’environ 400 mètres combine sable clair, eaux turquoise et décor de falaises abruptes émergeant des reliefs montagneux environnants. La profondeur croît progressivement depuis le bord, permettant une baignade simple et sûre. Cette configuration crée un décor harmonieux où la mer semble fusionner avec la base rocheuse des falaises, renforçant le charme tranquille du site.
Très appréciée de celles et ceux recherchant une expérience calme, Ivoini Beach convient aussi bien aux familles qu’aux personnes âgées grâce à sa facilité d’accès. Son authenticité intacte et son absence de services structurés permettent une immersion complète dans un cadre où seule la nature prime, offrant un contraste marqué avec les plages plus fréquentées de l’île.

22. Parc national du Cœlacanthe
Le parc national du Cœlacanthe, situé sur la côte sud de Grande Comore, constitue l’un des joyaux environnementaux des Comores. Ce parc marin, créé autour des falaises sous-marines où vit le célèbre cœlacanthe, protège un espace naturel d’une importance biologique exceptionnelle. Sa combinaison de paysages luxuriants, de reliefs abrupts et de milieux marins uniques en fait une destination rare et singulière.
La densité de sa flore et de sa faune contribue à la richesse biologique du parc. Les forêts tropicales abritent une grande variété d’espèces végétales, dont plusieurs orchidées, fougères et arbres endémiques tels que le Pandanus comorensis. Sa faune terrestre comprend des mammifères, reptiles et oiseaux emblématiques, à l’image du vanga des Comores, du serpent à queue large ou encore de l’imposant aigle des Comores, dont la silhouette domine parfois les cieux du parc.
Le périmètre marin constitue l’un des atouts majeurs de ce site protégé. Les prairies d’herbiers, les récifs coralliens et les zones profondes accueillent une vie sous-marine foisonnante. Le parc est surtout reconnu comme refuge du cœlacanthe, poisson préhistorique considéré comme un fossile vivant et observé dans les falaises sous-marines du secteur. Sa présence confère au site une portée scientifique internationale.
Une forte proportion d’espèces endémiques caractérise ce territoire, fruit de l’évolution insulaire et de l’isolement géographique des Comores. Cet endémisme, aussi bien végétal que marin, souligne la valeur écologique du parc et l’importance cruciale de sa préservation. La diversité génétique qu’il abrite constitue un patrimoine naturel irremplaçable.
D’un point de vue géologique, le terrain révèle une succession de reliefs fascinants : falaises basaltiques, grottes, formations volcaniques et montagnes couvertes d’une végétation dense.




