
Au travers de cet article que nous avons voulu le plus complet possible, nous avons souhaité vous présenter tous les lieux d’intérêts incontournables de Djerba en Tunisie, ceux que vous devez absolument voir, ceux qui représentent son essence même. Certains d’entre eux sont évidents et connus de tous, mais d’autres sont des trésors cachés qui méritent d’être parcourus. C’est pour cette raison que nous espérons que cet article, l’un des plus complets disponible sur Internet, qui vous présente les incontournables de Djerba en Tunisie vous aidera à découvrir ce territoire magnifique.
Djerba, île du sud tunisien classée au patrimoine mondial de l’Unesco pour son héritage culturel, séduit par la beauté de ses plages de sable fin, la douceur de sa campagne intérieure et l’authenticité de ses traditions préservées. Réputée parmi les meilleures destinations écologiques au monde, elle conserve une architecture unique faite de coupoles blanchies à la chaux, de villages harmonieux et de paysages sereins où le temps semble ralentir. Entre mer limpide, palmeraies et hameaux paisibles, l’île offre un cadre idéal pour un séjour mêlant détente et découverte.
Destination très appréciée des voyageurs français, allemands et italiens, Djerba doit sa popularité à ses étendues côtières lumineuses et à ses couchers de soleil spectaculaires qui illuminent l’horizon. En tant que plus grande île d’Afrique du Nord, elle abrite environ 160 000 habitants et se distingue par la richesse de sa culture vivante, dont l’usage continu d’une langue berbère, rare en Tunisie. Ce patrimoine linguistique contribue au caractère singulier de l’île, où modernité et traditions s’entremêlent harmonieusement au fil des villages et des marchés.
Djerba est également connue pour accueillir l’une des dernières communautés juives du monde arabe, dont la présence millénaire participe à l’identité plurielle de l’île. Entre ses quartiers historiques, ses lieux de culte emblématiques, ses jardins d’oliviers et ses plages calmes, Djerba offre un voyage complet, à la fois spirituel, culturel et balnéaire. Cette diversité remarquable, associée à une atmosphère apaisante, fait de Djerba une destination unique, où chaque visite révèle une nouvelle facette de son héritage.
Djerba est aussi une terre de traditions, où les métiers artisanaux se perpétuent, où les oliveraies et les palmeraies évoquent une oasis de sérénité, et où les habitants accueillent les étrangers avec chaleur et hospitalité.
Fiche pays TUNISIE
1. Houmt Souk
Peuplée d’environ 75 000 habitants, Houmt Souk constitue la capitale de l’île de Djerba et charme immédiatement par son ambiance chaleureuse, son urbanisme à taille humaine et la richesse de son patrimoine. Le cœur de la ville se concentre autour du souk, véritable centre névralgique où se croisent parfums d’épices, couleurs éclatantes et agitation commerciale. Ce souk mène naturellement à la médina, un ensemble de ruelles étroites et de maisons blanchies à la chaux qui préserve une atmosphère intemporelle. En s’y promenant, le visiteur découvre placettes, fontaines et nombreuses échoppes mettant en valeur l’artisanat local.
Dominant le port, le fort Ghazi Mustapha, également appelé Borj el Kebir, figure parmi les monuments majeurs de Houmt Souk. Érigé à l’époque ottomane puis agrandi au XVIᵉ siècle, il présente salles, remparts et expositions retraçant l’histoire mouvementée de Djerba. Transformé en musée, il conserve des costumes traditionnels, armes anciennes et objets illustrant les échanges entre marchands européens, orientaux et nord-africains. Depuis les remparts, on aperçoit l’emplacement de l’ancienne tour des crânes, signalée aujourd’hui par un obélisque.
Le port de Houmt Souk demeure un lieu vivant où l’activité des pêcheurs rythme le quotidien. Il est possible d’y observer les barques colorées, goûter du poisson grillé dans les restaurants bordant les quais et profiter de la sérénité des lieux. À proximité, le musée de la mer expose antiquités marines, maquettes de navires et objets retraçant l’histoire maritime de la ville, soulignant le lien intime qui unit Houmt Souk à la Méditerranée.
Le patrimoine religieux de la ville se distingue par une diversité remarquable. Parmi ses édifices, la mosquée Barrazim : Jemaâ El Ghorba, datant du XVe siècle, se caractérise par son grand minaret carré. La mosquée Ghazi Mustapha, construite au XVIᵉ siècle au sein du Borj el Kebir, témoigne de la présence ottomane. La ville abrite également la mosquée des Turcs : Jemaâ Ettrouk, au minaret ottoman typique, ainsi que la mosquée Sidi Brahim El Jemni, fondée en 1674 comme médersa et dotée d’une coupole à tuiles vertes soutenue par des colonnes antiques provenant du site de Meninx.
D’autres lieux de culte complètent ce riche ensemble : la mosquée Sidi Zitouni, la mosquée Sidi H’loulou, la mosquée Sidi Bouakkazine, la mosquée Sidi Bouzid, ainsi que la mosquée Jemaâ Ejdid et Jemaâ El Kebir. La célèbre coupole des combattants, ou Goubbet El Moujahdine, abrite quant à elle trois tombes dédiées aux défenseurs de Djerba.
La médersa El Bchiria, ancienne école coranique, demeure l’un des témoins les mieux préservés de l’architecture savante djerbienne. Ouverte aux visiteurs, elle illustre parfaitement l’organisation traditionnelle de ces établissements consacrés à l’enseignement religieux et culturel. Ses salles, sa cour intérieure et ses arcs élégants révèlent la maîtrise architecturale propre à l’île.
Le commerce constitue encore aujourd’hui un pilier essentiel de l’identité de Houmt Souk. Le marché central, construit dans les années 1960, ainsi que le souk Erbaa, plus ancien, accueillent toujours artisans et visiteurs malgré la disparition progressive de certains métiers comme les tisserands ou cordonniers. À côté se trouve le souk des orfèvres, connu pour la finesse du travail de ses bijoutiers. Les anciens fondouks, datant du XVIᵉ au XIXᵉ siècle, ont été restaurés pour devenir petits hôtels, centres artisanaux ou espaces marchands.
Le patrimoine architectural djerbien se lit également à travers les anciens ateliers de tissage, reconnaissables à leurs demi-voûtes et frontons triangulaires d’inspiration grecque. S’y trouvent aussi de vieux puits aux grandes ailes, autrefois essentiels pour irriguer les champs. Le hammam Sidi Brahim, ou hammam el Barouni, datant du XVIIᵉ siècle, reste l’un des bains traditionnels les plus emblématiques, rappelant l’importance des lieux communautaires dans la société locale.
La diversité religieuse, caractéristique de l’histoire de Djerba, se manifeste aussi à travers des édifices non musulmans. La synagogue de la Hara Kbira perpétue l’héritage de la communauté juive de l’île. L’église catholique Saint-Joseph, construite au XIXᵉ siècle dans un style maltais, constitue un repère imposant du centre-ville. À proximité du port se dresse également une église grecque orthodoxe dédiée à Saint-Nicolas, protecteur des pêcheurs.
L’évolution urbaine de Houmt Souk s’observe à travers l’expansion progressive de la ville vers les anciens espaces littoraux. Les quartiers de Taourit, Boumellel, Essouani et Ejjouamaâ se sont densifiés, tandis que les localités périphériques comme Mellita, Fatou ou Erriadh ont gagné en importance.

2. L’île aux flamants
L’île aux Flamants, ou Ras Rmel, se dévoile au nord-est de Djerba comme l’un des paysages naturels les plus emblématiques de l’île. Cette étendue préservée, accessible en bateau depuis Houmt Souk ou en 4×4 par les pistes lagunaires, s’impose comme un refuge pour les oiseaux migrateurs. Les visiteurs y découvrent un environnement d’une grande pureté, où les plages immaculées rencontrent des eaux turquoise, créant un décor d’île vierge particulièrement apprécié des amateurs de nature et de photographie.
La présence régulière de colonies de flamants roses, qui séjournent à Djerba entre décembre et mars, offre un spectacle rare et saisissant. Leur élégante silhouette ajoute une note de couleur et de grâce à cet espace marin peu profond, riche en nutriments et favorable à leur alimentation. Les périodes les plus propices pour les observer s’étendent de janvier à février, tôt le matin ou en fin d’après-midi, lorsque les oiseaux se rassemblent dans les zones humides de l’île. Les lagunes de Sidi Mahres, Aghir ou encore les étendues d’eau autour d’Ajim figurent parmi les meilleurs sites d’observation.
Pour les passionnés d’ornithologie comme pour les curieux, l’île aux Flamants constitue une expérience immersive où la nature domine encore pleinement. Jumelles et appareil photo permettent de capturer ces scènes qui mêlent ciel, mer et faune en parfaite harmonie.

3. Mellita
Mellita, peuplée d’environ 9 069 habitants, est une petite ville réputée pour son atmosphère paisible et son ancrage profond dans la tradition djerbienne. Son marché local constitue l’un de ses principaux attraits : il offre une immersion authentique dans la vie quotidienne, permettant d’acquérir produits frais, artisanat et spécialités venues notamment de Houmt Souk. Elle comprend la grande mosquée Jamaa al Kabir, longtemps utilisée pour l’enseignement religieux.
La ville séduit également par la beauté de sa plage de sable fin bordant une eau cristalline, un décor typique de la côte djerbienne. Non loin, le phare de Taguermess constitue un point d’observation privilégié : accessible en une dizaine de minutes de marche, il offre une vue panoramique sur la mer et les paysages environnants.
Sur le plan culturel, la ville abrite plusieurs témoignages historiques, notamment les ruines de Borj El Kebir, vestige de l’époque ottomane, dont les murs effrités racontent encore le passé défensif de la région. Le patrimoine religieux est aussi particulièrement riche avec de nombreuses mosquées dont la mosquée Sidi Jmour, la mosquée Sidi Taher et la mosquée El Ghofran qui complètent cette mosaïque spirituelle et architecturale.
Enfin, Mellita bénéficie d’une situation stratégique à seulement 2,5 kilomètres de l’aéroport international Djerba-Mellita, le deuxième plus important de Tunisie. Inauguré en 1970 et modernisé au fil des décennies, il peut accueillir jusqu’à quatre millions de passagers par an, facilitant considérablement l’accès à la région. À proximité, les visiteurs peuvent explorer le Borj El Kastil, impressionnante forteresse du XVe siècle dominant la côte sud-est, aujourd’hui classée monument historique.

4. Synagogue La Ghriba
Située à un kilomètre du village d’Erriadh, la synagogue La Ghriba est l’un des monuments les plus anciens et les plus emblématiques du judaïsme en Afrique du Nord. Simple en apparence mais d’une richesse symbolique immense, elle constitue un lieu de pèlerinage majeur, notamment lors de la fête de Lag Ba’omer, qui rassemble chaque année des milliers de fidèles venus du monde entier. Sa renommée s’appuie sur des traditions séculaires affirmant qu’elle conserverait des traces du Temple de Salomon, renforçant ainsi son aura sacrée.
L’édifice, reconnaissable à ses murs blanchis et à ses reflets bleutés, se compose de deux salles couvertes reliées par des voûtes. La salle de prière principale, ornée de motifs en faïence bleus et bruns, possède une claire-voie élevée et un agencement marqué par une symbolique forte, dont les fenêtres initialement au nombre de douze en référence aux tribus d’Israël. La téva, placée sous la claire-voie, domine un espace où les bancs entourent l’arche sainte, elle-même surmontée d’une niche rappelant la légende de « la caverne de la fille ». L’atmosphère y est empreinte de recueillement, soutenue par les lampes à huile, les ex-voto et les chants psalmodiés.
Autour de la cour intérieure, les loggias et bâtiments adjacents accueillent traditionnellement les pèlerins. Le site, situé près d’un ancien cimetière juif, demeure l’un des principaux marqueurs identitaires des Juifs de Djerba, autrefois répartis entre les deux bourgs d’Erriadh et d’Hara Kbira.

5. La mosquée Ben Yaâla
Au cœur de la médina de Houmt Souk, la mosquée Ben Yaâla se distingue comme l’un des édifices religieux les plus représentatifs de l’architecture traditionnelle djerbienne. Datant de plusieurs siècles et liée à la figure du cheikh Ben Yaâla, elle témoigne du rôle spirituel et communautaire de la ville. Ses murs blanchis à la chaux, son minaret élancé et ses lignes épurées inscrivent l’édifice dans la continuité esthétique de l’île, faite de simplicité, de sobriété et d’équilibre.
L’intérieur de la mosquée révèle des éléments typiques de l’art islamique régional, dont des arcs en ogive et des décors géométriques discrets mais élégants. Ce cadre intime et harmonieux reflète la manière dont les mosquées de Djerba ont intégré, au fil des siècles, les influences locales tout en conservant les formes spirituelles propres au rite malikite. La mosquée Ben Yaâla illustre parfaitement cette synthèse, témoignage d’une architecture à la fois fonctionnelle, esthétique et profondément ancrée dans le quotidien des habitants.
Son inscription dans la médina renforce son importance patrimoniale : intégrée au tissu urbain ancien, elle participe à l’identité du centre historique où se mêlent ruelles, maisons traditionnelles et anciens souks.
6. Djerba explore
Djerba Explore est un parc à thème qui offre aux visiteurs une immersion dans la culture et le patrimoine de la région. Trois complexes sont présents au sein du parc.
| Plus d’informations sont disponibles sur le site Internet officiel du parc. |
6 A. La crocodile farm
La crocodile farm constitue un espace entièrement dédié à la préservation des crocodiles du Nil, offrant aux visiteurs une immersion rare dans l’univers de ces reptiles puissants. Dans un environnement soigneusement aménagé pour reproduire leur habitat naturel, l’observation de ces animaux permet de mieux comprendre leur comportement, leur alimentation et les mécanismes qui régissent leur vie quotidienne. Les allées du parc mènent à des bassins permettant d’admirer différentes générations de crocodiles, depuis les plus jeunes jusqu’aux spécimens adultes les plus imposants.
L’expérience est enrichie par des présentations pédagogiques et des démonstrations animées qui dévoilent, avec prudence et professionnalisme, la relation entre les dresseurs et ces créatures impressionnantes. Les visiteurs assistent ainsi à des moments uniques où les soigneurs s’approchent des crocodiles pour illustrer leurs réflexes, leur force et leur étonnante capacité d’adaptation.
6 B. Le village traditionnel berbère
Le village traditionnel berbère propose une reconstitution fidèle d’un ancien village djerbien, conçue dans un souci d’authenticité pour préserver et transmettre un patrimoine précieux. Les visiteurs y découvrent des habitations typiques, des ateliers d’artisanat encore animés, des jardins, des cours intérieures et différents espaces de vie restituant le quotidien des familles berbères. Chaque structure, chaque outil et chaque décoration contribue à évoquer la vie rurale d’autrefois et l’harmonie entre architecture vernaculaire et environnement insulaire.
Ce parcours immersif permet de mieux comprendre les coutumes, les traditions et les savoir-faire anciens qui ont façonné l’identité de Djerba. L’artisanat y occupe une place centrale, avec la fabrication de poteries, de tissages et d’objets utilitaires qui témoignent d’un héritage transmis de génération en génération.
6 C. Le musée Lalla Hadria
Le musée Lalla Hadria constitue l’un des pôles culturels majeurs du parc, rassemblant une vaste collection d’objets, d’œuvres d’art et d’artefacts illustrant la diversité et la profondeur du patrimoine tunisien. Organisé en plusieurs salles thématiques, il met en lumière l’artisanat traditionnel, les costumes régionaux, la calligraphie, les arts décoratifs et divers éléments historiques qui racontent l’évolution des cultures du pays. L’ampleur et la qualité de sa collection en font un lieu incontournable pour comprendre la richesse artistique et culturelle de la Tunisie.
En parcourant ses galeries, le visiteur découvre une présentation élégante où chaque pièce trouve sa place dans une mise en scène équilibrée et pédagogique. Le musée Lalla Hadria offre ainsi une expérience à la fois esthétique et instructive, révélant les influences qui ont façonné l’île et le pays au fil des siècles.

7. Borj El Kebir
À l’extrémité nord de Djerba se dresse le Borj El Kebir, également connu sous le nom de fort Ghazi Mustapha, l’un des monuments défensifs les plus prestigieux de l’île. Construit à partir de 1392 et consolidé au XVIe siècle, il domine le front de mer depuis sa vaste structure rectangulaire aux tours rondes et carrées. Son imposante muraille, haute d’une dizaine de mètres, rappelle le rôle stratégique majeur qu’il a joué dans la protection de Djerba durant des siècles, des invasions aragonaises aux conflits ottomans.
L’accès par un pont-levis, autrefois jeté au-dessus d’un large fossé, ouvre sur la grande cour intérieure où subsistent les vestiges des garnisons successives. Une salle aménagée présente les objets retrouvés lors des fouilles de 1975, qui ont révélé l’existence du fort primitif. Les chemins de ronde, quant à eux, offrent une vue spectaculaire sur le port, la mer et l’obélisque rappelant l’ancienne tour des Crânes, édifiée à partir des ossements des adversaires de Dragut après la bataille de Djerba.

8. La plage de Sidi Mahrez
La plage Sidi Mahres s’impose comme l’un des plus beaux sites du nord-est de Djerba, avec son ruban de sable doré long de plus de cinq kilomètres et son horizon où le bleu du ciel se fond dans celui de la Méditerranée. Ce littoral harmonieux offre un paysage mouvant fait d’étendues immenses, de nuances lumineuses et d’un calme apaisant. Dès l’arrivée, se découvre un environnement qui n’est pas seulement un lieu de baignade, mais une véritable expérience sensorielle, un tableau naturel changeant au gré du vent et des marées.
L’un des charmes de la plage Sidi Mahres réside dans la variété de ses paysages, alternant sable blanc, zones rocheuses discrètes et touches d’algues qui témoignent de la vie marine. Ses eaux cristallines, d’une clarté remarquable, en font un lieu idéal pour la baignade, la plongée légère ou les activités nautiques.

9. Guellala
Guellala, petite ville berbérophone de 10 961 habitants, du sud de l’île de Djerba, doit sa renommée à une tradition plurimillénaire : la poterie. Grâce aux gisements d’argile de grande qualité qui entourent la localité, cet artisanat y prospère depuis l’Antiquité. Aujourd’hui encore, Guellala demeure un haut lieu de création, où l’on retrouve non seulement des ateliers actifs mais aussi une culture profondément ancrée autour de cet art transmis de génération en génération. Le visiteur découvre dès l’entrée une atmosphère façonnée par cet héritage, perceptible dans les fours, les façades décorées et les pièces exposées.
Les ateliers artisanaux constituent l’un des principaux attraits de Guellala. Dans ces espaces où les portes restent souvent ouvertes, les voyageurs observent le façonnage de jarres, bols, vases ou carreaux colorés réalisés selon des techniques ancestrales. Chaque artisan perpétue un savoir-faire précis : modelage, séchage au soleil, cuisson dans des fours traditionnels. Ce contact direct avec les créateurs permet d’apprécier la finesse du geste et la diversité des productions, tout en offrant la possibilité d’acquérir des pièces uniques façonnées sur place.
Au cœur de la ville se trouve le musée de la poterie, un lieu essentiel pour appréhender l’histoire et l’évolution de cet artisanat emblématique. S’y découvre une riche collection d’objets anciens, d’ustensiles utilisés au fil des siècles et des reconstitutions décrivant chaque étape de fabrication.
La vie sociale de la ville s’exprime avec force au marché hebdomadaire, véritable carrefour d’échanges où habitants et visiteurs se mêlent. L’ambiance y est animée, empreinte de senteurs d’épices, de couleurs vives et de discussions chaleureuses.
L’héritage religieux et architectural se manifeste à travers plusieurs édifices de premier ordre. Guellala abrite une mosquée traditionnelle, reflétant l’esthétique sobre et harmonieuse des constructions djerbiennes. À proximité, deux monuments ibadites majeurs se distinguent : la mosquée de Sidi Yati, perchée au-dessus de la côte et datant du Xe siècle, ainsi que Jamaâ Guellala, une autre mosquée emblématique construite en bord de mer.
Enfin, le patrimoine ethnographique est mis en valeur au musée de Guellala, situé au sommet de la colline formant le point culminant de l’île. Ce musée propose une immersion dans les traditions populaires de Djerba et du reste de la Tunisie, avec des costumes, objets du quotidien, outils anciens et scènes de vie reconstituées. Les alentours de la ville, notamment les dunes spectaculaires, complètent cette découverte en offrant un décor naturel exceptionnel qui renforce le charme authentique de Guellala.

10. La palmeraie
La palmeraie de Djerba s’étend largement sur la côte est et nord-est de l’île, formant une immense bande verdoyante qui se mêle harmonieusement aux villages, aux plaines agricoles et aux zones littorales. Ce paysage emblématique, composé de milliers de palmiers dattiers, façonne depuis des siècles l’identité de l’île et constitue une ressource vitale pour les habitants, tant pour l’agriculture que pour l’artisanat.
Au cœur de la palmeraie, les visiteurs peuvent découvrir la richesse d’un environnement où l’activité humaine s’accorde avec la nature. De nombreuses oasis et jardins y sont disséminés, permettant d’observer les cultures traditionnelles, les méthodes ancestrales d’irrigation et l’ingéniosité agricole des Djerbiens. Ces îlots de verdure offrent un cadre privilégié pour s’immerger dans un mode de vie authentique, façonné par le climat méditerranéen et la maîtrise séculaire des ressources en eau.
Outre les découvertes agricoles, la palmeraie propose une variété d’activités touristiques, dont les célèbres balades à dos de dromadaire, très appréciées pour leur atmosphère paisible et dépaysante. Les visiteurs peuvent également parcourir les sentiers à pied ou à vélo, profitant de l’ombre bienfaisante des palmiers et du calme de ce paysage unique.

11. Le site Meninx
Le site Meninx, situé sur la côte sud-est de Djerba près de Henchir El Kantara, est l’un des ensembles archéologiques les plus importants de l’île. Cette ancienne cité, dont une partie aurait été engloutie par la mer, s’étend sur près de deux kilomètres de long et huit cents mètres de large. Dès les premières prospections, Meninx révèle les traces d’une ville antique florissante, autrefois connue pour son rôle économique majeur dans la région.
Les fouilles ont mis au jour des vestiges remarquables : des thermes, un amphithéâtre, un théâtre, une basilique, un probable forum, ainsi que de vastes entrepôts. Le sol est encore jonché de bases de colonnes en marbre blanc, de chapiteaux et de fragments sculptés en granit, témoignant de la richesse architecturale de la cité. Les recherches, initiées dès 1942 et poursuivies depuis entre autres par des équipes tuniso-américaines puis tuniso-allemandes, ont permis de mieux comprendre l’activité économique de Meninx, fondée notamment sur la production de pourpre.
À proximité directe de la plage de Meninx, le site offre une immersion fascinante dans l’histoire ancienne de Djerba, tout en permettant aux visiteurs de profiter du cadre paisible du littoral.

12. Plage d’Aghir
La plage d’Aghir, située sur la côte est de Djerba, est l’une des plus belles étendues de sable de l’île, reconnue pour ses eaux turquoise et son atmosphère sereine. Idéale pour la baignade grâce à ses fonds peu profonds, elle attire aussi bien les familles que les voyageurs en quête de tranquillité. Classée parmi les plus belles plages de Djerba, elle est appréciée pour son environnement naturel préservé et son ambiance détendue.
Cette plage séduit particulièrement par son cadre harmonieux, orienté face à la Méditerranée, où les vagues rythment une atmosphère chaleureuse et envoûtante. Le vent marin dépose une fraîcheur légère, tandis que les teintes bleutées de la mer se mêlent au doré du sable pour créer un paysage d’une grande douceur. Les palmiers qui bordent la plage d’Aghir ajoutent une touche exotique et offrent des zones d’ombre bienvenues lors des journées ensoleillées.

13. Borj El Kastil
Borj El Kastil est une forteresse médiévale située à la pointe du Ras Kastil, sur la côte sud-est de Djerba, à une dizaine de kilomètres d’El Kantara. Érigé au XVe siècle et dominant une zone naturelle aujourd’hui classée, ce vestige impressionnant reflète l’architecture militaire ottomane dans toute sa puissance. Ses murs épais, ses tours de guet et son plan carré de 40 mètres de côté témoignent de sa vocation défensive, pensée pour protéger l’île des menaces extérieures et surveiller les voies maritimes.
Son histoire est toutefois bien plus ancienne : construit vers 1289 par le conquistador aragonais Roger de Lauria près de la cité antique de Meninx, l’édifice portait alors le nom de Castello. Il fut repris par les habitants de l’île en 1335, puis restauré successivement par le sultan hafside au XVe siècle, par les ottomans au XVIe siècle et par Hammouda Pacha Bey au XVIIe siècle.
Aujourd’hui, le Borj, visible uniquement de l’extérieur, continue de fasciner par son ampleur et son emplacement exceptionnel face à la Méditerranée. À proximité immédiate se trouve le sanctuaire de Sidi Marcil, lieu de dévotion où certaines femmes viennent encore prier pour la fertilité. Classé monument historique depuis 2000 par l’Institut national du patrimoine, Borj El Kastil s’impose comme un témoin majeur de l’histoire insulaire.

14. Les ateliers de Dar Jilani
Les ateliers de Dar Jilani sont un incontournable à ne pas louper. Au travers d’une maison traditionnelle, Dar Kilani a créé un repaire d’artistes dans lequel le mot art revêt tout son sens.
| Il s’agit d’un des endroits phares à visiter sur l’île de Djerba. Son téléphone est le 00 216 97 28 96 12 ; son adresse se trouve sur la route de la zone touristique de Houmt souk au kilomètre 3, à côté de la résidence Hekma. Les réservations peuvent se faire sur le : jilani.zerria@gmail.com |
Ecologiste dans l’âme, l’entièreté de la propriété a été conçue par le propriétaire en récupérant des matériaux dont les habitants n’avaient plus l’utilité. Et les économies réalisées ont été intégralement redistribuées aux ouvriers qui ont pu toucher de bien meilleurs salaires pour nourrir leur famille.
Dar Jilani apprécie d’emmener les visiteurs dans ses ateliers dans lesquels il les convie à une représentation de son art. Sur les murs sont ainsi exposées de nombreuses oeuvres, qui donnent à l’ensemble un côté artistique unifié.

15. Plage de la Seguia
La plage de la Seguia, nichée entre Aghir et Ras Lalla Hadria, est un havre de tranquillité apprécié de ceux qui souhaitent échapper à l’agitation des zones plus fréquentées. Malgré sa facilité d’accès et sa popularité croissante, elle surprend par son calme et sa douceur, même en haute saison. Ce littoral préservé séduit par son sable fin, sa brise légère et une atmosphère profondément apaisante, parfaite pour une journée en harmonie avec la nature.
Les eaux calmes et les vents constants de la plage de la seguia en font un lieu prisé des amateurs de sports nautiques, notamment de kitesurf. Le ciel s’anime alors de cerfs-volants colorés tandis que les sportifs glissent sur les vagues, offrant un spectacle dynamique aux curieux. Son grand parking gratuit, situé à proximité directe, facilite l’accès et renforce l’attrait de cette plage pour les visiteurs.

16. La cantine de Chalmun
La cantine de Chalmun, installée à Ajim sur l’île de Djerba, est un lieu mythique pour les passionnés de Star Wars. Ce bâtiment authentique a servi de décor à l’iconique scène de la cantina de Mos Eisley dans Un nouvel espoir, où Luke Skywalker et Obi-Wan rencontrent pour la première fois Han Solo et Chewbacca. Ce moment décisif pour la saga a transformé cet endroit discret en destination incontournable pour les visiteurs.
Dans l’univers de la saga, la cantine de Chalmun n’était pas qu’un simple bar, mais un refuge ancien construit pour se protéger des Tuskens, devenu au fil du temps un repaire d’activités douteuses, typiques des planètes reculées de la bordure extérieure.
Régulièrement fréquentée par Han Solo et Chewbacca, et occasionnellement par le mystérieux Ben Kenobi, la cantine de Chalmun incarne parfaitement l’esprit de Mos Eisley : brut, vivant et imprévisible. Sa façade toujours visible aujourd’hui offre un voyage direct vers les coulisses du tournage de 1976 et témoigne du lien singulier entre Djerba et la galaxie imaginée par George Lucas.

17. La maison de Ben
La maison de Ben, située à environ trois kilomètres au nord d’Ajim sur la route menant à Sidi Jemour, est l’un des sites les plus emblématiques du tournage de Star Wars à Djerba. Ancienne maison de pêcheur, elle fut immortalisée dans le film : Un nouvel espoir comme la demeure où Ben Kenobi révèle à Luke Skywalker sa véritable identité de Jedi.
Dans la saga, la maison de Ben représente bien plus qu’un simple décor. Elle symbolise l’initiation de Luke, le passage du savoir entre générations de Jedi et le premier pas vers une aventure qui transformera la destinée de la galaxie. Pour de nombreux fans, pénétrer ce lieu revient à ressentir l’un des moments fondateurs de l’univers créé par George Lucas.
Devenue un véritable lieu de pèlerinage cinématographique, la maison de Ben attire aujourd’hui des visiteurs du monde entier. Soucieuses de préserver son aspect d’origine, les autorités locales veillent à son entretien régulier.
18. La mosquée Sidi Jmour
La mosquée Sidi Jmour, située plus au nord sur la côte d’Ajim, est un autre site majeur du tournage de Star Wars. Nichée face à une plage dominée par une petite falaise, elle offre un cadre paisible où les habitants viennent pêcher, naviguer en barque ou se promener à cheval.
À quelques mètres se trouve le marabout de Sidi Jemour, lieu de pèlerinage religieux qui servit lui aussi de décor lors du tournage de 1976. Deux scènes du film : Un nouvel espoir y furent réalisées : une scène coupée située à Anchorhead, et l’arrivée de Luke et Ben en speeder à Mos Eisley. Ces prises de vue confèrent au site une double dimension, à la fois culturelle et cinématographique.

19. Ajim
Ajim, située au sud-ouest de l’île de Djerba, est une ville de plus de 24 000 habitants qui s’étend sur 119 km². Ancien port prospère, elle a longtemps vécu du commerce maritime et de la pêche, dont on retrouve encore les traces dans son port de pêche, ses ruelles étroites et ses maisons traditionnelles blanchies à la chaux. Juché au-dessus de la baie, un vieux fort rappelle le rôle stratégique qu’occupait la ville dans les échanges entre Djerba et le continent. Ajim est aussi réputée pour sa cuisine de fruits de mer, ses plages paisibles et son ambiance authentique, loin des zones touristiques plus fréquentées de l’île.
Sa position géographique est exceptionnelle : elle est la ville la plus proche du continent, séparée par le canal d’Ajim, large d’environ 2,5 kilomètres. Ce bras de mer, traversé par des oueds parfois impétueux et abritant la fosse marine de 54 mètres appelée fosse d’Ajim, est relié à la ville par le célèbre Bac Ulysse. Aux alentours, deux îlots inhabités : Guettaia El Baharia (ou El K’bira) et Guettaia Gueblia (ou Es’ghira), contribuent au caractère singulier du paysage littoral. Ajim est également entourée de petites localités comme Mazrane, Kh’nenssa ou Houmt Guebline.
Ajim est mondialement connue pour avoir servi de décor à l’épisode IV de Star Wars. De nombreux lieux de tournage sont encore visibles, notamment la maison d’Obi-Wan Kenobi (Old Ben’s Hermitage), la cantina de Mos Eisley, la mosquée Limes, la mosquée Etouil (ou Bezine), la mosquée Boubarnos, le petit souk, ou encore Haddad City.

20. Le phare de Bordj Djillidj
Situé au nord-ouest de l’île de Djerba, le phare de Bordj Djillidj s’élève depuis la côte non loin de Houmt Souk et du village de Mellita. Ce phare, placé sous l’autorité du Service des Phares et Balises de la République Tunisienne, prend place au sein d’un ancien fort construit au XVIᵉ siècle, témoignant du passé militaire de cette portion du littoral. Sa présence marque un point de repère essentiel pour la navigation autour de l’île.
Le phare actuel, mis en service en 1895, se distingue par sa tour octogonale blanche, surmontée d’une galerie et d’une lanterne noires. D’une hauteur de douze mètres, il repose sur une bâtisse de gardiens à deux étages intégrée à la forteresse d’origine. Sa portée lumineuse, signalée par un éclat rouge toutes les quatre secondes, atteint seize kilomètres grâce à une hauteur focale de seize mètres au-dessus du niveau de la mer, assurant la sécurité maritime dans cette zone très fréquentée.
L’environnement du phare de Bordj Djillidj conserve l’atmosphère brute et authentique de la côte djerbienne. À l’ouest de l’aéroport International de Djerba-Zarzis, l’édifice domine une façade maritime rythmée par les vents et les mouvements du large. Les pierres anciennes du fort se conjuguent harmonieusement avec la structure plus récente du phare, créant un ensemble architectural unique qui illustre les transformations successives du site.

21. Djerbahood
Dans le village millénaire d’Erriadh, aussi appelé Harra Sghira, le projet Djerbahood transforme l’architecture traditionnelle de Djerba en un musée à ciel ouvert. Lancée en 2014 par la Galerie Itinerrance de Paris, cette manifestation artistique rassemble plus de 150 artistes issus d’une trentaine de nationalités. Le village, choisi pour son charme intemporel, accueille désormais plus de 250 œuvres créées in situ, intégrées avec finesse à ses ruelles et à ses façades.
Djerbahood constitue une expérience immersive où art contemporain et héritage local se rencontrent harmonieusement. Les artistes, parmi lesquels Invader, David De La Mano, Shepard Fairey, B-Toy, Manolo Mesa, Nilko, Dabro ou Add Fuel, adaptent leurs œuvres aux matériaux, à la lumière et aux volumes des maisons traditionnelles appelées houchs. Certaines réalisations sont même le fruit de collaborations avec des artisans djerbiens, renforçant la dimension humaine du projet.
L’impact de Djerbahood dépasse largement le simple champ artistique. Les habitants, initialement réservés, participent désormais activement à l’aventure, offrant leurs murs aux artistes et intégrant les œuvres dans leur quotidien. L’initiative apparaît ainsi comme un vecteur de préservation et de valorisation de l’architecture et de la culture insulaires.

22. Midoun
Située au nord-est de Djerba, Midoun est la seconde ville de l’île et l’un de ses centres touristiques majeurs. Forte d’une population dépassant les 63 000 habitants, elle jouit d’un emplacement privilégié à proximité de la plus vaste zone hôtelière de Tunisie. Ses paysages mêlent menzels traditionnels, jardins verdoyants et oliveraies, offrant un cadre naturel particulièrement harmonieux et représentatif de l’identité djerbienne.
L’histoire de Midoun se reflète à travers plusieurs sites emblématiques, parmi lesquels le fort Ghasi Mustapha, ouvrage du XVIᵉ siècle bâti à l’origine par les Espagnols. Surplombant la côte, il dévoile une architecture militaire impressionnante et conserve les traces des épisodes historiques ayant marqué l’île. Lieu de légendes, le fort est souvent associé aux récits de pirates méditerranéens, ce qui ajoute un charme particulier à sa visite.
La ville se distingue également par son atmosphère vivante et ses activités variées. Le marché de Midoun, véritable institution locale, attire habitants et voyageurs autour de produits frais, d’artisanat, de poteries, de bijoux et de souvenirs divers. À proximité, plusieurs points d’intérêt complètent la découverte : la mosquée Fadhloun, le site antique de Henchir Bourgou, la plage Seguia, les animations de Fantazia, ainsi que des ateliers de poterie contribuant à perpétuer les savoir-faire traditionnels.




