Les 15 incontournables de l’Oise

Sommaire

Au travers de cet article que nous avons voulu le plus complet possible, nous avons souhaité vous présenter tous les lieux d’intérêts de l’Oise, ceux que vous devez absolument voir, ceux qui représentent son essence même. Certains d’entre eux sont évidents et connus de tous, mais d’autres sont des trésors cachés qui méritent d’être parcourus. C’est pour cette raison que nous espérons que cet article, l’un des plus complets disponible sur Internet, qui vous présente les incontournables de l’Oise vous aidera à découvrir ce territoire magnifique.

L’Oise qui fait partie de la région Hauts-de-France est le département non francilien le plus proche de la capitale, avec plusieurs communes situées à moins de 40 kilomètres de Paris.

Il est limitrophe des départements de la Somme, de l’Aisne, de Seine-et-Marne, du Val-d’Oise, de l’Eure et de la Seine-Maritime.

Découvrez les incontournables du Parc Astérix

Constitué de forêts à perte de vue nichés dans un écrin de verdure et une gastronomie fine et authentique, l’Oise s’est développé suivant un tourisme vert, éco-responsable en étant un des départements français les plus à la pointe dans la préservation de son patrimoine environnemental et architectural.

1. Le palais de Compiègne

Situé à Compiègne, le palais actuel a été édifié par Charles V vers 1374. En 1358, alors qu’il n’est encore que régent du royaume, il réunit à Compiègne, dans l’ancien palais carolingien, les états généraux et décide alors de bâtir un nouveau palais sur un terrain qu’il rachète en 1374 aux religieux de Saint-Corneille, à qui Charles le Chauve l’avait vendu. C’est ce palais qui, agrandi au fil des siècles, va donner naissance au palais actuel même s’ils n’en subsistent que quelques vestiges, ayant été rénovés au fil du temps par les monarques qui se sont succédés ainsi que par Napoléon 1 er.

Le château dont l’entrée coûte 7 euros se trouve à la Place du Général de Gaulle, 60200 Compiègne ; les renseignements peuvent être demandés au 03.44.38.47.00 ou sur leur site Internet

Le palais, outre son intérêt architectural comporte 3 musées. Le musée du Second Empire est dédié à la période du Second Empire en France, sous le règne de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie. Les visiteurs peuvent découvrir des salles richement décorées, des objets d’art, des meubles et des souvenirs de cette époque fascinante de l’histoire française.

Le musée de la Voiture présente quant à lui une impressionnante collection de voitures anciennes, allant du XIXe au XXe siècle. Les visiteurs peuvent admirer des véhicules historiques, des calèches royales, des voitures de cérémonie et des voitures de sport, offrant un aperçu de l’évolution de l’industrie automobile.

Le musée de la Figurine Historique présente une collection de figurines historiques en plomb, représentant des personnages célèbres de l’histoire de France et d’ailleurs.

La palais comporte également un grand parc dans lequel il est possible de se promener. En outre, son accès est libre.

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2. La forêt de Compiègne

La Forêt de Compiègne est l’une des plus vastes et des plus anciennes forêts domaniales du pays.

S’étendant sur environ 14 700 hectares, elle offre un véritable havre de nature et de biodiversité au cœur de la région Hauts-de-France.

Cette forêt est réputée pour ses paysages variés, composés de grandes étendues boisées, de clairières verdoyantes, de cours d’eau sinueux et de sentiers forestiers propices à la randonnée.

La Forêt de Compiègne est également chargée d’histoire, ayant servi de terrain de chasse pour les rois de France dès le Moyen Âge. Elle abrite également des vestiges historiques remarquables, tels que l’ancienne clairière de l’Armistice où a été signé l’Armistice de 1918 mettant fin à la Première Guerre mondiale.

Les visiteurs peuvent profiter de nombreuses activités au sein de la forêt, notamment la randonnée pédestre, le VTT, l’observation de la faune et de la flore, ainsi que la pratique de sports équestres.

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3. Le château de Pierrefonds

Ayant moins de 2000 habitants, la petite ville qui ne manque pas de charme est surtout connu pour son château imposant, à la lisière sud-est de la forêt de Compiègne, au nord de Paris. Le château de Pierrefonds présente la plupart des caractéristiques de l’ouvrage défensif du Moyen Âge. Il fut reconstruit par Viollet-le-Duc au XIX ème siècle, qui y entreprit également d’importants travaux de décoration et de création de mobilier.

Le château se trouve au Rue Viollet le Duc, 60350 Pierrefonds ; les renseignements peuvent se faire sur le site Internet de l’établissement. L’entrée coûte 8 euros pour les adultes.

Le château présente la particularité d’être un château idéalisé, c’est à dire un château qui ne reprend aucun des codes de construction de son époque, Viollet-le-Duc ayant décidé de lui donner des caractéristiques propres aux châteaux de plusieurs époques.

Dans la crypte du château, il est possible d’assister à un spectacle unique ; baignés de lumières, les représentations en pierre des figures historiques semblent prendre vie ; un petit spectacle de son et de lumière amène un côté frissonnant garanti. Le bal des gisants, nom donné à l’exposition permanente  porte bien son nom.

4. L’abbaye de Chaalis

L’abbaye royale de Chaalis est une ancienne abbaye cistercienne située au centre de la forêt d’Ermenonville, face à la Mer de sable, à environ quarante kilomètres au nord-est de Paris.

L’abbaye se trouve dans la ville de Fontaine-Chaalis ; les renseignements peuvent être demandés au 03 44 54 04 02 ou sur le site Internet de l’établissement. 

Elle est fondée en 1136 par le roi de France Louis VI et confiée aux moines de l’abbaye de Pontigny. Une abbatiale de grande dimension est construite au début du XIII ème siècle et bénéficie de dons considérables ce qui lui permet de devenir un centre économique et intellectuel important.

À la suite de sa vente comme bien national pendant la Révolution et de la destruction de l’abbatiale, le domaine est transformé au XIXe siècle en résidence de chasse. Nélie Jacquemart, grande collectionneuse et dernière propriétaire du domaine, le lègue à l’Institut de France avec les œuvres d’art qui y sont conservées.

L’abbaye présente une architecture remarquable mêlant différents styles, du gothique au baroque. Les visiteurs peuvent admirer les vestiges de l’église abbatiale, le cloître, la salle capitulaire et d’autres éléments architecturaux qui témoignent de la grandeur passée de l’abbaye.

5. La ville de Senlis

La ville de Senlis est une ville chargée d’histoires. De fondation antique, la ville peuplée de 15 000 habitants conserve un riche patrimoine et possède plusieurs musées. La vieille ville est constituée d’un ensemble de maisons et ruelles anciennes composées de remparts gallo-romains et médiévaux. L’ensemble a été préservé par la création en 1962 d’un secteur sauvegardé de quarante-deux hectares.

Parmi les incontournables, la cathédrale et le palais royal, du moins les vestiges qui en restent et qui sont librement accessibles au public.

6. Le domaine de Chantilly

À l’exception du « Petit Château », construit au  XVIe siècle par Jean Bullant, le château actuel est une reconstruction du XIXe siècle sur des plans de l’architecte Honoré Daumet pour l’avant-dernier fils du roi Louis-Philippe Ier, Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822-1897), héritier du domaine, qui y installa ses collections de peintures, de dessins et de livres anciens et légua le tout à l’Institut de France, sous le nom de musée Condé.

Le château bénéficiant d’une protection au titre des monuments historiques depuis 1988 occupe l’emplacement d’une forteresse médiévale. « Les Grandes Écuries », construites de 1719 à 1740, chef-d’œuvre de l’architecte Jean Aubert. La ville de Chantilly s’est ainsi développée à l’ouest du château pendant et après la Révolution française.

L’entrée coûte 17 euros par personne ; le château se trouve au  7 rue du connétable et il est joignable au 03 44 27 31 64.

A l’entrée Nord du château, il est possible de découvrir plusieurs salles à travers de deux chemins principaux :

Le premier chemin mène vers la galerie des cerfs ayant servi d’antan de salle à manger ; autour d’une grande table, de nombreuses tapisseries attirent les regards. La galerie des cerfs permet de rejoindre la galerie de Peinture où des dizaines de tableaux majestueux sont accrochés.

L’autre chemin permet de découvrir, outre de belles salles correctement aménagées, la bibliothèque du château et ses nombreuses collections d’ouvrages anciens.

Situées dans le petit château, les grands appartements conservent en partie les aménagements du château du XVIIIe siècle ; les pièces doivent être arpentées pour traverser le château.

Le musée est impressionnant ; placés de la sorte, les objets remplissent et comblent les espaces de manière judicieuse ; les collections sont impressionnantes et rassemblent la deuxième collection de peintures d’avant 1850 la plus pléthorique après le Louvre. 800 peintures sont possédées par le château dont 500 sont exposées de manière permanente.

Mais les extérieurs ne sont pas en reste ; le parc est tout bonnement unique.

Afin de découvrir le parc de manière ludique et exceptionnelle, vous pouvez  réserver une promenade en cheval dans le parc du château ; l’entreprise qui propose ce genre de prestations inoubliables s’appelle l’espace équestre Henson et il se situe au 34 rue des cascades à Chantilly ; plus de renseignements sont disponibles au 06 48 10 51 45 ou sur le site Internet de l’écurie.

Le parc est doté d’une superficie de 115 hectares, il est le résultat de plusieurs créations : le jardin à la française dessiné par André Le Nôtre au XVIIe siècle, le jardin anglo-chinois au XVIIIe siècle et le jardin anglais au XIXe siècle.

7. Le parc Astérix

Le parc Astérix est situé sur la commune de Plailly, dans le département de l’Oise à une trentaine kilomètres de Paris. Il se rejoint en empruntant l’autoroute A1 direction Lille et en prenant la sortie directe Parc Astérix entre les sorties 7 et 8. L’autoroute entre Paris et le Parc Astérix est gratuite.

Le tarif pour un adulte est de 51 euros, ce tarif passant à 43 euros pour les enfants de 3 à 11 ans. Le tarif parking est de 15 euros. A partir de 14 heures, le tarif passe à 36 euros pour les adultes et les enfants.

Afin de bénéficier d’un accès rapide aux attractions les plus emblématiques du parc, en empruntant les voies réservées, un pass rapidus est disponible. Il permet d’avoir accès à une seule reprise aux attractions : Pégase Express, OzIris, Menhir Express, Tonnerre de Zeus, la Trace du Hourra, le Grand Splatch, Oxygénarium et Goudurix

Le pass rapidus coûte trente euros en plus du billet d’entrée s’il est acheté au guichet et 25 euros sur le site Internet. Pour obtenir un pass rapidus illimité qui donne un accès privilégié illimité à ces attractions, il faut compter 69 euros.

Le parking coûte 15 euros. 

L’entrée dans le parc permet d’apercevoir une estrade sur laquelle à tour de rôle, Astérix et Obélix se laissent prendre en photo avec jeunes enfants, puis une allée constituée de nombreux magasins.

8. La fromagerie Picarde

Si l’Oise est une formidable terre gastronomique, elle possède également sur ses terres un fromager dont la notoriété dépasse les frontières du département : la fromagerie picarde.

La fromagerie se nomme Fromagerie fermière de la chapelle Saint-Jean. Elle se trouve au 2 rue Alexis Maillet Choqueuse dans la ville de Grémévillers ; elle est joignable au 03 44 82 41 47.

Spécialisée dans la production artisanale de fromages, cette fromagerie offre une variété de produits laitiers locaux et régionaux.

Les fromages constitués seront affinés et une fois l’affinage terminé, ils sont placés dans des caves où après plusieurs mois, ils pourront être dégustés.

Les fromages particuliers dits au foin sont quant à eux, placés dans une cave spéciale, entourée de foin qui leur donnera une saveur inimitable.

9. Les Carrelages Saint Samson

L’entreprise « Les Carrelages Saint Samson » est une société spécialisée dans la vente de carrelage et de revêtements de sols et de murs.

Le site ouvert aux visites est joignable au 03 44 82 40 22. Plus de renseignements sont disponibles sur le site Internet de la structure.

Avec minutie, les employés prennent le temps d’effectuer des démonstrations pour les groupes qui souhaitent découvrir ce travail artisanal où la finesse et la force vont de pair pour donner naissance à des produits reconnus dans le monde entier.

10. Le musée de la Nacre

Abrité dans une ancienne usine du XIXe siècle, le Musée s’efforce de conserver et de mettre en scène un artisanat local autrefois florissant. 

Le musée de la Nacre est un musée unique. Il se trouve au 51 Rue Roger Salengro, dans la ville de Meru. Les réservations et informations peuvent se faire au 03 44 22 61 74.

Les métiers de boutonnier et de tabletier furent porteurs d’une tradition ancestrale du travail de la nacre et de matières semi-précieuses (corne, écaille, ivoire, os, bois exotiques entre autres.)

En visitant le musée, il est possible de découvrir le fonctionnement d’une machine à vapeur ; dans une autre salle de nombreux ateliers qui expliquent la fabrication d’un bouton de fidèlement reconstitué et activé.

 A l’étage, les salles d’exposition présentent de superbes pièces de collection tels que : éventails et objets de tabletterie présentés dans des meubles de découverte ludiques.

 11. Les jardins du peintre Van Beek

Considéré comme le plus beau jardin privé de France, le jardin du peintre Van Beek est un véritable paradis naturel qui a nécessité plusieurs décennies de travail minutieux pour le faire sortir de terre et lui donner sa forme actuelle.

L’entrée coûte sept euros. Les jardins se trouvent dans le village de Saint-Paul, au 4 rue des Auges.

Le jardin offre une atmosphère éclectique et poétique, mêlant harmonieusement des éléments naturels, des œuvres d’art et des espaces de contemplation.

Les visiteurs peuvent découvrir une grande variété de plantes, de fleurs, d’arbres et de sculptures disséminés à travers le jardin, créant ainsi un univers singulier et enchanteur.

Il est possible également de découvrir l’atelier du peintre.

12. La ville de Gerberoy

Situé à l’Ouest du département, la ville de Gerberoy est classé parmi les plus beaux villages de France.

Le village appelé au travers d’un titre honorifique : « ville » valorise le patrimoine du département au travers de ses maisons à colombage qui ont pour spécificité de toutes posséder un rosier, qui fleuri en ces périodes estivales donne au village tout entier un côté anachronique fort visuel.

La ville possède une belle église ainsi que le jardin des Ifs, un jardin magnifique conçu en oeuvre d’art.

13. Mémorial de l’Armistice

Le mémorial de l’Armistice, situé au cœur de la forêt de Compiègne est un musée qui occupe une place majeure dans l’histoire nationale. Dans la clairière de Rethondes, fut signé, le 11 novembre 1918 à 5 h 15, l’armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale. Le lieu fut choisi par le Maréchal Foch pour son caractère discret, afin d’éviter toute humiliation publique de la délégation allemande. Le célèbre wagon-restaurant 2419D, appartenant à la Compagnie internationale des wagons-lits et réquisitionné par l’armée française en septembre 1918, devint le cadre solennel de cette rencontre décisive.

De 1922 à 1927, le wagon fut exposé dans la Cour des Invalides à Paris, avant d’être transféré dans la clairière originelle, où un abri-musée fut construit grâce au mécénat de Arthur Henry Fleming. Ce lieu de mémoire connut un nouvel épisode tragique en juin 1940, lorsqu’Adolf Hitler ordonna que l’armistice franco-allemand soit signé dans le même wagon, dans une volonté délibérée d’humiliation. Le wagon et les monuments furent ensuite transférés en Allemagne, et la clairière détruite, seule la statue du Maréchal Foch étant préservée.

Après la guerre, le mémorial fut reconstruit à l’identique en 1950. Un wagon de la même série : le 2439D, fut installé et aménagé avec le mobilier d’origine sauvé en 1940.

Agrandi à plusieurs reprises, notamment en 1992 et en 2018, le musée propose aujourd’hui une scénographie moderne, enrichie d’objets, d’uniformes, d’armes et de témoignages.

14. Beauvais

Beauvais, ville-préfecture du département de l’Oise, s’inscrit au cœur de la région historique de Picardie, aujourd’hui intégrée aux Hauts-de-France. Installée sur le plateau picard, au bord du Thérain, la ville conjugue héritage médiéval, patrimoine religieux et dynamisme contemporain. Les Beauvaisiens bénéficient d’un centre-ville ponctué de repères touristiques intégrés au pavage, guidant les visiteurs à travers les vestiges préservés malgré les destructions de 1940.

Le monument emblématique de la ville demeure la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais, chef-d’œuvre du gothique, célèbre pour posséder le chœur le plus haut du monde. Commencée au XIIIe siècle, sa construction fut marquée par des interruptions, des effondrements et des choix architecturaux audacieux qui expliquent l’absence de nef complète. Classée monument historique dès 1840, elle fait l’objet de travaux constants de restauration, garantissant la pérennité de cet édifice hors norme.

À proximité se trouvent des édifices majeurs du patrimoine religieux, tels que l’église Notre-Dame-de-la-Basse-Œuvre, vestige de la cathédrale primitive, l’église Saint-Étienne avec ses vitraux remarquables, ou encore l’église Notre-Dame de Marissel, immortalisée par Camille Corot. Les vestiges de l’abbaye Saint-Lucien et de l’abbaye Saint-Quentin rappellent également l’importance spirituelle de Beauvais dès le haut Moyen Âge.

Le patrimoine civil est tout aussi riche. L’hôtel de ville de Beauvais, édifié au XVIIIe siècle, fait face à la statue de Jeanne Hachette, héroïne locale symbole de la résistance de la ville. Le musée départemental de l’Oise, installé dans l’ancien palais épiscopal de Beauvais, conserve des collections variées retraçant l’histoire et l’art du territoire. Non loin, la maladrerie Saint-Lazare de Voisinlieu constitue l’un des ensembles hospitaliers médiévaux les mieux conservés d’Europe occidentale.

La tradition artistique de Beauvais s’exprime pleinement à travers la tapisserie. La galerie nationale de la tapisserie de Beauvais, devenue le Quadrilatère, perpétue cet héritage en associant patrimoine et création contemporaine. Inauguré à proximité de la cathédrale, ce lieu culturel accueille expositions temporaires et projets architecturaux, affirmant la vocation artistique de la ville.

L’horloge astronomique de Beauvais, installée dans la cathédrale, constitue un autre joyau patrimonial. Réalisée au XIXe siècle par Auguste-Lucien Vérité, elle impressionne par ses dizaines de cadrans et ses automates animés lors de la scène du Jugement dernier. Cet ensemble, à la fois scientifique, artistique et religieux, figure parmi les plus remarquables horloges astronomiques d’Europe.

Enfin, la vitalité culturelle de Beauvais s’exprime à travers ses équipements modernes : la médiathèque du Beauvaisis, le théâtre du Beauvaisis, le centre des arts du cirque et de la rue La Batoude, le Cinespace, l’Elispace ou encore l’Ouvre Boite.

15. Noyon

Noyon, commune de 12 800 habitants, est située dans le département de l’Oise, au sein de la région des Hauts-de-France. Ancienne cité épiscopale, la ville s’inscrit dans un paysage urbain marqué par l’histoire religieuse, politique et intellectuelle du nord de la France. Installée sur un site occupé dès l’Antiquité, Noyon conserve un centre ancien structuré autour de places, de rues médiévales et d’édifices monumentaux.

Le cœur historique est dominé par la cathédrale Notre-Dame de Noyon, édifiée sur le point le plus élevé de la ville, à l’emplacement de l’ancien castrum du Bas-Empire romain. Ravagée par un incendie en 1131, l’ancienne cathédrale romane, où furent couronnés Charlemagne puis Hugues Capet, laissa place entre 1145 et 1235 à l’un des tout premiers grands édifices du gothique primitif. Son chevet, sa nef et le parvis Notre-Dame constituent un ensemble architectural majeur de l’histoire médiévale française.

Au nord de la cathédrale s’étend le quartier canonial, composé des anciennes maisons de chanoines reconstruites aux XVIIe et XVIIIe siècles, du réfectoire du XIIIe siècle, de la bibliothèque du chapitre, remarquable édifice à pans de bois du début du XVIe siècle, ainsi que de l’officialité. Cet ensemble témoigne de l’organisation religieuse et intellectuelle de la cité canoniale.

Au sud se développe le quartier épiscopal, comprenant la chapelle privée de l’évêque, rue Charles-de-Gaulle, datant du XIIe siècle, et l’ancien palais épiscopal, entièrement réaménagé en 1996. Il abrite aujourd’hui le musée du Noyonnais, dont les parties les plus anciennes remontent à la fin du XIIe siècle et présentent l’histoire locale, l’archéologie et le patrimoine religieux de la ville.

Le patrimoine civil de Noyon est particulièrement riche. L’hôtel de ville de Noyon, édifié au XVIe siècle dans le style gothique flamboyant, conserve l’évangéliaire de Morienval. La place du Marché accueille la fontaine du Dauphin, érigée en 1771 pour commémorer le mariage du futur Louis XVI avec Marie-Antoinette. La rue Corbault, la place Aristide-Briand et la rue de Paris concentrent de nombreux édifices anciens.

Plusieurs hôtels particuliers témoignent de la prospérité urbaine des XVIIIe et XIXe siècles, notamment l’hôtel Arnette de la Charlonny, les demeures des rues de Paris et Saint-Éloi, l’hôtel du 54 boulevard Carnot, l’hôtel du 12 rue de Gruny et l’hôtel du 18 rue de Grèce. À ces ensembles s’ajoutent des éléments du patrimoine industriel et social, comme la cité ouvrière de l’ancienne fonderie Muller Roger et Cie, les abattoirs municipaux, l’ancien moulin du chapitre, dit moulin d’Wez, ou encore la briqueterie du Mont Saint-Siméon.

La ville conserve également un important patrimoine religieux secondaire, avec l’église Notre-Dame de Tarlefesse, l’église Sainte-Marie-Madeleine, la chapelle de l’hôpital, ainsi que les vestiges de l’ancienne abbaye Saint-Éloi de Noyon et de l’abbaye Saint-Barthélemy de Noyon, aujourd’hui détruite. Le musée Jean-Calvin, construit entre 1927 et 1930 à l’emplacement présumé de la maison natale du réformateur, rappelle le rôle majeur de Jean Calvin dans l’histoire intellectuelle européenne.

Enfin, la mémoire contemporaine est présente à travers le monument aux morts de la guerre de 1870, la nécropole nationale de Noyon et le cimetière militaire britannique de Noyon, qui inscrivent la ville dans l’histoire des conflits modernes.

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