Au travers de cette fiche pays que nous avons voulue la plus complète possible, nous avons souhaité présenter toutes les informations importantes pour préparer son voyage au Burundi, en les regroupant au sein d’une même partie. Vous trouverez ainsi dans cet article, une brève présentation du pays, la monnaie utilisée, la météo annuelle et du jour, le climat, les informations administratives, le décalage horaire ainsi que l’heure au moment de la consultation, l’état des routes, de la sécurité et un historique pour tout savoir du pays dans lequel vous allez vous rendre.
1. Brève présentation
Le Burundi est un petit pays enclavé d’Afrique de l’Est, situé dans la région des Grands Lacs.

2. Monnaie
La monnaie officielle du Burundi est le franc burundais (BIF).
3. Religion
La majorité de la population du Burundi pratique le christianisme, principalement le catholicisme et le protestantisme, bien que les traditions religieuses indigènes restent également importantes.
4. Frontières
Le Burundi partage ses frontières avec le Rwanda au nord, la Tanzanie à l’est et au sud, et la République démocratique du Congo à l’ouest.
5. Capitale
La capitale du Burundi est Bujumbura, située sur les rives du lac Tanganyika, dans le sud-ouest du pays.
6. Langues
Le kirundi et le français sont les deux langues officielles du Burundi. Le swahili est également largement utilisé.
7. Météo

8. Coût de la vie
Le coût de la vie au Burundi est significativement inférieur à celui de la France, avec un écart estimé à environ 60 à 70 % moins cher pour la plupart des biens et services courants.
9. Climat
Le Burundi bénéficie d’un climat équatorial modéré, caractérisé par des températures chaudes et humides dans les basses terres et des températures plus fraîches dans les régions montagneuses. Les précipitations varient selon les saisons, avec une saison des pluies de février à mai et une saison sèche de juin à septembre.
10. Visa
Un visa est obligatoire pour entrer sur le territoire burundais. La demande doit être effectuée auprès des représentations diplomatiques et consulaires du Burundi en France. Le délai de délivrance du visa peut atteindre plusieurs semaines. La durée maximale du visa est d’un mois. Une demande de prolongation peut être sollicitée sur place auprès des autorités.
A leur arrivée au Burundi, tous les résidents non burundais et les touristes de passage doivent obligatoirement s’enregistrer auprès de la Police de l’Air, des Frontières et des Étrangers.
Si vous résidez dans un pays où le Burundi n’a pas de représentation diplomatique, il convient de solliciter votre visa auprès de l’ambassade du Burundi la plus proche de votre pays de résidence. Dans ce cas, les autorités burundaises ont également ouvert la possibilité d’octroyer des autorisations d’entrée à l’arrivée.
Pour tout renseignement, plus d’informations peuvent être trouvées sur le site Internet officiel des autorités.
11. Décalage horaire
Au Burundi, le décalage horaire par rapport à la France varie en fonction de la période de l’année, en particulier lors du passage à l’heure d’été et à l’heure d’hiver.
En été, lorsque la France applique l’heure d’été (CEST – Heure d’été d’Europe centrale), le décalage horaire entre le Burundi et la France est généralement d’une heure de plus pour le Burundi. Par exemple, s’il est 12h00 à Paris (CEST), il est 13h00 à Bujumbura.
En hiver, lorsque la France revient à l’heure standard (CET – Heure normale d’Europe centrale), le décalage horaire entre le Burundi et la France devient de deux heures. Pour illustrer, s’il est 12h00 à Paris (CET), il est 14h00 à Bujumbura.
12. Historique
Le Burundi, situé au cœur de l’Afrique de l’Est, possède une histoire riche et complexe qui remonte à des milliers d’années. Cette nation enclavée est marquée par une combinaison de traditions, de luttes politiques et de diversités ethniques qui ont façonné son identité au fil du temps.
Les premiers habitants du Burundi étaient des peuples autochtones qui ont laissé des traces de leur présence à travers des sites archéologiques, des outils en pierre et des vestiges d’anciens villages. Ces premiers habitants ont été progressivement assimilés ou ont coexisté avec les arrivées ultérieures de groupes ethniques, dont les Hutus, les Tutsis et les Twa, qui forment la mosaïque ethnique actuelle du Burundi.
Au cours du XVIe siècle, des royaumes hutus et tutsis ont commencé à émerger dans la région, avec des structures politiques et sociales complexes. Parmi les royaumes les plus célèbres figurait le royaume du Burundi, réputé pour sa structure administrative sophistiquée et son système de monarchie divine. Les rois, appelés « mwami », régnaient sur des sociétés hiérarchisées, où les Tutsis étaient généralement les élites dominantes.
L’arrivée des explorateurs européens au XIXe siècle a marqué le début de l’interaction du Burundi avec le monde extérieur. Les missionnaires, les commerçants et les colons ont introduit de nouvelles idées, technologies et structures politiques dans la région. Les Européens ont progressivement étendu leur influence, notamment les Allemands et les Belges, qui ont exercé un contrôle colonial sur la région.
Le Burundi est devenu une colonie allemande à la fin du XIXe siècle, puis est passé sous le contrôle de la Belgique après la Première Guerre mondiale, dans le cadre du mandat de la Société des Nations sur l’Afrique orientale. La colonisation belge a profondément marqué le Burundi, avec l’introduction de politiques discriminatoires basées sur l’ethnie et le renforcement des hiérarchies sociales existantes.
Pendant la période coloniale, les Belges ont favorisé les Tutsis au détriment des Hutus, exacerbant les tensions ethniques qui allaient plus tard hanter le pays. Les divisions ethniques et sociales ont été exploitées pour maintenir le contrôle colonial et ont semé les graines de conflits futurs.
Après la Seconde Guerre mondiale, des mouvements nationalistes ont émergé au Burundi, appelant à l’indépendance et à la fin de la domination coloniale. En 1962, le Burundi a accédé à l’indépendance sous le règne du mwami Mwambutsa IV. La transition vers l’indépendance n’a pas été sans heurts, et le pays a rapidement été confronté à des défis politiques et économiques.
L’indépendance a été suivie de périodes d’instabilité politique, de coups d’État et de conflits ethniques entre les Hutus et les Tutsis. En 1972, le Burundi a été le théâtre d’un génocide brutal, où des dizaines de milliers de Hutus ont été massacrés par les forces gouvernementales tutsies. Cette violence a laissé des cicatrices profondes et a exacerbé les tensions ethniques.
En 1993, le président élu Melchior Ndadaye, un Hutu, a été assassiné lors d’un coup d’État militaire. Cet événement a déclenché une nouvelle vague de violence ethnique, plongeant le pays dans une guerre civile meurtrière qui a duré plusieurs années. Les accords d’Arusha, signés en 2000, ont marqué une étape importante dans la résolution du conflit, en instituant un gouvernement de transition et en ouvrant la voie à des élections démocratiques.
Depuis, le Burundi a fait des progrès vers la stabilisation politique et la reconstruction post-conflit. Cependant, le pays reste confronté à des défis persistants, notamment la consolidation de la paix, la réconciliation nationale, le développement économique et la gestion des tensions ethniques.
13. Sécurité
Le Burundi a connu des périodes d’instabilité politique et sociale, notamment des tensions ethniques et des affrontements politiques, qui ont eu un impact sur la sécurité du pays. Bien que certaines régions du Burundi puissent être considérées comme sûres pour les voyageurs, il est important de prendre en compte certains facteurs de sécurité lors de la planification d’un voyage dans le pays.
Le pays a traversé des périodes de tension politique, en particulier avant et après les élections. Les manifestations politiques et les rassemblements peuvent parfois dégénérer en violence, surtout dans les zones urbaines. Il est conseillé aux voyageurs de se tenir informés de la situation politique et d’éviter les manifestations et les rassemblements politiques.
La criminalité, y compris les vols à la tire, les vols de sacs à main et les vols à main armée, est présente dans certaines parties du pays, en particulier dans les zones urbaines. Les voyageurs doivent être vigilants, éviter de porter des objets de valeur de manière ostentatoire et prendre des précautions supplémentaires la nuit.
Bien que le Burundi n’ait pas été directement touché par des attaques terroristes majeures, la situation régionale et les menaces terroristes dans les pays voisins peuvent présenter un risque pour la sécurité. Les voyageurs doivent rester informés des développements régionaux et suivre les conseils des autorités locales et des organismes de sécurité.
14. Réseau routier
14 A. Routes Principales
Les routes principales reliant les principales villes du Burundi sont généralement en bon état, mais peuvent être étroites et parfois mal éclairées la nuit. Les limitations de vitesse varient sur ces routes, mais elles sont généralement comprises entre 60 et 80 km/h, selon les conditions de la route.
14 B. Routes Secondaires
Les routes secondaires peuvent être plus étroites et moins bien entretenues. Les conducteurs doivent être attentifs aux nids-de-poule, aux routes non revêtues et aux dangers potentiels. Les limitations de vitesse sur les routes secondaires sont généralement plus basses, allant de 40 à 60 km/h.
14 C. Zones Urbaines
Dans les zones urbaines, les routes peuvent être encombrées et chaotiques. Les conducteurs doivent faire preuve de prudence et respecter les limitations de vitesse plus basses, généralement comprises entre 30 et 50 km/h, en raison de la densité du trafic et de la présence de piétons.
15. Les incontournables à ne pas louper
- Parc National de la Kibira: Découverte de la faune et de la flore.
- Lac Tanganyika: Exploration des plages et des activités nautiques.
- Mont Heha: Randonnée et observation de la nature.
- Palais présidentiel de Gitega: Découverte de l’histoire politique du pays.
- Sources du Nil: Lieu mythique et culturellement important.
- Chutes de la Kagera: Paysages naturels spectaculaires.
- Marché Central de Bujumbura: Découverte de l’artisanat local et de la culture.
- Réserves naturelles de la Rusizi: Observations des oiseaux et des animaux sauvages.
- Lac Rwihinda: Observation des oiseaux.
- Cathédrale Regina Mundi de Bujumbura: Visite architecturale et culturelle.
- Réserve de la Ruvubu: Safari et observation de la faune.
- Musée Vivant de Bujumbura: Découverte de l’histoire et de la culture du Burundi.
- Cathédrale de Gitega: Architecture religieuse et spirituelle.
- Randonnée dans les collines de Gitega: Exploration de la nature et de la culture.
- Plages de Bujumbura: Détente et loisirs au bord du lac Tanganyika.
- Musée de l’Homme de Ntega: Découverte de l’histoire précoloniale.
- Fête de l’Indépendance (1er juillet): Célébration nationale.
- Spectacle traditionnel de danse et de musique: Immersion dans la culture locale.
- Marche sur les hauteurs de Muramvya: Randonnée et découverte des paysages.
- Parc National de la Ruvubu: Safari et observation de la faune.



