Au travers de cette fiche pays que nous avons voulue la plus complète possible, nous avons souhaité présenter toutes les informations importantes pour préparer son voyage au Burkina Faso, en les regroupant au sein d’une même partie. Vous trouverez ainsi dans cet article, une brève présentation du pays, la monnaie utilisée, la météo annuelle et du jour, le climat, les informations administratives, le décalage horaire ainsi que l’heure au moment de la consultation, l’état des routes, de la sécurité et un historique pour tout savoir du pays dans lequel vous allez vous rendre.
1. Brève présentation
Le Burkina Faso est caractérisé par une diversité de paysages, comprenant des plaines, des plateaux et des massifs rocheux, ainsi que le désert au nord.

2. Monnaie
La monnaie officielle du Burkina Faso est le Franc CFA (XOF), qui est également utilisé dans plusieurs autres pays de l’Afrique de l’Ouest.
3. Religion
La religion principale au Burkina Faso est l’islam, pratiqué par une majorité de la population. Il existe également des communautés chrétiennes et des pratiques religieuses traditionnelles.
4. Frontières
Le Burkina Faso est un pays enclavé d’Afrique de l’Ouest, bordé par six pays : le Mali au nord, le Niger à l’est, le Bénin au sud-est, le Togo et le Ghana au sud, et la Côte d’Ivoire à l’ouest.
5. Capitale
La capitale du Burkina Faso est Ouagadougou, une ville dynamique et animée, qui sert de centre politique, économique et culturel du pays.
6. Langues
Le français est la langue officielle du Burkina Faso, mais il existe de nombreuses langues locales parlées par les différentes communautés ethniques du pays, telles que le mooré, le dioula, le fulfulde et le bissa.
7. Météo

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8. Coût de la vie
Le coût de la vie au Burkina Faso est considérablement inférieur à celui de la France. Environ, 70% moins élevé.
9. Climat
Le Burkina Faso a un climat tropical avec une saison sèche et une saison des pluies. Les températures peuvent être extrêmes, avec des chaleurs intenses pendant la saison sèche et des précipitations abondantes pendant la saison des pluies, généralement de juin à septembre.
10. Visa
Les voyageurs désirant entrer et séjourner au Burkina Faso doivent être titulaires d’un passeport avec une validité supérieure à six mois à la date de départ.
L’obtention d’un visa est obligatoire pour les ressortissants français.
Depuis le 1er février 2023, les visas d’entrée et de séjour au Burkina Faso sont délivrés prioritairement en ligne via la plateforme « eVisaburkina », disponible sur le site officiel. Les visas électroniques doivent être imprimés et conservés pour présentation à l’arrivée. Plus d’information sur le site du consulat du Burkina Faso à Paris.
Le consulat général du Burkina Faso à Paris- téléphone (+33) 01 53 86 01 00 et courriel : consulat.general.bk@gmail.com est ouvert du lundi au vendredi pour le public désirant obtenir un visa :
- dépôts des demandes : lundi, mercredi et vendredi de 10h00 à 12h00.
- retraits des visas : 72h00 ouvrés après le dépôt de 15h30 à 16h30
Il est possible d’obtenir un visa payant et plus onéreux qu’un evisa, à l’arrivée à l’aéroport international de Ouagadougou, mais il est préférable d’entrer dans le pays en ayant un visa préalablement apposé sur le passeport.
11. Décalage horaire
Le Burkina Faso se trouve dans le fuseau horaire de l’Afrique de l’Ouest (GMT+0). En été, lorsque la France est en heure d’été (CEST – Central European Summer Time), il y a un décalage horaire d’une heure entre la France et le Burkina Faso. En hiver, lorsque la France est en heure standard (CET – Central European Time), le décalage horaire entre la France et le Burkina Faso est de deux heures.
En été, s’il est 12h00 à Paris, il sera 11h00 à Ouagadougou.
En revanche, en hiver, s’il est 12h00 à Paris, il sera 10h00 à Ouagadougou.
12. Historique
Le Burkina Faso, autrefois appelé la Haute-Volta, est un pays d’Afrique de l’Ouest dont l’histoire est marquée par une richesse culturelle et des événements qui ont forgé son identité. Remontant à des milliers d’années, l’histoire du Burkina Faso est un récit fascinant d’anciennes civilisations, de royaumes prospères, de résistance à la colonisation et de lutte pour l’indépendance.
Les premières traces de peuplement au Burkina Faso remontent à la préhistoire, avec des peintures rupestres et des vestiges archéologiques témoignant de la présence humaine dans la région depuis des millénaires. Les populations autochtones, notamment les ethnies Mossi, Bobo, Gurunsi et Sénoufo, ont développé des sociétés agricoles prospères et des systèmes politiques complexes.
Au XIIIe siècle, les royaumes Mossi ont émergé dans la région, fondant un empire puissant qui contrôlait une grande partie du territoire actuel du Burkina Faso. Les Mossi ont établi des structures politiques et sociales sophistiquées, gouvernées par des rois (Mogho Naba) et soutenues par des conseils de chefs.
Au cours des siècles suivants, le territoire du Burkina Faso a été le théâtre de migrations, de conflits et d’alliances entre différents groupes ethniques. Les empires Mossi ont été confrontés à des invasions et à des incursions de la part d’autres peuples, notamment les Songhaï et les Peuls, qui ont contribué à façonner la diversité culturelle du pays.
À l’arrivée des Européens à la fin du XIXe siècle, la région qui est aujourd’hui le Burkina Faso a été progressivement intégrée dans les empires coloniaux français. La colonisation a apporté des changements profonds dans la structure sociale et économique du pays, avec l’introduction de l’économie de plantation et l’exploitation des ressources naturelles.
La Haute-Volta, comme elle était alors appelée, est devenue une colonie française en 1896, intégrée à l’administration de l’Afrique-Occidentale française (AOF). Pendant la période coloniale, les autorités françaises ont imposé leur autorité à travers le territoire, établissant des postes administratifs, des plantations et des infrastructures.
La lutte pour l’indépendance s’est intensifiée au cours du XXe siècle, avec l’émergence de mouvements nationalistes et de partis politiques cherchant à mettre fin à la domination coloniale. Des figures emblématiques telles que Maurice Yaméogo ont milité pour la souveraineté du pays et l’émancipation de son peuple.
En 1960, la Haute-Volta accède à l’indépendance et devient un État souverain, adoptant le nom de Burkina Faso, qui signifie « Pays des Hommes Intègres ». Maurice Yaméogo devient le premier président du pays, marquant le début d’une ère nouvelle pour la nation burkinabè.
Cependant, l’histoire post-indépendance du Burkina Faso a été marquée par des périodes d’instabilité politique, de coups d’État et de gouvernance autoritaire. Des figures telles que Thomas Sankara, qui a dirigé le pays de 1983 à 1987, ont tenté d’instaurer des réformes radicales et de promouvoir une vision progressiste du développement.
En 1987, Thomas Sankara est renversé et assassiné lors d’un coup d’État mené par Blaise Compaoré, qui prend le pouvoir et dirige le pays pendant près de trois décennies. Le règne de Compaoré est marqué par des périodes de répression politique et de contestation sociale, ainsi que par une gestion controversée des ressources du pays.
En 2014, après des manifestations populaires massives, Blaise Compaoré est contraint de démissionner, marquant une nouvelle ère de transition démocratique pour le Burkina Faso. Des élections démocratiques sont organisées, et Roch Marc Christian Kaboré est élu président en 2015, devenant le premier chef d’État élu démocratiquement depuis la fin du régime de Compaoré. Malheureusement, ces dernières années, plusieurs coups d’état mettent à mal l’avancée du Burkina Faso sur la scène internationale et les présidents élus sont successivement démis de leurs fonctions.
13. Sécurité
Le Burkina Faso a été confronté à des défis sécuritaires ces dernières années, en particulier dans les régions frontalières avec le Mali et le Niger, où des groupes armés et terroristes opèrent. Ces groupes ont mené des attaques contre des civils, des forces de sécurité et des installations gouvernementales, ce qui a entraîné des déplacements de populations et une détérioration de la situation humanitaire.
13 A. Zones à Risque
Les régions du nord et de l’est du Burkina Faso, ainsi que certaines parties de la région du Sahel, sont considérées comme étant à haut risque en raison de l’activité des groupes armés. Les voyageurs sont généralement déconseillés de se rendre dans ces zones en raison du risque d’attentats, d’enlèvements et d’autres incidents violents.
13 B. Mesures de Sécurité
Les autorités burkinabè ont mis en place des mesures de sécurité pour faire face à la menace terroriste, y compris le déploiement de forces de sécurité supplémentaires et la coordination avec d’autres pays de la région. Des patrouilles et des checkpoints sont souvent présents dans les zones à risque pour assurer la sécurité des voyageurs et des résidents.
13 C. Précautions à Prendre
Les voyageurs au Burkina Faso sont encouragés à faire preuve d’une grande prudence et à suivre les conseils des autorités locales et des organismes internationaux de sécurité. Il est recommandé d’éviter les déplacements non essentiels dans les zones à risque et de se tenir informé des conditions de sécurité avant de voyager.
13 D. Criminalité
Outre la menace terroriste, le Burkina Faso peut également être confronté à des problèmes de criminalité tels que les vols à la tire, les vols de véhicules et les agressions. Les voyageurs sont conseillés de prendre des précautions supplémentaires pour protéger leurs biens et leur sécurité personnelle, en évitant de porter des objets de valeur et en restant vigilants dans les lieux publics.
13 E. Sécurité Sanitaire
En plus des considérations de sécurité, les voyageurs doivent également prendre en compte les questions de santé publique. Le Burkina Faso est confronté à des défis en matière de santé, y compris des maladies transmises par les moustiques comme le paludisme, ainsi que des problèmes d’accès aux soins de santé dans certaines régions.
14. Réseau routier
L’état des routes au Burkina Faso varie en fonction des régions et des types de routes, mais il existe quelques caractéristiques générales à considérer :
14 A. Routes Principales et Autoroutes
Les routes principales reliant les grandes villes sont généralement en bon état et bien entretenues. Cependant, certaines sections peuvent présenter des imperfections ou des zones de travaux. Sur ces routes, les limitations de vitesse sont généralement plus élevées, allant jusqu’à 90-100 km/h.
14 B. Routes Secondaires
Les routes secondaires, en particulier dans les zones rurales, peuvent être moins bien entretenues et plus accidentées. Les conducteurs doivent être prudents et s’attendre à des conditions variables de la chaussée. Les limitations de vitesse sur les routes secondaires sont généralement plus basses, autour de 60-80 km/h.
14 C. Zones Urbaines
Dans les zones urbaines, les routes peuvent être étroites et encombrées, ce qui nécessite une conduite prudente. Les limitations de vitesse sont généralement plus basses dans les zones urbaines, variant généralement entre 40 et 60 km/h, en fonction de la densité du trafic et de la sécurité des piétons.
14 D. Routes de Montagne
Les routes de montagne, en particulier dans les régions plus élevées, peuvent être sinueuses et présenter des conditions de conduite plus difficiles. Les conducteurs doivent être vigilants et respecter les limitations de vitesse plus basses, généralement autour de 40-60 km/h, pour des raisons de sécurité.



