Les 82 incontournables de Bali (Indonésie)

Sommaire

Au travers de cet article que nous avons voulu le plus complet possible, nous avons souhaité vous présenter tous les lieux incontournables de Bali, en Indonésie, ceux que vous devez absolument voir, ceux qui représentent son essence même. Certains d’entre eux sont évidents et connus de tous, mais d’autres sont des trésors cachés qui méritent d’être parcourus. C’est pour cette raison que nous espérons que cet article qui vous présente les incontournables de Bali, en Indonésie, vous aidera à découvrir ce territoire magnifique.

Située au cœur de l’archipel indonésien, Bali se distingue par sa beauté naturelle, sa richesse culturelle et sa spiritualité profondément enracinée. Avec une superficie d’environ 5 780 km², elle fait partie des petites îles de la Sonde et s’étend entre Java à l’ouest et Lombok à l’est. Bordée par la mer de Bali au nord et l’océan Indien au sud, l’île offre une diversité de paysages saisissante : montagnes volcaniques, rizières en terrasses, forêts tropicales et plages dorées s’y succèdent dans une harmonie rare. Cette combinaison unique fait de Bali l’une des destinations les plus emblématiques d’Asie du Sud-Est, attirant voyageurs, artistes et chercheurs de sérénité venus du monde entier.

Bali, surnommée la « Île des Dieux », est la région la plus visitée d’Indonésie, réputée pour la beauté et la diversité de ses paysages. Montagnes majestueuses, côtes escarpées, plages de sable fin, rizières verdoyantes et collines volcaniques arides se succèdent dans un décor d’une harmonie saisissante.

Cette richesse naturelle sert d’écrin à une culture profondément spirituelle, où les temples, les cérémonies et l’art occupent une place centrale. Cinq ensembles de rizières en terrasses, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO sous le nom de Paysage culturel de la province de Bali : le système Subak, illustrent la philosophie balinaise Tri Hita Karana, fondée sur l’équilibre entre les hommes, la nature et le divin. Destination emblématique de l’Asie, Bali séduit par ses spots de plongée et de surf mondialement connus, ses sites culturels et naturels, ainsi que son hospitalité légendaire.

L’île se divise en plusieurs régions aux identités bien marquées. Le sud de Bali avec Kuta, Seminyak, Nusa Dua, Jimbaran, Canggu et la péninsule de Bukit concentre les plages les plus fréquentées et les infrastructures touristiques les plus modernes. Le centre, autour d’Ubud, Bedugul et Tabanan, constitue le cœur culturel et spirituel de l’île, dominé par les montagnes et les rizières.

Le Bali occidental, de Negara à Pemuteran, abrite le parc national de Bali occidental et les ferries reliant l’île à Java. Le nord, autour de Lovina et Singaraja, offre des plages paisibles de sable noir et une atmosphère authentique, tandis que l’est de Bali, avec Amed, Kintamani, Besakih et le mont Agung, révèle des villages côtiers et un volcan toujours actif.

Enfin, les îles du sud-est : Nusa Lembongan, Nusa Penida et Nusa Ceningan séduisent les amateurs de plongée et de tranquillité, complétant ainsi le portrait d’une île à la fois spirituelle, spectaculaire et accueillante.

1. Kuta (Bali Sud)

Située sur la côte sud de Bali, Kuta est la station balnéaire la plus célèbre et la plus animée de l’île. Jadis petit village de pêcheurs bordé de cocotiers, elle est devenue l’un des pôles touristiques majeurs d’Indonésie. Sa longue plage de sable doré, baignée par les vagues de l’océan Indien, attire depuis des décennies les amateurs de surf et les voyageurs du monde entier. Avec ses 37 902 habitants, Kuta s’étend désormais jusqu’à Tuban au sud et Legian au nord, formant une vaste zone urbaine touristique où s’enchaînent hôtels, boutiques, restaurants et bars. Malgré la densité de son développement, la ville conserve une énergie particulière, entre modernité effervescente et traditions balinaises omniprésentes.

La plage de Kuta, longue de cinq kilomètres, reste le cœur battant de la station. Elle est un lieu de détente et d’animation constante, où les surfeurs côtoient les promeneurs au coucher du soleil. Les zones plus proches de la mer sont idéales pour le farniente, tandis qu’en retrait, vendeurs ambulants et masseurs locaux animent la promenade. En s’éloignant vers Legian, Seminyak et Petitenget, l’ambiance devient plus paisible, les hôtels plus raffinés et la fréquentation moins dense. Ce littoral continu forme l’un des ensembles balnéaires les plus emblématiques d’Asie du Sud-Est.

Le centre-ville, traversé par la célèbre Jalan Legian, concentre l’essentiel de la vie nocturne. Bars, clubs et restaurants y restent ouverts jusqu’à l’aube, faisant de Kuta la capitale de la fête à Bali. Sur cette artère a été érigé le mémorial des attentats de Bali, en hommage aux 202 victimes de l’attentat du 12 octobre 2002. Ce lieu de recueillement rappelle la résilience d’une ville qui, malgré les épreuves, a su se reconstruire et rester accueillante. Non loin de là, se découvre aussi le temple Dharmayana, un sanctuaire bouddhiste chinois datant de 1876, dont les murs rouges et les dragons sculptés offrent un contraste saisissant avec l’effervescence des rues voisines.

Autour de Kuta, la modernité côtoie les traditions balinaises. Chaque matin, des offrandes sont déposées sur la plage ou devant les commerces, notamment à l’approche du Nyepi, le Nouvel An balinais. Ces rituels confèrent une dimension spirituelle à une cité souvent associée à la fête. Le Hard Rock Hotel Bali et la place Kuta constituent d’autres points d’intérêt, symbolisant le mariage entre hospitalité internationale et culture locale. De nombreux visiteurs choisissent Kuta comme point de départ pour explorer l’île, grâce à sa proximité immédiate avec l’aéroport international de Denpasar.

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2. Pura Tanah Lot (Bali Sud)

Sur la côte ouest de Bali, à environ une heure de Kuta, se dresse le mythique temple de Tanah Lot (Pura Tanah Lot), l’un des sanctuaires les plus célèbres et les plus photographiés de l’île. Posé sur un îlot rocheux battu par les vagues, ce temple incarne la beauté sauvage et spirituelle du littoral balinais. Il aurait été fondé au XVe siècle par le prêtre hindou Dang Hyang Nirartha, qui, émerveillé par ce lieu, y aurait érigé un sanctuaire dédié au dieu de la mer. Le nom « Tanah Lot » signifie « terre dans la mer », une appellation qui illustre parfaitement la magie du site, entre ciel, pierre et océan.

Le Pura Tanah Lot fait partie des temples marins construits le long de la côte pour protéger l’île des mauvais esprits. Selon la légende, un serpent géant créé à partir de l’écharpe du prêtre veille encore aujourd’hui sur le sanctuaire. L’accès au temple dépend des marées : à marée basse, le visiteur peut marcher jusqu’au rocher, tandis qu’à marée haute, l’îlot se transforme en véritable forteresse entourée d’écume. Cette interaction entre la mer et la pierre confère au lieu une aura mystique, renforcée par les offrandes et les prières quotidiennes des fidèles.

Autour du temple, un labyrinthe de boutiques artisanales, d’échoppes et de galeries d’art anime la promenade qui mène au site. Les visiteurs affluent surtout en fin d’après-midi, lorsque le soleil se couche derrière le temple, enveloppant la scène d’une lumière dorée. Le spectacle du crépuscule à Tanah Lot est l’un des plus saisissants de Bali. Le prix d’entrée reste modeste, et un sentier aménagé permet de rejoindre une falaise voisine offrant un panorama exceptionnel sur la côte.

Le temple a fait l’objet d’importants travaux de restauration dans les années 1990, après que la roche naturelle eut été gravement fragilisée par l’érosion. Aujourd’hui, bien que partiellement reconstruit, le site conserve son authenticité et son pouvoir d’attraction. De nombreux rituels s’y tiennent encore, notamment les cérémonies marines dédiées à Dewa Baruna, divinité de l’océan. À proximité, le Pura Batu Bolong, un autre temple perché sur un arc naturel de pierre, complète l’ensemble sacré et mérite lui aussi la visite.

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3. Pura Luhur Uluwatu (Bali Sud)

À l’extrême sud-ouest de Bali, sur la péninsule de Bukit, s’élève majestueusement le temple d’Uluwatu (Pura Luhur Uluwatu), perché à 75 mètres au-dessus des vagues déchaînées de l’océan Indien. Ce temple directionnel, l’un des neuf qui protègent spirituellement l’île (avec les temples : Pura Besakih, Pura Lempuyang Luhur, Pura Goa Lawah, Pura Luhur Andakasa, Pura Luhur Batukaru, Pura Pucak Mangu, Pura Ulun Danu Batur et Pura Pusering Jagat), offre un panorama vertigineux et une atmosphère empreinte de solennité. Fondé au XIe siècle par le sage javanais Empu Kuturan, il fut agrandi par le prêtre Dang Hyang Nirartha, qui y aurait atteint le moksha, l’union spirituelle avec le divin.

L’architecture du temple, faite de pierres coralliennes sculptées, s’harmonise parfaitement avec le paysage dramatique de la falaise. La vue s’étend à perte de vue sur des promontoires escarpés et sur des criques secrètes où viennent s’échouer les surfeurs. Le site est particulièrement prisé au coucher du soleil, quand la lumière rasante dore les falaises et enflamme la mer. Des danses Kecak traditionnelles, inspirées du Ramayana, sont souvent organisées en plein air, mêlant chants, chorégraphies et feu sacré.

L’un des traits distinctifs d’Uluwatu est sa colonie de macaques crabiers, connus pour leur audace et leur intelligence. Ces singes, considérés comme les gardiens du temple, ont acquis une étonnante habitude : voler des objets de valeur comme des lunettes, des appareils photo et des téléphones pour les échanger ensuite contre de la nourriture. Des études scientifiques ont d’ailleurs mis en lumière chez eux un comportement de troc élaboré, unique dans le monde animal. Malgré leur malice, ils participent à l’atmosphère vivante du lieu.

Outre le temple principal, les visiteurs peuvent explorer les sentiers de la falaise, les grottes marines et les petites plages isolées en contrebas, souvent fréquentées par les surfeurs expérimentés. L’accès au temple requiert le port d’un sarong et d’une ceinture, prêtés à l’entrée. Les cérémonies religieuses y sont fréquentes, et certaines parties du sanctuaire demeurent réservées aux fidèles balinais.

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4. Plage de Nusa Dua (Bali Sud)

Située à l’extrême sud de Bali, la plage de Nusa Dua s’étend sur la péninsule de Bukit, à environ quarante kilomètres de Denpasar. Bordée de sable doré et d’eaux turquoise, elle incarne le raffinement balnéaire de l’île.

Les visiteurs peuvent profiter d’une mer calme, propice à la baignade et à la plongée en apnée, mais aussi de sites plus actifs comme Jimbaran Beach, connue pour ses restaurants de fruits de mer, et Garuda Wisnu Kencana, un immense parc culturel dominé par la statue monumentale du dieu Vishnu. Les infrastructures modernes coexistent avec des paysages naturels préservés, formant un équilibre rare entre confort et authenticité. La plage de Nusa Dua reste particulièrement prisée pour son kitesurf, grâce à des vents réguliers et un lagon peu profond.

Dans son ensemble, la plage de Nusa Dua se présente comme un symbole du tourisme durable et maîtrisé. Si elle attire les voyageurs par son luxe, elle conserve une dimension culturelle et environnementale forte, illustrant la capacité de Bali à marier modernité et respect des traditions.

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5. Le village de Pejaten (Bali Sud)

Situé à environ sept kilomètres au nord du temple de Tanah Lot, le village de Pejaten se distingue par son artisanat ancestral et son atmosphère paisible, loin du tumulte des stations balnéaires. Niché au cœur des rizières de la région de Tabanan, ce village est reconnu comme le centre de la céramique de Bali. Les potiers y perpétuent un savoir-faire transmis de génération en génération, mêlant techniques traditionnelles et motifs inspirés des mythes hindous. Les ateliers familiaux, ouverts aux visiteurs, offrent un aperçu fascinant du processus de fabrication, du modelage de l’argile jusqu’à la cuisson dans les fours à bois.

L’art de la céramique à Pejaten ne se limite pas à l’artisanat décoratif : il constitue une part essentielle de la culture balinaise. Les poteries locales, souvent destinées aux temples ou aux cérémonies, servent à contenir l’eau bénite, les offrandes ou les cendres des défunts. Leur forme élégante et leurs ornements minutieux reflètent la philosophie Tri Hita Karana, fondée sur l’harmonie entre l’homme, la nature et le divin. Certaines pièces sont exportées à l’international, contribuant à la réputation artistique de Bali.

Le village comprend également une petite mosquée la : Griya Gede Manuaba Pejaten, des petits temples ainsi qu’une chute d’eau : la Wisata Grembengan.

Outre les ateliers, Pejaten séduit par la beauté de son environnement naturel. Les rizières en terrasses, irriguées par le système traditionnel Subak, s’étendent à perte de vue. Les visiteurs peuvent s’y promener en observant les agriculteurs travailler au rythme des saisons.

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6. La plage de Kuta (Bali Sud)

Située sur la côte sud-ouest de Bali, la plage de Kuta demeure l’un des symboles les plus emblématiques de l’île. S’étendant sur près de cinq kilomètres, cette large bande de sable blond, bordée par les eaux chaudes de l’océan Indien, attire chaque jour une foule cosmopolite venue profiter de son atmosphère ensoleillée et décontractée.

Jadis paisible village de pêcheurs, Kuta a connu, à partir des années 1970, une transformation spectaculaire, devenant le cœur touristique de Bali. Aujourd’hui, ses hôtels modernes, ses bars animés et ses marchés artisanaux contrastent avec le souvenir d’un Bali encore rural et secret, mais la magie du lieu persiste, notamment à l’heure du crépuscule, quand le soleil embrase l’horizon de nuances d’or et de pourpre.

L’accès à Kuta Beach est aisé depuis les quartiers voisins de Legian et Seminyak, mais l’un des points d’entrée les plus populaires demeure la promenade du front de mer : Jalan Pantai Kuta, où se dresse l’hôtel Hard Rock. Plus au nord, Jalan Padma et Jalan Double Six offrent d’autres passages vers la plage, qui devient progressivement plus calme à mesure qu’on s’éloigne du centre.

La portion de Petitenget, à la hauteur du temple du même nom, est d’ailleurs prisée pour son atmosphère plus sereine. L’accès principal se fait par le parking du temple, sur Jalan Petitenget, en face du Sentosa Villa Resort.

La plage de Kuta est également un haut lieu du surf. Grâce à ses vagues régulières et accessibles, elle constitue un excellent terrain d’apprentissage pour les débutants, tandis que les surfeurs expérimentés préfèrent les sections plus au nord. Les écoles de surf et les loueurs de planches abondent, et les journées se déroulent souvent entre les bains de mer, les parties de beach-volley et les instants de détente sous les parasols. En fin d’après-midi, la plage s’anime de musiciens ambulants et de vendeurs de noix de coco, tandis que les silhouettes des surfeurs se découpent dans la lumière dorée du couchant.

Mais Kuta ne se limite pas à sa plage. La ville recèle aussi des lieux de mémoire, à commencer par le mémorial des victimes de la bombe de Bali, situé sur Jalan Legian, à l’emplacement de l’ancien Paddy’s Bar et en face de l’ancien Sari Club. Ce monument sobre et émouvant rend hommage aux 202 personnes tuées lors des attentats du 12 octobre 2002, un drame qui bouleversa profondément la communauté balinaise et internationale. Chaque année, des cérémonies commémoratives y sont organisées pour honorer les victimes et rappeler le message de paix et de solidarité porté par l’île.

Au-delà de ses plages, Kuta s’est imposée comme une station balnéaire complète, offrant une multitude d’activités et de services. Les amateurs de shopping peuvent flâner dans les galeries marchandes modernes du Beachwalk Shopping Center, tandis que les noctambules se retrouvent dans les bars et clubs de Jalan Legian ou Jalan Dewi Sri, véritables épicentres de la vie nocturne. Les familles apprécient la proximité du Waterbom Park, parc aquatique réputé, et les voyageurs plus tranquilles peuvent s’initier au yoga ou à la cuisine balinaise dans les écoles locales.

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7. Cascade de Leke Leke (Bali Sud)

Au cœur de la régence de Tabanan, dans le centre verdoyant de Bali, se trouve la cascade de Leke Leke, un trésor naturel dissimulé au milieu des jungles luxuriantes. Pour y accéder, il faut parcourir un sentier d’environ un kilomètre, ponctué de passerelles en bambou et de chemins serpentant entre les rizières. La marche, douce et agréable, traverse un décor typiquement balinais où les nuances de vert se déclinent à l’infini. L’arrivée à la cascade marque la récompense de cette balade : un étroit filet d’eau se déverse dans un bassin bleu clair, au cœur d’un amphithéâtre naturel formé par la végétation.

La cascade de Leke Leke est l’incarnation de la sérénité. Plus fine que puissante, elle s’écoule avec une grâce tranquille, créant une ambiance apaisante et presque spirituelle. L’eau claire, tombant d’une vingtaine de mètres, forme un bassin peu profond propice à la détente. Le site est enveloppé d’une atmosphère de calme absolu, renforcée par les sons de la jungle et la fraîcheur des lieux. Cette chute d’eau, encore relativement préservée, offre une expérience intime, loin des sentiers les plus fréquentés.

Le chemin d’accès, bien que relativement court, demande un minimum d’attention, surtout après la pluie, lorsque les passerelles deviennent glissantes. Mais chaque pas à travers la jungle ajoute au charme de l’expérience. Les visiteurs peuvent s’arrêter pour admirer les paysages environnants, les plantations tropicales et les petits sanctuaires cachés au détour du sentier. La marche, qui dure une trentaine de minutes, se conclut dans un décor féerique où la nature semble intacte.

Ouverte de 6 h 30 à 18 h, la cascade de Leke Leke est accessible pour un tarif d’environ 20 000 roupies indonésiennes (Tarifs en vigueur en novembre 2025). Cette modeste contribution aide à préserver le site et à entretenir le sentier. En visitant cette chute d’eau, se découvre l’un des visages les plus purs de Bali : une nature généreuse, un silence apaisant et une beauté sincère.

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8. La péninsule de Bukit (Bali Sud)

Située à l’extrême sud de Bali, la péninsule de Bukit forme un vaste promontoire calcaire qui s’avance dans l’océan Indien. Son nom, signifiant littéralement « colline » en indonésien, évoque déjà la nature accidentée et spectaculaire de ses paysages. Jadis aride et isolée, cette région était autrefois considérée comme un territoire reculé, difficile d’accès et peu propice à l’agriculture.

Avec le développement du tourisme, Bukit s’est métamorphosée, révélant des panoramas d’une beauté brute, entre falaises vertigineuses, criques secrètes et plages immaculées. Reliée au reste de Bali par une étroite bande de terre au sud de l’aéroport, la péninsule apparaît presque comme une île à part entière, une enclave de nature sauvage et de spiritualité insulaire.

Le cœur culturel et spirituel de la péninsule est dominé par le temple d’Uluwatu (Pura Luhur Uluwatu), l’un des temples directionnels majeurs de Bali. Perché à 70 mètres au-dessus des vagues déchaînées, ce sanctuaire millénaire surplombe la mer d’un aplomb saisissant. Fondé au XIe siècle par le sage javanais Empu Kuturan, puis agrandi par Dang Hyang Nirartha, il est considéré comme un lieu d’énergie et de méditation. Plus encore que son architecture sobre, son emplacement exceptionnel impressionne : une falaise monumentale plongeant dans l’infini bleu de l’océan Indien. Le coucher du soleil y est un spectacle quasi mystique, où la lumière dorée embrase la mer tandis que les danseurs du kecak se produisent dans l’enceinte du temple. Seule précaution : les singes qui peuplent le site, aussi espiègles que redoutables, ont fait de la curiosité un art du vol bien rodé.

Autour d’Uluwatu, les falaises de Bukit dévoilent quelques-unes des plages les plus splendides et les plus réputées de toute l’île. Balangan, avec son sable blond bordé de cocotiers, conserve une atmosphère paisible et authentique, malgré la fréquentation croissante des surfeurs. Plus secrète, Bingin Beach séduit par sa beauté brute et sa vue panoramique sur l’océan. Accessible uniquement par de longs escaliers creusés dans la roche, elle offre une expérience presque initiatique, entre solitude et émerveillement. Plus à l’est, Pandawa Beach, autrefois cachée derrière d’imposantes falaises calcaires, est aujourd’hui une plage aménagée mais spectaculaire, dominée par les statues monumentales des héros du Mahabharata. À quelques kilomètres de là, Padang-Padang, rendue célèbre par le film Eat Pray Love, attire les visiteurs pour ses eaux turquoise et ses grottes.

La péninsule de Bukit est également un haut lieu du surf international. Sur les vagues puissantes d’Uluwatu, de Padang-Padang ou de Dreamland, les surfeurs du monde entier viennent affronter les rouleaux mythiques de Bali. Les conditions idéales, le vent constant et les courants réguliers ont contribué à forger la réputation de ce paradis des vagues. Autour des plages, de petites échoppes et des warungs accueillent les visiteurs dans une ambiance simple et conviviale. Certains voyageurs prolongent leur séjour dans des bungalows ou villas nichés à flanc de colline, profitant d’un panorama à couper le souffle sur la mer et les couchers de soleil enflammés.

Mais Bukit est aussi une région où l’âme balinaise se manifeste dans sa dimension la plus intime. Les villages de Pecatu et Ungasan, avec leurs marchés, leurs temples et leurs cérémonies colorées, rappellent la profondeur culturelle d’un Bali toujours vivant. Dans les zones rurales, les traditions agricoles subsistent, et le rythme de la vie quotidienne reste dicté par les cycles de la nature et les rituels religieux. Les contrastes sont saisissants : à quelques kilomètres des complexes luxueux de Nusa Dua, les habitants perpétuent un mode de vie ancestral, fondé sur la simplicité et la spiritualité.

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9. Canggu (Bali Sud)

À une vingtaine de minutes au nord de Seminyak, Canggu s’impose aujourd’hui comme l’un des lieux les plus emblématiques du Bali moderne. Jadis simple village rural entouré de rizières, cette station balnéaire du sud de l’île s’étend désormais sur une large bande côtière d’environ huit kilomètres, reliant Berawa à Cemagi, en passant par Batu Bolong, Pererenan, Echo Beach et Seseh. Ce littoral au sable noir volcanique, balayé par le vent du large, incarne à la fois la vitalité du nouveau Bali et la quiétude de ses traditions rurales. Entre villas de luxe, cafés bohèmes et temples anciens, Canggu est devenu un microcosme où coexistent modernité et authenticité, un espace à la fois apaisant et vibrant.

La côte de Canggu est avant tout un paradis pour les surfeurs. Les plages d’Echo Beach, de Batu Bolong ou de Berawa sont réputées pour leurs vagues puissantes et régulières, attirant des surfeurs du monde entier. Contrairement aux plages touristiques de Kuta, les plages de Canggu conservent un caractère plus sauvage, avec leurs étendues sombres et leur horizon sans fin. Les levers et couchers de soleil y sont grandioses, et l’ambiance reste décontractée, entre surfeurs, yogis et voyageurs en quête d’inspiration. Le long des rivages, les warungs traditionnels côtoient des clubs de plage modernes, illustrant la transformation progressive d’un territoire resté longtemps rural.

Mais Canggu ne se limite pas à ses plages. En s’éloignant de la côte, se retrouve encore le charme des rizières en terrasses et des villages balinais où le temps semble suspendu. Les habitants continuent d’y pratiquer les rituels hindous ancestraux, au son des gamelans et des offrandes quotidiennes déposées aux seuils des maisons. Les temples de Pura Batu Mejan et Pura Batu Bolong, érigés au bord de la mer, témoignent de cette harmonie entre la spiritualité et la nature. Les cérémonies religieuses, souvent spectaculaires au coucher du soleil, rappellent la philosophie balinaise de la Tri Hita Karana, l’équilibre sacré entre l’homme, la nature et le divin.

Canggu est aussi le royaume des nomades numériques et des créateurs venus des quatre coins du monde. L’essor du télétravail y a vu naître une communauté cosmopolite installée dans des cafés connectés et des espaces de coworking ouverts sur les rizières. Des lieux comme Deus Ex Machina ou The Lawn incarnent cette atmosphère bohème et décontractée. Les restaurants végétariens, les galeries d’art et les marchés artisanaux se multiplient, contribuant à l’identité alternative du quartier, bien loin du tourisme de masse.

L’une des particularités de Canggu réside dans sa diversité d’ambiances. Batu Bolong, au centre, concentre l’animation avec ses bars et ses boutiques de créateurs, tandis que Pererenan et Seseh préservent un calme rural ponctué de temples et de cocotiers. À Nelayan Beach, les pêcheurs locaux ramènent chaque matin poissons et crustacés, perpétuant une activité traditionnelle malgré la modernisation environnante. Plus au nord, la campagne s’étend jusqu’à Tanah Lot, l’un des temples marins les plus célèbres de Bali, voisin du prestigieux golf Nirwana, conçu par Greg Norman.

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10. Jimbaran (Bali Sud)

Située juste au sud de l’aéroport de Denpasar, Jimbaran s’étend le long d’une magnifique baie bordée de sable blanc. Autrefois modeste village de pêcheurs vivant au rythme des marées, la localité a connu une transformation spectaculaire à partir des années 1980. Le développement du tourisme a vu naître de grands complexes hôteliers de luxe et des villas perchées sur les hauteurs, offrant des vues imprenables sur la mer. Malgré ce développement rapide, Jimbaran a su conserver une atmosphère paisible et balinaise, loin de l’agitation de Kuta. La ville se distingue aujourd’hui comme une station balnéaire élégante et raffinée, surnommée parfois la « Beverly Hills de Bali » pour ses propriétés somptueuses et son ambiance feutrée.

La baie de Jimbaran constitue l’un des plus beaux sites naturels du sud de l’île. Son sable fin et doré s’étend sur plusieurs kilomètres, bordé de cocotiers et de cafés en bord de mer. Les eaux calmes et limpides sont idéales pour la baignade et conviennent parfaitement aux familles. En fin d’après-midi, la plage devient le théâtre d’un spectacle inoubliable : le coucher du soleil embrase le ciel de teintes orangées tandis que les restaurants installent leurs tables sur le sable pour servir poissons grillés et fruits de mer fraîchement pêchés.

Si Jimbaran séduit avant tout par sa douceur de vivre, elle reste également une ville animée par la vie quotidienne balinaise. Son marché aux poissons, à Kedonganan, est l’un des plus vivants de l’île. Tôt le matin, les pêcheurs y déchargent leurs prises encore frétillantes, offrant un spectacle authentique. Plus loin, dans les ruelles du centre, les habitants se retrouvent pour les cérémonies religieuses, toujours accompagnées des offrandes fleuries et des encens. L

Jimbaran abrite aussi une institution insolite : le Gateway College, une université norvégienne installée à Kedonganan. Elle accueille environ cinq cents étudiants venus étudier la philosophie, la culture, l’économie ou le journalisme dans un cadre tropical exceptionnel. Cette présence académique ajoute une touche cosmopolite à la ville, tout en dynamisant son économie locale. Autour de l’établissement, de petits cafés et commerces se sont développés, renforçant le lien entre la communauté étudiante et les habitants.

La ville ne se limite pas à sa plage : à quelques kilomètres vers le sud, le parc culturel Garuda Wisnu Kencana (GWK) offre une expérience culturelle majeure. Ce vaste complexe, perché à 263 mètres au-dessus du niveau de la mer, abrite la monumentale statue du dieu Vishnu chevauchant Garuda, haute de 121 mètres. Inaugurée en 2018, cette œuvre colossale domine les paysages environnants. Le parc comprend également l’étang du Lotus, vaste esplanade de pierre pouvant accueillir jusqu’à sept mille personnes, le jardin d’Indraloka, l’amphithéâtre pour les danses traditionnelles et le musée Asana Artseum, dédié à la culture balinaise.

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11. Garuda Wisnu Kencana (Bali Sud)

Au cœur du village d’Ungasan, non loin de Jimbaran, s’élève le spectaculaire Garuda Wisnu Kencana Cultural Park, souvent abrégé en GWK. Ce parc culturel, inauguré en 2018 par le président Joko Widodo, est devenu l’un des symboles majeurs de Bali. Il s’étend sur un vaste plateau calcaire à 146 mètres d’altitude et abrite une œuvre monumentale : la statue de Garuda Wisnu Kencana, représentant le dieu Vishnu chevauchant le mythique oiseau Garuda. Haute de 121 mètres, elle figure parmi les statues les plus imposantes au monde et domine les paysages du sud de l’île, visible jusqu’à des dizaines de kilomètres à la ronde.

Le parc GWK se veut un espace de culture et de rassemblement dédié à l’art, à la spiritualité et à la beauté balinaise. Autour de la statue principale s’étendent des zones aménagées telles que la Plaza Wisnu, où trône une statue de 23 mètres du dieu Vishnu entourée de fontaines et d’une source sacrée, ou la Plaza Garuda, décorée d’une tête monumentale du célèbre oiseau. Ces espaces offrent des panoramas saisissants sur la péninsule de Bukit et la mer, tandis que le temple Parahyangan Somaka Giri, à proximité, renferme une eau bénite réputée miraculeuse.

L’un des lieux les plus impressionnants du parc est sans doute l’étang du Lotus (Lotus Pond), vaste esplanade cernée de piliers de calcaire sculpté, pouvant accueillir de grands événements culturels, concerts et cérémonies internationales. Le lotus, symbole de pureté et de spiritualité, y est omniprésent, évoquant la relation sacrée entre la vie matérielle et la dimension divine. Ce cadre majestueux fait du GWK un lieu d’expression artistique unique où les traditions hindoues et les manifestations contemporaines se rejoignent.

Les visiteurs peuvent également découvrir des espaces de loisirs et de détente comme le jardin d’Indraloka, inspiré du paradis du dieu Indra, offrant des vues spectaculaires sur Bali. L’amphithéâtre, doté d’une acoustique remarquable, accueille chaque soir des représentations de la danse Kecak, tandis que le Grand Tirta et le Tirta Amertha servent d’espaces pour des événements de moyenne envergure.

Le GWK comprend également un espace muséal : l’Asana Artseum, qui abrite une collection d’objets balinais et javanais, ainsi que des ateliers participatifs destinés à sensibiliser les visiteurs à la préservation du patrimoine local. Dans les allées du théâtre de rue, des spectacles de danse, de musique et de défilés traditionnels animent les journées, tandis que les boutiques et restaurants permettent de prolonger la visite dans une atmosphère conviviale.

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12. Legian (Bali Sud)

Entre Kuta et Seminyak, Legian s’étend comme un ruban de sable doré sur la côte sud de Bali. Cette station balnéaire compacte mais dynamique combine l’animation de Kuta et la sophistication de Seminyak, tout en conservant une atmosphère plus détendue. Ses ruelles bordées d’hôtels, de boutiques et de cafés débouchent sur une plage splendide où l’océan déroule ses vagues avec régularité. Bien que Legian soit aujourd’hui une destination touristique de premier plan, elle conserve encore la convivialité d’un quartier balinais animé et accueillant.

Le centre de Legian s’organise autour de Jalan Legian, artère principale bordée de commerces et de restaurants, souvent encombrée mais pleine de vie. Les petites rues transversales conduisent directement à la mer, notamment vers Jalan Padma et Double Six Beach, les zones les plus fréquentées. La plage de Legian est réputée pour sa beauté et sa propreté. Moins encombrée que la plage de Kuta, elle attire surfeurs débutants et confirmés, séduits par ses vagues constantes et son ambiance conviviale.

En journée, les visiteurs peuvent louer des planches de surf ou des bodyboards directement sur la plage, ou suivre des cours auprès des écoles locales telles que Quiksilver Surf School. Les prix sont abordables et les instructeurs expérimentés. À la tombée du jour, l’atmosphère change : la plage devient un lieu de rassemblement, animé par des musiciens, des vendeurs ambulants et des matchs improvisés de football.

Legian abrite également plusieurs temples balinais remarquables, tels que Pura Agung, Pura Puseh, Pura Desa ou Pura Dalem Kahyangan, témoins de la vie religieuse quotidienne. Leurs cérémonies, souvent accompagnées de musique et de danse, offrent un contraste saisissant avec l’effervescence de la plage. À proximité, la galerie d’art Mahadeva expose des œuvres locales et propose des tableaux sur mesure, ajoutant une touche culturelle à la visite.

La vie nocturne de Legian est animée mais plus apaisée que celle de Kuta. Bars et cafés longent la côte, notamment près de Blue Ocean Beach, permettant de savourer un cocktail face aux vagues. Les amateurs de danse peuvent se rendre dans les clubs du quartier, tandis que d’autres préfèrent une soirée tranquille à écouter le ressac de la mer.

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13. Ville de Denpasar (Bali Sud)

Capitale dynamique de la province de Bali, Denpasar s’impose comme le cœur administratif, économique et culturel de l’île. Avec une population estimée à 670 210 habitants, elle demeure la plus grande ville de Bali et son principal carrefour d’échanges. Située entre les plages du sud et les régions montagneuses du nord, Denpasar se distingue par son atmosphère à la fois urbaine et profondément balinaise. Derrière ses avenues animées et ses marchés colorés, la ville conserve une identité culturelle forte, empreinte de traditions et d’une spiritualité omniprésente. Loin des zones balnéaires de Kuta ou Seminyak, elle offre une immersion authentique dans la vie quotidienne de l’île, où se côtoient temples, musées et palais royaux.

Au centre de la ville, la place Puputan Badung, également appelée Alun-Alun Puputan, constitue un repère essentiel. C’est ici que se dresse la célèbre statue de Catur Mukha, représentant le dieu Brahma à quatre visages et huit bras, symbolisant la protection des quatre points cardinaux. L’esplanade, vaste et ombragée, est un lieu de promenade et de détente pour les habitants qui y font souvent voler des cerfs-volants. À proximité immédiate, le musée de Bali attire les visiteurs curieux de mieux comprendre la richesse artistique et religieuse de l’île. Ses quatre pavillons thématiques exposent des sculptures, textiles, masques et objets rituels retraçant les grandes périodes de la culture balinaise. Son architecture, inspirée d’un ancien puri, reflète la noblesse des demeures royales d’antan.

En bordure du musée s’élève le majestueux Pura Agung Jagatnata, temple d’État édifié en 1953 et dédié à Sanghyang Widi Wasa, l’être suprême. Plus au nord, le palais de Satria et les temples royaux rappellent l’ancienne puissance des familles de Denpasar, avec leurs sculptures finement ciselées et leurs jardins apaisants. Non loin de là, le Pura Maospahit, bâti au XIVᵉ siècle en briques rouges, demeure un témoin rare de la période Majapahit. Gravement endommagé par le séisme de 1917, il conserve encore ses gardiens de pierre et son atmosphère mystique, souvent dans un silence à peine troublé par les prières.

Le sud de la ville concentre également plusieurs sites d’intérêt majeur. Le vaste parc Puputan Margarana (ou Puputan Renon) est dominé par le monument Bajra Sandhi, haut de 45 mètres, dont les huit entrées et dix-sept angles symbolisent la date de l’indépendance de l’Indonésie. Ce monument, inauguré en 2003, rend hommage aux luttes du peuple balinais contre les puissances coloniales. À l’intérieur, un musée retrace en dioramas les moments clés de l’histoire locale. Autour du parc, les familles viennent pique-niquer, faire du sport ou assister à des spectacles artistiques, car Renon est aussi un vaste centre d’activités culturelles et familiales.

Les amateurs d’art trouvent leur bonheur dans les galeries et musées de Denpasar. Le musée Sidik Jari, fondé par I Gusti Ngurah Gede Pemecutan, présente des peintures réalisées à la main et au doigt, témoignant de la créativité balinaise contemporaine. Non loin, le centre culturel Taman Wedhi Budaya (ou Taman Budaya) offre un panorama complet des arts de Bali : peinture, sculpture, musique et danse y sont représentés, tandis que des concerts de gamelan s’y déroulent régulièrement. Ces institutions contribuent à maintenir vivante la culture locale tout en la partageant avec les visiteurs.

Le paysage religieux de la ville témoigne de sa diversité. Outre les temples hindous, s’y trouvent le temple chinois du sud de Denpasar, qui illustre la présence ancienne des communautés sino-balinaises, et la mosquée Al-Furqon, située à l’ouest, fréquentée par les habitants musulmans de la ville. L’église Saint-Joseph, quant à elle, témoigne du pluralisme religieux et de l’harmonie interconfessionnelle propre à Bali.

Les marchés traditionnels demeurent un autre visage incontournable de la capitale. Le marché de Badung, sur Jalan Gajah Mada, est le plus grand et le plus animé de la ville. À proximité, le marché de Kreneng et le marché aux oiseaux de Satria offrent d’autres scènes. Pour le shopping moderne, Denpasar regorge de centres commerciaux tels que Ramayana, Matahari Duta Plaza et Level 21 Mall, tandis que les amateurs de soie peuvent visiter Duta Silk, célèbre pour ses étoffes raffinées. Sur Jl Hasanuddin et Jl Sulawesi, les bijouteries rivalisent d’éclat, tandis que les boutiques d’artisanat local perpétuent la tradition du batik et des sarongs colorés.

Le littoral de Denpasar ouvre sur des paysages maritimes remarquables. La plage de Sanur, aux eaux calmes, attire familles et promeneurs, tandis que la plage de Sindu séduit les amateurs de baignade paisible. Plus au sud, l’île de Serangan est prisée des surfeurs et des passionnés de nature. Le village culturel de Kertalangu, entouré de rizières, propose des activités écotouristiques, tout comme la forêt de mangrove de Suwung, qui rappelle l’importance de la préservation du littoral balinais. Le parc Kumbasari, quant à lui, s’illumine la nuit et constitue un lieu de promenade agréable, bordé de restaurants et d’échoppes artisanales.

Denpasar séduit aussi par sa vie culturelle vibrante. Le centre culturel Taman Budaya, le parc Puputan et le champ de Renon accueillent régulièrement des spectacles de danse, de théâtre et de marionnettes, tandis que des festivals tels que le Bali Arts Festival animent la ville chaque année. Ces manifestations célèbrent la créativité balinaise et attirent aussi bien les habitants que les visiteurs étrangers. Le Trans Studio Bali, immense complexe de loisirs et de shopping ouvert en 2019, témoigne de la modernité de la ville et de sa capacité à allier tradition et innovation.

En parcourant Denpasar, se découvre un urbanisme en constante évolution, où les puri traditionnels côtoient les résidences modernes. Si le développement touristique a transformé le paysage, la ville conserve des espaces verts et des repères culturels essentiels. Le Puri Pemecutan, ancien palais royal reconstruit après l’incendie de 1906, rappelle la grandeur passée du royaume de Badung. Non loin de là, le Pura Pengerebongan accueille chaque année la cérémonie de transe Ngerebong, un rituel impressionnant qui relie encore les habitants à leurs ancêtres.

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14. Sanur (Bali Sud)

Située sur la côte est du sud de Bali, Sanur est l’une des plus anciennes stations balnéaires de l’île, connue pour son ambiance paisible et raffinée. À seulement trente minutes de route de l’aéroport international Ngurah Rai, elle s’étire sur plus de cinq kilomètres de littoral, entre Matahari Terbit et Mertasari. Loin du tumulte des grandes plages de Kuta, Sanur attire une clientèle en quête de calme, souvent composée de familles ou de voyageurs d’âge mûr. Bordée par la route Jalan Danau Tamblingan, la ville conserve un équilibre harmonieux entre nature et urbanisme, avec ses hôtels à vastes jardins et ses promenades ombragées face à la mer.

Le cœur culturel de Sanur se découvre à travers des sites singuliers. Le musée Le Mayeur, installé dans l’ancienne demeure du peintre belge Adrien-Jean Le Mayeur, présente une collection d’œuvres inspirées de la lumière et des danses balinaises. Le lieu, bordé d’un jardin paisible, restitue l’atmosphère intime de la maison-atelier où l’artiste vécut aux côtés de sa compagne balinaise. Plus au sud, le Pura Blanjong abrite la célèbre Prasati Blanjong, une inscription gravée au IXᵉ siècle, considérée comme le plus ancien témoignage écrit de Bali. Ce petit temple, discret et vénéré, reste un passage obligé pour qui souhaite saisir la profondeur spirituelle du lieu.

Les amateurs de nature et d’écotourisme apprécient le centre d’information sur la mangrove, situé à Suwung Kawuh, au sud de Sanur. Ce vaste espace protégé de 600 hectares permet de parcourir les marais côtiers sur des passerelles en bois et d’observer de nombreuses espèces d’oiseaux et de poissons. L’endroit illustre la volonté de la région de sensibiliser à la protection des écosystèmes marins. À quelques kilomètres de là, le centre de conservation des tortues de l’île Serangan poursuit la même mission éducative, offrant aux visiteurs l’opportunité d’en apprendre davantage sur la préservation des tortues marines.

Sanur charme également par sa vie quotidienne paisible et sa promenade maritime bordée de palmiers. La piste cyclable de cinq kilomètres reliant Mertasari à Hangtuah invite à des balades matinales au bord de la mer, tandis que les marchés nocturnes dévoilent les saveurs locales dans une ambiance conviviale. Les activités nautiques sont nombreuses : planche à voile, kitesurf, plongée légère et promenades en bateau traditionnel jusqu’à Nusa Penida. Les plages, protégées par un récif, offrent des eaux calmes idéales pour la baignade et les familles.

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15. Seminyak (Bali Sud)

Au nord de Legian et de Kuta, Seminyak s’impose comme la station balnéaire la plus élégante et la plus cosmopolite du sud de Bali. Réputée pour son atmosphère chic et décontractée, elle attire une clientèle en quête de confort et de raffinement. Les plages de Seminyak et de Petitenget forment une longue étendue de sable gris bordée de villas et d’hôtels de luxe. Le quartier concentre une grande partie des restaurants gastronomiques, spas haut de gamme et boutiques de créateurs de l’île, où l’art balinais se marie aux tendances internationales.

Le cœur du quartier s’articule autour de Jalan Raya Seminyak, artère principale bordée de galeries, de cafés et de magasins d’artisanat. Plus au sud, Jalan Dhyana Pura mène directement à la plage, célèbre pour ses couchers de soleil spectaculaires. Les visiteurs s’y rassemblent en fin de journée pour admirer la lumière sur l’océan Indien ou savourer un cocktail dans un bar en bord de mer. Seminyak est aussi un haut lieu de la vie nocturne raffinée, avec ses établissements emblématiques tels que le Ku De Ta ou le Potato Head Beach Club, symboles de la dolce vita balinaise.

Parmi les sites culturels, le temple Pura Petitenget demeure le plus remarquable. Situé en bord de plage, ce petit sanctuaire du XVIᵉ siècle conserve un charme ancien et accueille de somptueuses cérémonies au moment des pleines lunes. Bien qu’il ne fasse pas partie des neuf temples majeurs de Bali, il occupe une place importante dans la chaîne des temples de la côte ouest reliant Pura Uluwatu à Pura Tanah Lot. Autour, l’ambiance se veut paisible, entre encens, offrandes fleuries et battements de gamelan.

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16. Péninsule de Nusa Dua (Bali Sud)

Située à l’extrémité sud-est de Bali, Nusa Dua est une péninsule réputée pour ses plages de sable blanc et ses complexes hôteliers cinq étoiles. Conçue comme une enclave touristique, elle offre un environnement calme, sécurisé et d’une propreté exemplaire. L’urbanisme y est soigné, entre jardins tropicaux, allées fleuries et fontaines. Bien que parfois jugée artificielle, Nusa Dua séduit par sa beauté naturelle et son atmosphère ordonnée, idéale pour le repos et les séjours en famille.

Parmi les plus beaux sites, la plage de Geger reste la plus authentique. Située à Sawangan, elle offre un sable clair et des eaux chaudes protégées par un récif. Les visiteurs peuvent y nager en toute sécurité ou profiter des petits warungs tenus par les habitants. Non loin de là, le Pura Geger Dalem Pemutih, dissimulé parmi les arbres tordus, rappelle la présence spirituelle omniprésente sur l’île. Au nord, le site naturel du Water Blow, où les vagues s’engouffrent dans les falaises calcaires pour jaillir en geysers spectaculaires, constitue une expérience unique face à l’océan Indien.

Nusa Dua abrite aussi le musée Pasifika, l’un des plus riches de Bali. Ce musée présente une collection impressionnante d’œuvres d’artistes du Pacifique Sud et d’Asie du Sud-Est, dont Gauguin, Le Mayeur, Bonnet ou Ambron. Ses galeries consacrées aux échanges culturels entre l’Occident et l’Orient en font un lieu essentiel pour comprendre la dimension artistique de l’île. Les amateurs de golf, quant à eux, fréquentent le parcours de Bali National Golf Club, réputé pour son cadre verdoyant et sa vue sur la mer.

À proximité immédiate, la péninsule de Tanjung Benoa prolonge le littoral vers le nord. Plus populaire et animée, elle offre un contraste intéressant avec Nusa Dua. Ses plages accueillent des activités nautiques variées : jet-ski, parachute ascensionnel, kayak ou plongée, tandis que son port de Benoa relie Bali à d’autres îles de l’archipel. Le quartier, plus authentique, conserve des temples hindous, une mosquée et un sanctuaire chinois témoignant du mélange culturel local.

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17. L’île de Serangan (Bali Sud)

Située au sud de Denpasar, l’île de Serangan, surnommée « l’île de la Tortue », s’étend sur près de trois kilomètres de long. Reliée à la terre ferme par un pont, elle combine traditions marines et écotourisme. Jadis simple village de pêcheurs, Serangan est aujourd’hui reconnue pour son centre de conservation et d’éducation des tortues, qui œuvre à la protection et à la réhabilitation des espèces marines. Les visiteurs peuvent y observer les tortues, participer à la libération de bébés dans l’océan et comprendre l’importance de la préservation des écosystèmes côtiers.

La richesse naturelle de l’île séduit les amateurs de plein air. Ses plages paisibles, bordées de sable blanc et d’eaux turquoise, offrent des conditions idéales pour la baignade, le surf ou le snorkeling. Les récifs coralliens abritent une grande diversité de poissons tropicaux, et les excursions de plongée permettent d’explorer les fonds marins colorés. Les mangroves qui entourent Serangan constituent un autre attrait majeur : il est possible de les parcourir en kayak, au milieu d’une végétation luxuriante où vivent oiseaux, crabes et poissons.

Parmi les lieux spirituels, le temple Pura Dalem Sakenan figure parmi les sanctuaires les plus sacrés de Bali. Il attire chaque année des pèlerins venus honorer les divinités marines. Ce temple, entouré de paysages paisibles, incarne la relation étroite entre la religion hindoue et la mer. L’ambiance y est empreinte de recueillement, surtout lors des cérémonies de pleine lune, où l’île semble tout entière vibrer au rythme des prières et du gamelan.

Outre la nature et la spiritualité, Serangan conserve une authenticité rare. Le village principal, avec ses maisons colorées et ses barques traditionnelles, témoigne d’un mode de vie simple et harmonieux. L’île sert également de point de départ pour les ferries de Gili Getaway, reliant Bali aux îles Gili et à Lombok, ce qui en fait un lieu de passage apprécié des voyageurs.

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18. Le Pura Mas Suka (Bali Sud)

Perché sur une falaise dominant l’océan Indien, non loin de Green Bowl Beach à Ungasan, le Pura Mas Suka, ou « temple de la Félicité Suprême », est l’un des temples marins les plus enchanteurs et les moins connus de Bali. Ce temple marin, fondé selon la tradition au XVIᵉ siècle par le moine Nirartha, allie beauté naturelle et spiritualité dans un cadre d’une pureté saisissante.

Son architecture incarne l’harmonie entre l’art balinais et la nature environnante. Les murs en pierre sculptée, les pagodes aux toits colorés et les cours silencieuses s’ouvrent sur des jardins fleuris où se mêlent bassins à carpes, statues et arbres sacrés. L’air marin, le parfum du bois et le bruissement des feuilles confèrent à l’ensemble une atmosphère de paix et de recueillement. De son promontoire, la vue sur l’océan est spectaculaire : le bleu profond des vagues contraste avec les roches noires de la côte.

Le Pura Mas Suka fait partie des pura segara, les temples marins dédiés aux dieux de la mer. Il symbolise l’union entre les forces aquatiques et terrestres, entre la félicité et la sagesse. De nombreuses cérémonies s’y tiennent encore, notamment les offrandes de canang sari, les prières du Piodalan et les rituels de purification célébrant la gratitude envers les divinités de l’océan.

Peu de visiteurs s’y aventurent, en raison de son accès difficile par des routes étroites et peu signalées. Pourtant, les visiteurs qui atteignent le Pura Mas Suka découvrent un havre de paix préservé du tumulte touristique.

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19. Le Pura Dalem Sakenan (Bali Sud)

Sur l’île paisible de Serangan, au sud de Denpasar, le Pura Dalem Sakenan s’impose comme l’un des plus anciens et des plus vénérés temples marins de Bali. Situé à l’endroit où la mer rencontre la mangrove, il incarne l’union entre le monde terrestre et l’univers marin. Consacré à Batara Dalem Sakenan, manifestation du dieu Shiva, ce sanctuaire fait partie du réseau sacré des pura segara, les temples marins destinés à protéger l’île des influences néfastes venues de l’océan.

Le Pura Dalem Sakenan fut fondé au XIᵉ siècle par le grand prêtre Mpu Kuturan, figure essentielle du panthéon spirituel balinais, à une époque où se formaient les bases du système religieux de l’île. Sa structure originelle, bâtie en pierre de corail et en brique rouge, témoigne d’une architecture d’une grande pureté, harmonisant les matériaux marins et terrestres. À l’entrée, les portes sculptées représentent les gardiens célestes et les démons repoussant les forces du chaos, symbolisant l’éternelle lutte entre équilibre et désordre.

Pendant des siècles, le temple fut accessible uniquement à marée basse, lorsque les fidèles pouvaient rejoindre l’île à pied par un étroit passage de sable. Cette traversée, perçue comme un acte de purification, reste aujourd’hui un souvenir fort pour les pèlerins les plus âgés. Même si un pont relie désormais Serangan au continent, beaucoup préfèrent encore s’y rendre à pied, perpétuant cette tradition d’humilité et de dévotion. Lors des grandes cérémonies, les routes se couvrent d’offrandes fleuries et de processions vêtues de blanc, rythmées par le son des gamelans.

Chaque 210 jours, le Pura Dalem Sakenan devient le cœur d’une célébration majeure : la fête du Piodalan, marquant l’anniversaire de la consécration du temple. Des milliers de fidèles venus de toute l’île affluent alors sur Serangan, portant des paniers d’offrandes tressées, des fruits et des fleurs. Les prières, les danses sacrées et les chants traditionnels se succèdent pendant plusieurs jours dans une atmosphère à la fois fervente et joyeuse. Au crépuscule, lorsque la mer reflète la lumière des cierges et des parasols dorés, le temple semble suspendu entre les eaux et le ciel.

Le site conserve également une dimension historique et culturelle particulière. Autrefois surnommée « l’île des tortues », Serangan abritait d’importantes populations de tortues marines, aujourd’hui protégées. Autour du temple, la communauté locale œuvre à la préservation de ces animaux sacrés, symboles de longévité et d’harmonie cosmique.

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20. Nusa Lembongan (Bali Sud)

Petite sœur paisible de Bali, Nusa Lembongan est une île de charme nichée dans le détroit de Badung, à seulement quelques kilomètres au sud-est de Sanur. D’une superficie de huit kilomètres carrés, elle séduit par sa tranquillité, sa mer turquoise et son atmosphère insulaire préservée. Sans circulation importante ni vendeurs ambulants, l’île invite à un art de vivre simple et contemplatif.

La côte ouest concentre les lieux emblématiques de l’île. La longue plage de Jungut Batu reste le principal point d’ancrage des visiteurs, avec ses hôtels et restaurants tournés vers le soleil couchant. De là, la vue sur le mont Agung est saisissante, surtout au crépuscule, quand la lumière dore les flots. Plus au sud, la baie des Champignons déploie un décor idyllique, bordé d’eaux translucides et de barques de pêche flottant paresseusement.

Les voyageurs en quête de calme se dirigent ensuite vers Dream Beach, petit écrin de sable blanc accessible par un sentier isolé, ou vers Sunset Beach (Sandy Bay), voisine et tout aussi enchanteresse. Cette côte, battue par les embruns, s’anime au site spectaculaire de la larme du Diable (Devil’s Tear), un promontoire rocheux où la mer jaillit en gerbes étincelantes, offrant l’un des spectacles naturels les plus impressionnants de Bali.

Se rendre à Nusa Lembongan est une aventure en soi, car le seul moyen de rejoindre cette petite île depuis Bali est par la mer. Plusieurs compagnies de bateaux rapides assurent la traversée, principalement depuis Sanur, le point de départ le plus pratique et le plus fréquenté. D’autres départs existent depuis Serangan et Benoa, au sud de Bali, ainsi que depuis Padang Bai, à l’est.

Le port moderne de Sanur, situé sur Jalan Matahari Terbit, facilite grandement l’embarquement. La traversée jusqu’à Jungut Batu, sur la côte nord de Lembongan, dure environ trente minutes. Les prix varient de 115 000 à 300 000 IDR (Tarifs en vigueur en novembre 2025) selon la compagnie, la période et le mode de réservation, avec des réductions fréquentes pour les billets achetés en ligne. Plusieurs sites proposent ce service, dont 12goasia.

Les voyageurs en quête de confort peuvent opter pour un départ depuis Serangan, où l’embarquement se fait depuis des jetées et non depuis la plage, ce qui évite les pieds mouillés. Ce port accueille certaines des compagnies les plus réputées, proposant parfois des liaisons directes avec un ponton flottant à l’arrière de l’île. Benoa, quant à lui, est surtout utilisé par des groupes touristiques asiatiques pour des traversées affrétées. Pour ceux qui préfèrent un itinéraire moins fréquenté, Padang Bai propose depuis quelques années un départ quotidien d’environ quarante-cinq minutes vers Lembongan, idéal pour les voyageurs en provenance de l’est de Bali.

Il est également possible d’arriver à Nusa Lembongan depuis les îles voisines. La traversée depuis Nusa Penida ne prend qu’une dizaine de minutes en hors-bord local, ce qui permet de combiner facilement la visite des deux îles. Quant aux voyageurs venant des îles Gili ou de Lombok, plusieurs compagnies assurent des liaisons directes, souvent en correspondance avec Bali. Ce trajet, plus long, dure en moyenne entre deux et trois heures et permet d’admirer les eaux turquoise de l’archipel.

Plus à l’intérieur, l’île dévoile un visage rural et authentique. Autour du village de Lembongan, les traditions balinaises se perpétuent au rythme des offrandes et des cérémonies. Le temple Puncak Sari, perché sur les hauteurs, domine la mer et offre une vue saisissante sur le détroit et les côtes de Bali. Les environs abritent de vastes fermes d’algues, cultivées à marée basse sur des carrés soigneusement délimités. Cette activité, longtemps pilier de l’économie locale, illustre le lien intime entre les habitants et la mer nourricière. Au nord, la forêt de mangroves étend ses racines dans un labyrinthe d’eaux calmes. Le visiteur peut la découvrir à bord d’un jukung, la pirogue traditionnelle, glissant lentement entre les palétuviers. L’endroit respire la sérénité, surtout au lever du jour, lorsque les reflets dorés du soleil illuminent les feuillages et que les oiseaux de mer viennent s’y abriter.

Mais Nusa Lembongan ne se limite pas à la contemplation : l’île est aussi un paradis pour les amateurs d’aventure. Les plongeurs et snorkelers affluent vers les eaux limpides de Mushroom Bay et de la mangrove, où évoluent poissons multicolores, raies manta et coraux éclatants. Le centre de recherche de la fondation pour la Mégafaune Marine (MMF), situé à Jungut Batu, œuvre à la préservation de cette biodiversité exceptionnelle. Les conférences qu’elle propose permettent de mieux comprendre les écosystèmes marins fragiles qui entourent l’île. Quant aux surfeurs, ils se retrouvent sur les trois spots légendaires du nord-ouest : Playgrounds, Lacerations et Shipwrecks, des vagues puissantes accessibles à la rame ou en petit bateau.

Au sud, la route mène vers le pont jaune, symbole de l’île, reliant Nusa Lembongan à sa voisine Nusa Ceningan. Ce passage suspendu au-dessus des eaux peu profondes du chenal est devenu une attraction en soi, autant pour les marcheurs que pour les photographes. Au-delà, Nusa Ceningan déploie un paysage de falaises et de lagons azur, dont le célèbre Blue Lagoon, aux airs de bout du monde. Le panorama sur Bali y est époustouflant, notamment au coucher du soleil, lorsque le ciel s’embrase et que les teintes orangées se reflètent sur la mer.

Nusa Lembongan se découvre aisément à pied, à vélo ou en scooter. L’île est parcourue de sentiers côtiers reliant la plupart des hébergements, restaurants et plages, ce qui en fait un lieu parfait pour les promenades. La partie sud-ouest, plus sauvage, offre des chemins spectaculaires avec des vues imprenables sur Bali et des couchers de soleil sublimes. Depuis la plage de Jungut Batu, s’atteint Mushroom Bay en une trentaine de minutes de marche le long du rivage. Il est même possible de rejoindre à pied Nusa Ceningan grâce à un charmant pont suspendu reliant les deux îles. Pour ceux qui préfèrent pédaler, plusieurs hôtels et maisons d’hôtes louent des vélos pour 20 000 à 40 000 IDR (Tarifs en vigueur en novembre 2025) par jour, permettant d’explorer l’île à son rythme, malgré quelques pentes raides et portions abîmées.

Les scooters sont le moyen de transport le plus courant : la location varie entre 50 000 et 100 000 IDR par jour, et les jeunes locaux proposent souvent de conduire les visiteurs pour une somme modique. Les voitures sont quasi inexistantes, leur importation nécessitant une autorisation spéciale du conseil des anciens du village. Seuls quelques pick-up servent aux transferts des hôtels, notamment pour rejoindre l’embarcadère avec des bagages. Enfin, pour une alternative pittoresque, des bateliers locaux assurent la liaison entre Jungut Batu et Mushroom Bay pour environ 30 000 IDR l’aller, ou 50 000 IDR l’aller-retour (Tarifs en vigueur en novembre 2025).

Le charme de Nusa Lembongan réside aussi dans ses contrastes : entre falaises arides et lagons paisibles, entre temples silencieux et vagues rugissantes. Les randonneurs apprécieront le sentier côtier qui relie Dream Beach à Sunset Beach, en passant par Devil’s Tear, un itinéraire ponctué de vues spectaculaires sur la mer et les falaises calcaires.

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21. Nusa Ceningan (Bali Sud)

Petite île nichée entre Nusa Lembongan et Nusa Penida, Nusa Ceningan séduit par son atmosphère préservée et ses paysages marins spectaculaires.

Accessible par le célèbre pont jaune, surnommé le « pont de l’amour », l’île est reliée à sa voisine Lembongan par un étroit chenal. Ce pont suspendu, pouvant être traversé à pied ou à vélo, offre une expérience à la fois unique et audacieuse, surtout lorsque le vent fait grincer sa structure métallique. Il marque la frontière symbolique entre les mondes de la vie animée de Lembongan et de Ceningan, où le rythme semble suspendu au murmure des vagues.

L’île, de taille modeste, se découvre facilement à pied ou à scooter, le long de routes panoramiques bordées de cocotiers.

Le littoral occidental est jalonné de criques et de falaises d’où la vue sur Bali et sur le mont Agung est d’une beauté saisissante. Parmi les lieux les plus visités figure la Song Tepo Beach, paisible étendue de sable bordée d’eaux translucides, idéale pour une baignade à marée haute. Plus au sud, la Secret Point Beach offre un décor de carte postale, avec son sable blanc, ses falaises calcaires et sa tranquillité rare. À proximité, la Paragan Jepang, petite série de grottes creusées dans la roche, ajoute une touche mystérieuse à ce paysage littoral.

Le site le plus emblématique de Nusa Ceningan reste sans doute le Lagon bleu (Blue Lagoon). Cette crique spectaculaire, aux eaux turquoise éclatantes, attire les visiteurs venus admirer la puissance des vagues qui se brisent contre les falaises. Le lieu rappelle Devil’s Tear à Lembongan, mais s’avère plus sauvage et moins fréquenté. Au coucher du soleil, la lumière dorée embrase les rochers, et le panorama sur l’océan devient inoubliable. Les amateurs de sensations fortes s’y aventurent parfois pour plonger des falaises, mais la prudence s’impose, car les courants y sont puissants.

Sur la côte sud, la Fishing Bay offre un visage plus paisible de l’île. S’y observent les pêcheurs locaux rentrant de mer à bord de leurs embarcations traditionnelles, tandis que les enfants jouent sur la plage. Les Kelebutan Cliff et Flip Cliffs dominent cette baie de leurs parois abruptes, offrant des points de vue spectaculaires sur la mer. Au nord, le Tanjung Gelumpang est un promontoire naturel d’où le visiteur jouit d’un panorama exceptionnel sur les îles voisines, tandis qu’au nord-ouest, Bias Munjul séduit par son authenticité villageoise et ses maisons traditionnelles alignées face au lagon.

Le chenal entre Nusa Lembongan et Nusa Ceningan abrite de nombreuses fermes d’algues, véritables mosaïques flottantes qui témoignent d’une activité encore bien vivante. Les habitants y cultivent et récoltent les algues destinées principalement à l’industrie cosmétique d’Asie du Nord. Cette pratique, respectueuse de l’environnement, rythme la vie locale et donne à l’île une atmosphère de calme laborieux.

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22. Nusa Penida (Bali Sud)

Nusa Penida, la plus vaste des trois îles situées au large de la côte sud-est de Bali, se distingue par sa beauté naturelle sauvage et son caractère encore préservé. D’une superficie de 247 km², elle surpasse largement Nusa Lembongan et Nusa Ceningan, mais reste moins développée sur le plan touristique. Sa côte nord concentre l’essentiel des villages, des plages et des fermes d’algues, une activité qui a marqué la vie locale depuis les années 1980. Malgré la baisse de production, cette culture continue d’assurer un revenu à de nombreuses familles. Le reste de l’île, plus rural et accidenté, vit au rythme d’une agriculture de subsistance, tandis que les zones côtières attirent une nouvelle génération de voyageurs en quête d’authenticité et d’aventure.

Nusa Penida, séparée de Bali par un détroit d’une trentaine de minutes de traversée, n’est accessible que par bateau. La plupart des visiteurs embarquent depuis le port de Sanur (Sanur Beach Pelabuhan Rakyat), où plusieurs compagnies de bateaux rapides assurent la liaison vers différents ports de la côte nord de l’île. Plusieurs sites proposent ce service de réservation, dont 12goasia.

Ces trajets coûtent en moyenne entre 125 000 et 150 000 roupies indonésiennes (Tarifs en vigueur en novembre 2025) l’aller. Il est recommandé de voyager léger et de porter un gilet de sauvetage, car l’embarquement se fait parfois dans l’eau et la mer peut être agitée entre les deux îles.

Pour une option plus économique, le ferry public de Padang Bai assure deux départs par jour dans chaque sens. Ce grand bateau de type roulier transporte également des véhicules et reste la solution la plus abordable, avec des billets vendus autour de 31 000 roupies indonésiennes (Tarifs en vigueur en novembre 2025). Plus lent que les vedettes rapides, il offre cependant une traversée plus stable.

Les voyageurs qui souhaitent combiner confort et découverte peuvent opter pour une croisière organisée. Enfin, il est également possible de rejoindre Nusa Penida depuis Nusa Lembongan : des bateaux publics partent chaque matin à 6h00 près du pont suspendu entre Nusa Lembongan et Nusa Ceningan, à destination de Toyapakeh ou de Buyuk.

Des embarcations privées peuvent aussi être affrétées depuis Jungut Batu, permettant de rejoindre l’île voisine en une trentaine de minutes.

Les paysages de Nusa Penida se caractérisent par de hautes falaises calcaires, des baies isolées et une végétation sèche ponctuée de forêts tropicales résiduelles. Sur la côte sud, la forêt tropicale et la source de Tembeling conserve les derniers vestiges de la couverture végétale originelle de l’île. Le visiteur y accède par un sentier escarpé menant à des sources naturelles où les visiteurs peuvent se rafraîchir avant de rejoindre la plage, encadrée par des falaises vertigineuses. Non loin, la source de Peguyangan, au pied de 700 marches bleues suspendues au flanc de la falaise, attire les plus courageux. En bas, une petite cascade jaillit au-dessus de la mer, créant un sanctuaire à la fois spirituel et spectaculaire, typique du lien entre nature et dévotion à Bali.

Les plages de Nusa Penida comptent parmi les plus impressionnantes de toute l’Indonésie. À l’est, la plage d’Atuh déploie son sable blanc au pied de hautes falaises qui s’embrasent à l’aube. Le panorama y est saisissant, et la baignade dans ses eaux claires constitue une récompense après la descente escarpée. Plus au sud, la plage de Suwehan séduit les visiteurs en quête de solitude. Entourée d’un décor de falaises et accessible uniquement par un sentier difficile, elle conserve un caractère sauvage rare. La plage de Kelingking, surnommée la « baie du T-Rex », est quant à elle l’un des lieux les plus photographiés de l’île : un promontoire rocheux en forme de dinosaure plongeant dans un océan turquoise. Les marcheurs aguerris peuvent descendre jusqu’à la plage, une aventure physique mais inoubliable.

À proximité de Pejukutan, la plage de Diamant complète ce tableau de splendeur naturelle. Ses falaises dentelées et ses rochers émergeant des eaux bleues en font un lieu magique au lever du soleil. Mais Nusa Penida ne se résume pas à ses plages : l’île abrite également des sites culturels d’une profonde signification spirituelle. Le temple de la grotte Giri Putri (Pura Goa Giri Putri), niché dans une cavité calcaire près du village de Suana, en est l’un des plus impressionnants. Accessible par une petite ouverture dans la roche, il abrite un vaste sanctuaire souterrain partagé par des fidèles hindous et bouddhistes. Le site abrite aussi deux espèces de crabes d’eau douce endémiques, Karstama emdi et Karstama balicum, aujourd’hui menacées, ce qui en fait un lieu à la fois sacré et scientifique.

Sur l’île, les taxis sont faciles à trouver et offrent un moyen simple de rejoindre votre hébergement. La plupart des hôtels proposent également un service de navette, souvent à réserver à l’avance.

Pour les voyageurs autonomes, la location d’un scooter reste l’option la plus pratique, à condition d’être à l’aise sur des routes parfois étroites, abruptes et endommagées. Les loueurs se trouvent principalement à Toyapakeh et Sampalan, et il n’est pas rare qu’ils abordent le voyageur directement à votre arrivée. Le prix varie entre 50 000 et 100 000 roupies indonésiennes (Tarifs en vigueur en novembre 2025) par jour. Il faut toutefois garder à l’esprit que les scooters de petite cylindrée peinent dans les montées lorsqu’ils transportent deux passagers. La location de voitures est possible, mais coûteuse, autour de 650 000 roupies par jour (Tarifs en vigueur en novembre 2025).

Certains voyageurs arrivant de Nusa Lembongan choisissent de traverser avec leurs vélos de location ; il est toutefois indispensable d’obtenir au préalable l’autorisation du loueur. Si le littoral nord se prête bien à la balade, l’intérieur de Nusa Penida présente des routes très accidentées, parfois réduites à de simples pistes caillouteuses.

Les transports en commun locaux, rares et rudimentaires, se limitent à d’anciens bemos : petits minibus ou à des trajets improvisés à l’arrière d’un camion. Ces véhicules circulent surtout le long de la côte nord, mais au-delà, il est préférable de ne pas compter sur leur disponibilité pour se déplacer.

Parmi les temples les plus vénérés figure le Pura Ped, sur la côte nord. Ce sanctuaire attire chaque année de nombreux pèlerins venus du continent balinais, surtout lors des cérémonies de pleine lune. Les visiteurs peuvent également découvrir le Pura Batu Medahu et le Pura Batu Kuning, deux temples côtiers situés au sud de Suana, magnifiquement posés face à l’océan. Plus à l’intérieur des terres, le Puncak Mundi s’élève à 521 mètres d’altitude et constitue le point culminant de l’île. .

Les amateurs de nature ne manqueront pas les sites spectaculaires du sud-ouest : Broken Beach (Pasih Uug) et Angel’s Billabong. Ces formations naturelles offrent un spectacle saisissant où la mer s’engouffre dans une arche de pierre avant de s’écraser dans un bassin naturel. À marée basse, les visiteurs peuvent s’approcher des piscines naturelles d’Angel’s Billabong, où les reflets du ciel et des roches créent un tableau mouvant. Non loin de là, la Baie de Cristal (Crystal Bay), avec ses eaux limpides et son sable immaculé, figure parmi les meilleurs sites de plongée et de snorkeling de Nusa Penida. Le calme de cette baie, face à Nusa Ceningan, contraste avec la puissance des falaises du sud.

Sous la surface, Nusa Penida révèle un monde marin d’une richesse exceptionnelle. Les eaux qui l’entourent font partie d’une aire marine protégée intégrée au Triangle de Corail, surnommé « l’Amazonie des mers ». Plus de 247 espèces de coraux et plus de 560 espèces de poissons y prospèrent. Les plongeurs viennent du monde entier pour explorer des sites renommés tels que Crystal Bay, Manta Point, Toyapakeh, Suana Bay et Malibu Point, permettant de croiser des raies manta géantes toute l’année et, entre juillet et octobre, les impressionnants poissons-lunes (mola mola). En raison des forts courants, ces plongées exigent souvent l’accompagnement d’un guide expérimenté.

Outre la plongée, la randonnée et le VTT permettent d’explorer les reliefs escarpés de l’île. Le sud, isolé et difficile d’accès, dévoile des panoramas vertigineux sur l’océan Indien. Les voyageurs plus aventureux peuvent camper sur les hauteurs ou dans des criques isolées. Dans les villages, l’accueil des habitants, empreint de simplicité et de ferveur, ajoute à la magie des lieux. La population, majoritairement hindoue, conserve des traditions culturelles propres à l’île, notamment des danses rituelles et une architecture distincte. Le dialecte nusa penidan, vestige d’un ancien balinais, témoigne de cette identité unique.

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23. Le Pura Goa Lawah (Bali Nord)

Sur la côte est de Bali, dans le kabupaten de Klungkung, se dresse l’un des temples les plus singuliers et les plus vénérés de l’île : le Pura Goa Lawah, littéralement « le temple de la grotte des chauves-souris ». Situé dans le village de Pesinggahan, le sanctuaire occupe une position spectaculaire, entre la mer et la colline, en bordure de la Jalan Raya Goa Lawah. Construit au XIᵉ siècle, ce temple directionnel, l’un des neuf qui protègent spirituellement l’île (avec les temples : Pura Besakih, Pura Lempuyang Luhur, Pura Luhur Andakasa, Pura Luhur Uluwatu, Pura Luhur Batukaru, Pura Pucak Mangu, Pura Ulun Danu Batur et Pura Pusering Jagat)

Ce temple est également l’un des sanctuaires du monde, qui sont les lieux de culte les plus sacrés de Bali. Selon les croyances balinaises, ils constituent les points névralgiques de l’île et sont censés lui apporter un équilibre spirituel. Ils intègrent les temples (Pura Besakih à Karangasem, Pura Lempuyang Luhur, Pura Luhur Uluwatu, Pura Luhur Batukaru, Pura Pusering Jagat et Pura Rambut Siwi)

L’élément le plus impressionnant du temple est sa grotte naturelle, habitée par des milliers de chauves-souris qui s’accrochent à la voûte sombre. Ce spectacle saisissant, rythmé par le bruissement des ailes et les chants des prêtres, confère à Goa Lawah une atmosphère mystique unique. Selon la légende, la grotte s’enfoncerait jusqu’au temple de Pura Besakih, situé sur les pentes du mont Agung, reliant ainsi symboliquement la mer au volcan, deux forces primordiales de la cosmologie balinaise. Les offrandes fleuries, déposées chaque jour au pied de l’entrée, témoignent de la ferveur des fidèles venus chercher protection et équilibre spirituel.

Le complexe du temple s’organise en trois enceintes successives, selon la structure traditionnelle des sanctuaires balinais : le jaba pisan, espace extérieur consacré à la purification ; le jaba tengah, ou cour médiane, où se déroulent les cérémonies collectives ; et le jeroan, sanctuaire intérieur réservé aux rites les plus sacrés. Les sculptures en pierre volcanique, finement ciselées, alternent avec des décorations de céramique et des motifs dorés représentant les chauves-souris, symboles de vigilance et de renaissance.

Le site ne se résume pas à sa dimension spirituelle : il s’inscrit dans un environnement d’une beauté saisissante. Depuis la cour supérieure, la vue s’étend sur la plage de Goa Lawah et sur les eaux du détroit de Lombok, souvent parsemées de bateaux de pêche. La proximité de la mer renforce le caractère purificateur du lieu, où les pèlerins viennent accomplir des prières avant les grandes fêtes religieuses.

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24. Lovina (Bali Nord)

Située sur la côte nord de Bali, à cinq kilomètres à l’ouest de Singaraja, la petite ville de Lovina s’étire le long d’un littoral de sable noir volcanique. Loin de l’effervescence du sud de l’île, elle offre une atmosphère paisible, propice au repos et à la contemplation. La route principale : Jalan Raya Singaraja, traverse la ville parallèlement à la mer, tandis que de nombreuses ruelles mènent vers des plages étroites bordées de cocotiers et de pirogues traditionnelles. La mer, calme et accueillante, se distingue ici des puissantes vagues du sud : la baignade y est sans danger, tout comme la pratique du snorkeling ou de la plongée légère.

L’un des symboles de Lovina demeure la statue du dauphin dressée à l’extrémité de Jalan Bina Ria, au cœur du quartier de Kalibukbuk. Ce monument, modeste mais emblématique, rappelle la principale attraction de la région : les sorties matinales en mer pour observer les dauphins. Ces excursions au lever du soleil sont devenues une expérience incontournable, au cours de laquelle les embarcations locales, appelées perahu, glissent silencieusement sur des eaux teintées d’or. Le spectacle de ces cétacés bondissant à l’horizon reste un souvenir inoubliable pour les visiteurs. En fin de journée, la jetée principale s’anime à son tour : habitants et voyageurs s’y retrouvent pour contempler le coucher du soleil dans une atmosphère de quiétude.

Au-delà de ses plages, Lovina abrite une vie culturelle discrète mais vivante. La bibliothèque publique de Coba Baca, située au centre de la ville, illustre la vitalité de la communauté locale. Fondée en 2009, cette association propose des livres en plusieurs langues et des cours d’indonésien ou d’anglais, favorisant l’échange entre habitants et visiteurs. Le soir, les cafés et bars en bord de mer diffusent de la musique live ou des sets de DJ, prolongeant la douceur du climat tropical dans une ambiance conviviale.

Les environs de Lovina réservent également plusieurs découvertes majeures. À une dizaine de kilomètres à l’ouest, le village de Dencarik abrite les sources thermales de Banjar, appelées Air Panas Banjar, nichées dans un jardin luxuriant. Trois bassins en pierre laissent jaillir une eau soufrée à 38°C, réputée pour ses vertus thérapeutiques. Le cadre, calme et verdoyant, en fait un lieu idéal pour la détente. À proximité, se dresse le monastère bouddhiste Brahma Vihara Arama, le plus grand sanctuaire bouddhiste de Bali. Ses toits orange, ses stupas inspirés de Borobudur et ses statues dorées se fondent harmonieusement dans le paysage tropical.

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25. Le monastère Brahma Vihara Arama (Bali Nord)

Situé près du village de Dencarik, dans le district de Buleleng, le Brahma Vihara Arama est le plus grand monastère bouddhiste de Bali. Également connu sous le nom de monastère Banjar, il se niche au cœur d’un jardin luxuriant, dans une atmosphère paisible et empreinte de spiritualité. Ses toits orangés et ses nombreuses statues dorées dominent un paysage de collines verdoyantes, offrant des vues panoramiques sur la mer du Nord de Bali. L’endroit, calme et harmonieux, invite au recueillement et à la méditation, loin du tumulte touristique du sud de l’île. Conçu dans le plus pur respect des traditions bouddhistes, ce sanctuaire se distingue par une architecture raffinée qui marie subtilement les influences balinaises et bouddhiques.

Érigé en 1970 par Bhante Girirakkhito Mahathera, le monastère fut officiellement consacré en 1973. Son édification en une seule année témoigne d’un remarquable effort collectif et d’un grand élan de foi. Au fil du temps, le sanctuaire s’est agrandi pour accueillir davantage de fidèles et de visiteurs. En 2008, il fit la une de la presse balinaise lorsqu’une effigie de la déesse Kwan Im aurait versé des larmes, un phénomène interprété par certains comme un signe divin.

Le Brahma Vihara Arama est organisé en cinq zones distinctes, chacune dédiée à une fonction spirituelle spécifique. À l’ouest, l’Uposatha Gara accueille les cérémonies de consécration des moines, tandis qu’au sud-ouest se dresse un authentique arbre bodhi, symbole de l’éveil. Plus à l’est, le Dharmasala sert de salle d’étude et de prédication, et au nord-ouest s’élève le Chedi, construction en forme de cloche renfermant, selon la tradition, une relique sacrée du Bouddha. L’harmonie du site est accentuée par les nombreux bassins, les canaux ornés de nénuphars et les sculptures délicatement taillées qui jalonnent les jardins.

Les visiteurs sont immédiatement séduits par la beauté apaisante du lieu. Les statues de Bouddha, dont deux grandes effigies en bronze doré représentant le Parinirvāṇa et la forme éternelle du Bouddha, témoignent du raffinement spirituel et artistique du sanctuaire. La toiture principale, ornée de cinq stupas inspirés du temple de Borobudur, symbolise la continuité entre l’île de Java et celle de Bali.

Situé à proximité immédiate des sources thermales de Banjar, le Brahma Vihara Arama s’intègre parfaitement dans un itinéraire de découverte spirituelle et naturelle du nord de Bali.

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26. Les sources d’eau chaude de Panas Banjar (Bali Nord)

À une dizaine de kilomètres à l’ouest de Lovina, les sources thermales de Banjar, appelées localement Air Panas, constituent l’un des joyaux naturels du nord de Bali. Nichées dans un écrin de verdure tropicale, elles se trouvent dans le village de Banjar, non loin de Dencarik. L’eau chaude, naturellement riche en soufre, jaillit de la roche volcanique et alimente plusieurs bassins en pierre sculptée. L’endroit, entouré de fougères, de bambous et d’arbres tropicaux, baigne dans une atmosphère de sérénité et de bien-être. L’accès se fait par de petits chemins sinueux, et la relative difficulté du trajet préserve le charme paisible du site.

Le complexe est composé de trois bassins aux fonctions complémentaires. Le premier, le plus vaste et le plus profond, reçoit l’eau des statues de dragons qui crachent en continu des jets chauds, offrant un agréable effet de massage naturel. Le second bassin, plus petit et plus intime, permet de se détendre dans une ambiance apaisante, tandis que le troisième, situé en contrebas, reste souvent le moins fréquenté et le plus calme. L’eau, maintenue à environ 38°C, favorise la détente musculaire et procure une sensation de légèreté immédiate.

Les propriétés thérapeutiques des sources de Banjar sont reconnues depuis des générations. Riches en minéraux, elles soulagent les douleurs articulaires, favorisent la circulation sanguine et améliorent la qualité de la peau. De nombreux visiteurs locaux viennent y pratiquer un bain rituel, convaincus des vertus purificatrices de cette eau naturelle.

Le cadre verdoyant accentue le caractère enchanteur du lieu. Entre le murmure de l’eau et les chants des oiseaux, le visiteur profite d’une atmosphère d’harmonie parfaite entre nature et sérénité. Des installations simples mais bien entretenues : vestiaires, douches, casiers, rendent la visite confortable sans altérer l’authenticité du site. L’endroit reste une halte incontournable pour ceux qui explorent le nord de Bali, en quête de calme et de ressourcement.

Les sources thermales de Banjar sont ouvertes chaque jour de 7h à 18h. Elles s’intègrent parfaitement dans une excursion combinant la visite du Brahma Vihara Arama, tout proche, et les plages paisibles de Lovina.

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27. La cascade de Sekumpul (Bali Nord)

La cascade de Sekumpul, située dans le district de Sawan, au nord de Bali, est considérée comme la plus majestueuse de l’île. Son nom, qui signifie « groupe » en indonésien, fait référence aux sept chutes d’eau qui composent ce spectaculaire ensemble naturel. Hautes d’environ 100 mètres, elles dévalent les falaises couvertes de végétation tropicale pour se jeter dans un bassin d’eau turquoise, formant un tableau saisissant. Le site, encore préservé du tourisme de masse, offre une immersion totale dans la beauté sauvage et verdoyante du nord balinais.

L’accès à la cascade constitue déjà une aventure en soi. Depuis le petit village de Sekumpul, les visiteurs traversent des plantations de café, de girofliers et de rizières en terrasses avant d’entamer une descente escarpée. Le sentier, parfois glissant, serpente au cœur de la jungle, franchissant des rivières et des ponts de bambou. Chaque pas rapproche de la rumeur grandissante de l’eau qui chute en contrebas. La randonnée, bien que physique, est récompensée par la vision grandiose des cascades se déployant au milieu d’un décor de nature intacte.

Au pied des chutes, la fraîcheur de l’air et la puissance du bruit créent une sensation unique d’énergie. Les visiteurs peuvent se baigner dans les piscines naturelles formées par les eaux, claires et revigorantes. Les photographes y trouvent un cadre exceptionnel, où les contrastes entre les rochers sombres, la végétation éclatante et les voiles d’eau blanche offrent une infinité de compositions.

La meilleure période pour admirer la cascade de Sekumpul se situe entre mars et avril, à la fin de la saison des pluies, lorsque le débit des eaux est le plus impressionnant. Durant la saison sèche, la cascade perd de sa puissance, mais conserve toute sa majesté. Le site est accessible depuis Lovina, Ubud ou Bedugul, en environ deux à trois heures de route selon le point de départ. L’entrée est réglementée, et la présence d’un guide local est désormais obligatoire afin de préserver l’environnement et de garantir la sécurité des visiteurs.

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28. Les cascades jumelles de Banyumala (Bali Nord)

Les cascades jumelles de Banyumala, situées dans la région montagneuse de Buleleng, au nord de Bali, figurent parmi les trésors cachés de l’île. En retrait des grands circuits touristiques, elles séduisent par leur beauté intacte et leur cadre naturel préservé. L’accès, bien qu’un peu escarpé, conduit à un havre de paix où le murmure de l’eau et le chant des oiseaux se mêlent à la fraîcheur de l’air tropical. Les chemins bordés de plantations de café et de clous de girofle plongent le visiteur dans un Bali authentique, fait de simplicité et de verdure.

Les chutes de Banyumala se distinguent par leur formation double : deux flux d’eau parallèles descendent en symétrie le long d’une paroi rocheuse tapissée de mousses et de fougères. En contrebas, un bassin naturel invite à la baignade dans une eau claire et fraîche. Le spectacle est saisissant, d’autant plus que la végétation environnante encadre les cascades comme un écrin de jade. La lumière du soleil, filtrant à travers les arbres, fait scintiller les gouttelettes en suspension, ajoutant une dimension féérique à ce décor idyllique.

Contrairement à d’autres cascades plus connues, Banyumala conserve une atmosphère intime et sereine. Peu de visiteurs s’y aventurent, ce qui permet d’apprécier pleinement la quiétude du lieu.

Les environs abritent une flore tropicale d’une grande diversité : bambous, fougères géantes, orchidées et arbres fruitiers composent un décor luxuriant. La faune, discrète mais présente, se manifeste par les chants d’oiseaux et le vol de papillons colorés. Le sentier menant aux cascades, bien que parfois glissant, reste accessible à la plupart des randonneurs et offre plusieurs points de vue remarquables sur les montagnes environnantes.

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29. Singaraja (Bali Nord)

Ancienne capitale administrative des Petites Îles de la Sonde, Singaraja demeure l’un des centres historiques et culturels les plus fascinants de Bali. Son nom, signifiant « Roi Lion », évoque la puissance passée de cette ville portuaire du nord, aujourd’hui chef-lieu du kabupaten de Buleleng. Avec ses larges avenues et ses demeures coloniales entourées de jardins tropicaux, Singaraja conserve un charme singulier, loin de l’effervescence du sud de l’île. La ville se distingue aussi par sa richesse ethnique : Indonésiens, Arabes et Chinois y cohabitent depuis des générations, formant un tissu culturel d’une rare complexité.

Le quartier de Kampung Arab, situé près du front de mer, incarne cette diversité. Ses ruelles étroites abritent de vieilles échoppes, des maisons aux influences moyen-orientales et le plus grand temple chinois de Bali. L’ambiance y est à la fois animée et empreinte d’histoire. Ce mélange de cultures se retrouve dans les monuments et les traditions locales, mais aussi dans la gastronomie, où se mêlent épices balinaises et recettes arabes. Les Balinais eux-mêmes ont célébré cette diversité à travers l’architecture : dans chaque carrefour, les imposants monuments du lion ailé, symbole de Buleleng, rappellent la fierté et la force de cette ancienne capitale.

Le patrimoine intellectuel de Singaraja se révèle au musée Gedong Kirtya, un lieu unique au monde. Fondé à l’époque coloniale, ce musée-bibliothèque conserve une collection exceptionnelle de manuscrits lontar, rédigés sur des feuilles de palmier. Ces textes anciens abordent la religion, la philosophie, la médecine traditionnelle et les légendes balinaises. En plus de ces précieuses archives, s’y trouvent des plaques de bronze datant du Xe siècle, témoins d’un héritage historique inestimable. Le personnel y accueille chaleureusement les visiteurs, heureux de partager la mémoire écrite de l’île. À quelques pas, les rues commerçantes et les petits marchés témoignent d’une vitalité économique qui perdure, bien que Singaraja ait perdu son rôle administratif.

Les environs de la ville offrent des découvertes variées. À quinze kilomètres à l’est, le village d’Air Sanih est réputé pour ses sources d’eau froide, dont les bassins naturels invitent à la baignade. Selon la légende, ces eaux proviennent du lac sacré Batur, leur conférant des vertus purificatrices. Plus au sud, les cascades de Gitgit, nichées au cœur d’une végétation luxuriante, déversent leurs eaux claires dans des piscines naturelles. À l’est encore, le splendide temple de Pura Beji, dédié à la déesse du riz Dewi Sri, séduit par ses sculptures en grès rose d’une finesse remarquable. Ces sites illustrent la richesse naturelle et spirituelle du nord de Bali.

Enfin, Singaraja séduit par sa douceur de vivre. Le port de Buleleng, vestige de l’époque coloniale, garde le souvenir des échanges maritimes avec Java et Lombok. La plage de Lovina, voisine, attire les visiteurs venus observer les dauphins au lever du soleil, tandis que la plage de Penimbangan et le parc Bung Karno offrent des espaces paisibles pour flâner. Dans les villages alentour, tels Penglatan, les artisans perpétuent la fabrication du célèbre Dodol Bali, une confiserie traditionnelle.

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30. Le Pura Meduwe Karang (Bali Nord)

À une dizaine de kilomètres à l’est de Singaraja, dans le village de Kubutambahan, se dresse Pura Meduwe Karang, l’un des temples les plus impressionnants du nord de Bali. Son nom, signifiant « le seigneur possédant la terre », révèle sa vocation agricole et spirituelle : il est dédié à Batara Meduwe Karang, le dieu protecteur de la fertilité des sols. Construit à la fin du XIXᵉ siècle, ce temple majestueux se distingue par la richesse de son ornementation et l’élégance de ses sculptures florales. Ses murs, finement décorés, témoignent de l’art sculptural typique de la région de Buleleng, plus foisonnant et plus expressif que dans le sud de l’île.

Dès l’entrée, le visiteur est accueilli par un ensemble spectaculaire de 36 sculptures représentant des scènes du Ramayana, la grande épopée hindoue. Disposées sur trois niveaux, elles figurent notamment Kumbhakarna, géant des ténèbres entouré de troupes de singes. Ces reliefs, taillés avec minutie, reflètent la virtuosité des sculpteurs balinais. En franchissant les portails candi bentar, typiques des temples de l’île, se découvrent successivement les trois cours du sanctuaire : le jaba pura ou sanctuaire extérieur, destiné aux rassemblements ; le jaba tengah, où se tiennent les cérémonies ; et enfin le jero, espace le plus sacré abritant les autels principaux. Chaque niveau est un pas vers le spirituel, une ascension symbolique vers la pureté.

Outre son intérêt artistique, Pura Meduwe Karang demeure un haut lieu de culte et de rassemblement communautaire. Les agriculteurs y déposent chaque jour des offrandes à Ibu Pertiwi, la Terre Mère, afin d’assurer la prospérité des récoltes. Le sanctuaire abrite aussi des autels consacrés au dieu solaire Surya, dont l’énergie vivifie la terre. Les jours de fête, le temple résonne du son du gamelan, dont les instruments accompagnent les danses et les prières.

Une visite de Pura Meduwe Karang s’associe aisément à celle des sources d’Air Sanih, situées non loin de là. Ce parcours relie la dimension spirituelle à la détente naturelle, offrant au voyageur un aperçu complet de la culture de Buleleng.

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31. Le parc marin de Pemuteran (Bali Nord)

Sur la côte nord-ouest de Bali, au pied des montagnes verdoyantes du Buleleng, s’étend le parc marin de Pemuteran, un sanctuaire naturel alliant beauté sous-marine et engagement écologique. Dans ce territoire paisible, la mer semble vibrer d’une énergie pure. L’eau, d’une limpidité exceptionnelle, dévoile un monde foisonnant où se mêlent poissons tropicaux, coraux multicolores et jardins marins. Le site est l’un des plus vastes récifs de Bali accessibles directement depuis la plage, un lieu idéal pour la plongée libre comme pour la plongée bouteille. Les amateurs de nature y découvrent une mer paisible, bordée de collines arides et de plages dorées.

La principale attraction de Pemuteran réside dans la richesse de son écosystème corallien. Le parc abrite des centaines d’espèces de poissons et d’invertébrés marins. Les coraux y dessinent de véritables cathédrales sous-marines, où s’abritent murènes, tortues, hippocampes et parfois même des raies. La visibilité, souvent supérieure à vingt mètres, permet d’apprécier pleinement cette biodiversité. Pour les visiteurs qui préfèrent rester à la surface, les excursions en bateau à fond de verre offrent un spectacle tout aussi fascinant.

Mais le parc marin de Pemuteran est aussi connu pour son projet pionnier de restauration des récifs coralliens. Depuis les années 2000, la communauté locale, avec le soutien de scientifiques et d’écologistes, a mis en place la technique du Biorock, un procédé électrolytique favorisant la repousse accélérée des coraux sur des structures métalliques immergées. Grâce à cette initiative, la baie de Pemuteran est devenue un modèle mondial de préservation marine.

Sur terre, Pemuteran offre un cadre tout aussi enchanteur. Entre ses plages de sable clair, ses petits hôtels écologiques et la silhouette du mont Pulaki en arrière-plan, le lieu incarne une harmonie parfaite entre mer et montagne. À proximité, le temple de Pulaki, perché face à l’océan, attire les fidèles et les singes sacrés.

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32. L’île de Gili Putih Sumberkima (Bali Nord)

Au large du village de Sumberkima, dans la région de Buleleng, se trouve Gili Putih, une petite île d’une pureté saisissante, baignée par les eaux turquoise du nord de Bali. Ce banc de sable immaculé, souvent qualifié de « perle blanche », est un havre de paix où la nature règne en maître. Accessible en bateau depuis Pemuteran ou Banyuwedang, l’île offre une escapade idéale pour les voyageurs en quête de tranquillité et d’authenticité.

Dès l’arrivée, la vision de la mer calme et translucide émerveille. La plage de Gili Putih s’étend en un ruban de sable fin où se mêlent lumière et silence. Les visiteurs peuvent s’y promener, admirer le lever du soleil ou simplement s’allonger face à l’horizon infini. Les eaux cristallines abritent une vie marine abondante, offrant aux amateurs de snorkeling une expérience inoubliable parmi les récifs coralliens multicolores.

Les fonds marins de Gili Putih se distinguent par leur richesse exceptionnelle. Les coraux en pleine santé attirent une multitude de poissons tropicaux, d’anémones et de coquillages. L’absence de tourisme de masse a permis de préserver cet écosystème fragile, faisant de l’île un modèle d’écotourisme durable. Les plongeurs peuvent y observer une nature marine encore intacte, reflet d’un Bali d’autrefois.

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33. Cascade de Git Git (Bali Nord)

Située au nord de Bali, à environ 20 minutes de Singaraja, la cascade de Git Git est une véritable merveille naturelle également surnommée « Twin Falls ». Cette cascade impressionnante se jette depuis une falaise rocheuse, créant un bassin naturel entouré de rochers imposants et de végétation tropicale. L’endroit offre une atmosphère à la fois magique et sereine, où le bruit de l’eau se mêle au chant des oiseaux.

L’accès à la cascade se fait par un sentier bien entretenu, situé à environ 850 mètres du parking principal. Ce chemin, agréable à parcourir à pied ou en scooter, traverse une végétation luxuriante qui met en valeur la beauté du site. Dès l’arrivée, les visiteurs sont émerveillés par le spectacle de l’eau jaillissant avec force et régularité dans un cadre naturel protégé.

La cascade de Git Git se distingue par sa taille et sa majesté. Les visiteurs peuvent s’approcher du bassin pour se rafraîchir ou simplement admirer le déferlement de l’eau depuis les ponts et passerelles aménagés.

Le site est entouré d’une nature préservée qui permet également de petites balades et la découverte de la faune locale. Les oiseaux tropicaux, les singes et d’autres animaux habitent les alentours, ajoutant une dimension vivante et authentique à la visite. La cascade devient ainsi un lieu de rencontre harmonieuse entre eau, roche et végétation.

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34. Cascade de Nung Nung (Bali Nord)

La cascade de Nung Nung ou Nungnung waterfall, située dans la région de Badung à environ 40 minutes d’Ubud, est célèbre pour sa puissance et son impressionnante chute d’eau. Composée de deux cascades superposées, elle offre un spectacle saisissant et captivant. Sa force et son ampleur en font l’une des attractions naturelles les plus impressionnantes de Bali, alliant beauté et majesté.

L’accès à Nung Nung s’effectue par un sentier bien entretenu, mais il exige de descendre et de remonter environ 500 marches, rendant la visite à la fois sportive et gratifiante. Le chemin traverse une jungle dense, offrant des vues ponctuelles sur la végétation tropicale et les oiseaux environnants. L’effort fourni est largement récompensé par le panorama offert au pied des cascades.

Le site est particulièrement apprécié des amateurs de photographie et de nature, grâce à la puissance de l’eau et aux jeux de lumière sur la paroi rocheuse. Le bassin naturel en contrebas permet parfois de se rafraîchir, bien que l’eau puisse être froide en raison de la chute importante. La cascade impose un respect silencieux, accentué par l’environnement luxuriant et préservé.

35. Cascade Aling Aling (Bali Nord)

Située dans le village de Sambangan, au nord de Bali, la cascade d’Aling Aling est un véritable bijou naturel d’une hauteur d’environ 35 mètres. Le site se distingue par un rocher qui divise la rivière en deux chutes distinctes, créant un spectacle unique et photogénique. La cascade combine beauté, aventure et possibilités de baignade, offrant une expérience complète aux visiteurs.

Le sentier d’accès traverse une jungle tropicale modérée, ponctuée de panoramas sur les collines et les plantations environnantes. Les amateurs de randonnée et d’exploration apprécieront ce chemin agréable qui prépare à la découverte d’une cascade spectaculaire et encore relativement préservée. L’effort du trajet est largement récompensé par la vue et la fraîcheur de l’eau.

Aling Aling est réputée pour ses cascades jumelles et pour les petites chutes qui se succèdent le long de la rivière. Les bassins naturels invitent à la baignade et à l’aventure, certains visiteurs s’adonnant même au saut depuis des rochers, dans un cadre sécurisé. Ces activités font de la cascade une destination idéale pour les amateurs de sensations fortes et de nature.

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36. Parc national de Bali Ouest (Bali Ouest)

Le parc national de Bali Ouest, ou Taman Nasional Bali Barat, s’étend sur près de 190 km², soit environ un dixième de la surface totale de l’île. Il englobe la péninsule de Prapat Agung ainsi que les régions de Gilimanuk, Cekik et Banyuwedang, jusqu’à Menjangan au nord. Ce vaste sanctuaire naturel fut reconnu dès 1917 pour son importance écologique et établi officiellement comme parc national en 1995.

Son paysage offre une diversité spectaculaire : forêts tropicales humides, savanes sèches, mangroves denses et collines volcaniques forment un ensemble harmonieux. Les sommets du mont Patas (1 412 mètres) et du mont Merbuk (1 388 mètres) dominent les vallées environnantes, tandis que la côte dévoile de longues plages protégées et des récifs coralliens éclatants. Le parc est un refuge pour une multitude d’espèces rares, notamment le bali myna, oiseau emblématique de l’île.

Les visiteurs peuvent explorer plusieurs sentiers de randonnée, dont le Tegal Blunder Trail, réputé pour l’observation des oiseaux, et le Gunung Klatakan Trail, plus exigeant, traversant la forêt tropicale en cinq heures de marche. Ces parcours permettent d’admirer la richesse végétale du parc tout en profitant d’une expérience authentique au cœur d’un écosystème préservé. Des guides officiels accompagnent les excursions depuis Cekik ou Labuan Lalang.

Au nord, la péninsule de Prapat Agung s’avance dans la mer, offrant des plages paisibles et des récifs propices à la plongée et au snorkeling. Des excursions en pirogue permettent d’explorer la mangrove de la baie de Gilimanuk, où évoluent oiseaux marins, poissons et étoiles de mer.

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37. Île de Menjangan (Bali Ouest)

À quelques kilomètres au large de la côte nord-ouest de Bali, Menjangan, littéralement « l’île du cerf », se déploie comme un joyau naturel au cœur du parc national de Bali Barat. Cette île inhabitée de 1,6 km² fascine par la pureté de ses eaux turquoise, la richesse de sa faune marine et la quiétude de ses paysages. Bordée de mangroves et de plages immaculées, elle constitue l’un des plus beaux sites de plongée d’Indonésie.

Sous la surface, les récifs coralliens de Menjangan abritent une biodiversité exceptionnelle. Les plongeurs peuvent y observer une myriade de poissons tropicaux, des hippocampes, des raies, et parfois même des tortues. Les sites de Kapal Budak et de Pos Dua sont particulièrement prisés, le premier renfermant les vestiges d’un ancien navire du XIXe siècle, témoignant du passé maritime de la région. Les courants y étant faibles, la plongée y est accessible à tous.

L’île n’est pas seulement un paradis pour les amateurs de fonds marins. Elle recèle également un patrimoine spirituel remarquable avec les temples Taman Kelenting Sari et Kahyangan Jagat Giri Segara, situés au nord-est. Ces sanctuaires, dédiés aux divinités hindouistes, dominent la mer et rappellent la fusion entre nature et religion propre à la culture balinaise. Les cérémonies qui s’y déroulent ponctuent encore la vie spirituelle de la région.

Menjangan séduit aussi par ses panoramas terrestres d’une beauté rare. En parcourant l’île à pied, se découvre une végétation sèche ponctuée de cerfs timides, de dragons sculptés et de reliefs rocheux baignés de lumière. Le temple de Puri Gili Kencana, dressé face à la mer, complète cette harmonie entre nature, culture et recueillement. Une promenade complète de l’île dure environ une heure, mais chaque détour mérite que l’on s’y attarde.

Accessible en bateau depuis Labuan Lalang, Menjangan est aujourd’hui un sanctuaire de paix et de biodiversité. Sa préservation fait l’objet de mesures strictes, et la plongée n’y est autorisée qu’avec un permis.

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38. Pemuteran (Bali Ouest)

Situé sur la côte nord-ouest de Bali, Pemuteran est un paisible village balnéaire de 8 621 habitants qui séduit par sa beauté naturelle et son atmosphère sereine. Entouré par des collines verdoyantes et bordé par la mer de Bali, ce lieu offre un cadre idéal pour se détendre tout en découvrant la richesse écologique du nord de l’île. Sa proximité avec l’île de Menjangan et le parc national de Bali Barat en fait un point de départ privilégié pour les amateurs de nature et de plongée.

La plage de Pemuteran constitue l’un des joyaux du village. Elle se distingue par son sable noir d’origine volcanique et ses eaux calmes propices à la baignade et au snorkeling. À quelques pas, le projet d’écloserie de tortues attire les visiteurs désireux de soutenir la préservation de la faune marine. S’y observent de jeunes tortues avant leur remise à la mer, un spectacle émouvant qui illustre l’engagement écologique de la communauté locale.

À l’intérieur des terres, les sources chaudes de Banjar offrent un moment de détente incomparable. Alimentées par des eaux soufrées naturelles, elles se déversent dans des bassins entourés d’une végétation tropicale luxuriante. Non loin, le temple Pulaki, perché face à la mer, est un haut lieu spirituel où les visiteurs peuvent admirer l’architecture balinaise traditionnelle tout en observant les singes sacrés qui vivent dans ses environs.

Les amateurs de vin apprécieront la visite du domaine viticole Hatten, situé dans le village voisin de Pulaki. Y sont produits les vins blancs et rouges les plus réputés de Bali, dans un paysage ponctué de vignes et de collines. La ferme perlière Atlas, à Penyabangan, permet quant à elle de découvrir le processus minutieux de la culture des perles dans un cadre maritime enchanteur.

Enfin, les amoureux de plongée seront comblés par les récifs coralliens préservés de la baie et par la proximité du parc marin de Menjangan, accessible en bateau. Entre les jardins tropicaux de Pemuteran, la cascade de Gilimanuk ou encore le village de Kalibukbuk, la région dévoile une mosaïque d’expériences où se mêlent nature, culture et sérénité.

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39. Medewi (Bali Ouest)

Situé sur la côte ouest de Bali, Medewi est un petit village balnéaire qui conserve un charme authentique, loin du tourisme de masse. Étendu sur une dizaine de kilomètres le long d’une vallée alternant rizières, terres agricoles et hameaux isolés, il offre une atmosphère calme et détendue. Le nom du village vient du terme balinais « alas meduwi », signifiant « forêt épineuse », en référence aux anciens arbres épineux qui couvraient la région. Aujourd’hui, Medewi est surtout connu pour ses plages et ses spots de surf exceptionnels.

La plage de Medewi est caractérisée par son sable noir volcanique et ses galets, créant un cadre sauvage et authentique. Si elle n’est pas idéale pour bronzer, elle se prête parfaitement aux longues promenades et à l’observation des surfeurs. Les couchers de soleil y sont spectaculaires, teignant l’océan Indien de nuances dorées et roses. Les visiteurs apprécient la tranquillité de ce lieu, loin des plages bondées du sud de Bali.

Medewi est un haut lieu du surf sur l’île. Ses longues vagues de gauche attirent des surfeurs de tous niveaux, et les écoles locales proposent des cours adaptés aux débutants. Les « surf camps » permettent de passer plusieurs jours à perfectionner sa technique dans une ambiance décontractée.

À proximité, le village de Pekutatan offre un accès aux collines environnantes et à des routes panoramiques menant à Pupuan ou à la côte nord. La route traverse des paysages agricoles typiques et passe par le célèbre arbre de Bunut Bolong, sous lequel les véhicules doivent s’engager avec prudence. Plus à l’ouest, le temple Rambut Siwi constitue un lieu culturel à ne pas manquer pour les voyageurs souhaitant découvrir la spiritualité locale.

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40. La ville portuaire de Gilimanuk (Bali Ouest)

Située à l’extrême ouest de Bali, la ville portuaire de Gilimanuk compte environ 8 334 habitants. Perchée sur une petite péninsule longue de moins de deux kilomètres, elle fait face au détroit de Bali et se trouve à moins de trois kilomètres de Java oriental. La ville sert principalement de point de transit pour les voyageurs se rendant à Java, par le port de ferry reliant Gilimanuk à Ketapang. Bien que la ville elle-même ne regorge pas de sites touristiques majeurs, son emplacement stratégique et ses vues sur le détroit et les montagnes de Java Est en font une escale intéressante pour les voyageurs en quête de tranquillité et de paysages maritimes.

Le port de Gilimanuk est le cœur de la ville et l’une des installations les plus actives de Bali. Les ferries partent toutes les vingt minutes, 24 heures sur 24, assurant la liaison avec Java en environ une demi-heure. Les périodes de forte affluence, notamment entre le 17 et le 24 décembre ou lors du Nouvel An, voient transiter des centaines de milliers de passagers et dizaines de milliers de véhicules. Le port est surnommé « la porte de l’Ouest de Bali » et joue un rôle vital dans le commerce local ainsi que dans le tourisme inter-îles, malgré la petite taille de la ville.

À proximité immédiate du terminal, le musée Situs Purbakala est une halte culturelle intéressante. Situé à environ 500 mètres à l’est du port, il présente les résultats de fouilles archéologiques révélant les plus anciennes traces d’habitation humaine à Bali, datant de 3 000 à 4 000 ans. La collection comprend des squelettes et divers objets découverts près de Cekik. Pour les voyageurs qui disposent d’une heure avant le départ du ferry, le musée constitue une immersion fascinante dans l’histoire précoce de l’île, avec un droit d’entrée modique de 6 000 roupies.

La péninsule de Gilimanuk et sa baie de Lumpur offrent également un environnement naturel unique. Plusieurs petits îlots de mangroves ponctuent la côte, dont Pulau Kalong (îlot aux roussettes), Pulau Burung (îlot aux oiseaux) et Pulau Gadung. Ces îlots servent d’abris à la faune locale et constituent des points d’observation idéaux pour les ornithologues et les amoureux de la nature. La baie de Gilimanuk est également connue sous le nom de Secret Bay, renommée pour la macrophotographie de plongée grâce à ses fonds sableux et boueux riches en nutriments.

La plongée et la biodiversité marine de Gilimanuk sont particulièrement remarquables. La baie offre des conditions idéales pour la macrophotographie sous-marine, comparable à la baie de Lembeh, avec une grande variété d’espèces rares et colorées. En 2012, des structures appelées « Hexadomes » ont été installées pour favoriser la croissance du corail et créer un récif artificiel. Ce projet contribue à la préservation écologique tout en déchargeant les sites touristiques plus fréquentés, comme l’île de Menjangan, et attire les plongeurs et photographes marins à la recherche d’expériences uniques.

Gilimanuk est également un point d’accès privilégié au parc national de Bali Ouest. La baie de Lumpur, qui fait partie du parc, ainsi que les alentours immédiats permettent d’observer la faune et la flore tropicale de l’île. Les visiteurs peuvent explorer les sentiers côtiers et les mangroves, souvent accompagnés de guides locaux, pour découvrir la richesse naturelle de l’extrême ouest balinais.

La ville possède également un patrimoine religieux diversifié, avec des lieux de culte hindous, islamiques, bouddhistes et chrétiens. Parmi eux, se comptent la Base Pura Dalem du temple Bakungan, le temple Girinata, ainsi que le temple marin de Gilimanuk. Les musulmans disposent de plusieurs mosquées et salles de prière, tandis que les chrétiens ont accès à l’église Saint-Padre Pio et à différentes congrégations protestantes. Cette cohabitation religieuse reflète la diversité culturelle et sociale de la région.

Enfin, malgré son rôle principalement fonctionnel de port, Gilimanuk offre de jolies perspectives panoramiques sur le détroit de Bali et les montagnes de Java Est, avec parfois l’éruption spectaculaire du volcan Raung visible depuis la côte. La ville constitue un point de départ pratique pour explorer l’ouest de Bali, ses mangroves, ses îlots et les sites de plongée, tout en offrant un aperçu authentique de la vie portuaire indonésienne.

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41. Le Pura Rambut Siwi (Bali Ouest)

Surplombant majestueusement la côte ouest de Bali, le Pura Rambut Siwi s’élève sur une falaise dominant l’océan Indien, non loin de la plage de Medewi et de la route reliant Denpasar à Gilimanuk. Loin de l’effervescence touristique, ce temple marin offre un cadre d’une rare sérénité, où le bruit des vagues semble rythmer les prières des fidèles.

Ce temple marin est également l’un des sanctuaires du monde, qui sont les lieux de culte les plus sacrés de Bali. Selon les croyances balinaises, ils constituent les points névralgiques de l’île et sont censés lui apporter un équilibre spirituel. Ils intègrent les temples (Pura Besakih, Pura Lempuyang Luhur, Pura Goa Lawah, Pura Luhur Uluwatu, Pura Luhur Batukaru et Pura Pusering Jagat)

Le temple tire son nom d’une légende ancienne. « Rambut Siwi » signifie littéralement « mèche de cheveux vénérée ». Selon la tradition, le prêtre Dang Hyang Nirartha, figure centrale du shivaïsme balinais, aurait laissé ici une mèche de ses cheveux pour bénir et protéger l’île. Cette relique sacrée est toujours conservée dans le sanctuaire principal, faisant du site un lieu de dévotion essentiel pour les fidèles venus chercher protection et prospérité.

Construit en briques rouges et orné de reliefs minutieux inspirés de l’épopée Arjuna Wiwaha, il se compose de plusieurs cours hiérarchisées, reliées par des escaliers descendant jusqu’à la plage. Dans les grottes situées en contrebas, se trouve un pura tirta, temple de l’eau, gardé par une statue de Nirartha, et plus loin la mystérieuse Goa Mayan Sati, interdite aux visiteurs car réservée aux prêtres avant leur ordination.

Le temple impressionne autant par son architecture que par sa vue spectaculaire sur la mer. Les nuances de rouge, de jaune, de noir et de blanc, omniprésentes sur les statues et les autels, rappellent l’union symbolique des divinités : Brahma, Vishnu et Shiva. Chaque couleur exprime une force, chaque ombrelle un vœu de protection. Peu fréquenté, le Pura Rambut Siwi conserve une atmosphère intime, renforcée par l’accueil bienveillant des gardiens, souvent prompts à partager les récits anciens ou à offrir une dégustation de lait de coco en fin de visite.

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42. Le Pura Pulaki (Bali Ouest)

Entre la mer et la montagne, le Pura Pulaki se dresse face à l’océan Indien, près du village de Pemuteran, dans le nord-ouest de Bali. Ce temple marin d’une grande importance religieuse fait partie de la chaîne sacrée des pura segara, destinée à protéger spirituellement l’île. Sa situation exceptionnelle, adossée à une falaise volcanique et ouverte sur la mer, confère au site une atmosphère à la fois grandiose et apaisante.

Les origines du Pura Pulaki remontent à la préhistoire, comme en témoignent des outils en pierre découverts à proximité. Plus tard, le lieu devint un centre spirituel majeur sous l’influence du moine Dang Hyang Nirartha, fondateur de nombreux temples marins de Bali.

Comme la plupart des temples balinais, le Pura Pulaki est structuré en trois mandalas : Nista Mandala pour l’extérieur, Madya Mandala pour les cérémonies communautaires et Utama Mandala pour les autels les plus sacrés. De magnifiques sculptures, aux formes géométriques précises, ornent les portes et les murs du sanctuaire principal, dédié à Batara Segara, le dieu de la mer. Les toits superposés des meru, les pavillons d’offrandes et les statues des gardiens forment un ensemble d’une beauté austère et solennelle.

Le temple est célèbre aussi pour ses habitants insolites : des colonies de singes considérés comme les gardiens du lieu. Sacrés pour la population locale, ils vivent en liberté autour du sanctuaire et accompagnent souvent les visiteurs de leur présence espiègle. Leur observation, entre curiosité et respect, fait partie intégrante de l’expérience du site.

Autour de Pura Pulaki, plusieurs temples annexes complètent le paysage spirituel : le Pura Pemuteran, réputé pour ses sources d’eau chaude, le Pura Kawat, perché sur une colline voisine, et le Pura Pabean, plus proche de la mer.

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43. Le Pura Gede Perancak (Bali Ouest)

Au sud de Negara, dans la régence de Jembrana, le Pura Gede Perancak veille sur les rives tranquilles d’un lagon bordé de mangroves. Ce temple marin, riche en symboles, commémore l’arrivée à Bali du grand prêtre Dang Hyang Nirartha, figure fondatrice du shivaïsme balinais. Le nom « Perancak », dérivé du mot encak, évoque la « pierre brisée », en référence à la légende qui entoure la naissance du sanctuaire.

Selon la tradition, Nirartha, venu de Blambangan sur l’île de Java, rencontra ici le chef local I Gusti Ngurah Rangsasa, homme orgueilleux qui le défia. En réponse, le saint pria et, par sa puissance spirituelle, fit éclater la pierre sur laquelle son adversaire était assis. Humilié, le chef s’enfuit, et le temple fut rebâti sur ces fondations symboliques. Depuis, le Pura Dangkahyangan Gede Perancak est vénéré comme le lieu de la victoire du bien et de la sagesse sur l’orgueil.

Le temple, tourné vers la mer, présente une architecture en pierre noire volcanique, ponctuée de sculptures de divinités et de gardiens aux visages expressifs. Derrière lui s’étend un vaste étang où flottent les jukung, bateaux traditionnels colorés, disponibles pour des promenades paisibles au milieu des mangroves.

Le Pura Gede Perancak est également connu pour ses célébrations culturelles. Chaque année, entre juillet et novembre, s’y déroulent les célèbres courses de buffles Makepung Lampit, qui rassemblent des centaines de participants dans une ambiance festive.

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44. Negara (Bali Ouest)

Située dans l’ouest de Bali, la ville de Negara compte environ 97 501 habitants et est le centre administratif du kabupaten de Jembrana. Bien que le nom Negara soit parfois utilisé pour désigner l’ensemble de l’ouest de Bali, il se limite à cette ville et à ses alentours directs. La région est la moins visitée et la moins peuplée de l’île, en dehors de la route côtière principale reliant Denpasar à Gilimanuk. Cette voie offre un accès pratique aux plages et aux villages locaux tout en permettant de découvrir les paysages fertiles et verdoyants du sud de Jembrana.

Le territoire de Negara est principalement composé de terres agricoles, de rizières et de plantations de cocotiers, de caféiers, de girofliers et de vanilliers. L’air y est pur et les maisons, souvent dissimulées par une profusion d’arbustes fleuris, créent un cadre paisible et harmonieux. Les villages situés à l’ouest de Negara, comme Blimbingsari et Palasari, témoignent d’une présence chrétienne historique, influencée par la culture balinaise. Ces communautés proposent encore aujourd’hui des spectacles et danses épiques mettant en scène des figures bibliques, offrant un aperçu unique de la fusion culturelle locale.

Negara est surtout connue pour les courses de buffles (Mekepung) qui se déroulent à Delod Berawah, à environ 9 kilomètres à l’est de la ville. Ces compétitions, originaires de Madura à Java, voient s’affronter des charrettes tirées par des buffles richement décorés sur un parcours de 4 kilomètres, les deuxième et quatrième dimanches du mois. La rivière Ijo Gading sépare les équipes est et ouest, et la compétition attire locaux et touristes.

La ville présente également des éléments architecturaux et maritimes remarquables. Les maisons bugis, particulièrement dans la région de Loloan Timur, rappellent l’architecture du sud de Sulawesi et confèrent à la ville un caractère unique. Le littoral de Negara est ponctué de bateaux de pêche traditionnels madurais, visibles notamment à Pangambengan, village situé à environ 7 kilomètres au sud-ouest.

Enfin, Negara et ses alentours offrent de nombreux sites religieux et panoramiques. Le temple Rambut Siwi, perché sur une falaise, offre un panorama spectaculaire sur les rizières et la mer, tandis que la plage de Baluk Rening séduit par ses vagues douces et son sable noir volcanique.

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45. Le temple de Goa Gajah (Bali Centre)

Situé à environ 2 kilomètres au sud-est d’Ubud, le temple de Goa Gajah appelé également grotte de l’Éléphant est un site historique et religieux majeur de Bali. Datant du XIe siècle, il est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1995 et reflète un mélange harmonieux entre traditions hindouistes et bouddhistes. Le site doit son nom à l’entrée de la grotte, sculptée pour représenter une gueule de démon, symbole de protection et de puissance, connue localement sous le nom de Boma.

La grotte de Goa Gajah est le cœur du complexe. Le visiteur y accède par un couloir de 13 mètres qui se divise en T au fond. À l’intérieur, des lingams et yoni symbolisant la trinité hindoue sont visibles, ainsi qu’une statue de Ganesh, déité de la sagesse et de la prudence. Les fidèles viennent y déposer des offrandes et se purifier, tandis que les visiteurs peuvent admirer les sculptures et comprendre l’importance spirituelle de ce lieu, qui servait également d’ermitage à des moines bouddhistes.

Autour de la grotte, de nombreux bassins et fontaines sacrés enrichissent la visite. Le bassin de Patirtaan, bordé de statues féminines versant de l’eau, est réputé pour ses vertus rajeunissantes. Les visiteurs peuvent se laver le visage avec cette eau sacrée. Le site est entouré de jungle et de rizières, créant une atmosphère sereine et pittoresque qui complète la visite et invite à la méditation et à la contemplation.

L’histoire de Goa Gajah est enveloppée de légendes locales, notamment la légende de Kebo Iwo, un géant qui aurait creusé la grotte en une nuit. Les fouilles archéologiques menées par les Néerlandais dans les années 1920 et les recherches ultérieures en 1954 ont mis au jour les bassins et d’autres éléments du complexe, témoignant de l’ancienneté et de la richesse culturelle du site. Aujourd’hui, le temple reste un lieu sacré pour les Balinais tout en accueillant les touristes du monde entier.

L’accès à Goa Gajah est facile depuis Ubud, situé à seulement 4 kilomètres, et le site est ouvert tous les jours de 8 h à 17 h. Le port du sarong est obligatoire, et un droit d’entrée modique est demandé.

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46. Le site archéologique de Yeh Pulu (Bali Centre)

Le site archéologique de Yeh Pulu, situé au sud-est de Goa Gajah, constitue une découverte fascinante pour les amateurs d’histoire et de culture balinaise. Datant probablement du XIVe siècle, ce site est célèbre pour ses gravures rupestres représentant des scènes du quotidien, des personnages mythiques et des marionnettes wayang. Niché entre rivières, collines et rizières, il offre un cadre intime, loin des foules touristiques.

Les fresques de Yeh Pulu auraient été sculptées, selon la légende, par le géant Kebo Iwo à l’aide de son ongle. Ces représentations illustrent le quotidien des Balinais médiévaux et témoignent de l’importance de l’art dans la société locale. Certaines gravures pourraient également représenter Krishna, mais la véritable signification des œuvres demeure un mystère, stimulant la curiosité des archéologues et des visiteurs.

L’accès au site se fait exclusivement à pied, à travers un sentier traversant la jungle tropicale. La marche est d’environ 45 minutes depuis Goa Gajah et nécessite l’accompagnement d’un guide pour ne pas se perdre. Les visiteurs peuvent également découvrir un puits sacré sur place, où le prêtre local bénit les personnes avec de l’eau sacrée. Le site est donc à la fois historique, religieux et spirituel, offrant une expérience immersive complète.

Le site de Yeh Pulu est remarquable pour son authenticité et sa préservation. Les gravures sont directement taillées dans la roche le long d’une falaise de 25 mètres, et le lieu conserve un caractère presque secret malgré sa notoriété croissante. Cette discrétion en fait un lieu privilégié pour les passionnés d’histoire et de photographie, qui y trouvent un Bali ancien et méconnu.

Le site est accessible via la route principale Ubud-Gianyar, puis en suivant un chemin de Banjar Batulumbang. Le droit d’entrée est modique, et le respect des traditions locales est demandé.

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47. Le site historique de Gunung Kawi (Bali Centre)

Le site historique de Gunung Kawi ou Tampaksiring se situe à environ 20 kilomètres au nord-est d’Ubud, dans la vallée escarpée de la rivière Pakrisan. Ce complexe funéraire du XIe siècle est présumé être celui du roi Anak Wungsu et de ses nombreuses épouses. Le site se compose de tombeaux monumentaux creusés directement dans la roche, accessibles par un escalier de 371 marches qui descend au cœur de la vallée. Les plus petits tombeaux seraient destinés aux épouses, tandis que le plus grand aurait accueilli le roi et ses concubines favorites. Plus en aval, d’autres tombeaux complètent l’ensemble funéraire.

Gunung Kawi offre un panorama spectaculaire sur les rizières et la vallée environnante, mêlant architecture sacrée et paysages naturels. Le trajet de descente et de remontée permet d’observer la vie rurale locale, entre terrasses de riz et villages traditionnels. Les visiteurs peuvent faire une pause au café Kawi, situé sur le chemin du retour, pour profiter d’une boisson rafraîchissante et de la brise agréable de la vallée.

Le site est également un lieu de spiritualité, où les pèlerins viennent honorer les ancêtres et les rois de la dynastie Warmadewa. L’atmosphère est empreinte de sérénité, accentuée par la présence des rizières et des arbres tropicaux environnants. La beauté du lieu réside dans l’association de la nature et des monuments funéraires sculptés dans la roche volcanique.

Gunung Kawi constitue également un point de départ idéal pour explorer les environs de Tampaksiring et découvrir les villages voisins. Les chemins de randonnée offrent de multiples perspectives sur les rivières et collines escarpées, permettant de prolonger la visite au-delà des tombeaux.

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48. Le Pura Tirta Empul (Bali Centre)

Le temple Tirta Empul, situé à environ 500 mètres de la route reliant Tampaksiring à Penelokan, est l’un des temples les plus sacrés de Bali. Datant du Xe siècle, il est dédié à la purification et au culte des dieux Shiva, Vishnu, Brahma et Indra. Le temple est construit autour de sources chaudes naturelles qui jaillissent dans la cour centrale, offrant un lieu de purification physique et spirituelle appelé melukat. Il accueille chaque année des pèlerins venus de toute l’île pour se purifier et participer aux rituels sacrés.

Le complexe se compose de trois sections principales : Jaba Pura, la cour extérieure où se déroulent les cérémonies ; Jaba Tengah, la partie centrale qui abrite plusieurs bassins de purification et la source sacrée ; et Jeroan, la cour intérieure plus calme réservée à la prière individuelle. Le bassin principal de la source sacrée mesure 20 mètres de long et 5 mètres de large, avec treize fontaines dont deux dédiées aux rites funéraires. Les pèlerins viennent y déposer des offrandes et passer sous les jets d’eau pour se purifier.

La légende de Tirta Empul raconte l’affrontement entre le roi Mayadenawa, adepte de magie noire, et le dieu Indra. Les eaux sacrées jailliraient pour sauver les soldats d’Indra empoisonnés par Mayadenawa, et depuis, elles sont considérées comme dotées de vertus curatives et purificatrices. Cette histoire confère au temple son importance spirituelle et attire des fidèles cherchant la purification du corps et de l’esprit.

Le site est ouvert tous les jours de 7h à 17h, et le port du sarong est obligatoire pour respecter la tradition balinaise. Le prix d’entrée est de 15 000 IDR pour les adultes et 7 500 IDR pour les enfants (Tarifs en vigueur en novembre 2025). Les visiteurs peuvent observer les rituels, participer au Melukat et découvrir l’architecture balinaise caractéristique, avec ses portes Candi Bentar et ses pavillons décorés.

Tirta Empul est situé à seulement 15 kilomètres d’Ubud, facilement accessible en voiture, en scooter ou en navette depuis la ville.

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49. Bedugul (Bali Centre)

Le village de Bedugul, situé dans la chaîne de montagnes du centre de Bali, est le point central d’une vaste région connue pour sa beauté naturelle exceptionnelle. Autour de Bedugul, les villages de Candikuning, Pancasari, Pacung et Wanagiri s’étendent à des altitudes allant de 700 à plus de 2 000 mètres. La zone est dominée par trois lacs de cratère : Bratan (Beratan), Buyan et Tamblingan et se distingue par son climat frais, très apprécié des visiteurs fuyant la chaleur des côtes.

Les routes sinueuses de montagne mènent vers des panoramas d’une beauté saisissante. À l’ouest du lac Tamblingan, la région de Munduk déploie ses collines couvertes de plantations, ses forêts brumeuses et ses villages perchés, tels que Banyuatis ou Seririt, près de Lovina. Ces itinéraires révèlent toute la richesse agricole de la région, où le café, la vanille, les clous de girofle et le cacao s’épanouissent dans un sol volcanique fertile. Le long des routes, les visiteurs croisent souvent des clous de girofle séchant au soleil, dégageant un parfum intense. Autour du lac Bratan et de Munduk, plusieurs plantations ouvrent leurs portes pour des visites guidées, permettant de mieux comprendre ces cultures qui font partie intégrante du patrimoine balinais.

Bedugul séduit aussi par son offre de loisirs et ses infrastructures touristiques variées. Le Taman Rekreasi Bedugul, sur la rive sud du lac Bratan, centralise la plupart des activités nautiques : parachute ascensionnel, jet-ski, excursions en hors-bord ou simples promenades en barque pour les plus soucieux de l’environnement. À proximité, le Bali Handara Kosaido Golf and Country Club, perché à 1 142 mètres d’altitude et conçu par Peter Thompson, compte parmi les plus beaux parcours d’Asie, entouré de lacs de cratère et de forêts anciennes. Les amateurs de détente peuvent se diriger vers les sources thermales d’Angseri, situées vingt kilomètres au sud de Bedugul, où piscines publiques et cabines privées permettent de profiter d’une eau naturellement chaude et soufrée dans un décor de jungle.

Les activités ne se limitent pas à l’eau : le Bali Treetop Adventure Park, installé dans le jardin botanique de Bedugul, propose six parcours suspendus entre les arbres, avec ponts, filets, sauts de Tarzan et tyroliennes « Flying Fox » atteignant 160 mètres de long. Deux de ces parcours sont spécialement conçus pour les jeunes enfants, faisant de ce parc un lieu de loisirs familial très prisé. Les amateurs de nature peuvent aussi randonner autour des lacs ou gravir le mont Catur, dont l’ascension depuis le Taman Rekreasi atteint 2 096 mètres. Les randonnées guidées, souvent organisées par les hôtels locaux, offrent des vues inoubliables sur les crêtes et les vallées baignées de brume. La région de Jatiluwih, plus au sud, prolonge l’expérience à travers ses rizières classées au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Enfin, Bedugul est un haut lieu des saveurs locales. Le marché traditionnel de Candikuning, sur la colline de Bukit Mungsu, illustre la richesse agricole du plateau. Entre étals de fruits tropicaux, fraises fraîches, maïs, orchidées et légumes de montagne, ce marché offre aussi un espace dédié à l’artisanat local et aux épices rares. Les visiteurs peuvent même cueillir leurs propres fraises dans les fermes environnantes, une activité populaire auprès des familles.

Pour rejoindre Bedugul depuis Denpasar, il faut compter environ 50 kilomètres en suivant la route principale qui relie le sud de l’île au nord. Depuis Lovina ou Singaraja, le village est accessible en 40 minutes par la route.

Les transports publics, tels que les bemos, permettent de rejoindre la région, mais pour explorer pleinement les hauts plateaux, il est conseillé de louer une voiture avec chauffeur. Cette option garantit de visiter les principaux sites à son rythme et de découvrir les routes panoramiques sinueuses qui serpentent entre montagnes, rizières et forêts tropicales.

Le jardin botanique de Bali à Candikuning est l’un des points forts de la région. S’étendant sur 160 hectares, il abrite des collections impressionnantes d’arbres, de plantes et de fleurs locales ou exotiques. Les visiteurs peuvent suivre l’un des six itinéraires de promenade balisés et passer une journée entière à explorer le site. Une bibliothèque et une boutique de souvenirs complètent l’expérience, tandis que le parc d’aventure dans les arbres offre sensations et divertissement pour toute la famille. L’entrée est modérée et le site est ouvert tous les jours de 8h à 18h.

La région de Jatiluwih, située sur la route reliant Sangeh à Bedugul, constitue un autre incontournable. Ses rizières en terrasses, à l’ombre du mont Batukaru, sont classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les sentiers de randonnée et les promenades à vélo permettent d’admirer des paysages spectaculaires. Les visiteurs peuvent également faire une pause dans les cafés locaux pour contempler la vallée et les champs verdoyants. La cascade de Yeh Hoo, facilement accessible par un escalier et un sentier, complète ce panorama naturel d’exception.

Au cœur de la région, les chutes de Munduk offrent une expérience de tranquillité et de beauté. À seulement un kilomètre du marché de Munduk, ces cascades sont particulièrement impressionnantes pendant la saison des pluies. L’accès demande une courte marche le long d’un sentier étroit, et un petit bar écologique à proximité permet de déguster un café local après la visite.

Le Pura Ulun Danu Bratan, temple emblématique situé sur le lac Bratan, est un des monuments les plus photographiés de Bali. Construit au XVIIe siècle, il est dédié à la déesse de l’eau Dewi Danu. Le temple semble flotter sur le lac et se découvre idéalement à l’aube ou au crépuscule, lorsque la lumière met en valeur les toits superposés du meru et l’eau scintillante.

La région offre également des activités sportives et de loisirs variées. Les sports nautiques sur le lac Bratan, la visite des plantations de café, de vanille et de clous de girofle autour de Munduk, ainsi que les sources thermales d’Angseri permettent de combiner culture, nature et détente. Les randonnées autour des lacs et à travers les montagnes sont également très prisées, certaines se faisant en canoë ou en vélo électrique, offrant une expérience active et immersive.

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50. Les terrasses de Jatiluwih (Bali Centre)

Au cœur du district de Penebel, dans la régence de Tabanan, Jatiluwih s’étend au pied du mont Batukaru, à 700 mètres d’altitude. Sur plus de 600 hectares, les rizières en terrasses dessinent un paysage d’une beauté saisissante, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2012. Ce site exceptionnel témoigne du savoir-faire agricole ancestral des Balinais, fondé sur le système d’irrigation traditionnel du subak, transmis depuis des générations. Le nom même de Jatiluwih, signifiant « vraiment merveilleux », traduit l’harmonie entre l’homme, la nature et la spiritualité qui règne dans cette vallée.

Les visiteurs accèdent à Jatiluwih depuis la route reliant Sangeh à Bedugul, en bifurquant vers l’ouest à hauteur de Babanan, puis en suivant les panneaux jusqu’au poste d’entrée. L’accès coûte 40 000 roupies indonésiennes par personne (Tarifs en vigueur en novembre 2025), et le site est ouvert tous les jours de 8h à 17h.

L’accès depuis Ubud ou Munduk se fait en une heure et demie environ, en voiture ou en scooter.

Plusieurs sentiers de randonnée permettent de parcourir les terrasses à son rythme, allant du short track de 450 mètres au long track de 6 kilomètres, pour les marcheurs aguerris. Chaque itinéraire traverse des paysages luxuriants, où rivières, barrages et canaux d’irrigation serpentent entre les collines verdoyantes.

Ces vastes rizières, entretenues selon des méthodes traditionnelles, offrent un panorama à la fois monumental et paisible. Les visiteurs peuvent y observer le travail patient des paysans, les épouvantails dressés au vent et les cerfs-volants colorés qui dansent dans le ciel pour éloigner les oiseaux. Au détour des sentiers, quelques cafés et warungs proposent une pause rafraîchissante avec vue sur les vallées.

Non loin de là, la cascade de Yeh Hoo ajoute une note de fraîcheur à l’expérience. Accessible par un escalier et un court sentier, elle offre un spectacle apaisant dans un décor de végétation dense. L’entrée, fixée à 5 000 roupies indonésiennes (Tarifs en vigueur en novembre 2025) permet d’accéder à un site où l’eau s’impose comme élément vital du paysage. Après la marche, il est agréable de se détendre dans l’un des cafés du hameau voisin tout en admirant les panoramas changeants au gré de la lumière.

La découverte de Jatiluwih peut se prolonger par une nuit sur place, dans des hébergements intégrés au paysage comme la Magical Breeze Cabin, pour profiter des rizières au lever du soleil.

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51. Les cascades de Munduk (Bali Centre)

À environ un kilomètre à l’ouest du marché du village de Munduk, les cascades éponymes figurent parmi les plus belles de Bali. Nichées dans un écrin de forêt tropicale, elles se dévoilent au terme d’une marche d’une quinzaine de minutes sur un sentier étroit bordé de caféiers et de clouviers. Les visiteurs doivent garer leur véhicule au bord de la route avant de descendre les quelques centaines de marches qui mènent au pied de la première chute.

Le site est accessible tous les jours, et le droit d’entrée, modeste, s’élève à environ 20 000 roupies indonésiennes (Tarifs en vigueur en novembre 2025). Un petit bar écologique installé près du sentier propose du café local torréfié sur place, invitant à une halte conviviale après la descente.

Un peu plus loin, les cascades de Melanting et de Golden Valley prolongent la découverte. Reliées par des sentiers naturels, elles forment une suite harmonieuse de chutes d’eau au cœur d’une jungle dense. Les amateurs de baignade peuvent se rafraîchir dans les bassins, tandis que les photographes y trouvent un terrain d’inspiration inépuisable.

L’accès à Munduk se fait en 2h30 depuis Ubud ou en 45 minutes depuis Lovina, via une route de montagne sinueuse mais panoramique. La visite dure environ deux heures, incluant la descente, la contemplation et la remontée. Il est conseillé d’arriver tôt le matin pour profiter du calme et de la lumière douce qui nimbe les cascades avant l’arrivée des visiteurs.

Au-delà de leur beauté naturelle, les cascades de Munduk s’inscrivent dans un cadre culturel riche. La région, réputée pour ses plantations de café, vanille et clous de girofle, offre une immersion dans la vie agricole du nord de Bali.

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52. Le Pura Ulun Danu Bratan (Bali Centre)

Dominant les rives du lac Bratan, le Pura Ulun Danu Bratan est sans doute l’un des temples les plus emblématiques de Bali. Construit en 1633, il est dédié à Dewi Danu, déesse des lacs et des rivières, protectrice des eaux fertiles qui irriguent la région. Entouré d’un vaste parc paysager, ce temple semble flotter sur le lac lorsque le niveau de l’eau monte, offrant l’une des images les plus célèbres de l’île. Son cadre, enveloppé de brume au petit matin, confère au lieu une atmosphère mystique et apaisante.

Le complexe suit l’organisation traditionnelle des pura balinais, avec trois cours successives séparées par des portails ouvragés. Dans la cour intérieure se dressent plusieurs sanctuaires coiffés de toits superposés appelés merus, dont un à onze étages dédié à Shiva et Parvati. L’entrée au site coûte environ 75 000 roupies indonésiennes (Tarifs en vigueur en novembre 2025), et il est ouvert chaque jour de 7h à 19h.

Particularité rare, un stupa bouddhiste se trouve dans l’enceinte du complexe, symbolisant l’harmonie entre les traditions hindoue et bouddhiste à Bali. Cet élément, orienté vers le sud, rappelle la coexistence pacifique des croyances et la richesse spirituelle de l’île.

Autour du temple, les visiteurs peuvent pratiquer diverses activités : balade en barque traditionnelle, observation des oiseaux du jardin botanique de Bedugul, ou dégustation de fraises et de fruits frais au marché de Candikuning. Le parc Taman Rekreasi Bedugul, voisin du temple, propose également des activités nautiques et des randonnées, tandis que les sources thermales d’Angseri et les plantations de café environnantes invitent à la détente. Les amateurs de golf pourront découvrir le Bali Handara Kosaido Golf and Country Club, l’un des plus spectaculaires d’Asie.

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53. Lac Bratan (Bali Centre)

Niché à 1 200 mètres d’altitude, le lac Bratan s’étend au cœur verdoyant des montagnes de la région de Bedugul, dans le centre-nord de Bali. Ce lac de cratère, deuxième plus grand de l’île, est entouré d’un jardin botanique luxuriant de 150 hectares, où la nature se déploie avec éclat entre forêts humides et collines brumeuses. Le climat frais et la végétation foisonnante confèrent à ce lieu un charme apaisant. L’eau du lac, souvent enveloppée d’un léger brouillard matinal, reflète les silhouettes des montagnes voisines, offrant un spectacle d’une grande sérénité.

Sur les rives du lac se dresse le célèbre temple Ulun Danu Beratan, construit en 1663 et dédié à Dewi Danu, déesse des eaux et de la fertilité. Ce sanctuaire flottant, symbole spirituel de Bali, semble suspendu entre ciel et eau, avec ses multiples toits superposés qui s’élèvent au-dessus des reflets paisibles du lac. Le site, d’une beauté saisissante, incarne la philosophie balinaise de l’harmonie entre les dieux, les hommes et la nature.

La visite du lac Bratan réserve plusieurs découvertes : un temple bouddhiste discret situé à gauche de la porte d’entrée, des jardins fleuris soigneusement entretenus où il est agréable de se promener, et un stand insolite où les visiteurs peuvent être photographiés avec des animaux exotiques comme des chauves-souris ou des iguanes. Dans le parc, les statues disséminées invitent à la rêverie et à la photographie, tandis qu’une aire de jeux ravit les familles avant le départ.

Curieusement, le temple Ulun Danu figure sur le billet de 50 000 roupies indonésiennes, ce qui pousse de nombreux visiteurs à poser fièrement devant lui, billet à la main, pour immortaliser la ressemblance. Ce geste devenu rituel témoigne de l’importance du site dans l’imaginaire balinais.

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54. Les lacs jumeaux de Buyan et Tamblingan (Bali Centre)

Au nord de Bali, près de Munduk et Bedugul, les lacs jumeaux de Buyan et Tamblingan reposent dans le cratère d’un ancien volcan, à une altitude où la nature semble encore intacte. Encerclés de forêts tropicales denses et souvent enveloppés d’une brume mystérieuse, ces deux lacs forment un paysage d’une beauté rare. Le silence des lieux, à peine troublé par le chant des oiseaux et le clapotis de l’eau, offre un contraste saisissant avec l’animation des zones côtières de l’île.

Le lac Buyan (54 A), le plus petit de Bali avec ses 3,9 kilomètres de largeur et 87 mètres de profondeur, séduit par son atmosphère paisible et son eau limpide. Depuis le village d’Asah Gobleg, le panorama sur le lac et les montagnes environnantes est spectaculaire. Ce site abrite un petit temple dédié à l’esprit des eaux, témoignage de la relation sacrée que les Balinais entretiennent avec leur environnement. Les amateurs de plein air y trouvent un terrain de jeu idéal pour la randonnée, la pêche ou encore une paisible balade en canoë sur les eaux tranquilles.

Son voisin, le lac Tamblingan (54 B), est encore plus secret. Pour y accéder, il faut traverser une forêt primaire préservée, véritable sanctuaire de biodiversité. Le parcours mène à plusieurs anciens temples perdus dans la végétation, puis aux rives du lac où attendent des pirogues sculptées dans des troncs d’arbre, prêtes à glisser sur les eaux émeraude. L’expérience, à la fois spirituelle et contemplative, plonge le visiteur dans un Bali d’autrefois, loin du tumulte touristique.

Les lacs jumeaux appartiennent à un ensemble de trois lacs formés dans le même cratère volcanique que le lac Bratan. Ensemble, ils jouent un rôle écologique essentiel pour le nord de l’île, alimentant en eau douce une vaste partie de la région. Les paysages y sont particulièrement photogéniques, et les sentiers autour des rives invitent à de longues promenades ponctuées de vues panoramiques.

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55. Cascade de Tegenungan (Bali Centre)

Située entre Ubud et Denpasar, la cascade de Tegenungan est l’une des merveilles naturelles les plus visitées de la région de Gianyar. À une dizaine de kilomètres d’Ubud, elle attire voyageurs et habitants venus profiter de la fraîcheur de ce site enchâssé dans une jungle luxuriante. La chute d’eau, haute d’environ 25 mètres, se jette avec puissance dans un bassin naturel où il est possible de se baigner, sous réserve de prudence. L’accès se fait par un long escalier taillé dans la roche, offrant à chaque palier une vue différente sur les falaises et les rizières environnantes.

La cascade est alimentée par la rivière Tukad Petanu, connue pour ses eaux claires et ses courants vigoureux. Les falaises verdoyantes qui l’encadrent composent un décor impressionnant, sublimé par la lumière du matin. En saison sèche, d’avril à septembre, l’eau est plus transparente et la baignade particulièrement agréable, tandis qu’en saison des pluies, le débit devient spectaculaire, transformant le site en une scène grandiose. De petits sentiers permettent également d’explorer les abords et de découvrir une seconde chute d’eau secrète ainsi qu’une grotte abritant une source sacrée.

L’accès à la cascade de Tegenungan est facile depuis les principales villes touristiques : environ 45 minutes depuis Denpasar et 30 minutes depuis Ubud. Le droit d’entrée est modeste, et le site est ouvert de 6 h 30 à 18 h. Sur place, un parking, des casiers et des petites échoppes offrent confort et rafraîchissements. De nombreuses excursions guidées combinent la visite de la cascade avec la découverte des villages artisanaux de Celuk et Mas, célèbres pour leurs bijoux et sculptures, ainsi que les rizières de Tegalalang.

Le site dispose de plusieurs points d’observation, dont un belvédère panoramique à l’entrée offrant une vue splendide sur la cascade principale. Les visiteurs peuvent ensuite descendre jusqu’au bassin pour nager, se rafraîchir ou simplement admirer la puissance du torrent. Une passerelle en bois mène au sommet de la falaise pour contempler la chute d’en haut. Tout autour, la végétation luxuriante forme un jardin naturel d’une rare beauté, peuplé de papillons et de libellules.

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56. Le Pura Luhur Batukaru (Bali Centre)

Le Pura Luhur Batukaru, situé près du village de Wongayagede, est l’un des neuf temples directionnels principaux de Bali et un lieu de pèlerinage pour les hindous balinais. Construit au XIe siècle, ce temple majestueusement perché sur les flancs du mont Batukaru à 900 mètres d’altitude est encore aujourd’hui un centre spirituel actif. Son microclimat brumeux et pluvieux contribue à son atmosphère mystique, tandis que la forêt tropicale environnante renforce le sentiment de sérénité.

Ce temple est l’un des sanctuaires du monde, qui sont les lieux de culte les plus sacrés de Bali. Selon les croyances balinaises, ils constituent les points névralgiques de l’île et sont censés lui apporter un équilibre spirituel. Ils intègrent les temples (Pura Besakih à Karangasem, Pura Lempuyang Luhur, Pura Goa Lawah, Pura Luhur Uluwatu, Pura Pusering Jagat et Pura Rambut Siwi)

Ce temple est également un temple directionnel, l’un des neuf qui protègent spirituellement l’île (avec les temples : Pura Besakih, Pura Lempuyang Luhur, Pura Goa Lawah, Pura Luhur Andakasa, Pura Luhur Uluwatu, Pura Pucak Mangu, Pura Ulun Danu Batur et Pura Pusering Jagat)

Le temple, dont le nom signifie « rocher en forme d’écale de noix de coco », a été fondé par l’architecte balinais saint Mpu Kuturan et dédié au dieu Mahadewa, divinité du mont Batukaru. En 1604, il fut pillé et détruit par l’envahisseur du royaume de Buleleng, restant en ruines pendant plus de 300 ans avant d’être restauré en 1959 puis en 1991. Aujourd’hui, il constitue un lieu sacré majeur et protège spirituellement l’île conformément à la tradition des temples directionnels balinais.

L’accès au temple depuis Ubud ou le centre de Bali se fait facilement en voiture privée. Le port du sarong est obligatoire pour les visiteurs, pouvant être loué à l’entrée pour 20 000 RP (Tarifs en vigueur en novembre 2025), et l’entrée coûte 15 000 RP par personne (Tarifs en vigueur en novembre 2025). Pura Luhur Batukaru demeure un sanctuaire calme et mystique, un lieu de recueillement authentique et un témoin majeur de la culture et de la spiritualité balinaise.

Le Pura Luhur Batukaru se compose de trois zones principales : Nista Mandala (extérieur), Madya Mandala (zone médiane) et Utama Mandala (zone centrale). Chacune abrite des pagodes et pavillons dédiés aux divinités hindoues, dont la pagode principale consacrée à Mahadewa, construite lors de la rénovation de 1959. Le temple dispose également d’un grand bassin avec une petite île centrale accessible uniquement aux grands prêtres, servant aux offrandes sacrées.

Entouré par une forêt tropicale humide, le temple bénéficie d’une végétation riche et variée, composée de frangipaniers, cempaka, camboja, ixora et hibiscus. Il constitue également un point de départ pour l’ascension du mont Batukaru, offrant aux randonneurs un passage spirituel avant l’effort physique. La visite permet ainsi de combiner patrimoine culturel, spiritualité et découverte naturelle.

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57. Le mont Batukaru (Bali Centre)

Le mont Batukaru, culminant à 2 276 mètres, est le deuxième plus haut sommet de Bali et domine le paysage du centre-ouest de l’île. La région est parcourue de nombreuses routes panoramiques, notamment autour des rizières de Jatiluwih et des villages de Gunung Sari, Marga, Wongayagede, Sanda et Sarinbuana. Ces routes serpentent entre collines et forêts tropicales, offrant aux visiteurs des panoramas exceptionnels et une immersion dans la nature balinaise. Munissez-vous d’une carte détaillée pour découvrir certains des plus beaux paysages de l’île.

L’ascension du mont Batukaru offre une expérience profondément différente de l’ascension du mont Agung. Ce volcan éteint depuis des millénaires se distingue par son manteau de forêts épaisses, qui confère à la montée une atmosphère mystique et humide, loin des paysages arides et rocailleux du sommet de l’Agung.

Culminant à 2 276 mètres, le Batukaru traverse des zones de forêt primaire où la végétation est dense et luxuriante, rendant la progression parfois lente et exigeante. Malgré son altitude modérée, le parcours demande une excellente condition physique, les sentiers escarpés et glissants testant l’endurance des marcheurs. Trois itinéraires principaux mènent au sommet, tous convergeant vers le Munduk Nyanggang : la voie de Sanda, longue et difficile, la voie de Wongayagede, plus équilibrée, et enfin la voie de Sarinbuana, la plus accessible. Depuis le Munduk Nyanggang, il faut encore deux à trois heures d’effort soutenu pour atteindre la cime, souvent enveloppée de brume.

Les conditions météorologiques jouent un rôle essentiel dans la réussite de l’ascension. Le mont Batukaru, l’un des lieux les plus humides de Bali, reçoit des précipitations abondantes tout au long de l’année. Durant la saison des pluies, de mi-octobre à fin mars, les sentiers se transforment rapidement en torrents, rendant toute tentative dangereuse. Les mois de juillet et août sont les plus favorables pour profiter de conditions relativement sèches.

L’accompagnement d’un guide agréé est obligatoire, disponible auprès du temple de Pura Luhur Batukaru ou des hôtels voisins, pour un tarif compris entre 800 000 et 1 000 000 de roupies indonésiennes (Tarifs en vigueur en novembre 2025). Le camping est autorisé sur la montagne, à l’exception des abords du temple lors des cérémonies religieuses, et constitue une option prisée pour les amateurs de nature.

Aucune nourriture ni boisson n’est vendue sur le parcours, et il convient d’apporter ses propres provisions, tout en respectant l’interdiction de consommer du bœuf, le site étant considéré comme sacré par les Balinais.

Les amateurs de randonnée peuvent entreprendre l’ascension du mont Batukaru, une randonnée d’environ 5 heures qui traverse la jungle dense et les rizières en terrasses. Le terrain peut être glissant par temps de pluie et la végétation dense exige une bonne condition physique. Pour les visiteurs qui préfèrent une approche plus douce, des excursions en vélo électrique permettent de longer les rizières de Jatiluwih tout en profitant de vues spectaculaires et de nombreux restaurants offrant des panoramas à couper le souffle. La région abrite également cascades et sources thermales, parfaites pour se détendre après l’effort.

Depuis le sommet du Batukaru, la vue s’étend sur les lacs de la région et, par temps clair, jusqu’à l’océan Indien. Les randonnées peuvent se faire à la journée, en partant avant l’aube, ou se prolonger par une nuit en tente pour admirer le lever du soleil. L’expérience combine effort physique, beauté naturelle et sensations uniques au cœur de la jungle balinaise, tout en permettant de découvrir des coins peu fréquentés et authentiques.

Le mont Batukaru est également un lieu important pour la faune et la flore locales. La végétation tropicale humide qui recouvre ses pentes abrite une biodiversité riche, incluant frangipaniers, cempaka, camboja, ixora et hibiscus. La région constitue ainsi un sanctuaire naturel qui complète l’expérience de randonnée par une immersion écologique et culturelle.

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58. Cascade de Tukad Cepung (Bali Centre)

Nichée dans la régence de Bangli, à proximité du village de Tembuku, la cascade de Tukad Cepung est l’un des trésors naturels les plus enchanteurs de Bali. Située à environ une heure de route d’Ubud, elle se cache au cœur d’un canyon formé par des parois rocheuses abruptes et couvertes de mousse. Pour y accéder, le visiteur emprunte un sentier bien balisé d’un peu moins de deux cents marches, serpentant entre la végétation tropicale. La marche, d’environ un quart d’heure, se déroule dans une atmosphère sereine où le murmure de la rivière et les jeux de lumière filtrant à travers les arbres annoncent la magie du lieu à venir.

La particularité de la cascade de Tukad Cepung réside dans son emplacement unique, dissimulé à l’intérieur d’une grotte naturelle. À certaines heures de la journée, les rayons du soleil pénètrent à travers l’ouverture supérieure du canyon et se reflètent sur l’eau, créant un spectacle lumineux presque irréel. Ce phénomène, qui illumine la chute d’eau d’un éclat doré, donne l’impression que la cascade elle-même rayonne de lumière.

L’accès à la cascade constitue une véritable aventure douce, combinant nature, découverte et émerveillement. Le visiteur marche d’abord dans une forêt dense, traverse un ruisseau et passe entre de hautes parois rocheuses avant d’arriver à la grotte où se trouve la chute principale. L’eau, tombant d’une dizaine de mètres de haut, forme un petit bassin limpide où il est possible de se rafraîchir. L’environnement est resté préservé, et la fraîcheur du lieu contraste agréablement avec la chaleur tropicale de la surface.

L’ambiance mystique qui se dégage de Tukad Cepung séduit autant les amateurs de photographie que les amoureux de nature. Le jeu des reflets et les rayons de soleil formant des halos lumineux sur la brume rendent chaque instant unique. La végétation luxuriante, les formations rocheuses sculptées par l’érosion et les sons apaisants de l’eau ajoutent à la magie du lieu.

L’entrée sur le site est payante et coûte 20 000 roupies indonésiennes, soit 1,20 € (Tarifs en vigueur en novembre 2025), et la visite se fait idéalement entre 7 h et 18 h, lorsque la lumière est la plus favorable. Le parcours est accessible à tous, bien qu’il demande un minimum d’attention en raison des rochers et des passages étroits.

59. Cascade de Sumampan (Bali Centre)

Située à proximité du village de Kemenuh, dans la régence de Gianyar, la cascade de Sumampan est un joyau caché au cœur de la jungle balinaise. À seulement vingt-cinq minutes d’Ubud, cette chute d’eau séduit les voyageurs en quête de calme et d’authenticité. Loin de l’agitation des cascades les plus célèbres de l’île, Sumampan offre une atmosphère apaisante, où l’eau s’écoule doucement dans un bassin naturel bordé de roches sculptées par le temps et la végétation tropicale. Le chemin d’accès, facile et bien entretenu, traverse des paysages champêtres et des forêts verdoyantes avant de déboucher sur un cadre d’une rare beauté.

La cascade de Sumampan se distingue par sa tranquillité et son caractère intimiste. Elle n’est pas la plus haute de Bali, mais son charme réside dans l’harmonie entre l’eau, la pierre et la nature environnante. La chute se divise en plusieurs filets d’eau qui se déversent en éventail sur des rochers moussus, formant un rideau liquide d’une grande élégance. Au pied de la cascade, un petit bassin invite à la baignade, tandis que le chant des oiseaux et le bruissement du vent dans les feuilles créent une ambiance de sérénité totale.

La zone entourant la cascade de Sumampan abrite également plusieurs sculptures et éléments artistiques façonnés par des habitants locaux. Ces œuvres, souvent inspirées de la mythologie balinaise, ajoutent une dimension culturelle au site. Elles témoignent du lien étroit entre l’art et la nature, si caractéristique de la région de Gianyar. Le mélange entre le travail humain et la beauté naturelle donne au lieu une atmosphère presque mystique, comme si chaque pierre racontait une légende.

L’accès au site est simple et ne demande aucun effort particulier, ce qui en fait une destination agréable pour une excursion familiale ou une pause relaxante. Le sentier menant à la cascade serpente entre les rizières et les cocotiers avant de s’enfoncer dans la végétation dense. Au bout de la marche, la fraîcheur du site et le bruit apaisant de l’eau offrent un contraste bienvenu avec la chaleur tropicale.

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60. Le Pura Puncak Mangu (Bali Centre)

Perché à plus de deux mille mètres d’altitude sur le mont Catur, le Pura Puncak Mangu domine la région montagneuse de Pelaga, dans le district de Petang. Considéré comme le temple gardien du Nord, il veille sur la fertilité des terres et la prospérité du peuple.

Ce temple directionnel, l’un des neuf qui protègent spirituellement l’île (avec les temples : Pura Besakih, Pura Lempuyang Luhur, Pura Goa Lawah, Pura Luhur Andakasa, Pura Luhur Uluwatu, Pura Luhur Batukaru, Pura Ulun Danu Batur et Pura Pusering Jagat)

Son architecture illustre la richesse symbolique du culte balinais. Parmi les sanctuaires principaux se trouvent le Meru Tumpang Lima, consacré à Batara Pucak Mangu, et le Meru Tumpang Tiga, dédié à Batara Teratai Bang. Le Padma Capah, structure aux cinq chambres orientées vers les quatre directions et le centre, incarne l’harmonie du monde, tandis que le Lingga Yoni en pierre naturelle, autel central du temple, exprime l’union de Brahma, Vishnu et Shiva.

Lieu de pèlerinage ancestral, le temple reste vivant grâce aux cérémonies du Piodalan ou du Purnama Sasih Kapitu, moments où la montagne s’illumine de prières et d’offrandes. La montée, depuis le sentier de Pelaga ou de Bedugul, offre une expérience spirituelle autant que physique. Quatre points d’arrêt jalonnent l’ascension, offrant chacun des panoramas grandioses sur les lacs Buyan, Tamblingan et Beratan.

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61. Le Pura Pusering Jagat (Bali Centre)

Au cœur du village de Pejeng, dans le district de Gianyar, se dresse le Pura Pusering Jagat, littéralement le « centre du Monde ». Ce temple millénaire, profondément enraciné dans la mythologie hindoue, est considéré comme l’ombilic spirituel de Bali. Selon la tradition, il marque le lieu d’où émanent les forces vitales de l’univers et où se rejoignent les énergies créatrices du divin.

Ce temple directionnel, l’un des neuf qui protègent spirituellement l’île (avec les temples : Pura Besakih, Pura Lempuyang Luhur, Pura Goa Lawah, Pura Luhur Andakasa, Pura Luhur Uluwatu, Pura Luhur Batukaru, Pura Pucak Mangu et Pura Ulun Danu Batur )

Ce temple est l’un des sanctuaires du monde, qui sont les lieux de culte les plus sacrés de Bali. Selon les croyances balinaises, ils constituent les points névralgiques de l’île et sont censés lui apporter un équilibre spirituel. Ils intègrent les temples (Pura Besakih, Pura Lempuyang Luhur, Pura Goa Lawah, Pura Luhur Uluwatu, Pura Luhur Batukaru et Pura Rambut Siwi)

Son nom provient de la conception cosmique balinaise : Puser, le centre ; Jagat, le monde. Cette idée trouve un écho dans les représentations du temple, notamment dans la statue du Lingga Yoni, union sacrée du principe masculin Purusha et du principe féminin Pradana, symboles de la fertilité et de la vie. Ce sanctuaire, à la fois poétique et mystique, rappelle que l’harmonie naît de l’union des contraires.

Le temple, mentionné dans d’anciens manuscrits lontar comme le Kusuma Dewa, fut probablement érigé au Xᵉ siècle, à l’époque où Pejeng était un centre royal. Son architecture suit le principe du Tri Mandala : Nista Mandala, zone extérieure d’accueil ; Madya Mandala, espace communautaire et rituel ; et Utama Mandala, sanctuaire le plus sacré où se déroulent les grandes cérémonies du Piodalan et du Melasti.

En parcourant le site, se découvrent le sanctuaire Ratu Pande, les pavillons de réunion du Wantilan, et les statues éléphantesques gardant le Pemedal, porte d’accès au mandala central. Plus loin, le Telaga Maya, lac aujourd’hui asséché, garde la mémoire de cérémonies miraculeuses où les offrandes semblaient flotter sur une eau invisible.

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62. Tabanan (Bali Centre)

Tabanan, capitale du kabupaten du même nom, se situe dans le centre verdoyant de Bali, au cœur d’une région où la nature règne en maître. La ville, au relief légèrement vallonné, est entourée de rizières en terrasses et de collines couvertes de végétation tropicale. Son territoire s’étend jusqu’aux zones côtières du sud, bordées de plages de sable noir comme Yeh Gangga, qui s’étirent sur des kilomètres face à l’océan Indien.

Ces rivages, longtemps délaissés pour leur accessibilité limitée, accueillent aujourd’hui quelques hébergements de charme. Tabanan offre un cadre de vie paisible et authentique, où la vie rurale et la culture balinaise demeurent profondément ancrées dans le quotidien. L’atmosphère y est calme, les habitants y sont chaleureux, et la ville sert de point de départ idéal pour explorer les trésors culturels et naturels de la région.

La ville de Tabanan elle-même recèle plusieurs points d’intérêt. Le Tabanan Anom Palace, à la fois centre culturel et lieu de mémoire, évoque la noblesse locale et son rôle dans l’histoire régionale. Le palais accueille encore aujourd’hui des événements artistiques et des représentations traditionnelles. Dans un registre plus insolite, une église érigée dans le même complexe témoigne de la diversité spirituelle qui coexiste harmonieusement à Bali. À quelques kilomètres au nord du centre, le parc aux papillons de Bali (Taman Kupu Kupu Bali) présente un univers fascinant où des espèces tropicales multicolores évoluent dans un jardin soigné. Ce centre de recherche et d’éducation, ouvert tous les jours, permet d’observer le cycle de vie de ces insectes délicats et d’apprécier la biodiversité de l’île.

L’aspect agricole du kabupaten est mis à l’honneur au musée Subak (Mandila Mathika Subak), situé à Sanggulan. Ce musée explique le fonctionnement du système d’irrigation traditionnel balinais, le subak, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Mis en place depuis le VIIe siècle, ce système communautaire reflète la philosophie de l’harmonie entre l’homme, la nature et le divin. Les collections du musée rassemblent des outils agricoles anciens, des cartes, et des photographies illustrant la gestion collective de l’eau dans les rizières.

Le symbole spirituel le plus marquant du territoire reste le Pura Luhur Batukaru, perché sur les pentes du mont Batukaru, le deuxième plus haut sommet de Bali culminant à 2 276 mètres. Ce temple directionnel, d’une grande importance religieuse, est enveloppé de brume une grande partie de l’année, créant une ambiance mystique. L’édifice se fond harmonieusement dans la forêt tropicale humide, offrant un havre de sérénité aux pèlerins hindous et aux visiteurs.

À proximité du temple, les sources et les ruisseaux nourrissent les rizières environnantes, symbolisant l’union entre la spiritualité et la fertilité des terres. Cette région montagneuse, souvent parcourue de sentiers étroits, permet aussi d’admirer la richesse de la flore balinaise et d’observer la vie des villages isolés accrochés aux flancs du volcan.

À Mengwi, dans la partie orientale du kabupaten, s’élève le Pura Taman Ayun, ou temple de l’eau, l’un des plus élégants de Bali. Construit en 1634 par le roi de Mengwi, il incarne la perfection du style architectural balinais. Le temple, entouré de canaux et accessible par un pont, se compose de plusieurs cours en terrasses où s’alignent des merus, ces tours superposées typiques des sanctuaires hindous. Le site, classé au patrimoine culturel de Bali, témoigne de l’histoire de l’ancien royaume de Mengwi, tout en demeurant un lieu de culte actif.

Non loin de là, la forêt des singes de Sangeh offre une halte singulière au cœur d’un écrin de verdure. Les macaques y évoluent librement autour du temple de Bukit Sari, un sanctuaire du XVIIe siècle qui, selon la légende, aurait été bâti sur un fragment tombé du mont Meru.

Les routes de montagne autour de Tabanan offrent des panoramas d’une beauté saisissante. La route reliant Antosari à Pupuan serpente entre collines et vallées, dévoilant une succession de villages, de plantations et de rizières à perte de vue. Le mont Batukaru domine l’horizon, tandis que vers l’ouest s’étendent des zones encore largement sauvages. Les voyageurs peuvent poursuivre vers Seririt, sur la côte nord, ou rejoindre Pekutatan, à proximité de la plage de Medewi, réputée pour ses vagues propices au surf.

Les environs de Tabanan abritent également des plantations de café, permettant de découvrir les procédés de torréfaction artisanale et déguster des grains fraîchement moulus. Ces visites rurales, souvent organisées par des familles locales, permettent d’observer la vie agricole balinaise dans un cadre montagneux apaisant. Non loin, des ateliers d’artisanat proposent des sculptures sur bois et des objets en bambou, perpétuant des savoir-faire transmis de génération en génération.

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63. Le kabupaten de Bangli (Bali Centre)

Le kabupaten de Bangli se distingue par sa position centrale au cœur de l’île et par la richesse de ses paysages volcaniques et culturels. Couvrant 520,8 km² et peuplé de près de 260 000 habitants, il partage ses frontières avec les kabupaten de Badung, Gianyar, Buleleng, Karangasem et Klungkung. Son chef-lieu : la ville de Bangli, incarne l’âme tranquille de cette région verdoyante, où se mêlent montagnes, collines et vallées fertiles. L’économie locale repose essentiellement sur le tourisme, soutenu par une diversité d’attractions naturelles et spirituelles. Enclavé entre les hauts plateaux et les flancs volcaniques, le territoire de Bangli offre un cadre harmonieux où la nature, la culture et la spiritualité se répondent.

L’un des joyaux les plus emblématiques de la région est le lac Batur, un vaste plan d’eau niché au creux de la caldeira du mont Batur. Ce site spectaculaire, inscrit dans le géoparc mondial de Batur, attire les visiteurs pour ses panoramas impressionnants et ses possibilités de randonnées. Autour du lac, les sources thermales de Penelokan et les sources chaudes de Batur offrent un havre de détente, avec leurs eaux riches en minéraux jaillissant au pied du volcan. Le musée du géoparc de Batur, situé à proximité, permet de mieux comprendre la formation géologique de la région et l’activité volcanique qui a façonné ce paysage unique.

La ville de Bangli conserve un patrimoine historique et spirituel remarquable, marqué par l’ancienne puissance de son royaume. Le temple Kehen, datant du XIe siècle, est l’un des plus vénérés de Bali. Construit sur plusieurs terrasses ornées de sculptures, il symbolise la majesté religieuse et architecturale de l’époque. À proximité, les temples : Pura Dalem Galiran et Pura Dalem Penunggekan complètent ce patrimoine sacré, offrant aux visiteurs un aperçu de la ferveur spirituelle balinaise. Ces sanctuaires, empreints de calme et d’encens, demeurent des lieux de recueillement où la tradition hindoue balinaise s’exprime dans toute sa profondeur. La ville abrite également le Pura Dalem Jawa (Langgar), un temple singulier mêlant influences hindoues et musulmanes, reflet de la diversité religieuse et culturelle de la région.

Au-delà de la ville, les paysages de Bangli s’étendent vers des zones plus rurales et forestières, où la nature se fait reine. La colline Demulih, entourée du village de Demulih, offre des points de vue spectaculaires sur les rizières et les montagnes environnantes. Les cascades de Dusun Kuning, de Slau, de Tukad Cepung et de Krisik ponctuent la région, révélant des coins de fraîcheur dissimulés dans la végétation tropicale. Parmi elles, la cascade de Tukad Cepung est célèbre pour ses faisceaux de lumière traversant la grotte, créant un spectacle naturel féerique.

Le village de Penglipuran incarne quant à lui l’âme traditionnelle du kabupaten. Réputé pour son architecture parfaitement conservée et ses ruelles impeccables bordées de bambous, il témoigne d’une organisation communautaire exemplaire et d’un profond respect des valeurs ancestrales. Plus isolé, le village ancien de Batukaang plonge le visiteur dans une atmosphère intemporelle, où rites, croyances et savoir-faire se perpétuent.

Sur les rives du lac Batur, le mystérieux village de Trunyan se distingue par ses traditions funéraires uniques. Contrairement aux crémations pratiquées ailleurs à Bali, les habitants y déposent les corps des défunts sous un arbre sacré, dont les racines absorbent naturellement les odeurs. Ce rituel ancestral, hérité des populations balinaises d’origine préhindoue, attire les visiteurs curieux de découvrir un autre visage de la spiritualité locale.

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64. Ubud (Bali Centre)

Ubud, ville du centre de Bali comptant environ 75 000 habitants, est considérée comme le cœur culturel de l’île. Contrairement à l’effervescence nocturne de Kuta, Ubud séduit par son atmosphère apaisante, son cadre verdoyant et sa richesse artistique. La ville et les villages environnants regorgent d’ateliers d’artistes, de galeries et de boutiques d’artisanat, faisant d’Ubud un lieu privilégié pour découvrir la créativité balinaise. L’architecture y est remarquable, mêlant tradition et modernité, et les visiteurs y ressentent un profond bien-être grâce à la beauté des paysages, au climat et à l’ambiance unique du lieu.

Ubud ne se limite pas à son centre-ville animé : elle se compose en réalité de quatorze villages, chacun administré par un banjar, offrant ainsi un mélange de zones urbaines et de villages paisibles. Tandis que le centre est souvent saturé par les touristes et les embouteillages, les zones périphériques conservent un charme authentique, avec des rizières en terrasses, des chemins tranquilles et une vie villageoise régulière. La circulation dense du centre-ville, avec ses motos et voitures, contraste fortement avec la sérénité des villages alentour, où les trottoirs et les ruelles permettent de se déplacer à pied plus facilement.

Parmi les sites historiques et spirituels d’Ubud, la grotte de l’éléphant (Goa Gajah), datant du IXe siècle, se distingue par son entrée sculptée en forme de gueule de démon et ses fragments de lingam et yoni. Le complexe comprend également des bassins et une petite cascade, entourés de rizières et de vestiges de stupas bouddhistes. Accessible après environ une heure de marche depuis le palais d’Ubud, Goa Gajah est un lieu où l’histoire, la religion et la nature se rencontrent.

À proximité, le Gunung Kawi de Tampaksiring, surnommé la montagne des poètes, est un complexe funéraire du XIe siècle. Creusées à flanc de vallée, les structures servent de sépultures royales et offrent des vues spectaculaires sur les rizières environnantes. L’accès se fait par un escalier de 371 marches, et la visite nécessite de retirer ses chaussures avant d’entrer dans le pura central.

Pour les amateurs de temples, Pura Kehen, situé à Bangli, est l’un des plus beaux et moins fréquentés de Bali. Fondé en 1206, il abrite un meru à onze niveaux et offre un aperçu fascinant de l’architecture religieuse balinaise. Le Puri Saren Agung, palais royal d’Ubud, témoigne quant à lui de l’histoire monarchique locale et de la continuité des traditions, certaines parties étant encore habitées par les descendants de la famille royale. Ce palais constitue également le cadre idéal pour assister à des spectacles de danse traditionnelle.

Les sources sacrées de Tirta Empul, à Tampaksiring, permettent aux visiteurs de découvrir un temple construit autour de sources chaudes utilisées pour des rituels de purification spirituelle et physique. Les Balinais viennent s’y baigner lors des cérémonies et festivals, tels que Galungan, et les bâtiments modernes préservent l’essence historique du complexe fondé en 960. La proximité de Yeh Pulu, avec ses sculptures rupestres du XIVe ou XVe siècle, complète cette exploration du patrimoine religieux et artistique.

Ubud est également un centre moderne de spiritualité et de méditation, comme en témoigne la chapelle de la Déesse Mère (Anand Ashram Ubud), dédiée aux aspects féminins du divin. À côté, le Pura Taman Saraswati, temple aquatique dédié à la déesse de la sagesse et des arts, séduit par son jardin de lotus et ses bassins reflétant l’architecture balinaise traditionnelle.

Les musées d’Ubud enrichissent encore l’expérience culturelle. Le musée d’art Agung Rai (ARMA) est une étape incontournable pour comprendre la richesse artistique d’Ubud. Il expose des œuvres d’artistes balinais renommés et d’artistes internationaux installés sur l’île, comme Walter Spies, Rudolph Bonnet ou Arie Smit. L’unique tableau du célèbre peintre javanais Raden Saleh attire particulièrement l’attention. Des ateliers permettent de s’initier à treize aspects différents de l’art balinais, tandis qu’un café propose de se détendre autour d’une boisson, rendant la visite à la fois instructive et agréable.

À quelques pas, le musée de la Renaissance Blanco transporte le visiteur dans l’univers fascinant d’Antonio Blanco, peintre espagnol qui a fait d’Ubud son refuge créatif. Sa maison-musée étonne par ses œuvres insolites et son jardin où volent des oiseaux exotiques. Les visiteurs peuvent également découvrir une galerie attenante, un atelier et même un temple familial, qui donnent un aperçu de la vie et de l’esprit unique de l’artiste.

Pour les amateurs d’art balinais classique, le musée Puri Lukisan constitue un jalon historique. Premier musée privé de l’île inauguré en 1954, il expose des œuvres traditionnelles et modernes, notamment des sculptures et des pièces signées par I Gusti Nyoman Lempad et Rudolph Bonnet. Bien que certaines collections soient un peu défraîchies, elles révèlent la profondeur et la diversité de l’art balinais, offrant un contraste intéressant avec les créations plus contemporaines des autres musées de la ville.

Plus au sud, le musée Rudana, dirigé par l’artiste Nyoman Rudana, rassemble une vaste collection de peintures balinaises, classiques et modernes. Le contact direct avec l’artiste, souvent présent, rend la visite encore plus enrichissante et personnelle. Tout près, le musée d’art Neka abrite l’une des plus grandes collections de Bali, répartie sur six pavillons. Les visiteurs y découvrent la vie traditionnelle balinaise, mais aussi l’influence d’artistes étrangers installés sur l’île, à travers peintures, sculptures et photographies.

Les paysages entourant Ubud méritent autant d’attention que ses musées. Les rizières en terrasses, au sud et au sud-est de la ville, offrent des panoramas d’une beauté saisissante. Pour une expérience authentique, il suffit de suivre les petites routes qui traversent les villages comme Kutuh, ou de se rendre à Tegallalang au nord-est, où les terrasses emblématiques de Bali s’étendent à perte de vue.

Les vallées de Campuhan, Sanggingan et Kedewatan révèlent une autre facette du paysage. Les rivières Ayung et Wos y ont creusé de profondes gorges bordées de forêts luxuriantes, attirant hôtels de luxe et restaurants avec vue spectaculaire.

Ubud séduit également par sa faune unique. La forêt des singes, au centre-ville, est un espace sacré où les macaques évoluent librement parmi les temples et les sentiers. À quelques kilomètres, le village de Petulu devient chaque soir le théâtre d’un spectacle fascinant : des milliers de hérons blancs et d’aigrettes s’y rassemblent pour la nuit, créant un ballet aérien impressionnant que l’on peut observer depuis des points aménagés dans le village.

Pour les passionnés d’ornithologie et de biodiversité, le parc ornithologique de Bali offre la possibilité de découvrir plus de 250 espèces d’oiseaux dans des volières spacieuses et accessibles. Le parc adopte une approche pédagogique et respectueuse des animaux, permettant d’observer le mainate de Bali et d’autres espèces endémiques dans un cadre agréable. Non loin de là, le jardin botanique de Kutuh Kaja invite à flâner dans la vallée, à admirer la végétation locale et à profiter d’un cadre serein, loin de l’agitation du centre-ville.

Enfin, Ubud est un centre vivant de danse et de traditions balinaises. Les spectacles tels que le Tek Tok ou le Legong racontent des récits mythologiques et moraux tout en illustrant la maîtrise artistique des troupes locales. Le centre culturel de Bali (BCC) accueille régulièrement des représentations, tandis que le festival des écrivains et des lecteurs d’Ubud (UWRF) attire chaque année auteurs et passionnés de littérature du monde entier.

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65. Le village de Tegallalang (Bali Centre)

Au nord-est d’Ubud, le village de Tegallalang s’étend sur des collines verdoyantes, offrant l’un des panoramas les plus emblématiques de Bali. Ses célèbres rizières en terrasses, sculptées à flanc de colline selon le système d’irrigation traditionnel subak, attirent des visiteurs du monde entier. Classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, elles déploient des nuances de vert émeraude qui changent avec la lumière du jour, créant un spectacle à couper le souffle, particulièrement au lever du soleil lorsque la brume enveloppe la vallée et que les premiers rayons dorés caressent les rizières.

Malgré sa popularité touristique, Tegallalang conserve une authenticité qui se révèle en empruntant les sentiers étroits qui serpentent entre les rizières. En descendant par le pont de bambou Uma Ceking, les visiteurs peuvent observer les agriculteurs au travail, croiser de petits autels disséminés au milieu des champs et, parfois, assister à une cérémonie traditionnelle. Ces chemins offrent une expérience immersive, loin des points de vue bondés, et permettent de comprendre la relation intime entre la communauté locale et ses terres agricoles.

Les rizières de Tegallalang ne se limitent pas aux promenades : elles regorgent d’activités originales pour les amateurs de sensations et de photos. De nombreuses balançoires surplombent les champs, offrant un décor spectaculaire pour les clichés emblématiques de Bali, tandis que des points de vue aménagés avec fleurs et panneaux décoratifs invitent à la contemplation. Pour les plus aventuriers, le tubing dans les tunnels creusés par les soldats japonais pendant la guerre ou la tyrolienne au-dessus des rizières permettent d’allier plaisir et découverte du paysage.

Le village et ses environs offrent également une expérience culinaire avec des cafés et restaurants surplombant les terrasses. Des adresses comme Tis Café ou Terrace Padi Café permettent de déjeuner face aux rizières, tandis que de petites échoppes locales proposent une alternative plus authentique. Certains établissements organisent des dégustations du fameux café Luwak, mais il est recommandé de se renseigner sur les pratiques éthiques avant d’y participer.

Pour les passionnés de culture et d’artisanat, le village de Pakudui, à proximité de Tegallalang, est un lieu incontournable. Réputé pour ses sculptures sur bois traditionnelles, il offre un aperçu du savoir-faire balinais avec des statues mythiques de Garuda et de nombreuses pièces artisanales vendues ensuite dans les marchés d’Ubud. Le petit musée Ada Garuda présente également le travail minutieux des artisans, qui se transmet de génération en génération.

Pour les visiteurs qui souhaitent échapper à la foule, il est possible de poursuivre la route vers le nord jusqu’aux rizières de Mupu et Desa Abing. Moins fréquentées et souvent sans droits d’entrée, ces terrasses offrent une expérience plus tranquille et authentique de la vie agricole balinaise.

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66. Sacred Monkey Forest Sanctuary (Bali Centre)

Au cœur d’Ubud, la forêt des Singes ou la Sacred Monkey Forest Sanctuary est un sanctuaire sacré qui abrite des centaines de macaques crabiers indifférents à la présence humaine. Ces singes curieux s’approchent facilement des visiteurs et peuvent même grimper sur les épaules ou la tête. Il est donc conseillé de ne pas apporter de nourriture et de sécuriser lunettes et sacs pour éviter les petits larcins de ces habitants espiègles. En cas de morsure, un poste de premiers secours est disponible à l’entrée, sur Jalan Monkey Forest.

Le sanctuaire ne se limite pas à l’observation des singes. La balade se poursuit jusqu’au Pura Dalem Agung Padangtegal, un temple dédié aux morts, niché au milieu de la végétation. La forêt sacrée offre un cadre mystique où temples, statues et ponts de pierre s’intègrent harmonieusement dans la jungle.

La visite se fait généralement en 1 à 2 heures, et l’entrée coûte 80 000 Rp pour les adultes et 60 000 Rp pour les enfants (Tarifs en vigueur en novembre 2025). L’aménagement du site permet de se déplacer facilement entre les différentes zones tout en observant les comportements des singes et la flore tropicale environnante.

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67. Pura Taman Saraswati (Bali Centre)

Situé au centre d’Ubud, le temple Saraswati ou Pura Taman Saraswati est dédié à Saraswati, déesse hindoue de la sagesse, des arts et du savoir. Ce temple aquatique se distingue par son bassin de lotus et son jardin d’eau, qui créent une atmosphère paisible et poétique. L’architecture balinaise traditionnelle, enrichie de bas-reliefs représentant des scènes mythologiques, reflète le talent de l’architecte I Gusti Nyoman Lempad et le soin apporté par la famille royale d’Ubud lors de sa construction.

Le temple se visite essentiellement depuis sa cour et les abords du bassin, le sanctuaire intérieur étant réservé aux fidèles. Les lotus en fleurs et la lumière dorée du coucher du soleil offrent un cadre particulièrement photogénique.

L’entrée coûte 60 000 IDR (Tarifs en vigueur en novembre 2025) et la visite est rapide mais mémorable, permettant d’apprécier la finesse des sculptures et la sérénité de l’ensemble. Le temple est très accessible depuis la rue principale et constitue une halte culturelle incontournable à Ubud.

Au-delà de son attrait esthétique, le temple Saraswati illustre l’importance de la spiritualité et des arts dans la vie balinaise. Les spectacles de danse et de musique traditionnelle qui s’y déroulent ponctuellement renforcent ce lien entre patrimoine artistique et pratique religieuse.

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68. Le temple Pura Ulun Danu Batur (Bali Est)

Sur les hauteurs de Kintamani, face aux eaux du lac Batur, s’élève le majestueux Pura Ulun Danu Batur, l’un des temples les plus vénérés de Bali. Dédié à Dewi Danu, déesse des lacs et des rivières, et à Vishnu, gardien de l’équilibre du monde, il incarne la puissance nourricière de l’eau. Avec le mont Batur pour gardien et la caldeira volcanique en toile de fond, ce sanctuaire est le cœur spirituel du Nord de l’île.

Ce temple directionnel, l’un des neuf qui protègent spirituellement l’île (avec les temples : Pura Besakih, Pura Lempuyang Luhur, Pura Goa Lawah, Pura Luhur Andakasa, Pura Luhur Uluwatu, Pura Luhur Batukaru, Pura Pucak Mangu et Pura Pusering Jagat)

Fondé au XVIIᵉ siècle et reconstruit en 1926 après l’éruption du mont Batur, le temple originel fut englouti par la lave. Ses fidèles, refusant de renoncer à leur culte, le rebâtirent plus haut dans le village de Batur, aujourd’hui divisé en Batur Utara, Tengah et Selatan. Ce renouveau illustre la résilience d’une foi enracinée dans la nature.

Le complexe comprend neuf temples et plus de deux cent quatre-vingts sanctuaires, dont le Pura Penataran Agung Batur, son centre le plus sacré. Ses meru à onze et neuf toits s’élèvent dans la cour intérieure, dédiés à Shiva, à Parvati et aux montagnes protectrices. Chaque détail, des portes sculptées aux pavillons d’offrandes, reflète l’équilibre entre puissance divine et grâce esthétique.

Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO dans le paysage culturel de Bali, le Pura Ulun Danu Batur joue un rôle vital : préserver la relation sacrée entre les hommes, la terre et l’eau. Les cérémonies de Melasti et de Piodalan y célèbrent le cycle de la purification, des récoltes et de la gratitude envers la nature.

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69. Pura Besakih (Bali Est)

Le temple de Besakih ou Pura Besakih, situé sur les pentes sud du mont Agung, est considéré comme le temple mère de Bali et le plus sacré de l’île. Ce vaste complexe religieux s’étend sur trois kilomètres et comprend plus de vingt temples principaux ainsi que de nombreux sanctuaires plus petits, chacun dédié à une divinité particulière ou à une fonction précise pour les habitants ou les castes balinaises. L’accès se fait exclusivement à pied, à travers des escaliers et des sentiers parfois abrupts, ce qui rend la visite aussi physique qu’enrichissante. Les panoramas sur les vallées et rizières environnantes offrent un spectacle spectaculaire, surtout par temps clair, et donnent immédiatement un aperçu de la grandeur du lieu.

Ce temple directionnel est l’un des neuf qui protègent spirituellement l’île (avec les temples : Pura Lempuyang Luhur, Pura Goa Lawah, Pura Luhur Andakasa, Pura Luhur Uluwatu, Pura Luhur Batukaru, Pura Pucak Mangu, Pura Ulun Danu Batur et Pura Pusering Jagat)

Ce temple est également l’un des sanctuaires du monde, qui sont les lieux de culte les plus sacrés de Bali. Selon les croyances balinaises, ils constituent les points névralgiques de l’île et sont censés lui apporter un équilibre spirituel. Ils intègrent les temples (Pura Lempuyang Luhur, Pura Goa Lawah, Pura Luhur Uluwatu, Pura Luhur Batukaru, Pura Pusering Jagat et Pura Rambut Siwi)

Le temple le plus important du complexe est le Pura Penataran Agung, construit sur six niveaux en terrasses. L’entrée est marquée par une imposante porte à double battant : le candi bentar, qui mène à la cour centrale : le jaba tengah. Lors des grandes cérémonies, la cour s’anime avec des centaines de fidèles vêtus de blanc, offrant un spectacle spirituel saisissant. Les visiteurs non hindous ne peuvent pénétrer dans la cour intérieure, mais peuvent admirer les structures et les rituels depuis l’extérieur, ce qui reste fascinant pour quiconque souhaite comprendre la culture balinaise.

La zone autour de Besakih s’est transformée en une véritable petite ville, où abondent restaurants et vendeurs de souvenirs. Si certains visiteurs peuvent se sentir importunés par cette activité commerciale, il suffit de faire preuve de courtoisie et de discernement pour que les commerçants respectent votre décision. Les guides locaux, souvent attribués à l’entrée, apportent un éclairage précieux sur l’histoire et les pratiques religieuses du temple, et leur contribution, bien que facultative, enrichit considérablement la visite.

Pour se rendre à Besakih, la route la plus courante part de Klungkung, à environ 20 kilomètres au sud, en passant par Rendang. Une alternative permet de venir de Kintamani, en passant par Penelokan et Suter avant de tourner vers Besakih. Les routes sont généralement en bon état, même si elles sont sinueuses, et permettent de découvrir de magnifiques paysages de rizières et de forêts. Des navettes locales, appelées bemos, assurent la liaison depuis Klungkung pour les visiteurs sans véhicule.

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70. Mont Agung (Bali Est)

Le mont Agung appelé également Gunung Agung, culminant à 3 142 mètres, est la plus haute montagne de Bali et un volcan d’importance spirituelle majeure pour les Balinais. Il est considéré comme un fragment du mont Meru, l’axe cosmique de l’univers, et comme la demeure des dieux. Sa silhouette imposante domine toute la région et sa présence confère au temple de Besakih, situé sur ses pentes, un cadre à la fois sacré et spectaculaire. Les Balinais le vénèrent lors de cérémonies et ne permettent pas l’ascension à certaines périodes sacrées.

Le mont Agung offre plusieurs itinéraires d’ascension, chacun présentant des difficultés variables. Depuis Besakih, l’ascension exige environ 6 à 7 heures de marche, la dernière portion étant particulièrement ardue, parfois nécessitant de grimper à quatre pattes. Le départ nocturne vers 23h00 permet d’atteindre le sommet à l’aube et d’admirer le lever du soleil. Une autre voie, depuis Pura Pasar Agung, est plus courte et permet d’atteindre le sommet en 3 à 4 heures, offrant néanmoins des panoramas spectaculaires sur le cratère et la région environnante.

Pour les randonneurs moins expérimentés, l’itinéraire depuis Duku Bujangga Sakti au nord, commence à 300 mètres d’altitude avec un bivouac à 1 700 mètres avant l’ascension finale. Cette voie permet de faire le tour du cratère et d’observer les différents paysages, depuis la forêt tropicale luxuriante des basses pentes jusqu’aux éboulis et roches volcaniques plus arides en altitude. Le sommet offre une vue panoramique exceptionnelle, notamment vers l’est sur le mont Rinjani à Lombok.

L’organisation d’une ascension nécessite souvent un guide, qui peut obtenir les autorisations nécessaires et conseiller sur les conditions et horaires. Les honoraires varient entre 400 000 et 1 000 000 Rp (Tarifs en vigueur en novembre 2025), selon le niveau de service et la langue. Ces guides apportent également un éclairage culturel et spirituel, expliquant l’importance religieuse du mont Agung et les légendes qui lui sont associées.

Enfin, le mont Agung et ses environs, notamment les vallées de Sidemen/Selat, offrent des paysages d’une beauté exceptionnelle. Les panoramas alternent entre rizières en terrasses, collines verdoyantes et montagnes majestueuses, tandis que la route côtière nord-est permet d’admirer de vastes plaines arides.

71. Le village de Tenganan Pegringsingan (Bali Est)

Le village de Tenganan Pegringsingan, dans l’est de Bali, est célèbre pour sa culture Bali Aga unique, qui conserve les traditions anciennes de l’île. Le village est réputé pour ses textiles à double ikat : le Geringsing, tissés selon un savoir-faire rare et précieux, présent seulement dans trois lieux au monde. Tenganan est également célèbre pour sa musique gamelan selunding, jouée sur des métallophones en fer, témoignant d’un patrimoine artistique ancestral exceptionnel.

Le village se distingue par son organisation et son architecture singulières. Les maisons sont disposées de part et d’autre d’une cour qui monte et descend la colline, avec des portes étroites permettant le passage d’une seule personne à la fois. L’entrée et la sortie se font par une porte principale, encadrée de deux petits temples. Le balé agung central accueille les décisions administratives et les événements communautaires, tandis que la tour du tambour : le kul-kul, rythme le début de chaque journée par 21 coups.

Le centre du village comprend plusieurs pavillons communautaires utilisés pour les réunions formelles, informelles et cérémonielles. Le Pura Puseh, temple d’origine du village, complète ce réseau religieux et culturel. À seulement quatre kilomètres de la côte depuis Candidasa, Tenganan reste un exemple rare d’un village qui a su préserver son organisation sociale rigoureuse et ses règles endogames, tout en s’ouvrant progressivement au tourisme.

Les habitants respectent strictement les cultes ancestraux et les croyances animistes, ainsi que les codes sociaux propres aux Bali Aga. Les mariages sont endogames et les étrangers ne peuvent pénétrer dans le village après la tombée de la nuit. La visite offre un aperçu authentique de la vie quotidienne et des traditions balinaises ancestrales, différentes de celles observées dans le reste de l’île.

Tenganan attire également les passionnés d’artisanat. Les textiles Geringsing sont réalisés selon un processus complexe de double ikat, et la vannerie locale fait partie des plus raffinées d’Indonésie. Les visiteurs peuvent découvrir ces savoir-faire directement sur place et observer les artisans au travail, ce qui constitue une expérience culturelle enrichissante et immersive.

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72. Le village de Budakeling (Bali Est)

Le village de Budakeling ou Budha Keling, situé à l’est de Bali, à proximité du mont Agung et au nord de Candidasa, est un petit village de 784 habitants qui se distingue par son caractère multiculturel et multiconfessionnel. Le terme Budakeling désigne essentiellement la communauté hindoue locale, fortement imprégnée de traditions bouddhistes shivaïtes, mais le village abrite également une communauté musulmane. Cette mixité religieuse confère au village un caractère unique, où cohabitent rites et coutumes ancestraux, tout en conservant un cadre paisible et authentique.

Le village est réputé pour ses artisans. Les orfèvres et argentiers fabriquent des bagues, colliers et objets traditionnels, tandis que les forgerons de la communauté Pande Besi produisent des outils et ustensiles nécessaires à la vie quotidienne. Ces métiers se transmettent depuis le XIVe siècle et demeurent vivants, donnant aux visiteurs l’occasion d’observer un savoir-faire ancestral encore actif. Les visiteurs peuvent également découvrir l’artisanat en pierre de style balinais, pratiqué par les Hommes Tanjung Art, qui contribuent à la richesse culturelle du village.

Budakeling offre également un cadre naturel exceptionnel. Les rizières en terrasses, notamment situées au nord du village, sont un spectacle en soi et rappellent les paysages plus célèbres d’Ubud, tout en restant plus tranquilles et moins fréquentés par les touristes. Pour les amateurs de panoramas, le point de vue de Bukit Komala permet d’admirer le lever du soleil sur les vallées environnantes, et, le soir, d’observer la ville d’Amlapura et l’activité maritime du détroit de Lombok.

Le village conserve également des traditions religieuses vivantes. Le Pura Dalem Budakeling et le Pura Dalem Saren accueillent des cérémonies et des représentations culturelles, parfois liées à des rituels de lutte contre le feu ou à des danses sacrées. Ces événements ont lieu à certaines périodes de l’année, et leur observation permet de mieux comprendre l’héritage spirituel balinais. Les rites Ngusaba Dalem et Ter-teran illustrent également la richesse culturelle et rituelle du village, témoignant de la continuité des pratiques anciennes.

Budakeling est un lieu idéal pour s’immerger dans la vie quotidienne des Balinais. Les habitants y vivent au rythme de la communauté et de la religion, offrant aux visiteurs l’occasion d’assister à des scènes de vie authentiques. Les bains publics traditionnels et les activités artisanales renforcent ce sentiment d’immersion, permettant de découvrir un Bali moins touristique, plus proche de ses racines.

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73. Candidasa (Bali Est)

Candidasa, ville côtière de l’est de Bali, offre un cadre paisible et relaxant, loin de l’agitation touristique des zones du sud de l’île. Les plages y sont étroites, souvent de sable noir, et certaines disparaissent à marée haute. La ville est particulièrement prisée par les visiteurs européens qui souhaitent combiner détente balnéaire et découverte des villages et temples alentours, comme Tenganan ou Tirta Gangga. Candidasa constitue ainsi un lieu de villégiature tranquille, offrant un contraste avec la foule de Kuta ou Nusa Dua.

Dans la région, le village de Tenganan, situé à seulement 4 kilomètres à l’intérieur des terres depuis Candidasa, est un exemple de culture Bali Aga préservée. Les habitants y suivent une organisation sociale rigide et vivent selon des traditions anciennes, avec des mariages endogames et un strict culte des ancêtres. Le village est encerclé par un mur de pierre, percé de quatre portes principales, et les maisons sont construites de part et d’autre de sentiers pavés, avec des cours intérieures où résident les esprits des ancêtres.

Tenganan est également célèbre pour son artisanat exceptionnel. Les textiles à double ikat Geringsing sont produits sur le territoire et font partie des plus rares au monde, tandis que la vannerie locale est réputée pour sa qualité remarquable. La maîtrise de ces techniques ancestrales attire collectionneurs et passionnés d’artisanat, et la proximité avec Candidasa permet aux visiteurs d’acheter ces objets directement chez les artisans, soutenant ainsi la communauté locale.

La vie rituelle à Tenganan est tout aussi fascinante. Les cérémonies locales, notamment le mekare kare, un combat rituel utilisant des feuilles de pandanus aux épines acérées, offrent un spectacle spectaculaire et sont suivies de festins communautaires.

Candidasa elle-même possède des sites naturels et historiques intéressants. Le lagon aux lotus, en plein cœur de la ville, offre un spectacle magnifique, tandis que le palais aquatique de Tirta Gangga, à 20 minutes au nord-est, permet de découvrir des jardins royaux et de superbes rizières en terrasses.

Enfin, les plages autour de Candidasa constituent une alternative agréable aux zones très fréquentées de Bali. Pantai Labuan Amok, à l’ouest, et Pasir Putih, au nord-est, offrent des étendues tranquilles pour la baignade, le snorkeling et la détente, dans des paysages bordés de cocotiers et de petites criques encore préservées.

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74. Semarapura (Bali Est)

La ville de Semarapura, également appelée Klungkung, occupe une place centrale dans l’histoire et la culture de l’est de Bali. Chef-lieu du kabupaten de Klungkung, la ville s’étend sur 315 km² et abrite environ 223 720 habitants. Bien qu’étant le plus petit kabupaten de Bali, Klungkung possède une richesse culturelle exceptionnelle. Bordée au nord par Bangli, à l’ouest par Gianyar, à l’est par Karangasem et le détroit de Lombok, et au sud par l’océan Indien et le détroit de Badung, cette ville combine paysages côtiers, rivières et plaines agricoles, offrant un cadre naturel varié aux visiteurs.

Semarapura revêt une importance historique majeure. Au XVIIe siècle, la ville devient le centre politique et culturel de Bali après le déplacement de la capitale de Gelgel. Cette époque marque un âge d’or pour les arts, la littérature et la culture balinaises. Gelgel, située juste au sud de Klungkung, avait été la capitale du puissant empire Majapahit aux XVe et XVIe siècles. Semarapura s’affirme alors comme un centre névralgique où se concentrent l’administration, les palais royaux et les artistes, consolidant la réputation de Bali comme île des arts et des traditions.

Le palais de Semarapura, ou Taman Gili / Kertha Gosa, constitue le joyau architectural et artistique de la ville. Bien que partiellement détruit lors de la résistance contre les Néerlandais en 1908, le pavillon du tribunal reste célèbre pour ses plafonds peints illustrant des scènes de l’épopée du Mahabharata et du Ramayana. Ces fresques sont un exemple rare et précieux de l’art wayang classique à Bali, et le site abrite également des vestiges du palais royal originel, offrant aux visiteurs un aperçu de la vie et du pouvoir des souverains de Klungkung.

L’histoire de la ville est marquée par le Puputan de 1908, un événement tragique mais fondateur pour l’identité balinaise moderne. Confronté à l’invasion néerlandaise, le roi de Klungkung, le Dewa Agung, mena 200 membres de sa famille et de sa cour dans une marche rituelle vers la mort, où tous furent tués ou se suicidèrent rituellement. Le monument Puputan, érigé au centre de Semarapura, commémore ce sacrifice héroïque et symbolise la fierté et la résistance du peuple balinais. La structure, haute de 28 mètres, est ornée de motifs traditionnels et de symboles représentant les quatre points cardinaux, et reste un lieu de mémoire et de rassemblement pour la communauté.

La ville et ses environs sont également le foyer d’un art pictural et artisanal remarquable. Le village de Kamasan, à quelques kilomètres au sud de Klungkung, est le berceau de la peinture wayang classique, où les artistes perpétuent depuis des siècles les représentations de personnages issus du théâtre d’ombre balinais. Ces œuvres, souvent inspirées du Ramayana et du Mahabharata, se distinguent par leurs couleurs vives et leur finesse, et se retrouvent sur des toiles, des plafonds de palais et des objets décoratifs. Kamasan est aussi un centre de sculpture sur bois, or et argent, intégrant des thèmes traditionnels et religieux.

Le kabupaten de Semarapura possède également plusieurs sites religieux et naturels remarquables. Le Pura Goa Lawah, situé à Pesinggahan, est l’un des neuf temples directionnels de Bali et abrite une grotte où des milliers de chauves-souris dorment le jour. Ce temple protège symboliquement l’île des mauvais esprits marins et constitue un lieu de grande ferveur lors des cérémonies. Plus au sud, le Pura Masceti, en bord de mer, est un autre temple moins fréquenté mais tout aussi important, souvent associé aux rites de purification et aux cérémonies communautaires.

Les visiteurs peuvent enrichir leur séjour culturel en explorant le musée Gunarsa dans le village de Takmung, à l’ouest de Semarapura. Ce musée privé, créé par Nyoman Gunarsa, présente une collection unique d’art balinais classique et moderne, ainsi que des objets ethnographiques et décoratifs. La galerie offre un contraste avec les sites plus traditionnels et permet d’apprécier la continuité et l’évolution de l’art balinais, tout en restant un lieu calme et moins fréquenté que les attractions majeures de l’île.

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75. Padang Bai (Bali Est)

Padang Bai ou Padangbai, petite ville portuaire de l’est de Bali, abrite 3 294 habitants et se distingue par son ambiance paisible et sa baie unique. Située à proximité du cap Tanjung Sari, la ville est célèbre pour le Pura Tanjung Sari, temple sacré dédié à Empu Bharadah, qui attire les fidèles et les amateurs de culture balinaise. Outre son rôle de port pour les ferries vers Lombok et Nusa Penida, Padang Bai offre un charme tranquille avec ses plages de sable blanc et ses petites criques cachées. La plage principale est bordée de pirogues à balancier traditionnelles, colorées et décorées d’yeux, symbole de protection pour les pêcheurs locaux.

À l’est, la plage du Lagon Bleu est renommée pour la plongée avec tuba. Malgré sa courte longueur, ses eaux cristallines et ses récifs coralliens abritant poissons-clowns et sépias en font un lieu privilégié pour les amateurs de snorkeling. Les visiteurs peuvent profiter de restaurants en bord de mer, de transats et de matériel de plongée sur place. À l’ouest, Bias Tugel Beach offre une vaste étendue de sable blanc, idéale pour la baignade et la détente. Le chemin menant à cette plage offre une vue spectaculaire sur le mont Agung, la plus haute montagne de Bali, qui domine l’horizon.

Padang Bai est également riche en temples traditionnels. Le Pura Silayukti, ancienne demeure du sage hindou Empu Kuturan datant du XIe siècle, est l’un des plus anciens temples de l’île. Le Pura Dalem, en centre-ville, et le Pura Segara, situé entre la ville et la plage principale, complètent l’offre culturelle. À l’extrémité est, le Pura Tanjungsari et le Pura Telagamas invitent les visiteurs à observer des cérémonies religieuses et à découvrir les traditions balinaises, tout en respectant les coutumes locales avec sarong et ceinture.

Les activités nautiques sont variées et accessibles. La plongée sous-marine et le snorkeling attirent les visiteurs grâce à la richesse des fonds marins et aux coraux préservés. Les sites autour de Padang Bai offrent une visibilité exceptionnelle lorsque la mer est calme, et de nombreux centres de plongée locaux proposent excursions, matériel et guides expérimentés. La tranquillité de la baie en fait un lieu sûr pour les débutants, tandis que les plongeurs expérimentés peuvent explorer des zones plus profondes et colorées.

La gastronomie et l’artisanat local contribuent également au charme de Padang Bai. Les restaurants en bord de plage servent une cuisine simple mais typique, à base de riz, nouilles, fruits de mer et jus de fruits frais. L’art de rue, visible dans les ruelles et les façades peintes, reflète la créativité des habitants et offre une immersion dans la culture contemporaine balinaise. Les visiteurs peuvent également acheter des souvenirs artisanaux locaux, notamment des objets liés aux traditions de pêche et de navigation.

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76. Amed (Bali Est)

Amed s’étend sur 14 kilomètres le long de la côte est de Bali, englobant les villages de Culik, Jemeluk, Bunutan, Lipah, Selang, Banyuning et Aas. La région, anciennement isolée, a été aménagée pour le tourisme au début du XXIe siècle, avec des routes asphaltées et des infrastructures modernes. Les habitants vivent principalement de la pêche, de la production de sel et du tourisme. Malgré ses débuts modestes, Amed est aujourd’hui une destination réputée pour la plongée, le snorkeling et les vacances reposantes, offrant des paysages côtiers spectaculaires et un environnement authentique.

Les plages d’Amed se distinguent par leur diversité. La plage du village d’Amed est composée de galets noirs, tandis que les plages de Jemeluk et Lipah présentent du sable plus clair et des eaux limpides. Jemeluk est célèbre pour ses récifs coralliens et sa vie marine abondante, idéale pour la plongée et la photographie sous-marine. La région d’Amed et ses environs offrent certains des meilleurs sites de plongée en apnée de Bali, où la richesse des fonds marins et la diversité des coraux séduisent les amateurs de nature sous-marine.

L’épave japonaise du Banyuning, située à seulement 20 mètres de la plage, est un petit navire reposant parmi des coraux colorés et une faune marine abondante, idéale pour les débutants comme pour les snorkelers expérimentés. Jemeluk, véritable joyau de la côte est, propose des formations coralliennes spectaculaires et une biodiversité remarquable, tandis que la zone en face de la plage de Pondok Vienna, à Lipah, offre une plongée plus agitée, adaptée aux amateurs de sensations. Sur la plage de Lipah, une petite épave en bois complète ce panorama sous-marin, permettant d’observer poissons et coraux dans un cadre intimiste.

D’autres sites réputés complètent cette expérience exceptionnelle. La plage de Bunutan, entre le Bedulu Resort et l’hôtel Santai, se distingue par son jardin d’anguilles et ses coraux variés, tandis que la plage de Selang, en face des bungalows Good Karma, propose une visibilité parfois réduite par les courants, mais conserve un intérêt certain pour les snorkelers prudents.

Devant le café Amed, les eaux limpides permettent une observation agréable des espèces locales, et à Tulamben, l’épave du Liberty, partiellement immergée dans des eaux peu profondes, constitue un site incontournable pour la plongée en apnée. Enfin, le jardin de corail, accessible le long de la côte, complète cette liste de sites variés et spectaculaires, offrant aux visiteurs une immersion complète dans la vie marine de l’est de Bali.

Amed offre également des activités terrestres et culturelles. Le mont Agung, dominant la région, constitue un terrain idéal pour la randonnée et l’observation des paysages. Les excursions à la journée vers Tirta Gangga, le palais aquatique, ou le temple de Besakih, le plus sacré de Bali, sont facilement organisables depuis Amed. Les visiteurs peuvent également découvrir les bassins de production de sel, vestiges d’une tradition ancestrale qui alimente les épiceries fines locales et les marchés internationaux.

Les villages d’Amed sont empreints de traditions et de culture balinaises. Le mini-zoo et le musée des coquillages à Bunutan, permettent aux familles et aux visiteurs de découvrir la faune locale et l’artisanat. Les pirogues à balancier traditionnelles restent omniprésentes le long des plages, offrant une immersion dans la vie locale et des opportunités de sorties en mer pour la pêche ou la plongée. Les femmes des villages proposent également des massages traditionnels sur la plage, ajoutant une dimension de détente et de bien-être au séjour.

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77. Le volcan Batur (Bali Est)

Le Gunung Batur, ou volcan Batur, est l’un des volcans les plus emblématiques de Bali, situé dans la partie nord-est de l’île. Sa silhouette domine une vaste caldeira, dont le rebord culmine au mont Abang à 2 152 mètres d’altitude. À l’intérieur de cette dépression, le volcan lui-même s’élève à 1 717 mètres, surplombant le paisible lac Batur au sud-est. Ce volcan est célèbre pour son sommet effondré caractéristique, la caldeira, formée par une série d’éruptions puissantes qui ont marqué l’histoire géologique de l’île. La première éruption documentée date de 1804, et l’activité volcanique, fréquente depuis lors, a façonné un paysage spectaculaire qui attire randonneurs et amateurs de panoramas volcaniques. L’éruption de 1963, notamment, a laissé un champ de lave impressionnant, toujours visible depuis Kintamani, rappelant la puissance colossale de ce volcan.

L’ascension du mont Batur, culminant à 1 717 mètres, est une expérience incontournable pour les randonneurs et amateurs de paysages volcaniques. La randonnée, relativement accessible, dure environ deux heures depuis le village de Toya Bungkah. Elle permet d’atteindre le sommet avant le lever du soleil, offrant un panorama à 360° sur le lac Batur, le mont Agung à l’est et l’ensemble des cônes volcaniques encore actifs à l’intérieur de la caldeira. L’ascension matinale maximise les chances d’éviter les nuages, qui peuvent rapidement envelopper la montagne, et garantit des conditions photographiques idéales.

Deux itinéraires principaux sont proposés pour l’ascension. Le sentier depuis Toya Bungkah traverse une forêt ombragée agréable sur plus de la moitié du parcours, tandis que le chemin depuis Pura Jati franchit d’anciens champs de lave sans ombrage, avec un terrain parfois difficile. Des randonnées plus longues, jusqu’à 10 heures, sont également possibles, menant hors des sentiers battus et s’adressant aux randonneurs expérimentés. L’ascension du mont Abang, situé à l’extrémité sud-est de la caldeira, constitue également une option enrichissante offrant des panoramas différents sur la caldeira et le lac Batur.

Tous les guides locaux sont membres de l’association des guides de trekking du mont Batur, qui régule les excursions et assure la sécurité des participants. Bien que l’ascension soit relativement simple, il est conseillé d’engager un guide pour bénéficier de son expertise et éviter les rabatteurs qui demandent parfois des prix exorbitants. Les excursions commencent généralement entre 3h00 et 13h00, et le tarif recommandé se situe entre 300 000 et 400 000 roupies indonésiennes par guide (Tarifs en vigueur en novembre 2025).

Les ascensions avant l’aube sont particulièrement prisées, offrant une expérience magique avec l’illumination progressive du lac et des reliefs volcaniques.

Le sommet du Batur offre des perspectives uniques sur l’activité volcanique encore présente dans la caldeira. Les randonneurs peuvent observer les fumerolles des cônes actifs et le vaste champ de cendres volcaniques qui s’étend au nord du cratère. Une tradition amusante consiste à faire cuire un œuf sur une roche chauffée par la lave, rappelant la puissance et la chaleur toujours présentes sous la surface.

La randonnée permet également d’observer la faune et la flore locales, avec des plantes adaptées aux sols volcaniques et à l’altitude, ainsi que des oiseaux et insectes typiques de la région. Le contraste entre l’air frais des hauteurs, les panoramas spectaculaires et la végétation volcanique rend l’ascension unique. L’expérience se prolonge au retour, lorsqu’il est possible de profiter des sources chaudes de Toya Bungkah pour se détendre après l’effort.

La caldeira du Batur n’est pas seulement un monument naturel : elle est également habitée. Parmi les quinze villages établis à l’intérieur, quatre principaux se distinguent : Kedisan, Songan, Trunyan et Toya Bungkah. Les habitants y pratiquent principalement l’agriculture, cultivant fruits, légumes et riz sur les sols volcaniques fertiles. Cependant, le tourisme est devenu progressivement une activité majeure, notamment grâce aux possibilités de randonnées jusqu’au sommet du cratère central et aux vues spectaculaires sur le lac et le volcan. Les visiteurs découvrent ainsi un équilibre fascinant entre vie traditionnelle et activité touristique, où le volcan reste au centre de l’identité culturelle et économique de la région.

Le Batur se distingue également par sa diversité géologique et ses points de vue exceptionnels. De nombreux miradors installés autour de la caldeira offrent des perspectives dégagées, permettant d’admirer la majesté du lac et des cônes volcaniques secondaires qui parsèment le site. La caldeira présente des paysages variés, alternant champs de lave noire, pentes verdoyantes et formations volcaniques imposantes.

Le site abrite également des lieux culturels et spirituels. Le Pura Ulun Danu Batur, situé sur la crête nord-ouest de la caldeira, constitue l’un des neuf temples directionnels majeurs de Bali. Reconstruit en 1926 après qu’une éruption ait détruit l’ancien temple, il est dédié à Ida Batara Dewi Ulun Danau, la divinité protectrice de l’eau et de l’irrigation. Le temple, avec son meru à onze toits, demeure un centre rituel actif, servi par 24 prêtres et une prêtresse, illustrant l’importance vitale de l’eau et de la fertilité dans la culture balinaise traditionnelle.

La région du Batur offre également des expériences culturelles uniques. Le village de Trunyan, sur la rive est du lac, est habité par les Bali Aga, communauté qui perpétue des traditions ancestrales, notamment l’inhumation à ciel ouvert. Bien que l’accueil des visiteurs y soit limité, la simple observation du village depuis le bord du lac permet d’apprécier un mode de vie préservé. Les autres villages comme Kedisan et Buahan offrent un accès plus facile à des hébergements simples et à des commerces locaux, tout en permettant de découvrir la vie quotidienne au cœur de la caldeira, entre champs cultivés et paysages volcaniques spectaculaires.

Pour compléter la découverte du Batur, le musée du géoparc de Batur, à Penelokan, constitue une étape incontournable. Il présente la volcanologie locale, la place de l’Indonésie dans la ceinture de feu du Pacifique et l’histoire des éruptions du mont Batur.

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78. La région de Kintamani (Bali Est)

La région de Kintamani, située au nord-est de Bali, englobe les villages de Penelokan, Toya Bungkah, Batur et Kintamani, perchés sur le rebord de la caldeira à environ 1 500 mètres d’altitude. Ces villages offrent des vues exceptionnelles sur le mont Batur et le lac Batur, constituant un des panoramas les plus célèbres de l’île. Le village de Toya Bungkah, au bord du lac, est particulièrement apprécié pour sa proximité avec le cratère et pour ses sources chaudes naturelles. La région combine ainsi des paysages volcaniques spectaculaires avec des infrastructures touristiques adaptées, offrant une expérience complète entre nature et détente.

Le climat de Kintamani, plus frais que le climat des côtes balinaises, est souvent nuageux et pluvieux, surtout le soir et la nuit. Les températures y sont environ 15 degrés inférieures à celles du littoral, rendant indispensable le port de vêtements chauds, même en journée. Cette fraîcheur contribue à la beauté des paysages et à la vivacité de la végétation environnante. Les visiteurs doivent donc planifier leurs sorties tôt le matin pour profiter pleinement des vues dégagées sur le mont Batur avant que les nuages ne s’accumulent sur le cratère.

Kintamani est également un centre culturel et religieux majeur. Le Pura Ulun Danu Batur est le temple principal de la région, avec ses nombreux sanctuaires et son meru à onze toits dédié à la déesse du lac. L’architecture et les cérémonies qui y sont pratiquées illustrent l’importance de l’eau et de l’irrigation dans la société balinaise. Les visiteurs peuvent ainsi observer les rituels traditionnels et comprendre le rôle central de la religion dans l’organisation de la vie locale, tout en profitant de la beauté du site et des panoramas sur la caldeira.

Les villages autour de Kintamani offrent également des expériences uniques pour découvrir la vie quotidienne dans la caldeira. Kedisan, Buahan et Abang permettent de suivre de petites routes qui longent la rive sud du lac, menant jusqu’à Trunyan. Ce parcours offre des vues exceptionnelles sur le volcan et le lac tout en permettant d’observer l’activité agricole des habitants. Le contraste entre les champs cultivés, les volcans actifs et les villages traditionnels crée un environnement à la fois pittoresque et authentique, idéal pour les randonneurs et photographes.

Toya Bungkah est particulièrement prisé pour ses sources chaudes naturelles, permettant aux visiteurs de se détendre après une randonnée ou une journée de découverte. La région propose également des hébergements variés, allant de simples hôtels à des villas plus confortables. Les infrastructures touristiques, bien intégrées à l’environnement, permettent de profiter pleinement de la nature sans en perturber l’équilibre, tout en conservant le charme et la tranquillité de Kintamani.

79. Le palais Tirta Gangga (Bali Est)

Au cœur de l’est de Bali, Tirta Gangga se distingue par son atmosphère sereine et son cadre enchanteur, à environ cinq kilomètres de Karangasem. Ancien palais royal construit par le raja Anak Agung Anglurah Ketut Karangasem, il s’étend sur un hectare ponctué de bassins, de statues et de fontaines, formant un véritable sanctuaire dédié à la pureté de l’eau. Entouré d’un paysage de rizières en terrasses, ce site conjugue harmonieusement nature, architecture et spiritualité dans un ensemble d’une beauté saisissante. L’éruption du mont Agung en 1963 détruisit une grande partie du palais, mais il fut patiemment restauré dans le respect de son architecture originelle.

La pièce centrale du site, la fontaine à onze étages, s’élève au milieu des bassins où nagent paisiblement des carpes colorées. Les visiteurs déambulent sur des dalles de pierre disposées sur l’eau, dans un décor orné de statues de divinités hindoues et de sculptures raffinées. Les rizières environnantes offrent un panorama d’une grande quiétude, idéal pour les amateurs de photographie et de marche.

Aux alentours de Tirta Gangga, les villages de Selat et Sideman sont des points de départ parfaits pour explorer la campagne balinaise. Les sentiers serpentent entre les terrasses verdoyantes et les hameaux traditionnels, invitant à des randonnées pour tous niveaux. Les visiteurs peuvent s’informer ou trouver un guide local au restaurant Genta Bali, situé dans l’enceinte même du palais. Les excursions coûtent généralement entre 70 000 et 100 000 roupies par heure (Tarifs en vigueur en novembre 2025) et permettent de découvrir une facette authentique de Bali, loin des circuits touristiques classiques.

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80. Le palais Taman Ujung (Bali Est)

À cinq kilomètres au sud-est d’Amlapura, le Taman Ujung ou Taman Sukasada constitue un joyau architectural discret mais envoûtant. Construit en 1909 par le roi I Gusti Bagus Jelantik, ce palais aquatique servait autrefois de résidence de détente à la famille royale de Karangasem. L’ensemble se compose de bassins reliés par des passerelles de pierre, de pavillons ouverts et de jardins paysagers, reflétant l’art balinais dans ce qu’il a de plus délicat. L’éruption du mont Agung en 1963, puis le séisme de 1979, détruisirent en partie le site, mais son charme demeure intact.

Plus paisible que Tirta Gangga, le Taman Ujung séduit par la sérénité de ses bassins et la vue qu’il offre sur la côte orientale. Le contraste entre les pavillons restaurés et les ruines anciennes crée une atmosphère à la fois nostalgique et poétique. Les visiteurs peuvent s’y promener au bord de l’eau, traverser les petits ponts ou gravir les terrasses pour admirer les montagnes et l’océan. L’entrée, modeste, permet d’accéder à un lieu encore peu fréquenté, propice à la flânerie et à la photographie.

Aujourd’hui, le site est prisé des photographes et sert souvent de décor pour des photos de mariage. Le cadre romantique, mêlant nature et architecture royale, confère à chaque image une beauté intemporelle. Les tarifs pour les séances photo varient selon les équipements, allant jusqu’à 750 000 roupies indonésiennes (Tarifs en vigueur en novembre 2025) pour les prises de vue professionnelles, témoignant de l’importance du lieu dans la culture visuelle de Bali contemporaine.

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81. Temple Pura Lempuyang Luhur (Bali Est)

Sur les pentes du mont Lempuyang, à l’est de Bali, se dresse le majestueux Pura Lempuyang Luhur, l’un des plus anciens et des plus sacrés de l’île. Situé à environ dix kilomètres de Tirta Gangga, il s’élève à plus de 1 100 mètres d’altitude, offrant un panorama exceptionnel sur le mont Agung. Ce complexe spirituel, dédié à Ida Betara Hyang Iswara, est l’un des 9 temples directionnels, l’un des neuf qui protègent spirituellement l’île (avec les temples : Pura Besakih, Pura Goa Lawah, Pura Luhur Andakasa, Pura Luhur Uluwatu, Pura Luhur Batukaru, Pura Pucak Mangu, Pura Ulun Danu Batur et Pura Pusering Jagat)

Ce temple est également l’un des sanctuaires du monde, qui sont les lieux de culte les plus sacrés de Bali. Selon les croyances balinaises, ces sanctuaires constituent les points névralgiques de l’île et sont censés lui apporter un équilibre spirituel. Ils intègrent les temples (Pura Besakih à Karangasem, Pura Goa Lawah, Pura Luhur Uluwatu, Pura Luhur Batukaru, Pura Pusering Jagat et Pura Rambut Siwi)

La montée vers le temple, ponctuée de marches et de sculptures mythologiques, est une expérience à la fois physique et spirituelle. Le temple le plus célèbre du site : le Pura Penataran Agung Lempuyang, attire les visiteurs pour son portail monumental, souvent surnommé la « Porte du Ciel ». À travers son arche blanche, se découpe une vue spectaculaire sur le volcan Agung, créant une image emblématique de Bali. Le site comprend également d’autres sanctuaires tels que Pura Telaga Mas, Pura Telaga Sawangan, Pura Puncak Bisbis et Pura Pasar Agung, chacun situé à différents niveaux de la montagne, formant un parcours initiatique à travers la foi hindoue et la beauté naturelle.

L’accès au temple se fait à pied depuis le parking, et il est recommandé d’être accompagné d’un guide ou d’un chauffeur balinais connaissant les coutumes locales. Le respect du silence, du port du sarong et des rituels est essentiel. La montée peut être exigeante, mais les panoramas sur la mer, la jungle et les nuages en valent la peine. L’atmosphère est empreinte de recueillement, ponctuée de prières et de chants, où les visiteurs se mêlent aux fidèles dans une harmonie rare.

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82. Le temple Pura Luhur Andakasa (Bali Est)

Dominant les collines verdoyantes du district de Karangasem, le Pura Luhur Andakasa demeure l’un des temples les plus mystérieux et puissants de Bali. Fondé au XIᵉ siècle par Mpu Kuturan, réformateur spirituel majeur de l’île, ce sanctuaire sacré s’élève à deux cents mètres d’altitude au-dessus du village de Manggis. Ici, le silence de la forêt et la profondeur du panorama sur la côte sud-est forment un écrin propice à la méditation. L’atmosphère paisible, parfois enveloppée de brume, semble suspendre le temps entre ciel et océan.

Ce temple directionnel, l’un des neuf qui protègent spirituellement l’île (avec les temples : Pura Besakih, Pura Lempuyang Luhur, Pura Goa Lawah, Pura Luhur Uluwatu, Pura Luhur Batukaru, Pura Pucak Mangu, Pura Ulun Danu Batur et Pura Pusering Jagat)

Ce temple, consacré à Dewa Brahma, représente la direction du Sud dans la cosmologie balinaise. Le nom « Andakasa », issu du concept ancien d’Andabhuwana, signifie « l’Œuf de l’Univers », symbole de la création et de l’équilibre cosmique. Cette idée traverse toute la spiritualité du lieu : le Pura Luhur Andakasa n’est pas seulement un temple, mais le centre symbolique de la phase de création, où la puissance du feu, élément du Sud, veille à maintenir l’harmonie du monde.

Ses trois mandalas : Utama Mandala, Madya Mandala et Nista Mandala structurent l’espace selon la hiérarchie sacrée : l’extérieur pour les visiteurs, le centre pour les rituels, et l’intérieur, le plus saint, réservé aux prêtres et aux fidèles en état de pureté.

Les traditions locales évoquent aussi des vestiges anciens : des arca en pierre datées du XVIIᵉ siècle et des manuscrits lontar relatant les éruptions du mont Agung. Ces traces racontent l’ancienneté du culte et la ferveur des pèlerinages qui se perpétuent lors du piodalan, célébré tous les 210 jours. Le temple s’anime alors d’offrandes, de danses et de prières qui honorent le cycle cosmique.

Accessible après une ascension paisible depuis Banjar Pakel, le Pura Luhur Andakasa invite au double voyage : du corps, à travers la montée, et de l’esprit, dans la quête d’un équilibre intérieur.

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