
Au travers de cet article, nous avons souhaité vous présenter tous les lieux d’intérêts du pays, ceux que vous devez absolument voir, ceux qui représentent son essence même. Certains d’entre eux sont évidents et connus de tous, mais d’autres sont des trésors cachés qui méritent d’être découverts. C’est pour cette raison que nous espérons que cet article qui vous présente les incontournables du Pérou vous aidera à parcourir ce magnifique pays d’Amérique du Sud
Le Pérou, en forme longue : la république du Pérou est un pays de l’ouest de l’Amérique du Sud. Il est bordé au nord par l’Équateur et la Colombie, à l’est par le Brésil, au sud-est par la Bolivie, au sud par le Chili et à l’ouest par l’océan Pacifique.
Le Pérou est un pays multiséculaire possédant des habitats s’étendant des plaines arides de la région côtière du Pacifique aux sommets des montagnes des Andes en passant par la forêt tropicale du bassin amazonien à l’est.
Avec 1,28 million de km², le Pérou est le vingtième plus grand pays du monde et le troisième d’Amérique du Sud. Doté d’une histoire riche, le territoire péruvien a abrité plusieurs cultures au cours des périodes antique et médiévale, et possède l’une des plus longues histoires de civilisation, retraçant son héritage au Xe millénaire avant notre ère.
Dans les méandres des Andes, entre les mystères des anciennes civilisations et la majesté des paysages naturels, le pays s’ouvre aux touristes et aux visiteurs tel un livre d’aventures infinies.
Fiche pays PÉROU
1. Cuzco
Ancienne capitale de l’empire Inca, Cuzco ou Cusco, peuplée de 428 450 habitants, se trouve dans l’est du pays, au coeur de la vallée sacrée, à environ 70 kilomètres du Machu Picchu, l’une des 7 nouvelles merveilles du monde.
Ville dynamique et charmante, avec ses rues pavées, ses bâtiments coloniaux et son atmosphère animée, elle sert de point de chute aux visiteurs souhaitant se rendre dans la vallée des Incas et pour cette raison, elle est correctement dotée en infrastructures, dont des restaurants, des hôtels et nombre d’agences de voyage qui y organisent des excursions.
Sa structure urbaine s’articule autour de la Plaza de Armas, construite au XVIe siècle sur les ruines de l’ancienne place centrale inca, le cœur vibrant de la ville.
Bordée par des bâtiments coloniaux espagnols aux façades colorées, elle abrite la majestueuse cathédrale municipale, érigée sur le site du palais de l’Inca Viracocha. La cathédrale, construite entre 1560 et 1654, impressionne par sa façade baroque ornée de sculptures et de reliefs, tandis que son intérieur déborde d’œuvres d’art religieux et de retables finement ouvragés.
La place permet de rejoindre le marché de San Pedro, un marché couvert qui permet de prendre le pouls de la vie locale et d’effectuer des achats d’artisanat et de produits locaux.
Dans la ville, le Qorikancha ou temple du Soleil, est un complexe religieux inca, construit au XVe siècle, qui intègre l’église de Santo Domingo sur ses fondations.
Réputé pour son atmosphère bohème et son artisanat local, le quartier de San Blas est un dédale de ruelles pavées et de maisons coloniales qui comprend la célèbre église de San Blas, construite au XVIe siècle, d’abord en pisé, puis en pierres lors de sa reconstruction.
Abritant un magnifique autel baroque sculpté dans du bois polychrome, son extérieur sobre contraste avec la richesse de ses décorations intérieures, faisant de cette église l’un des joyaux de la ville. Parmi les reliefs, se trouvent huit bustes qui sont présumés représenter sept hiérarques. La chaire repose sur sept colonnes décorées de grappes de raisin et d’oiseaux. Au dos de la chaire, une sculpture avec la figure de San Blas égaye l’ensemble.
Non loin, la rue Hatun Rumiyoc, abrite la pierre des 12 angles, un énorme rocher poli qui fait partie de l’un des murs du palais inca de Sinchi Roca, aujourd’hui palais de l’archevêque. Taillée avec une précision remarquable, cette pierre massive s’emboîte parfaitement dans les murs environnants, sans aucun mortier.
La rue, permet d’avoir accès à la place de San Blas qui rassemble les meilleures collections d’art de la ville, dont la galerie Hilario Mendivil y Familia. Un peu plus loin, le mirador de San Blas composé de plusieurs restaurants et bars offre une magnifique vue panoramique sur la ville.
Dans le domaine culturel, la ville possède plusieurs musées parmi lesquels le musée Inca, le musée d’histoire régionale, le musée d’art religieux, le musée du cacao et du chocolat et le musée d’art précolombien, qui présente de très belles collections d’objets en or et d’œuvres de l’époque coloniale.
Dominant la ville depuis une colline voisine, la forteresse de Sacsayhuamán est un chef-d’œuvre architectural inca. Construite au XVe siècle avec d’énormes blocs de pierre parfaitement taillés et assemblés, elle servait de complexe cérémoniel et militaire. Les murs massifs de Sacsayhuamán, certains atteignant jusqu’à 9 mètres de haut, témoignent de l’ingéniosité et de la technicité des constructeurs incas. Trois autres istes se trouvent à proximité : Puca Pucara, Tambo Machay et Qenqo.
Sur les hauteurs se trouve également le Cristo Blanco, une statue du Christ surplombant la ville depuis ses hauteurs et offrant une vue panoramique sur les alentours.

2. Vinicunca, la montagne Arc-en-Ciel
Appelée également Vinicunca, la montagne Arc-en-Ciel située à proximité de Cusco est célèbre pour ses bandes de couleurs naturelles, résultant de l’accumulation de différentes couches de minéraux. Les nuances de rouge, d’orange, de jaune, de vert, de bleu, d’indigo et de violet sont le résultat de l’érosion de ces insertions dans les couches de terre. Cette palette de couleurs offre un contraste saisissant avec le paysage environnant.
L’ascension de Vinicunca est une expérience inoubliable pour les amateurs de randonnée. Les sentiers escarpés et les chemins de montagne offrent un défi physique, mais les panoramas spectaculaires en valent la peine.

3. Les chullpas de Cutimbo
A 22 kilomètres au Sud de Puno, Cutimbo est une nécropole perchée sur une meseta, un petit plateau se dressant au milieu d’une immense plaine. Construit par les Lupacas puis réutilisé par les incas, ce site possède des chullpas, les tours funéraires les mieux conservées des Andes.
Les chullpas sont des tours funéraires qui se composent de deux parties : la chambre funéraire et la façade extérieure.
La chambre funéraire est de forme conique et elle est construite avec la technique de la fausse voute qui consiste à décaler les pierres progressivement vers l’intérieur de l’édifice. La façade extérieure, quant à elle, est réalisée en pierres finement assemblées, voire avec des immenses blocs taillés, polis et parfaitement agencés dans le cas des plus grands édifices.
En arrivant sur le site qui comprend plusieurs chullppas, les tombes du bas et 6 cavités rocheuses utilisées comme des ossuaires ou des tombes collectives, le visiteur peut y monter à pied depuis le village ou dépasser Cutimbo et prendre la piste vers le parking intermédiaire.

4. Le site archéologique de Pucará
Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, le site archéologique de Pucará se trouve à 106 kilomètres au nord de la ville de Puno, à environ 3850 mètres d’altitude.
Remontant à l’an 150 avant Jésus-Christ et ayant prospéré dans la région jusque l’an 300, le site était un centre cérémoniel important où des rituels religieux et des sacrifices étaient pratiqués.
Relativement bien conservé, il abrite des vestiges de l’époque pré-incaïque, notamment des structures en pierres, des terrasses agricoles et des sculptures. Il est constitué de deux parties, l’une abritant des résidences et l’autre différentes structures pyramidales qui sont au nombre de 9 et qui sont de tailles différentes, la plus importante de cette section étant la pyramide de Kalasaya.

5. Ayaviri
Peuplée de 20 000 habitants, Ayaviri se trouve à environ 106 kilomètres au nord de la ville de Puno, sur la route qui mène à Cusco. Ville agricole, elle est connue pour son marché où les habitants vendent des produits locaux tels que des produits alimentaires, des textiles et de l’artisanat.
Construite au XVIe siècle et située sur la place principale, la cathédrale d’Ayaviri, également connue sous le nom de cathédrale Saint-François d’Assise, est l’une des principales attractions de la ville. Avec ses murs épais en pierre et ses tours imposantes, cette église coloniale possède un intérieur qui abrite des autels richement décorés, des sculptures religieuses et des fresques historiques.
Non loin, la colline Kolkeparque est une colline sacrée, haut lieu de la civilisation inca qui recueille des prières et des offrandes. En outre, elle abrite la source chaude P’oqpoq’ella dont les eaux ont une température moyenne de 33 degrés.

6. Machu Picchu
Niché au sommet d’une montagne des Andes, à environ 2 430 mètres d’altitude, le Machu Picchu est une ancienne cité inca datant du XVe siècle. Elle est située dans la région de Cusco, au Pérou, et est souvent appelée « la cité perdue des Incas ».
Célèbre pour son architecture ingénieuse, ses terrasses agricoles, ses temples et ses palais bien conservés, le Machu Pichu qui se trouve à proximité de la ville d’Aqua Calientes est considéré comme une des 7 nouvelles merveilles du monde et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1983.
Construite par l’empire inca au XVe siècle, probablement comme une résidence royale ou un lieu de retraite pour l’élite, la cité a été abandonnée environ un siècle après sa construction et elle est restée cachée aux envahisseurs espagnols, préservant ainsi une grande partie de son architecture et de son histoire.
Les ruines de cette ancienne cité sont réparties entre deux sommets : le Huayna Picchu , « jeune montagne » en quechua et le Machu Picchu, « vieille montagne » ; elles comprennent 172 constructions, qui s’étendent sur 530 mètres de long et sur 200 mètres de large, sur une surface de 32.592 hectares.
| Plusieurs billets existent : Billet Machu Picchu permet de visiter la ville inca de Machu Picchu. Il peut être acheté le jour même mais il est conseillé de le réserver quelques semaines avant. Le billet est adapté à toute la famille. Billet Machu Picchu + Huayna Picchu permet de visiter la ville inca de Machu Picchu ainsi que la montagne Huayna Picchu. Le billet doit être acheté 3 mois à l’avance. Ce billet est recommandé pour les touristes aventureux sans crainte des hauteurs. Billet Machu Picchu + Montagne permet de visiter la ville inca de Machu Picchu ainsi que la montagne Machu Picchu. Le billet doit être acheté quelques semaines avant la date de visite. Le billet est recommandé pour les enfants, les adultes et tous ceux qui aiment les promenades. Billet Machu Picchu + Huchuy Picchu permet de visiter la cité inca de Machu Picchu ainsi que la nouvelle montagne Huchuy Picchu. Le billet doit être acheté quelques semaines à l’avance. Le billet est recommandé pour toute la famille. Billet Machu Picchu + Puente Inca permet de visiter la cité inca de Machu Picchu et le célèbre pont inca de Machu Picchu. Le billet doit être acheté quelques semaines à l’avance. Le billet est recommandé pour toute la famille. En fonction de chaque demande, le nombre de places est limité par jour. * le billet Machu Picchu est limité à 3000 personnes * le billet Machu Picchu avec Huayna Picchu est limité à 400 personnes * le billet Machu Picchu avec Montagne Machu Picchu est limité à 400 personnes * le billet Machu Picchu avec Huchuy Picchu est limité à 3000 personnes * le billet Machu Picchu et le pont des Incas est limité à 3000 personnes Le chemin du Huayna Picchu (2700 mètres) est plus court (2h-2h30 l’aller-retour) mais plus exigeant : plusieurs escaliers, des chemins étroits, escarpés, où il faut parfois s’accrocher à des câbles de sécurité pour garder l’équilibre. Le chemin de la montagne Machu Picchu (3082 mètres) aussi appelée Machu Picchu Mountain ou Cerro Machu Picchu est plus long (3h l’aller retour) et moins exigeant : les sentiers sont bien indiqués, plus larges et moins à pic que le Huayna Picchu, avec quelques spots de repos sur le chemin. En ce qui concerne les coûts d’entrée, il faut savoir qu’ils peuvent varier. Mais en général, l’entrée au site principal coûte 42 euros pour un adulte étranger, l’entrée à Huayna Picchu et à la montagne Machu Picchu revient à 55 euros. |
Considéré comme un site sacré et symbolique pour les peuples autochtones des Andes, le Machu Picchu est caractérisée par ses murs de pierre taillée et ses terrasses agricoles en terrasses. Les bâtiments comprennent des temples, des palais, des observatoires astronomiques et des quartiers résidentiels, tous construits sans utiliser de mortier.
| Pour rejoindre le site du Machu Pichu, il est obligatoire de passer par la ville d’Agua Calientes. Pour atteindre la ville, plusieurs possibilités existent. Il est possible de prendre un train direct vers Agua Calientes depuis Cusco ou depuis Hydroélectrica, le lieu d’où débute le trek vers Agua Calientes. Mais par souci d’économie, possibilité est offerte aux visiteurs de rejoindre Hydroélectrica par bus depuis Cusco et ensuite de longer à pied la voie de chemin de fer pour une marche d’environ 3 heures. Pour rejoindre ensuite le Machu Picchu, des bus font la liaison fréquemment chaque jour et pour ceux qui souhaitent toujours effectuer des économies, ils peuvent marcher de la ville d’Agua Calientes jusqu’au site archéologique qui se trouve à 6 kilomètres en amont en 1 heure de temps en moyenne. Des treks de plusieurs jours permettent de rejoindre le site archéologique, dont le Chemin de l’Inca ou le Chemin de Salkantay qui en sont les plus célèbres. Plus d’informations sont disponibles sur le site Internet officiel du Machu Picchu. |
Parmi les sites incontournables du Machu Picchu se trouvent : le temple de la lune, la montagne Wayna Picchu, la porte du soleil qui marque la fin du trek incas, la maison du gardien, l’Intihuatana, la montagne Machu Picchu, le temple de l’eau, le temple du soleil, le palais Royal, la place sacrée, le temple central et le temple des trois fenêtres.

7. Agua calientes
Aguas Calientes, également connue sous le nom de Machu Picchu Pueblo, est une petite ville située dans la Vallée de l’Urubamba, dans la région de Cusco, au Pérou. Peuplée de 4000 habitants, elle est le point de départ principal pour visiter la célèbre citadelle inca de Machu Picchu.
En raison de sa proximité avec le Machu Picchu, Aguas Calientes est une ville très touristique. Néanmoins, elle ne manque pas d’atout, dont sa place centrale surmontée d’un guerrier inca au coeur d’une fontaine. Sur la place, l’église Virgen del Carmen présente un type colonial au travers de sa façade sobre constituée de pierres.
La ville comprend des thermes englobant plusieurs bassins dont la température atteint pour certains d’entre eux 37°C. Le site intégré dans un cadre verdoyant comprend 6 piscines différentes qui sont chauffées naturellement et contiennent des minéraux.
Si la ville intègre un marché local : le mercado de Abastos, dans lequel des produits locaux se vendent, elle est surtout connue pour son marché artisanal qui permet à plusieurs dizaines d’artisans accolés les uns aux autres, de proposer aux touristes des souvenirs du pays.
Aux abords du centre se trouve un sanctuaire de papillons, le Mariposario de Machu Picchu qui permet d’en apprendre beaucoup sur ces insectes. Le sanctuaire permet également de découvrir le processus complet de la vie d’un papillon en présentant la genèse de l’animal du cocon à la naissance.

8. Písac
Comprenant environ 10 000 habitants, Pisaq ou Písac est une ville typique située dans la Vallée Sacrée des Incas, à 33 kilomètres de la ville de Cusco.
La municipalité est célèbre pour son marché central, qui se déroule sur une partie intérieure et extérieure. Riche en couleurs, en saveurs et en senteurs, il est ouvert tous les jours et permet d’acheter aussi bien des produits artisanaux que des produits locaux.
L’église San Pedro Apóstol est un édifice de style baroque dans lequel chaque dimanche, une messe religieuse en quechua est célébrée. Cette messe particulière permet de découvrir un mélange unique de rites catholiques et andins, les croyants s’adressant au Dieu chrétien ainsi qu’à la Pachamama, la Terre Mère de la cosmologie andine. Cette église coloniale construite par les Espagnols au XVIe siècle est située sur la place principale.
Pisac possède un musée intéressant dont l’entrée est gratuite. Il permet d’en apprendre un peu plus sur le textile traditionnel et sur la céramique tout en abritant des pièces archéologiques trouvées dans les ruines de Pisaq. Le Chocomuseo, quant à lui, permet de découvrir la fabrication artisanale du chocolat et d’en savoir un peu plus sur ce met raffiné dans la région.
Le jardin botanique se trouve en plein cœur du centre ; il a été fondé en 1917 par Felipe Marín Moreno, un botaniste péruvien ; il regorge de nombreux spécimens végétaux et abrite une très belle collection de cactus.
A l’extérieur de la ville, se trouve la communauté de Ccaccaccollo, fondée par des familles d’agriculteurs et d’éleveurs de lamas, qui possède un mode de vie basé sur le principe du « ayni », une forme d’entraide entre les membres. Ouverte au public, cette communauté permet de plonger en immersion dans la vie locale.
À quelques kilomètres de Pisaq se trouvent les Puentes Colgantes de Taray, des ponts suspendus qui enjambent le rio Urubamba.

9. Le site archéologique de Pisaq
Dans la ville éponyme, un peu excentré, le site de Pisaq date du XVe siècle sous le règne de l’empereur inca Pachacutec qui, après avoir entrepris de conquérir la zone autour de ville, ordonna la construction d’un palais et d’une citadelle ; le site englobe une forteresse construite sur plusieurs niveaux comprenant des terrasses en escalier, des bains cérémoniels et des constructions militaires.
Les ruines sont réparties sur quatre zones qui s’étendent sur plusieurs kilomètres : P’isaqa, Intiwatana, Qallaq’asa et Kinchiraqay ; ces zones comprennent des temples, des thermes et d’anciens édifices reliés entre eux par des passages étroits.
Les ruines de Pisac sont célèbres pour leurs vertigineuses terrasses agricoles qui dévalent les pentes pour s’enfoncer dans la vallée. Construite à flanc de montagne, la citadelle de Pisaq : le Qallaqasa est un véritable témoin de l’ingéniosité architecturale des Incas. Sous la citadelle se trouvent les andènes, des terrasses agricoles typiques de la région formant une succession spectaculaire de paliers sur les flancs escarpés de la montagne et servaient entre autres à l’acclimatation des cultures.
Le site comprend également un temple du soleil endommagé par le temps et les séismes mais qui possède malgré tout, des niches trapézoidales et des murs de pierre taillée.
Face aux ruines de Pisaq, se trouvent des tombes du cimetière de Tankanamarka creusées à même la falaise. Le cimetière représentait l’un des plus grands cimetières incas d’Amérique du Sud.

10. Yucay
Yucay est un petit village situé dans la Vallée Sacrée des Incas, à environ 8 kilomètres au nord de la ville d’Urubamba, dans la région de Cusco. Peuplé de 3000 habitants, il est connu pour abriter le palais de Yucay, un ancien palais inca converti qui possède une architecture coloniale impressionnante et qui est entouré de jardins bien entretenus.
La ville comporte également une église datant du XVIe siècle, construite par les Espagnols sur les fondations d’un temple inca.

11. Ollantaytambo
Comptant environ 2 500 habitants Ollantaytambo est un village situé dans la Vallée Sacrée des Incas, à environ 72 kilomètres au nord-ouest de la ville de Cusco.
La ville possède une magnifique place centrale bordée par une église de type colonial. A ses abords se trouvent un marché artisanal coloré et le musée Catcco (Centro Andino de Tecnología Tradicional y Cultura de la Comunidades) qui présente l’histoire et l’artisanat de la région.
Toujours dans la ville, le Pinkuylluna est un site inca dont l’entrée est gratuite et qui représente un ensemble d’entrepôts agricoles antiques, situé en pleine falaise. La montée pour le rejoindre dure moins de trente minutes et offre un point de vue magnifique sur le village et la forteresse.
Un peu excentré, la Ñaupa Iglesia est un ancien temple inca dans lequel se déroulaient des rituels dédiés à la Lune, au Soleil, aux Apus, les dieux des montagnes et aux mallquis, les momies des ancêtres. Les ruines relativement bien conservées permettent de découvrir outre des terrasses et des grottes, des vestiges de cet ancien centre cérémoniel.
Mais si la ville est célèbre, c’est surtout car elle abrite non loin de la place centrale, la forteresse d’Ollantaytambo, un site archéologique unique qui a conservé l’ensemble de ses fonctions défensives. La forteresse d’Ollantaytambo fut un centre militaire, religieux et politique, ainsi qu’un haut lieu de la résistance contre les conquistadors, menée par l’Inca Manco Capac II. Ses murs de pierre massive et ses structures impressionnantes témoignent de l’ingéniosité architecturale des Incas.
Ollantaytambo est également l’un des principaux points de départ du train pour la célèbre citadelle inca de Machu Picchu.
Depuis la ville, il est facile de rejoindre plusieurs sites d’intérêt : le temple de Pumamarca, la lagune de Yanacocha dont le trek de 4 heures se fait depuis la Casa Hacienda Huayoccari, la Cascade de Perolniyoc située à 1 heure de marche depuis le village de Socma et les ruines de Raqaypata, à 1h30 de marche d’Ollantaytambo.

12. Moray
Moray est un site archéologique inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO et situé dans la Vallée Sacrée des Incas, à environ 50 kilomètres au nord-ouest de la ville de Cusco.
Moray se compose de plusieurs terrasses circulaires en gradins, creusées dans le sol et soutenues par des murs de pierre. Ces terrasses ressemblent à un amphithéâtre en forme de cuvette et sont disposées en plusieurs niveaux concentriques. Chaque terrasse est bordée de murs de pierre soigneusement construits et remplit une fonction agricole unique.
Ces terrasses sont considérées comme ayant été un ancien laboratoire agricole pour expérimenter différentes conditions de croissance des cultures. En raison de la variation de température entre les différents niveaux des terrasses, chaque cercle offrait un microclimat distinct, permettant aux Incas de tester la résistance des plantations lors de diverses conditions météorologiques.

13. La Cordillère des Andes
Omniprésente, la Cordillère des Andes traverse le Pérou du nord au sud, formant une partie importante du paysage du pays. Elle comprend de nombreux sommets enneigés, des volcans actifs, des vallées profondes et des hauts plateaux.
Les sommets les plus célèbres des Andes péruviennes comprennent le Huascarán, le plus haut sommet du Pérou, ainsi que d’autres pics imposants tels que le Huandoy, l’Alpamayo et le Ausangate.
La Cordillère des Andes offre de nombreuses possibilités de randonnée et d’alpinisme pour les amateurs de plein air. Des treks populaires comme le chemin de l’Inca et le chemin de Salkantay passent à travers les montagnes, offrant des vues spectaculaires et une expérience de trekking inoubliable.
La région de la Cordillère des Andes au Pérou abrite une biodiversité incroyable, avec une grande variété d’écosystèmes allant des forêts tropicales humides aux hauts plateaux arides. En outre, les montagnes des Andes péruviennes sont le foyer de nombreuses communautés indigènes qui ont préservé leurs traditions et leur mode de vie traditionnel. Ces communautés, telles que les Quechuas et les Aymaras, ont une forte connexion avec la terre et les montagnes, et jouent un rôle important dans la préservation de l’environnement.

14. La Vallée Sacrée des Incas
La Vallée Sacrée des Incas, située dans la région d’Apurímac, au sud-est de Cusco, est un joyau historique et culturel niché au cœur des Andes péruviennes. Cette vallée, traversée par la rivière Urubamba, est parsemée de sites archéologiques impressionnants, de villages authentiques et de paysages à couper le souffle.
Ayant pour centre urbain important, la ville de Cusco, la Vallée des Incas impressionne au coeur de la Cordillère des Andes. Elle comprend de nombreux sites uniques, multiséculaires.
Pisaq abrite d’impressionnantes terrasses agricoles, des bâtiments en pierre finement taillée et un système de fortifications extraordinaire tandis que Ollantaytambo souvent appelé la « dernière ville inca vivante », est remarquable pour ses ruines et ses rues pavées. La forteresse d’Ollantaytambo, située au sommet d’une colline, offre des vues spectaculaires sur les montagnes environnantes.
Chinchero est un charmant village andin réputé pour son marché traditionnel, où les habitants locaux vendent des produits artisanaux et des textiles colorés. Chinchero abrite également des vestiges archéologiques, y compris des terrasses agricoles et une église coloniale construite sur les fondations d’un ancien temple inca.
Les Salines de Maras sont l’une des attractions les plus exceptionnelles de la Vallée Sacrée. Ce complexe de bassins de sel en terrasses, en activité depuis l’époque pré-inca, offre un spectacle de milliers de piscines blanches étincelantes, créant un paysage irréel sur les flancs de la montagne. Non loin, le complexe de Moray, au travers de ses terrasses circulaires, également appelé les « terrasses expérimentales », est un site archéologique fascinant. Les Ruines de Raqchi comprennent quant à elles un temple inca dédié au Dieu Wiracocha, ainsi que des entrepôts et des bâtiments administratifs tandis qu’Urubamba, une ville authentique est un excellent point de départ pour explorer la vallée.
Dans le sud, bien moins touristique, d’autres sites sont incontournables. Le site archéologique de Tipon intègre de grandes et vastes terrasses qui s’étendent à perte de vue. Au sud-est, l’église d’Andahuaylillas intègre des peintures du XVIIe siècle et elle est appelée à juste titre : la chapelle Sixtine des Andes. Elle forme avec deux autres églises : San Juan Bautista de Huaro et la chapelle de la Vierge purifiée de Canincunca, la ruta del Barroca Andino.
Intéressants également, les sites de Rumicolca représentant les restes d’un aqueduc et Pikillacta, une ancienne ville de l’empire Huari intégrant une géométrie très brute.
Pouvant également être considérés comme faisant partie de la vallée Sacrée, la montagne colorée de Vinicunca et moins connue, la montagne de Palcoyo, laquelle est atteinte après avoir traversé le village aux trois ponts de Checacupe.

15. Les lignes de Nazca
Protégées en tant que site du patrimoine mondial de l’UNESCO, les lignes de Nazca, situées dans le désert éponyme, au Pérou, sont l’une des énigmes les plus fascinantes de l’archéologie.
Elles représentent un ensemble de géoglyphes géants tracés sur le sol du désert, couvrant une superficie d’environ 450 kilomètres carrés. Ces lignes comprennent des centaines de figures, allant des simples lignes droites à des motifs complexes représentant des animaux, des plantes, et des formes géométriques.
Ces géoglyphes ont été créés par la culture Nazca entre 500 avant Jésus-Christ et 500 après Jésus-Christ et ils ont survécu pendant des millénaires grâce aux conditions climatiques extrêmement sèches de la région. La plupart des lignes de Nazca ne peuvent être pleinement appréciées que depuis le ciel, ce qui a alimenté de nombreuses théories sur leur but et leur signification. Néanmoins, certains points de vue terrestres permettent de prendre un peu de hauteur pour les apercevoir partiellement.
Certains chercheurs pensent que les lignes de Nazca étaient utilisées à des fins cérémonielles ou astronomiques, tandis que d’autres théories suggèrent qu’elles étaient liées à des rituels liés à l’eau ou à des processions religieuses. Cependant, le véritable but de ces géoglyphes reste un mystère non résolu.
Les géoglyphes ont été réalisées en déplaçant des pierres et de la terre afin de créer une image. Avec le temps, les pierres qui jonchent le désert se sont oxydées et patinées, se parant d’une intense couleur rouille.
Parmi les figures les plus emblématiques des lignes de Nazca, certaines se distinguent par leur précision et leur symbolique. Le colibri, avec ses ailes déployées, fascine par la finesse de son tracé et l’élégance de ses proportions. Non loin, le singe, aisément reconnaissable à sa longue queue spiralée, incarne à la fois le mouvement et la malice, tandis que le condor, immense oiseau aux ailes étendues, domine le désert comme un symbole de puissance et de liberté.
Certaines figures se distinguent par leur caractère mystérieux ou symbolique. Le serpent, sinuant sur plusieurs centaines de mètres, évoque la régénération et la force vitale, tandis que le poisson, souvent associé à la fertilité et à l’abondance, rappelle l’importance de l’eau dans un environnement aride. L’araignée, l’une des plus impressionnantes figures, intrigue par la perfection de ses lignes et par la minutie avec laquelle son corps central et ses huit pattes ont été tracés.
Enfin, plusieurs figures humaines et hybrides enrichissent encore la diversité du site. Le colosse, silhouette monumentale s’étendant sur plusieurs centaines de mètres, domine le désert comme une sentinelle intemporelle. Plus énigmatique, le singe à trois doigts attire l’attention par son anatomie inhabituelle, qui alimente de nombreuses interprétations. Le perroquet, reconnaissable à son large bec, et le chien, dont la posture évoque la fidélité et la compagnie, complètent cet ensemble d’une richesse inestimable.

16. Nazca
Peuplée de 30 000 habitants, Nazca est une belle petite ville située sur la côte est du pays. Si elle sert de point de chute pour découvrir sa région ou les célèbres lignes de Nazca, elle possède de véritables atouts.
La ville s’articule autour d’une magnifique place, sur laquelle se trouve une belle église, sobre possédant une façade légèrement orangée. Sur le sol de la place, des géoglyphes sont dessinés.
Nazca abrite également le musée Antonini, qui présente des artefacts découverts dans la région, notamment des poteries, des textiles et des objets liés aux lignes de Nazca.

17. La région de Nazca
À proximité de Nazca se trouve le cimetière de Chauchilla, un site archéologique qui comporte des momies et des artefacts funéraires appartenant à la civilisation Nazca. Le cimetière offre un aperçu fascinant de la culture et des pratiques funéraires anciennes.
La région autour de Nazca est caractérisée par son paysage désertique, mais elle abrite également des systèmes d’irrigation sophistiqués utilisés par les anciens Nazca pour pratiquer l’agriculture en terrasses. Elle comporte de nombreux sites d’intérêts. Cahuachi est le plus important centre Nazca découvert à ce jour. Lieu sacré de pèlerinage et résidence de l’élite et des prêtres, il comprend une pyramide principale et deux autres secondaires.
Cantalloc est un réseau d’aqueducs souterrains construit par les Nazca pour transporter l’eau vers l’intérieur des terres. Le site est constitué de galeries souterraines pouvant atteindre 12 mètres de profondeur.
À 2 kilomètres au sud de Nazca, le site de Los Paredones, qui intègre les restes d’un ancien poste de contrôle inca (1471-1493). Le site est composé d’une place centrale, et des édifices administratifs, espace cérémoniel, entrepôts, tour de garde et autres constructions.
Les lignes de palpa représentent quant à elles, 600 géoglyphes qui auraient été tracées 1000 ans avant les Nazca. Contrairement aux lignes de Nazca qui sont tracées sur le sol à plat, les lignes de Palpa traversent aussi des collines.
Le Tellar de Cantalloc ou Telar de Buena Fe est un grand géoglyphe pouvant être aperçu depuis un mirador naturel. Il se situe à quelques kilomètres de Nazca.
Le Cerro Blanco d’une hauteur de 2070 mètres est la plus haute dune de sable d’Amérique du Sud et la deuxième plus haute dune de sable au monde. Il est nécessaire de marcher 4 heures pour atteindre son sommet.

18. La réserve nationale de Paracas
La réserve nationale de Paracas, située sur la côte sud du Pérou, est l’une des aires naturelles protégées les plus importantes du pays. Cette réserve spectaculaire, établie en 1975, s’étend sur environ 335 000 hectares, comprenant une vaste étendue de désert côtier, des formations rocheuses spectaculaires, des plages immaculées et des écosystèmes marins riches en biodiversité.
Parmi les points forts de la réserve de Paracas, se trouvent les îles Ballestas, également surnommées les : Galápagos du Pérou. Ces îles abritent une incroyable variété de faune marine, y compris des otaries, des manchots de Humboldt, des dauphins, des pélicans et une multitude d’oiseaux marins.
En plus de sa faune marine, la réserve de Paracas offre également des paysages désertiques impressionnants, notamment le désert de sable rouge de la péninsule de Paracas, contrastant magnifiquement avec les eaux turquoise de l’océan Pacifique.
La réserve abrite également le musée Julio C. Tello, où sont exposés des artefacts découverts dans la région, notamment des restes de la civilisation Paracas qui a prospéré il y a des millénaires.

19. Abancay
Peuplée de 60 000 habitants, Abancay est une ville située dans la région d’Apurímac, dans le sud du Pérou. Elle est nichée dans une vallée entourée de montagnes imposantes. En tant que centre administratif et économique de la région, la ville abrite des institutions gouvernementales, des entreprises, des commerces et des services.
Située au cœur de la ville, la place d’Armes est entourée de bâtiments historiques. Elle est idéale pour une agréable promenade et comporte la cathédrale d’Abancay, un édifice religieux imposant datant du XVIIIe siècle.
Non loin se trouve le musée archéologique de Víctor Lázaro Pacheco Zegarra, un musée qui abrite une collection fascinante d’objets archéologiques provenant de la région d’Apurímac. Dans la ville, le pont Colonial de Pachachaca est un pont historique, vestige de l’époque coloniale. Il offre une vue panoramique sur la rivière et les montagnes environnantes.
Situé à environ 15 kilomètres du centre-ville, le parc National d’Ampay offre des sentiers de randonnée, des paysages magnifiques et une faune variée.
La ville permet de rejoindre de nombreux sites d’intérêt. Le site archéologique de Saywite se trouve à environ 47 kilomètres de la ville d’Abancay. Il est connu pour ses sculptures en pierre impressionnantes, notamment la célèbre « table de Saywite » qui représente un immense relief sculpté sur une roche. Un peu plus près, les thermes de Cconoc accueillent les visiteurs dans une eau de source chaude aux vertus bienfaitrices. Il convient de ne pas oublier la cascade de Haquira, nichée dans les montagnes des Andes.

20. Chalhuanca
Située dans le département d’Apurimac, Chalhuanca est une petite ville peuplée de 27 857 habitants, qui se trouve entre Cusco et Puno.
Si la ville possède un beau petit marché municipal qui se trouve aux abords du parc central au centre duquel se trouve une statue équestre, elle est surtout connue pour être l’un des meilleurs endroits au Pérou pour pratiquer toutes sortes de sports extrêmes.
Se trouvent également les baños de Pincahuacho où il est possible de se baigner dans des eaux thermales et médicinales.

21. Ica
Dans la région côtière du sud du Pérou, à environ 300 kilomètres au sud de Lima, Ica est connue pour son climat sec et ensoleillé, ainsi que pour ses paysages désertiques et ses oasis verdoyantes.
Si la ville, comme nombre de villes côtières permet d’accéder à des sites d’intérêts tels que : la réserve de Paracas, la Laguna Moron, le temple de Tambo Colorado, les lignes de Nazca, les îles Ballestas ou l’oasis de Huacachina, elle possède de véritables atouts qui méritent une visite.
La ville s’articule autour de sa place centrale qui comprend une belle statue ainsi que la cathédrale d’Ica, construite au XVIIIe siècle et conjuguant le baroque qui caractérise son pupitre et ses autels ainsi que le néo-classique prédominant à l’extérieur. La place centrale d’Ica a été entièrement repeinte en jaune moutarde après le séisme de 2007.
Le musée régional Adolfo Bermúdez Jenkins, ouvert au public en 1947, abrite deux sections portant sur l’anthropologie et la bioanthropologie, permettant aux visiteurs de découvrir une collection impressionnante d’artefacts liées aux cultures Ica, Inca, Paracas, Nasca et Huar. La seconde section renferme des squelettes d’humains avec des crânes déformés ou trépanés et des coiffures étranges.
La vallée d’Ica possède plus de 80 caves artisanales fabriquant le Pisco, la boisson nationale, les artisans s’occupant de toutes les étapes de fabrication de la récolte du raisin jusqu’à la mise en tonneaux, en passant par la fermentation et la distillation. Il est possible de visiter les caves et d’en apprendre un peu plus sur cette boisson nationale. Les caves les plus connues de la région sont les caves de Lazo, Catador, Sotelo, Álvarezn, Mendoza et Acuache.

22. Oasis de Huacachina
Huacachina est une oasis spectaculaire, dans le sud du pays. Bordée de palmiers entourant un magnifique lagon sur lequel il est possible de naviguer, elle est située à environ cinq kilomètres à l’ouest de la ville d’Ica, dans le désert côtier du Pérou et nichée au milieu de dunes de sable imposantes.
Huacachina est une destination prisée pour les activités de loisirs en plein air, en particulier le sandboard et les promenades en buggy dans les dunes de sable. Les dunes de sable autour de Huacachina offrent des vues panoramiques spectaculaires sur l’oasis et les montagnes.

23. Pisco
Peuplée de 124 000 habitants, Pisco est une ville côtière de la région d’Ica, dans le sud du Pérou. Elle est réputée pour son port et son industrie de pêche, ainsi que pour ses plages.
La ville s’articule autour de la Plaza de Armas, sa place principale, entourée de magnifiques bâtiments coloniaux, dont la cathédrale San Clemente, avec ses ornements baroques et sa tour emblématique
Un séisme en 2007 a détruit de nombreuses infrastructures de la ville dont le centre historique qui fut détruit à plus de 70% et les bâtiments présents comportent cette spécificité en étant devenus un mélange architectural équilibré entre le moderne et l’ancien.
Pisco possède également de magnifiques plages parmi lesquelles se trouvent les plages de La Mina, San Andrés et El Chaco qui offrent des paysages spectaculaires.
La ville est surtout connue pour être un point de départ vers les sites d’intérêts qui l’entourent. Le littoral pacifique péruvien abrite le désert d’Ica, qui s’étend sur plusieurs centaines de kilomètres fait partie des lieux les plus arides au monde et renferme des paysages désertiques grandioses dont le canyon de Los Perdidos.
Il est possible également depuis la ville de rejoindre la réserve de Paracas, la Laguna Moron, le temple de Tambo Colorado, les lignes de Nazca, de se rendre sur les îles Ballestas ou d’arpenter les dunes entourant l’oasis de Huacachina.
La ville abrite des ateliers de fabrication du Pisco, une eau-de-vie de raisin claire et puissante, produite principalement dans les régions viticoles du Pérou et du Chili et élaborée à partir de raisins fermentés, puis distillés pour obtenir un spiritueux fort et parfumé.

24. Chinchero
Chinchero, un charmant village est situé à une altitude de 3 762 mètres dans les hauteurs des Andes péruviennes. Niché au sommet d’une colline, ce petit village est réputé pour son artisanat, ses textiles traditionnels et son histoire inca riche.
Localisé à environ 30 kilomètres au nord-ouest de Cusco, Chinchero est célèbre pour son marché artisanal où les habitants perpétuent les traditions ancestrales de tissage et de teinture. Les artisans locaux utilisent des techniques traditionnelles pour créer des textiles colorés à partir de laine d’alpaga et de lama, offrant aux visiteurs l’opportunité d’acheter des pièces uniques et authentiques en souvenir de leur voyage.
Outre son marché artisanal animé, Chinchero abrite également des vestiges archéologiques incas impressionnants. Les ruines de Chinchero comprennent des terrasses agricoles en pierre, des murs bien conservés et un ancien palais. La célèbre église coloniale de Chinchero, construite sur les fondations d’un ancien temple inca, est un exemple fascinant de l’architecture coloniale espagnole mélangée aux éléments de la culture inca.

25. Lima
Peuplée de 9 millions d’habitants Lima est la capitale et la plus grande ville du Pérou, située sur sa côte centrale, le long de l’océan Pacifique.
La ville possède un riche patrimoine historique, avec de nombreux bâtiments coloniaux bien préservés, notamment dans le centre historique, qui est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
La Place d’Armes appelée Plaza Mayor est le cœur historique de la ville et un site touristique majeur. Elle comprend plusieurs statues, le palais municipal, le palais du gouvernement et la basilique-cathédrale métropolitaine de Lima, qui présente plusieurs styles architecturaux, du baroque au romantique.
L’autre église appréciée est la Basilique San Francisco de Asís, reconnaissable au travers de sa façade jaune d’obédience baroque, dont les structures forment un angle droit. A ses côtés se trouve le San Francisco de Asís San Francisco de Asís, abritant une bibliothèque ainsi que l’entrée des catacombes situées en-dessous.
La ville possède également un marché central dans lequel il est possible concomitamment de manger et d’acheter des produits locaux, ainsi qu’une grande rue piétonne bordée de boutiques : la Gamarra dans le district de Victoria, qui est le plus grand marché vestimentaire d’Amérique du Sud en comptant plus de 20 000 boutiques, 100 000 employés et 100 000 visiteurs par an.
Miraflores est un quartier chic qui allie tradition et modernité en intégrant le front de mer de la ville. Il s’étend le long de la falaise et comprend des restaurants, des boutiques et des parcs. En son coeur se trouve le complexe archéologique Huaca Pucllana, un site archéologique précolombien constitué en une pyramide en adobe construite par la civilisation Lima, il y a plus de 1500 ans.
Non loin le Larcomar est un centre commercial en bord de falaise avec des boutiques, des restaurants et une vue imprenable sur l’océan.
Pour les amateurs d’une ambiance plus bohème, Barranco est connu pour ses ruelles colorées, ses galeries d’art, ses cafés et ses bars. Il intègre le Pont des Soupirs dont le mystère l’entourant n’a rien à envier à son homologue italien.
Dans le domaine de la culture, le musée Larco expose une impressionnante collection d’art précolombien, y compris des pièces en or et en argent. Le musée est situé dans une magnifique maison coloniale. Deux autres musées appréciés sont le musée national d’archéologie, d’anthropologie et d’histoire du Pérou qui permet d’en apprendre davantage sur l’histoire et la culture du pays et le Museo Oro del Perú, un musée rassemblant divers objets de l’art pré-colombien, ainsi qu’une importante collection d’armes venues du monde entier.
Sortant un peu de l’ordinaire, le Circuito Mágico del Agua est intégré dans le Parque de la Reserva, un grand parc de huit hectares du centre-ville de Lima et ayant eu pour architecte le Montpelliérain Claude Sahut. Dans un registre plus romantique, le Parque del Amor est un parc romantique qui offre une vue panoramique sur l’océan et abrite la célèbre sculpture El Beso.
Il convient de ne pas oublier la Plaza San Martin célèbre pour abriter la statue équestre de San Martin, ainsi que les façades baroques l’entourant.

26. Piura
Peuplée de 484 000 habitants. Piura est une ville située dans le nord-ouest du pays. Considérée comme l’une de ses villes les plus anciennes, fondée en 1532 par le conquistador espagnol Francisco Pizarro, elle est connue pour sa culture vivante et colorée, marquée par ses danses folkloriques, sa musique traditionnelle et ses festivals animés. La ville est également célèbre pour son artisanat, en particulier ses tissus en coton et ses poteries.
La Plaza de Armas de Piura est le cœur vibrant de la ville. Elle abrite la cathédrale, une magnifique bâtisse de couleur jaune.
La région de Piura est réputée pour ses magnifiques plages de sable blanc et ses eaux cristallines. Parmi les plages les plus populaires, se trouvent Máncora, Vichayito, Playa Pocitas et Los Órganos.
En plus de ses plages, la région de Piura offre une variété de paysages naturels à explorer, notamment des mangroves, des réserves naturelles et des vallées fertiles. Les voyageurs peuvent également visiter la réserve nationale de Cerros de Amotape, qui abrite une grande diversité de flore et de faune et la réserve nationale de Tumbes.
Catacaos est un village authentique situé à seulement 12 kilomètres de la ville. Il est connu pour ses artisans talentueux qui travaillent l’or, l’argent, la paille, le bois et même le cuir. A 5 kilomètres de Catacaos, la forteresse de Narihuala, un ancien village tallan avec un musée qui présente plusieurs objets en céramique mérite également un détour. Tout comme Chulucanas, une ville située à 65 kilomètres et connue pour ses céramiques traditionnelles.

27. Tacna
Peuplée de 303 000 habitants Tacna est une ville située dans le sud du Pérou, près de la frontière avec le Chili.
La ville au coeur d’une vallée fertile est entourée de montagnes. Elle possède un centre-ville historique avec de nombreux bâtiments coloniaux bien conservés, y compris sa place principale : la Plaza de Armas, qui permet de rejoindre la cathédrale métropolitaine, un édifice qui présente une architecture néoclassique et abrite des œuvres d’art religieuses remarquables.
Non loin se trouve le Mercado central et le Museo Ferroviario, un musée dédié à l’histoire ferroviaire du Pérou qui expose des locomotives anciennes, des photographies historiques et des objets liés au développement du réseau de train.
Dans la ville, le Mirador Bolognesi et le Parque de la Locomotora, un parc public qui permet de découvrir une ancienne locomotive à vapeur, sont des incontournables. Tout comme le Monumento al Soldado Desconocido dédié aux soldats inconnus ayant combattu pour la patrie. Symbole de reconnaissance et de commémoration, il représente l’héroïsme et le sacrifice des combattants perdi dans la lutte pour l’indépendance.
Classée monument national, la Casa de Zela est la maison natale de la poétesse péruvienne : Magdalena Zela Zevallos. Cette maison coloniale conserve l’atmosphère d’époque et présente des expositions sur la vie et l’œuvre de l’artiste.
L’autre quartier apprécié de la ville est la Plaza de la Bandera qui comprend l’Arco Parabolico, un arc historique en fer forgé construit en 1880 pour commémorer les héros de la guerre du Pacifique.

28. Puno
Peuplée de 149 064 habitants, Puno est une ville du sud-est du Pérou, sur les rives du lac Titicaca, le plus grand lac d’Amérique du Sud et le plus haut lac navigable du monde. Puno est la capitale de la région du même nom et la ville est située à une altitude d’environ 3 800 mètres au-dessus du niveau de la mer, sur le plateau andin.
La ville se construit autour de la place d’Armes, la place principale qui comprend la cathédrale de Puno, datant de 1757, qui fut construite sur un ancien site cérémoniel appelé : « Supay Kancha » et qui est constituée d’une façade extérieure présentant des éléments païens intéressants dont des sirènes et des fleurs. Sa façade intérieure, en ce qui la concerne est en argent massif et accueille des peintures de l’École de Cusco.
Non loin, aux abords d’une autre place colorée au centre de laquelle une belle statue émerge, se trouve le musée Carlos Dreyer, un musée qui abrite huit salles avec une collection de céramiques, d’objets en or et en argent, de textiles, de sculptures pré-incas et incas, ainsi que d’objets de l’époque coloniale et républicaine.
Le Jiron Lima est la rue emblématique de la ville. Bordée de boutiques, de restaurants et de cafés, elle permet d’en rejoindre toutes les attractions. Le marché central permet également de prendre le pouls de la vie locale.
Un peu excentré, le mirador Huajsapata offre une vue panoramique sur la ville et le lac Titicaca aux abords duquel se trouve un port qui abrite le bateau Yavari, un vieux bateau à vapeur en bois, construit en Angleterre au XIXe siècle et utilisé pour transporter des marchandises. Aujourd’hui, il est amarré et ouvert au public.
Le port permet également de rejoindre les îles flottantes d’Uros et l’île de Taquile. Autour de la ville, il est possible de visiter les tombes de Sillustani et le temple de la fertilité.

29. Lac Titicaca
Le lac Titicaca est un lieu emblématique de la frontière entre le Pérou et la Bolivie, dans les Andes du Sud. Il est situé à une altitude d’environ 3 812 mètres au-dessus du niveau de la mer, en faisant de lui le plus haut lac navigable du monde. Il est entouré par les montagnes des Andes.
Le lac Titicaca est le plus grand lac d’Amérique du Sud en termes de volume d’eau et le deuxième plus grand en termes de superficie. Il s’étend sur environ 8 372 kilomètres carrés, avec une longueur maximale d’environ 190 kilomètres et une largeur maximale d’environ 80 kilomètres.
Le lac Titicaca abrite une grande variété d’espèces animales et végétales, dont certaines sont endémiques de la région, parmi lesquels des oiseaux aquatiques, des poissons, des grenouilles et des plantes.
Près de la ville de Puno, sur la côte péruvienne du lac, se trouvent les célèbres îles flottantes d’Uros. Ces îles artificielles au nombre de 70 sont construites en roseaux totora et abritent une communauté indigène qui vit de la pêche, de la chasse et du tourisme.
Une autre île importante du lac Titicaca du côté péruvien est l’île de Taquile qui abrite une communauté indigène préservant ses traditions ancestrales, y compris ses techniques de tissage et ses costumes traditionnels.

30. Iles d’Uros
Peuplées de 2 000 habitants, les îles flottantes d’Uros sont un groupe d’îles artificielles construites en roseaux totora, situées sur le lac Titicaca, près de la ville de Puno au Pérou. Les îles d’Uros sont construites par les Uros, des locaux, qui tressent les roseaux totora en couches épaisses pour créer des plateformes flottantes. Ces plateformes sont ensuite ancrées au fond du lac avec des poteaux en bois pour les maintenir en place.
Mais les maisons ne sont pas les seuls biens construits avec les roseaux, puisque les habitants les utilisent également pour leurs bateaux, leurs meubles et même leurs plateformes de pêche. Ils dépendent également du lac pour leur approvisionnement en eau, en nourriture et en transport.
Des ferrys désservent les îles principales qui peuvent également être rejointes par des bateaux privés en partance du port de Puno ou par les gérants des hôtels qui se trouvent sur les îles parmi lesquelles se trouvent l’île Aruma Uro, l’une des plus grandes d’entre elles.

31. Le Canyon de Colca
Le Canyon de Colca se trouve à environ 160 kilomètres au nord-ouest de la ville d’Arequipa, dans les Andes péruviennes. Il s’étend sur une longueur d’environ 100 kilomètres et atteint une profondeur maximale d’environ 3 270 mètres, ce qui en fait l’un des canyons les plus profonds du monde.
Le Canyon de Colca offre des paysages époustouflants, caractérisés par ses falaises escarpées, ses vallées verdoyantes, ses rivières tumultueuses et ses villages traditionnels perchés sur les flancs des montagnes, parmi lesquels se trouvent les villages de Chivay, Yanque, Cabanaconde et Maca.
Le Canyon de Colca offre d’excellentes opportunités pour la randonnée et le trekking, avec des sentiers balisés qui en traversent les paysages spectaculaires tout en offrant la possibilité d’observer les majestueux condors des Andes, principalement au mirador Cruz del Condor. Mais de nombreux points du canyon peuvent être atteints en voiture.
| L’entrée au canyon est gratuite. Seul le mirador Cruz del Condor est coûte 70 soles (18 euros) |
Plusieurs points de vue le long du canyon offrent des panoramas à couper le souffle. Les plus populaires sont les Miradores de Antahuilque, de Cruz de Cura, d’Achachihua à Cabanaconde, de Tapay, de Wayracpunku et de La Calera, ce dernier comprenant également des sources chaudes dans lesquelles les randonneurs aiment se prélasser.

32. Les salines de Maras
Site remarquable situé dans la vallée de l’Urubamba, à environ 40 kilomètres au nord-ouest de la ville de Cusco, dans les Andes péruviennes, les salines de Maras sont perchées à une altitude d’environ 3 380 mètres.
Exploitées depuis l’époque pré-inca, leur origine remonte à plus de 2 000 ans. Les Incas ont développé sur le site, un système sophistiqué de canaux d’irrigation pour transporter l’eau salée des sources souterraines vers les terrasses de cristallisation.
Les Salines de Maras sont composées de centaines de bassins peu profonds, creusés dans le sol de la vallée. L’eau salée jaillit des sources souterraines et est canalisée dans les bassins, où elle s’évapore lentement sous l’effet du soleil, laissant derrière elle du sel cristallisé.
La production de sel à Maras se fait encore aujourd’hui selon des méthodes traditionnelles transmises de génération en génération. Les travailleurs locaux, appelés « salineros », le récoltent à la main et le transportent ensuite vers les marchés locaux et les villes voisines.

33. La montagne arc-en-ciel de Palccoyo
Destination naturelle les plus fascinantes du Pérou, récemment découverte et moins fréquentée que la célèbre montagne arc-en-ciel de Vinicunca aussi connue sous le nom de montagne aux Sept Couleurs, la montagne arc-en-ciel de Palccoyo est située dans la région de Cusco, dans les Andes du sud à une altitude d’environ 4 900 mètres. Elle se trouve à environ 100 kilomètres au nord de la ville de Cusco, près du village de Palccoyo.
Comme la montagne arc-en-ciel de Vinicunca, Palccoyo est composé d’un ensemble de 3 montagnes colorées et doit sa coloration spectaculaire à la présence de minéraux dans les strates rocheuses qui les composent. Les différentes couches de minéraux créent des bandes de couleurs vives qui vont du rouge au vert en passant par le jaune et le violet.
Contrairement à la montagne arc-en-ciel de Vinicunca, la montagne arc-en-ciel de Palccoyo est plus facile d’accès et ne nécessite pas de randonnée ardue. Les visiteurs peuvent atteindre le point de vue principal en voiture ou en minibus depuis la ville de Cusco, suivi d’une courte marche.
En outre, le sommet offre une vue panoramique sur l’Ausangate, l’une des plus hautes montagnes du Pérou. Le paysage est également agrémenté d’une forêt de pierres qui ajoute une touche unique à l’environnement.

34. La Réserve Nationale de Pacaya-Samiria
Dans la région de Loreto, dans le nord-est, en Amazonie, la réserve est l’une des aires protégées les plus importantes et les plus vastes du pays.
Couvrant le long des rives des fleuves Pacaya et Samiria, elle s’étend sur une superficie totale d’environ 20 800 kilomètres carrés et abrite une grande diversité d’écosystèmes, notamment des forêts tropicales humides, des marais, des lacs, des rivières et des zones inondables.
La Réserve Nationale de Pacaya-Samiria est réputée pour sa faune diversifiée, notamment des singes, des oiseaux exotiques, des dauphins roses d’Amazonie, des jaguars, des tapirs, des caïmans et une variété de poissons d’eau douce.
Environ 90 villages vivent dans la réserve, abritant des métisses et des indigènes. Les communautés Huitotos, Boras, Yaguas et Cocama-Cocamilla y vivent principalement de la pêche, de l’agriculture, de la cueillette et de la chasse.

35. Le Nevado Ausangate
Le Nevado Ausangate se trouve dans la cordillère Vilcanota, à environ 100 kilomètres au sud-est de la ville de Cusco, dans le sud du Pérou. Il culmine à une altitude de 6 384 mètres, ce qui en fait l’une des plus hautes montagnes de la région.
Le Nevado Ausangate est considéré comme une montagne sacrée par les peuples indigènes des Andes, en particulier par les Quechuas. Il est vénéré comme une divinité protectrice, associée à la fertilité des terres et à la régulation du climat.
Le site est une destination prisée pour les amateurs de trekking et d’alpinisme. Le circuit de trek autour de la montagne, connu sous le nom de : circuit Ausangate d’une durée de 6 jours, est l’un des plus spectaculaires du Pérou, offrant des vues à couper le souffle sur les sommets enneigés, les lacs turquoise et les paysages glaciaires dont la lagune Comercocha et le col Jampa à 5050 mètres d’altitude.

36. Le complexe archéologique de Chan Chan
Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, le site archéologique de Chan Chan intègre la plus grande cité précolombienne en adobe jamais découverte. Il s’étend sur une zone de plus de 14 kilomètres de long. Ses neuf citadelles témoignent de la présence de rois chimú, qui régnèrent sur le nord du Pérou avant la conquête territoriale des Incas.
Chan Chan, situé près de la ville de Trujillo sur la côte nord, est un site archéologique fascinant qui était autrefois la capitale du royaume Chimu. Construit vers le IXe siècle, le site est composé de neuf citadelles distinctes, chacune entourée de murs massifs décorés de motifs géométriques et de représentations d’oiseaux, de poissons et d’autres symboles de la culture Chimu.
La citadelle de Tschudi est l’une des plus remarquables de Chan Chan, avec ses murs finement décorés et ses cours intérieures. Les visiteurs peuvent également explorer les nombreux palais, temples et espaces résidentiels qui composent ce complexe urbain ancien.
Chan Chan était autrefois un centre important pour le commerce, l’artisanat et la religion dans la région, témoignant de l’ingéniosité et de l’organisation avancée de la civilisation Chimu.
37. Trujillo
Comptant environ 877 000 habitants, Trujillo est une ville située sur la côte nord, dans la région de La Libertad. La ville est réputée pour son architecture coloniale bien préservée.
La Plaza de Armas est la place centrale de la ville. Cette place très colorée entoure en son centre le monument de la liberté, une immense statue symbolisant la proclamation de l’indépendance du Pérou face au royaume d’Espagne. La place comporte la cathédrale de la ville ainsi que la mairie.
Construite par les Espagnols au XVIIe siècle, la cathédrale possède une façade baroque imposante de couleur jaune qui contraste avec un intérieur sobre. Elle renferme également un petit musée d’art sacré, où sont exposées des toiles remarquables de l’époque coloniale.
Face à la place, la Casa Urquiaga qui fut d’ailleurs la demeure de Simón Bolivar, leader de l’indépendance latino-américaine, est reconnaissable au travers de sa couleur bleue. Les nombreuses salles de cette immense maison sont ornées de meubles, de lustres et de tableaux datant des XVIIe et XVIIIe siècles ; elle abrite également une collection très intéressante de céramiques et d’artefacts en or des civilisations Moche et Chimú.
| L’entrée à la Casa Urquiaga est gratuite. |
Non loin de la Plaza de Armas, le Palacio Iturregui est un bâtiment d’exception construit au XIXe siècle. De style néoclassique, il est le siège du Club Central fréquenté par l’élite de Trujillo. Au travers de sa façade jaune vif, ses grilles de fer forgé aux fenêtres et ses balcons finement travaillés, il mérite une attention. La cour intérieure avec ses nombreuses colonnes blanches peut se visiter, mais l’accès aux salles est restreint.
Trujillo est entourée de magnifiques étendues de sable. Les plages les plus populaires incluent Huanchaco, célèbre pour ses caballitos de totora, des petites embarcations en roseau, ainsi que Salaverry, Las Delicias et Buenos Aires.
Parmi les autres sites d’intérêts de la ville, se trouvent la Casa de la Emancipación qui abrite un musée consacré à l’histoire de la région et le Paseo de Aguas, une promenade le long de la rivière qui est un endroit populaire pour se détendre et faire une pause dans l’agitation de la ville.
Trujillo se trouve à proximité de plusieurs sites archéologiques précolombiens importants, tels que Chan Chan, la plus grande cité en adobe du monde classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, le complexe archéologique El Brujo, ainsi que plusieurs Huacas, des temples Moche datant de plus de 1 500 ans parmi lesquels le Huaca esmeralda, les Huaca del Sol, le Huaca de la Luna, et le musée Moche.

38. Arequipa
Peuplée de 1 008 290 habitants, Arequipa est l’une des villes les plus charmantes et historiques du Pérou, située dans la partie sud du pays.
Surnommée la ville blanche en raison de ses bâtiments en sillar, une pierre volcanique, Arequipa est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO pour son centre historique. La ville est entourée par les majestueux volcans Misti, Chachani et Pichu Pichu.
Au cœur d’Arequipa se trouve la Plaza de Armas, une place centrale entourée de bâtiments coloniaux magnifiquement préservés, notamment la cathédrale d’Arequipa, construite en sillar. Elle date de 1612, mais elle a été reconstruite au XIXe siècle à cause des nombreux tremblements de terre et incendies qui l’avaient endommagée. Ce bâtiment de style néo-classique accueille un imposant orgue belge, un grand lustre de Séville, un autel principal en marbre de Carrare et une remarquable chaire en bois.
Non loin de la place principale se trouve le temple de la Compañia, fondé par les Jésuites, qui est un magnifique exemple de l’architecture baroque métisse. L’église comprend des fresques mélangeant les religions chrétiennes et inca. Dans la sacristie se trouve la chapelle de San Ignacio entièrement recouverte de fresques présentant la flore et la faune tropicales et à côté, un cloître construit en pierre volcanique.
Non loin également, se trouve le Mercado San Camilo, un grand marché coloré déclaré Patrimoine historique de la Nation, qui permet d’acheter des nombreux produits locaux.
Le monastère de Santa Catalina est l’un des sites les plus emblématiques de la ville. Fondé en 1579, ce monastère de style colonial espagnol est un véritable labyrinthe de rues pavées, de jardins, de cloîtres et de cellules, offrant un aperçu fascinant de la vie religieuse du XVIe siècle. À son apogée, le monastère Santa Catalina a hébergé jusqu’à 500 religieuses issues de riches familles.
Non loin du monastère Santa Catalina, se trouve la Plaza San Francisco, une place coloniale qui comprend le musée d’histoire municipal, avec une dizaine de salles d’exposition consacrées à l’histoire de la ville et le complexe San Francisco datant du XVIe siècle constitué en une église et son cloître.
Dans le domaine culturel, la ville abrite également le musée Santuarios Andino qui expose la momie Juanita découverte en 1995 par l’alpiniste américain Johan Reinhard, à 6300 mètres d’altitude, proche du sommet de la montagne Ampato. Elle représente le corps momifié d’une jeune fille inca sacrifiée selon un rituel et qui a été préservée dans la glace durant 500 ans avant que la chaleur de l’activité volcanique ne fasse fondre la neige.
Un peu excentrés se trouvent, le quartier de Yanahuara connu pour ses picanterias, des restaurants typiques et le mirador de Yanahuara au coeur de la Plaza de Yanahuara, comprenant l’église du même nom. Deux autres quartiers sont à ne pas louper. Le quartier del Solar qui comporte de jolies rues étroites, bordées de fleurs et de bancs et le quartier San Lázaro, un quartier à l’ambiance bohème.
La ville permet de rejoindre le canyon de Colca, les cascades de Pillones, la laguna de Salinas ainsi que la route du Sillar et ses carrières de pierre parmi lesquelles Añashuayco et Cortadores.

39. Les pyramides de Túcume
Túcume est un site archéologique situé à 33 kilomètres au nord de Chiclayo, dans la partie basse de la vallée de La Leche, au nord-ouest du Pérou. Le complexe regroupe un ensemble impressionnant de structures pyramidales construites par les anciennes civilisations précolombiennes.
Les Pyramides de Túcume comprennent plus de 26 grandes plateformes en adobe, qui s’élèvent majestueusement au milieu du paysage désertique. Ces structures imposantes, construites par les Lambayeque et les Chimú entre les XIe et XVe siècles, témoignent de la complexité de ces anciennes civilisations.
L’une des pyramides les plus importantes de Túcume est la Huaca Larga, une immense structure qui s’étend sur près de 700 mètres de longueur. Cette pyramide imposante était probablement utilisée à des fins cérémonielles et religieuses, et elle offre aujourd’hui aux visiteurs un aperçu fascinant de l’architecture et de la culture des anciennes sociétés péruviennes.
Outre la Huaca Larga, les visiteurs peuvent explorer d’autres structures impressionnantes telles que la Huaca del Pueblo, la Huaca Las Estacas et la Huaca 1, chacune de ces pyramides présentant des caractéristiques propres.
Les pyramides ont été construites autour d’une montagne, la Cerro la Raya, surnommée le Purgatoire.
En plus des pyramides, le site de Túcume abrite également un musée qui présente des artefacts archéologiques découverts lors des fouilles sur le site. Le musée de Túcume s’étend sur 4 salles et permet de découvrir de manière ludique la culture Lambayeque, ses coutumes et traditions religieuses, les conditions de vie des habitants et leurs croyances.
40. Les pétroglyphes de Toro Muerto
Les pétroglyphes de Toro Muerto, situés dans le désert d’Ica au Pérou, sont un témoignage impressionnant de l’art rupestre précolombien.
Les pétroglyphes de Toro Muerto se trouvent sur une étendue de plusieurs kilomètres carrés et datent de différentes périodes, allant de 500 à 1300. Ces pétroglyphes sont gravés dans des rochers de basalte noir et représentent une variété de motifs, notamment des figures humaines, des animaux, des plantes et des symboles géométriques.
Les visiteurs peuvent parcourir le site à pied et admirer les pétroglyphes qui en parsèment le paysage désertique. Certains des motifs les plus impressionnants se trouvent sur des formations rocheuses élevées, offrant des vues panoramiques sur le désert environnant.

41. Les Huaca de Trujillo
Les Huacas, des sites sacrés et des centres cérémoniels construits par les civilisations anciennes du Pérou, sont des vestiges fascinants de l’histoire précolombienne de la région de Trujillo, sur la côte nord du pays.
Située à proximité de la ville, la Huaca Esmeralda était un complexe cérémoniel important pour les anciennes cultures de la région. Bien que plus petite que certaines des autres Huacas, elle offre un aperçu précieux de l’architecture et de la spiritualité des civilisations anciennes du Pérou. La pyramide chimú à trois étages du site présente des bas-reliefs de figures géométriques et zoomorphes.
La Huaca del Sol, ou Pyramide du Soleil, est l’un des sites les plus imposants du secteur. Construite par la civilisation Moche, elle était autrefois la plus grande pyramide d’argile au monde. Comprenant cinq étages, sa construction s’est faite entre les IIe et VIe siècles et a nécessité plusieurs centaines de millions de briques.
En face de la Huaca del Sol se trouve la Huaca de la Luna, ou Pyramide de la Lune. Ce complexe cérémoniel était dédié au dieu Moche Ai-Apaec et était utilisé pour des rituels religieux importants. Construite au cours de six siècles, la pyramide inversée de six étages est entièrement parée de fresques murales représentant la vénération des Moche pour leur Dieu créateur Ai-Apaec.
Située à environ 4 kilomètres de Trujillo, le musée Moche expose de nombreux objets ayant été trouvés dans les Huaca lors des fouilles archéologiques. Il contient également une exposition sur les sacrifices humains réalisés dans les temples.

42. La laguna Morón
Nichée à proximité du village de Bernales, dans le district de Humay, la laguna Morón est une oasis préservée du Pérou, encore méconnue des circuits touristiques classiques. Accessible depuis Pisco, elle séduit les visiteurs par son caractère authentique et paisible. Entourée de dunes dorées et de palmiers, cette lagune mesure environ 300 mètres de long sur 150 de large et atteint huit mètres de profondeur. Son cadre enchanteur abrite une faune et une flore variées, peuplées de poissons et d’oiseaux tropicaux, offrant un havre de tranquillité pour les voyageurs en quête d’un lieu naturel et encore intact.
Cette oasis, surnommée « l’autre Huacachina » par les locaux, reste bien plus tranquille que sa célèbre voisine. Peu fréquentée, la laguna Morón invite à la baignade, au repos sur le sable ou à une balade le long des dunes.
43. Le cimetière de Chauchilla
À une trentaine de kilomètres au sud de Nazca, dans le désert péruvien, s’étend le cimetière de Chauchilla, une nécropole préhispanique fascinante où reposent les momies de la civilisation Nazca. Datant d’environ l’an 200, ce site fut utilisé pendant près de sept siècles avant d’être abandonné au IXe siècle. Redécouvert dans les années 1920, il avait été largement pillé par les huaqueros, les voleurs de tombes, mais de nombreux corps et artefacts ont pu être restaurés et replacés dans leurs sépultures d’origine. Protégé par la loi depuis 1997, Chauchilla offre aujourd’hui une vision saisissante du passé précolombien.
La conservation exceptionnelle des momies intrigue les archéologues. Les corps, enveloppés de coton brodé et enduits de résine végétale, ont été préservés des insectes et des bactéries grâce à ces pratiques funéraires et au climat aride du désert. Les tombes, construites en briques de terre crue, abritaient des groupes familiaux et contiennent encore des cheveux, des tissus, voire des fragments de peau. À proximité, le site d’Estaquería révèle des piliers en bois, peut-être utilisés pour sécher les corps avant leur inhumation, expliquant le degré de préservation extraordinaire de ces momies millénaires.
Aujourd’hui, la visite du cimetière de Chauchilla constitue un moment fort d’un voyage à Nazca. Pour huit soles, les visiteurs peuvent parcourir le site pendant deux heures, guidés par le vent du désert et le silence des sépultures. Ce lieu hors du temps a même inspiré le cinéma : il servit de décor au film Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal.

44. Le site archéologique de Cahuachi
Situé à 18 kilomètres de Nazca, dans la vallée du fleuve du même nom, le site archéologique de Cahuachi fut l’un des plus importants centres cérémoniels de la civilisation Nazca. Étendu sur près de 24 kilomètres, il se compose de plateformes, de terrasses, de temples et surtout de grandes pyramides en briques d’adobe. Les fouilles menées par l’archéologue italien Giuseppe Orefici ont révélé plus de quarante monticules en escalier, bien que moins de 5 % du site ait été exploré.
Les structures de Cahuachi témoignent du raffinement et de l’organisation des Nazcas. Les temples, les pyramides et les espaces cérémoniels étaient probablement destinés aux offrandes et aux célébrations communautaires. Certains chercheurs pensent que le site entretenait un lien spirituel avec les lignes de Nazca, peut-être en tant que centre de pèlerinage ou d’observation cosmique. Le climat aride a permis la conservation d’objets uniques : tissus, poteries et restes humains donnent un aperçu de la vie religieuse et symbolique de cette civilisation.

45. Les aqueducs de Cantalloc
À seulement trois kilomètres à l’est de Nazca, les aqueducs de Cantalloc constituent l’un des plus remarquables héritages techniques laissés par la civilisation Nazca. Construits il y a environ 1 500 ans, ces puquios, comme les appellent les habitants, sont un réseau d’aqueducs souterrains permettant de capter l’eau des nappes phréatiques et de la diriger vers les champs cultivés. Plus de quarante structures en spirale, ingénieusement conçues, laissent pénétrer le vent et maintiennent la circulation de l’eau tout au long de l’année.
Ces aqueducs, creusés dans un désert aride, démontrent la parfaite maîtrise hydraulique des Nazcas. Grâce à eux, les habitants pouvaient cultiver le coton, les haricots, les pommes de terre et le maïs, assurant la prospérité d’une société florissante dans un milieu hostile. Chaque spirale, en forme d’entonnoir, permettait un accès direct aux canaux souterrains pour leur entretien. Ce système, toujours fonctionnel aujourd’hui, continue d’alimenter les villages et les champs environnants.

46. Los Paredones
Situé à proximité immédiate de la ville de Nazca, le site archéologique de Los Paredones constitue un témoignage remarquable de l’ingéniosité inca. Niché sur le versant gauche de la vallée de Nazca, dans la région d’Ica, il servait autrefois de centre administratif reliant la côte et les hautes terres andines sous le règne de l’Inca Túpac Yupanqui, entre 1471 et 1493. Ce lieu stratégique permettait de contrôler les échanges, d’assurer la gestion des ressources et de renforcer l’autorité impériale dans cette zone semi-désertique du sud du Pérou.
L’architecture de Los Paredones se distingue par l’utilisation soignée de briques d’adobe rectangulaires, appuyées sur des soubassements de pierre taillée. Le site présente une organisation typique des centres incas, articulée autour d’une grande place trapézoïdale bordée de bâtiments administratifs, d’entrepôts, de casernes et d’une aire cérémonielle. Ces structures, bien que partiellement en ruines, laissent entrevoir l’importance du lieu, où s’unissaient les fonctions religieuses, militaires et économiques. Une tour de guet surplombant la vallée complétait ce dispositif, illustrant la maîtrise inca dans l’aménagement du territoire.

47. Cerro Blanco
À quelques kilomètres de Nazca se dresse le majestueux Cerro Blanco, considéré comme la plus haute dune du continent américain, culminant à plus de 2 080 mètres d’altitude. Cette montagne de sable, surnommée la « montagne au visage » en raison de sa ressemblance frappante avec un profil humain, constitue l’un des joyaux naturels du désert péruvien. Sa silhouette monumentale domine la plaine aride, captivant depuis des siècles l’imagination des voyageurs et des habitants, fascinés par son apparence presque mystique.
L’ascension du Cerro Blanco est une expérience à la fois physique et contemplative. Le sentier débute sur les contreforts rocailleux avant de s’enfoncer dans un paysage d’une austérité saisissante, où le silence et la chaleur règnent en maîtres. Les randonneurs progressent dans un décor minéral ponctué de cactus et de roches desséchées, avant d’affronter la montée ensablée vers le sommet. Là, chaque pas s’enfonce dans la dune, les efforts se démultiplient, mais la beauté du panorama : un océan de sable doré s’étendant à perte de vue, récompense largement la difficulté.
Arrivé au sommet, le spectacle est grandiose. Le Cerro Blanco offre une vue impressionnante sur la vallée de Nazca, noyée dans une brume de chaleur, et sur les montagnes dénudées de l’Ande méridionale. Les amateurs de sensations fortes s’y adonnent au sandboard, glissant sur les pentes vertigineuses de la dune, tandis que les contemplatifs y trouvent un lieu de solitude et de méditation.




