Les 38 incontournables du Guyana

Sommaire

Au travers de ce guide que nous avons voulu le plus précis possible, nous avons souhaité vous présenter tous les lieux d’intérêts du Guyana, ceux que vous devez absolument voir, ceux qui représentent son essence même. Certains d’entre eux sont évidents et connus de tous, mais d’autres sont des trésors cachés qui méritent d’être parcourus. C’est pour cette raison que nous espérons que cet article, l’un des plus complets disponible sur Internet, qui vous présente les incontournables du Guyana vous aidera à découvrir ce pays magnifique.

Le Guyana, officiellement appelé République coopérative du Guyana, est un pays situé en Amérique du Sud, anciennement connu sous le nom de Guyane britannique. Unique État du Commonwealth sur le continent sud-américain, il se distingue par l’anglais comme langue officielle, une particularité rare dans cette région.

Localisé au nord de l’équateur et bordé par l’océan Atlantique, le Guyana partage ses frontières avec le Venezuela au nord-ouest, le Brésil au sud et au sud-ouest, et le Suriname à l’est. Bien qu’il soit le troisième plus petit pays d’Amérique du Sud en termes de superficie, le Guyana possède une richesse naturelle et culturelle impressionnante.

À noter également, la conduite se fait à gauche, un héritage colonial que le pays partage avec le Suriname et les Bahamas dans les Amériques.

Le Guyana présente une diversité géographique remarquable, divisée en trois grands territoires : une plaine côtière marécageuse bordant l’océan Atlantique, une ceinture de sable blanc à l’intérieur du pays, où se trouve une dense forêt vierge et la majorité des gisements de minerai, ainsi qu’une vaste région composée de montagnes et de savanes. Le mont Roraima, point culminant du pays, atteint 2 772 mètres d’altitude. Le réseau fluvial est dominé par des fleuves majeurs comme l’Essequibo, le Demerara, le Corentyne et le Berbice, qui jouent un rôle crucial dans l’écosystème et les activités locales.

D’un point de vue administratif, le Guyana est divisé en 10 régions, chacune ayant des caractéristiques uniques qui reflètent la diversité géographique et culturelle du pays. Le nord-ouest, représenté par la région Barima-Waini (région 1), est dominé par des forêts denses et des communautés amérindiennes. Les régions côtières comme Pomeroon-Supenaam (région 2) et Essequibo Islands-West Demerara (région 3) sont des centres agricoles majeurs, produisant notamment du riz et de la canne à sucre, avec des villes importantes comme Anna Regina et Parika. La région Demerara-Mahaica (Région 4) accueille la capitale Georgetown, cœur économique et culturel du pays, tandis que Mahaica-Berbice (région 5) et East Berbice-Corentyne (région 6) prolongent l’activité agricole et commerciale vers l’est, autour de villes historiques comme New Amsterdam.

Les régions intérieures, riches en paysages naturels et en ressources, offrent une autre facette du Guyana. La région montagneuse Cuyuni-Mazaruni (région 7) est réputée pour ses activités minières et ses cascades comme les chutes d’Uchii, tandis que Potaro-Siparuni (région 8) abrite les célèbres chutes de Kaieteur et les montagnes des Pakaraimas. Plus au sud, Upper Takutu-Upper Essequibo (région 9) est caractérisée par les savanes de Rupununi et la ville de Lethem, proche de la frontière brésilienne. Enfin, la région Upper Demerara-Berbice (région 10), avec la ville de Linden, se distingue par son rôle central dans l’industrie de la bauxite. Chaque région contribue à la richesse naturelle et économique du pays, offrant des paysages variés allant des côtes aux montagnes, en passant par les forêts et savanes.

Le climat est tropical et humide, typiquement équatorial, mais il est atténué par les alizés du nord-est le long de la côte. Deux saisons des pluies rythment l’année : de mai à mi-août et de mi-novembre à mi-janvier. En termes de frontières terrestres, le Guyana partage 1 119 kilomètres avec le Brésil, 743 kilomètres avec le Venezuela et 600 kilomètres avec le Suriname, ce qui en fait une région stratégique et culturellement riche au nord de l’Amérique du Sud.

Le Guyana se distingue également par sa biodiversité exceptionnelle. Plus de 80 % du pays est couvert de forêts, abritant une faune variée, notamment des jaguars, des loutres géantes et des aras multicolores. Des sites tels que la réserve de Shell Beach, connue pour ses tortues marines, et le parc national de Kaieteur sont des destinations prisées des amateurs d’écotourisme et d’aventure. En parallèle, l’économie du pays, autrefois dominée par l’agriculture, connaît un essor grâce à l’exploitation pétrolière récente, qui attire de nouveaux investissements internationaux.

Encore discret sur la scène touristique, le Guyana séduit par son authenticité, ses paysages grandioses et sa culture chaleureuse. Ce pays, où l’homme et la nature cohabitent en harmonie, offre une expérience unique, loin des sentiers battus, pour les voyageurs en quête d’aventure et de découvertes inoubliables.

1. Fort Zeelandia

Le fort Zeelandia se situe sur Fort Island, à l’embouchure de la rivière Essequibo, dans le centre-nord du Guyana. Construit en 1744 sous la domination hollandaise, ce fort compact de 15 x 20 mètres illustre le génie militaire de l’époque coloniale. Son emplacement stratégique permettait de protéger la région contre les invasions. Entouré de quatre remparts, il est aujourd’hui un symbole préservé de l’histoire du Guyana. Classé monument national et inscrit sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’UNESCO, le site est une fenêtre ouverte sur le passé colonial du pays.

À proximité du fort se trouve le bâtiment de la Cour de police, construit en 1752 et considéré comme la plus ancienne structure non militaire du Guyana. Cette bâtisse en briques d’argile, aux murs de 61 centimètres d’épaisseur, servait autrefois de tribunal, d’église et de prison. La salle sud du bâtiment était notamment utilisée pour les ventes aux enchères d’esclaves, un témoignage poignant des pratiques sociales de l’époque coloniale. Cet édifice, parfaitement conservé, abrite aujourd’hui le musée du patrimoine néerlandais, où sont exposés des artefacts qui retracent la vie quotidienne et les enjeux de la période hollandaise.

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2. Lac Mainstay

Le lac Mainstay, niché dans la région de Pomeroon-Supenaam, à 19 kilomètres au nord d’Adventure, est une destination prisée pour son cadre naturel et ses activités de plein air. Ce lac, bordé par une plage de sable blanc longue de 800 mètres, est idéalement situé à proximité de la côte atlantique et du delta de l’Essequibo. Facilement accessible depuis Georgetown ou par la route depuis Anna Regina, le lac attire autant les touristes que les habitants pour des moments de détente au cœur de la nature guyanaise.

Le Mainstay Lake Resort, un complexe touristique situé au bord du lac, organise régulièrement des événements populaires tels que la régate de Mainstay et des salons de voitures et motos, notamment lors du week-end de Pâques. À proximité se trouve le village amérindien de Whyaka, habité principalement par des Arawaks, les premiers occupants de la région. Ce village, dont le nom signifie « entre les deux » en langue arawak, offre une immersion culturelle unique. Les visiteurs peuvent y découvrir un mode de vie traditionnel, avec ses écoles, son centre de santé et son parc patrimonial.

En plus de ses activités nautiques et de ses événements festifs, le lac Mainstay séduit par son lien avec le patrimoine local. L’ancienne usine de transformation d’ananas, bien qu’inactive depuis 2014, témoigne de l’importance agricole de la région.

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3. Village de Bartica

Au nord-est du pays, le village de Bartica, situé au confluent des fleuves Essequibo, Cuyuni et Mazaruni, est souvent décrit comme la « porte d’entrée vers l’intérieur » du Guyana. Cette ville animée, qui compte environ 8 000 habitants, est un point de départ privilégié pour les visiteurs qui se rendent dans les régions minières de l’arrière-pays, riches en or et en diamants. Accessible par bateau depuis Parika ou par avion grâce à son aéroport local, Bartica allie l’effervescence urbaine à un cadre naturel exceptionnel. La ville est également un carrefour culturel où cohabitent diverses communautés, notamment brésiliennes, qui y ont importé leur gastronomie et leur art de vivre.

Bartica est réputée pour son patrimoine naturel et historique. Au nord de la ville se trouvent les ruines du fort Nassau, un vestige hollandais qui servait autrefois de siège du gouvernement de l’Essequibo. À proximité, les chutes Marshall offrent un spectacle impressionnant pour les amateurs de paysages époustouflants. La plage de Point, située dans la région de Byderabo, est un autre lieu de détente prisé par les visiteurs, avec ses eaux tranquilles et son atmosphère paisible.

Chaque année, Bartica s’anime avec ses régates, organisées lors du week-end de Pâques et en août. Ces événements, qui incluent des courses de bateaux à moteur, des spectacles de talents et des concours, attirent des visiteurs de tout le pays et d’ailleurs. Avec ses hôtels et ses infrastructures modernes, la ville constitue une base idéale pour découvrir les trésors de la région.

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4. Georgetown

Au centre-nord du pays, Georgetown, capitale animée du Guyana avec ses 118 363 habitants, est un mélange fascinant de patrimoine colonial, de diversité culturelle et de richesses naturelles. Ancienne colonie britannique, cette ville portuaire offre une atmosphère cosmopolite. La capitale, organisée selon un plan nord-sud et est-ouest, est sillonnée de canaux historiques, vestiges de l’ingénierie hollandaise et britannique, et protégée par une longue digue contre les inondations.

L’architecture coloniale, omniprésente, donne à Georgetown un charme unique, entre tradition et modernité. La plupart des bâtiments historiques sont concentrés dans la partie ouest, où se trouvent des sites majeurs témoins de son passé colonial.

La place de l’Indépendance et les jardins de la Promenade constituent le cœur de la zone centre-ouest. Ces espaces sont entourés de lieux incontournables dont le musée d’anthropologie Walter Roth, dédié aux cultures amérindiennes, et la bibliothèque nationale, édifiée grâce au philanthrope Andrew Carnegie. À proximité, le musée national du Guyana propose un aperçu de l’histoire locale, tandis que le jardin Company Path offre un cadre paisible. L’architecture majestueuse de la cathédrale anglicane Saint-Georges, considérée comme l’une des plus hautes églises en bois au monde, et la State House, résidence officielle du président depuis 1852, dominent également cette zone. Non loin de là se trouve la maison rouge, ancienne bâtisse coloniale emblématique.

La cathédrale de l’Immaculée Conception est une impressionnante structure considérée comme la principale église catholique de Guyane. Présentant une architecture romane, elle est un incontournable de la ville. Les édifices religieux jouent un rôle central dans la ville, notamment l’église Saint-André, fondée en 1818. L’arche de l’Indépendance, située non loin, symbolise l’émancipation du pays et constitue un point de repère historique important.

Le cénotaphe de Georgetown, situé à l’intersection des rues Main et Church, est un monument important, érigé en 1923 pour honorer les soldats de la Première Guerre mondiale. Il est le centre des commémorations annuelles du Jour du Souvenir. Plus au sud, les édifices administratifs et commerciaux de la ville se succèdent. L’hôtel de ville, construit en 1889 dans un style néogothique, et le palais de justice de Victoria, datant de 1887, reflètent l’influence architecturale britannique. Le bâtiment du Parlement, achevé en 1834, se distingue par son élégance. À proximité, le marché de Stabroek, inauguré en 1792, est un lieu animé dominé par une tour d’horloge en fonte, un repère visuel dans la skyline de Georgetown. Dynamique et frénétique, ses nombreux vendeurs permettent de prendre le véritable pouls de la vie locale.

Le Bourda Market propose une expérience tout aussi authentique dans une atmosphère plus sereine. Tandis que la place de l’artisanat Hibiscus permet de regrouper nombre d’artisans locaux qui offrent un véritable trésor d’artisanat guyanais.

La zone nord de Georgetown, proche de la côte, abrite le parc du Fort William Frederick, vestige militaire de l’époque coloniale, et l’Umana Yana, une grande hutte au toit de chaume construite par les Amérindiens Wai-Wai pour la Conférence des ministres des Affaires étrangères des pays non alignés en 1972. Reconstruit en 2016 après un incendie, cet édifice est un symbole de l’artisanat indigène. Le phare de Demerara, quant à lui, offre une vue imprenable sur l’océan Atlantique, et sa silhouette caractéristique en fait l’un des monuments les plus photographiés de la ville.

A proximité, le célèbre panneau « J’aime le Guyana » attire les visiteurs en quête de souvenirs mémorables : coloré et photogénique, il célèbre fièrement l’identité du pays. Autre monument remarquable, le Guyana Marine Turtle Monument, dédié à la tortue luth, représente une sculpture géante d’un bébé tortue, symbole de l’engagement du pays pour la protection de la vie marine. La cloche symbolique, située à l’entrée de l’avenue Carifesta, le parc de jeux pour enfants « Play Land » et le stade sont quant à eux utilisés pour faciliter les programmes culturels et de divertissements.

La Main Street offre une immersion vibrante dans la vie urbaine de Georgetown. Entre ses boutiques, ses restaurants mettant à l’honneur la cuisine locale, et ses bâtiments coloniaux soigneusement restaurés, cette rue emblématique reflète parfaitement le charme et l’effervescence de la capitale guyanaise.

Le parc national du Guyana, véritable poumon vert, est un lieu prisé pour les promenades et les pique-niques. Ce parc urbain abrite également des lamantins dans ses étangs.

Plus à l’intérieur des terres, le jardin botanique de Georgetown expose une vaste collection de plantes tropicales et des enclos où vivent jaguars, lynx et autres espèces locales. À proximité se trouve le zoo de Guyane, qui complète cette immersion dans la biodiversité de la région. La maison Castellani, située à côté des jardins, est un témoignage de l’architecture résidentielle coloniale.

Les banlieues de Georgetown ne sont pas en reste et réservent quelques surprises, comme le musée du patrimoine africain dans le parc de Bel Air. Ce lieu retrace l’histoire et la contribution des populations afro-descendantes à la culture guyanaise.

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5. Mont Paramahatoi

Dans l’ouest du pays, nichée dans les montagnes de Pacaraima à 970 mètres d’altitude, non loin du mont Paramakatoi, Paramahatoi est la plus grande et la plus développée des communautés amérindiennes de la région de Potaro-Siparuni. Le village tire son nom de la montagne proche qui culmine à 968 mètres. Il abrite principalement les peuples Patamona, Macushi et Wapishana, qui préservent fièrement leur patrimoine culturel tout en s’adaptant aux évolutions modernes.

Paramahatoi joue un rôle central dans la région grâce à ses infrastructures, notamment son école secondaire et son programme Hinterland Employment Youth Service (HEYS), destiné à promouvoir l’emploi des jeunes. Le village s’est également distingué par son usine de transformation de produits à base de tomates séchées au soleil, qui soutient l’économie locale tout en valorisant les ressources agricoles. Cette initiative est un exemple de la manière dont les communautés locales intègrent les savoir-faire traditionnels dans une économie durable.

En plus de son importance économique et éducative, Paramahatoi est une porte d’entrée pour découvrir la culture amérindienne du Guyana. Les visiteurs peuvent y apprendre les coutumes ancestrales, explorer les paysages environnants riches en biodiversité, ou encore admirer les panoramas impressionnants des montagnes de Pacaraima, qui forment un écrin naturel à cette communauté dynamique et chaleureuse.

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6. La forêt tropicale d’Iwokrama

Située au cœur du plateau des Guyanes, dans le centre-ouest du pays, la forêt tropicale d’Iwokrama est une réserve exceptionnelle de 3 716 kilomètres carrés, reconnue comme l’une des quatre dernières forêts tropicales vierges au monde. Elle se trouve à la croisée des montagnes Pakaraima à l’ouest et des hautes terres isolées du centre-est du pays, avec le fleuve Essequibo formant sa frontière orientale. La richesse de sa biodiversité est remarquable : neuf types de forêts distinctes cohabitent, abritant des arbres majestueux comme le mora ou le purpleheart, ainsi qu’une faune variée, allant des caïmans et des anacondas aux jaguars et aux tapirs. Son écosystème est également un sanctuaire pour des centaines d’espèces d’oiseaux nichant dans les hautes canopées, dont l’aigle harpie.

La zone mesure 85 kilomètres de large et 80 kilomètres de long dans le sens nord-sud. La route Georgetown-Lethem traverse la forêt sur environ 72 kilomètres entre les limites nord-est et sud.

Iwokrama n’est pas seulement une forêt, mais aussi une expérience immersive grâce à ses éco-lodges Atta, Surama et Rewa, qui permettent de découvrir cette région tout en respectant l’environnement. Les visiteurs peuvent s’aventurer à pied à travers la dense jungle tropicale ou naviguer sur le fleuve Burro-Burro pour explorer les habitats aquatiques. Ces activités offrent une opportunité unique de voir de près des loutres géantes, des tortues de rivière ou encore des capybaras. La forêt est aussi un lieu d’habitat humain, avec environ 7 000 habitants répartis dans 20 villages, principalement des communautés amérindiennes qui préservent leurs traditions tout en s’impliquant dans la conservation de ce joyau naturel.

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7. Le fleuve de l’Essequibo

Le fleuve Essequibo, le plus long cours d’eau du Guyana avec ses 1 010 kilomètres, traverse le pays en reliant la forêt tropicale d’Iwokrama à l’océan Atlantique. Formant une frontière naturelle à l’est de la forêt, il est un axe vital pour les écosystèmes qu’il traverse et les communautés qui en dépendent. Le fleuve, qui sillonne des savanes, des forêts denses et des zones montagneuses, est jalonné de nombreuses îles et bras secondaires, chacun abritant une faune exceptionnelle.

Naviguer sur l’Essequibo offre une occasion unique d’observer la vie sauvage, avec des animaux emblématiques comme les caïmans, les loutres géantes et les tortues de rivière. L’eau abrite également des poissons impressionnants comme l’arapaïma, l’un des plus grands poissons d’eau douce au monde. Le fleuve est bordé par des villages amérindiens qui ont su préserver leurs traditions tout en accueillant les visiteurs curieux de découvrir leur culture.

Au-delà de son rôle écologique, l’Essequibo est un élément clé du patrimoine guyanais, servant de voie de transport pour les habitants et les marchandises, et jouant un rôle crucial dans l’économie locale. Ses paysages variés, entre jungle luxuriante et formations rocheuses, en font également une destination prisée des amateurs de nature et d’aventure.

8. La rivière Mahaica

Située à moins d’une heure de Georgetown, la rivière Mahaica est un havre de paix pour les amoureux de la nature et les passionnés d’ornithologie. Cette rivière serpente paisiblement à travers une végétation luxuriante, abritant une faune variée et des espèces d’oiseaux remarquables, notamment le hoatzin, oiseau national du Guyana. En naviguant sur ses eaux tranquilles, les visiteurs peuvent observer des singes hurleurs perchés dans la canopée et apercevoir les loutres géantes, emblématiques des écosystèmes aquatiques du pays. Le cadre enchanteur de cette rivière en fait une destination idéale pour une retraite loin de l’agitation urbaine de Georgetown.

La richesse ornithologique de la rivière Mahaica est impressionnante, avec environ 150 espèces d’oiseaux. Parmi les espèces notables figurent le jacamar à ventre blanc, le martin-pêcheur à ventre roux, le caracara à tête jaune et le bihoreau gris. Les rives verdoyantes sont également le refuge du pigeon rousset et du paroare rougecap, tandis que le majestueux hoatzin se distingue par son allure préhistorique et son plumage éclatant. La rivière est bordée par une dense canopée qui offre un habitat parfait pour ces oiseaux, mais aussi pour une variété d’autres animaux tels que les caïmans et les tortues d’eau douce.

9. Le parc national de Kaieteur

Situé dans la région 8 du Guyana, dans le centre du pays, le Parc National de Kaieteur (PNK) est l’une des zones protégées les plus emblématiques d’Amérique du Sud. Créé en 1929, il a pour mission de préserver la biodiversité exceptionnelle de la région ainsi que les spectaculaires chutes de Kaieteur, reconnues comme l’un des paysages les plus impressionnants au monde. Ces chutes, d’une hauteur vertigineuse de 226 mètres, sont célèbres pour leur puissance et leur cadre naturel unique, attirant plus de 8 000 visiteurs par an. La région environnante offre une forêt presque intacte où s’épanouissent des espèces rares, telles que l’aigle harpie, la loutre géante de rivière ou encore la grenouille-fusée dorée, une espèce endémique. Le parc est un véritable sanctuaire écologique et spirituel pour les communautés autochtones Patamona, qui considèrent les chutes comme un lieu sacré.

Outre son patrimoine naturel, le PNK joue un rôle crucial dans la conservation des habitats uniques de la région. Les brumes formées par les chutes créent des forêts nuageuses et des écosystèmes spécifiques favorables à une flore endémique comme le bromélia à tête de chou. Par ailleurs, la gorge de 32 kilomètres en aval des chutes a permis le développement d’espèces de poissons isolées et uniques au Potaro supérieur. Cependant, la région est fragile, notamment face aux activités humaines comme l’exploitation minière ou la pollution. Depuis son intégration au Système national des zones protégées (NPAS) en 2011, une gestion rigoureuse est mise en œuvre pour préserver ces trésors naturels.

Le PNK est aussi un lieu d’éducation et de sensibilisation à la richesse de l’Amazonie. En collaboration avec des organisations comme le WWF-Guyane et les communautés locales, des plans de gestion durables ont été mis en place. Ce site est non seulement un joyau naturel, mais aussi un espace de mémoire et de savoir traditionnel pour les Patamona, qui veillent à ce que les visiteurs respectent leur territoire sacré. Les activités incompatibles, comme les sports extrêmes ou le dépôt de restes humains dans les chutes, y sont strictement interdites, afin de préserver l’intégrité spirituelle et écologique du lieu.

10. Le Village de Karasabai

Le village de Karasabai, niché au cœur des montagnes Pakaraima dans la région 9 du Guyana, dans le centre-ouest du pays, offre un mélange exceptionnel de paysages grandioses et de traditions culturelles riches. Habité par environ 3 000 membres de la tribu amérindienne Makushi, ce village paisible fait partie des savanes de Rupununi. Ses paysages sont dominés par des chaînes montagneuses majestueuses et des étendues de savane infinies. Karasabai est aussi une frontière naturelle, bordée par la rivière séparant la Guyane du Brésil, ce qui permet aux habitants de voyager facilement vers Normandie, une ville brésilienne voisine.

Pour accéder au village, il faut emprunter un sentier depuis Lethem, la capitale régionale. Le trajet, bien que surprenant, peut être éprouvant, surtout pendant la saison des pluies, lorsque les routes deviennent difficiles à naviguer.

Les visiteurs doivent s’assurer de voyager avec des moyens de transport fiables, comme des motos ou des véhicules tout-terrain, et prévoir des provisions en cas de panne.

Parmi les attractions principales de Karasabai, se retrouve le projet touristique dédié à la perruche solaire, une espèce rare et vibrante qui attire des ornithologues du monde entier. Ce projet est basé au Kezee Eco Lodge, qui offre une expérience immersive dans ce cadre naturel unique. Les visiteurs peuvent également explorer les montagnes environnantes et découvrir des panoramas époustouflants tout en apprenant sur les traditions des Makushi, qui vivent en harmonie avec leur environnement depuis des générations. Karasabai est un lieu idéal pour les amoureux de la nature et les passionnés de culture amérindienne.

Le village de Karasabai, par son isolement et sa beauté sauvage, offre une expérience unique et authentique dans les savanes de Rupununi.

11. Lethem

Lethem, située dans la région 9 au sud du Guyana, est une ville frontière dynamique comptant environ 3 000 habitants. Séparée de Bonfim, au Brésil, par la rivière Takutu et le pont éponyme, elle constitue une agglomération transnationale où les cultures guyanaise et brésilienne s’entrelacent. Capitale administrative de la région Haut-Takutu-Haut-Essequibo, Lethem est un carrefour commercial animé, notamment pour les Brésiliens qui y achètent divers produits avant de les transporter vers Manaus ou Boa Vista. La ville joue également un rôle clé dans le tourisme régional grâce à sa proximité avec des sites naturels emblématiques.

Se rendre à Lethem peut être une aventure en soi. L’accès par la route depuis Georgetown est souvent difficile, en particulier pendant la saison des pluies, où les bus et vans doivent braver des chemins boueux et accidentés.

Alternativement, les vols locaux offrent une liaison rapide et pratique, bien que coûteuse, vers la capitale Georgetown.

La route en saison sèche dure au minimum 15 heures. Il faut compter 12 heures de Linden à Lethem et bien 3 heures de Linden à Georgetown.

Les visiteurs peuvent explorer plusieurs attractions dans les environs de Lethem, comme les cascades de Moco Moco et de Kumu, nichées dans les montagnes environnantes. Les vastes savanes de Rupununi offrent des opportunités de randonnée, d’observation de la faune et de plongée dans l’immensité des paysages naturels. De plus, Lethem sert de point de départ vers des destinations fascinantes comme Surama, un village écologique, ou Karasabai, célèbre pour ses perruches solaires. L’animation culturelle de Lethem, notamment lors de la foire annuelle de Rupununi, est un autre attrait qui attire touristes et locaux.

Lethem, par son caractère transfrontalier et ses paysages enchanteurs, est une destination incontournable pour découvrir l’âme de la région Rupununi et les richesses naturelles du Guyana.

12. Route Georgetown vers Lethem : un périple à travers le cœur du Guyana

La route reliant Georgetown à Lethem est une aventure en soi, traversant plus de 700 kilomètres de paysages variés au cœur du Guyana. Ce trajet, qui peut durer 15 heures dans des conditions idéales, serpente à travers des régions reculées, des forêts tropicales luxuriantes, des plaines et des savanes, offrant aux voyageurs un aperçu unique de la diversité naturelle du pays. Cependant, les défis sont nombreux, allant des routes boueuses en saison humide aux pannes mécaniques sur des terrains accidentés.

La première étape du voyage conduit de Georgetown à Linden, souvent décrite comme la porte d’entrée vers l’intérieur du pays. Cette section de route asphaltée permet un début de trajet relativement calme avant d’atteindre des terrains plus complexes. Une fois passé Linden, le changement de paysage est radical : la route devient un sentier de terre, souvent détrempé par les pluies, parsemé de nids-de-poule et de cratères. Les véhicules doivent être bien équipés, avec des roues de secours, des outils et parfois même des machettes pour faire face aux imprévus. Néanmoins, des véhicules de tourisme basiques peuvent y circuler sans difficulté.

Au fil du trajet, des incidents mécaniques sont fréquents, ces pannes nécessitant l’aide des habitants locaux. L’esprit solidaire des Guyanais, même dans les régions les plus isolées, s’avère précieux pour surmonter ces obstacles. Des réparations improvisées par des électriciens locaux et des échanges chaleureux avec les villageois transforment ainsi les contretemps en moments mémorables.

Le passage par des points stratégiques comme Mabura, Kurupukari, ou encore le village indigène d’Annai, offre des opportunités de ravitaillement et de repos avant de poursuivre vers Lethem. Les nuits passées dans des éco-lodges, tels que le Track Eco-Lodge, permettent également d’apprécier la beauté tranquille et le potentiel touristique de la région.

En approchant de Lethem, la transition des forêts vers les vastes savanes ponctuées de montagnes et de termitières marque l’approche de la ville. L’effervescence de Lethem, en particulier pendant le célèbre rodéo de Rupununi, contraste avec la sérénité du voyage. Cependant, de nombreux voyageurs s’accordent à dire que le véritable attrait de Lethem réside autant dans le périple pour y parvenir que dans la destination elle-même.

Ce voyage sur la route Georgetown-Lethem est bien plus qu’un simple déplacement : il s’agit d’une aventure, offrant un aperçu unique du Guyana, de sa nature sauvage et du courage de ses habitants.

13. La zone protégée de Shell Beach

Située dans la région nord-ouest du Guyana, la zone protégée de Shell Beach s’étend sur 120 kilomètres de plages et de vasières. Cette aire, composée de plages de coquillages fragmentés et bordée de mangroves luxuriantes, est reconnue pour sa biodiversité exceptionnelle et ses paysages variés. Shell Beach est surtout célèbre pour ses sites de nidification des tortues marines. Entre février et août, quatre espèces menacées, dont la tortue luth et la tortue imbriquée, viennent pondre leurs œufs sur ces plages protégées, offrant un spectacle naturel fascinant.

Outre les tortues, Shell Beach abrite une faune riche et variée. Les vastes forêts de mangroves servent de nurseries pour les poissons, tandis que les zones environnantes accueillent des espèces emblématiques telles que les lamantins, les jaguars et les tapirs. Plus de 200 espèces d’oiseaux y ont également été répertoriées, dont de nombreux oiseaux migrateurs. Les marécages, savanes et forêts marécageuses qui entourent la zone complètent cet écosystème unique, qui demeure relativement intact et productif.

Les communautés autochtones vivant autour de Shell Beach jouent un rôle essentiel dans la conservation de la région. Elles participent activement à la protection de la biodiversité tout en utilisant de manière durable les ressources naturelles pour subvenir à leurs besoins.

14. La zone protégée des montagnes Kanuku

Située dans la région de Rupununi, au sud-ouest du Guyana, la zone protégée des montagnes Kanuku couvre une superficie impressionnante de 611 000 hectares. Considérée comme l’une des régions les plus riches en biodiversité du pays, cette aire protégée abrite environ 70 % des mammifères et 53 % des oiseaux du Guyana. Les monts Kanuku sont divisés en deux chaînes principales : orientale et occidentale qui forment un habitat idéal pour des espèces emblématiques dont l’aigle harpie, le coq de roche et le jaguar.

L’ascension du pic Schomburgk est sans aucun doute l’une des plus grandes aventures du Rupununi, destinée aux personnes en bonne forme physique et aux visiteurs qui souhaitent tester leurs capacités athlétiques tout en s’immergeant dans la beauté de la nature. À une altitude de 1066 mètres, le pic Schomberg est l’un des points les plus élevés de la chaîne de montagnes Kanuku, ce qui offre un point de vue incomparable pour une vue panoramique à couper le souffle sur les savanes du Rupununi et le Brésil voisin.

La flore de la région est tout aussi remarquable, avec plus de 1 500 espèces végétales recensées. Les monts Kanuku, en grande partie couverts de forêts tropicales, jouent un rôle crucial dans le maintien de l’écosystème local, en fournissant des services environnementaux essentiels tels que la régulation des cycles hydrologiques et la préservation de la biodiversité. La région est également traversée par plusieurs rivières et ruisseaux qui soutiennent des populations florissantes de poissons d’eau douce et offrent des paysages spectaculaires.

Les communautés autochtones, principalement les peuples Macushi et Wapishana, vivent dans 21 villages autour des montagnes. Leur mode de vie est intrinsèquement lié aux ressources naturelles de la zone protégée, qu’ils utilisent pour l’agriculture, la chasse et l’artisanat.

15. Waini River

La rivière Waini, nichée dans le nord de la région Barima-Waini, offre l’un des spectacles naturels les plus fascinants du Guyana lorsqu’elle rencontre l’immensité de l’océan Atlantique. À ce point de convergence, les eaux vertes riches en sédiments de la rivière, issues des forêts tropicales denses de la région, entrent en contact avec les eaux sombres et salées de l’océan. Ce contraste saisissant crée une ligne de démarcation visible qui s’étend sur des kilomètres, fascinant scientifiques et voyageurs. Ce phénomène est le résultat de différences dans la densité, la composition et les courants des deux étendues d’eau, et il illustre parfaitement les forces dynamiques de la nature.

Ce processus est similaire à la rencontre des eaux au Brésil, en Amazonie entre le rio Solimões et le rio Negro.

Outre cet étonnant spectacle visuel, la rivière Waini joue un rôle vital pour les communautés locales. Ses eaux sont une ressource essentielle pour les villages environnants, offrant une voie de transport, une source d’eau potable, et un accès à la pêche. Les peuples autochtones, ainsi que les colons, exploitent ces ressources tout en respectant l’équilibre fragile de cet écosystème. La rivière est également un passage clé pour le commerce, reliant les zones intérieures à l’Atlantique.

Le même phénomène se trouvé à la rencontre des rivières Kamarang et Mazaruni dans la région 7.

16. Les chutes de Kamana

Les chutes de Kamana, situées dans la région de Potaro-Siparuni, près de la frontière brésilienne, au sud-ouest du Guyana, sont une merveille naturelle qui incarne la beauté brute du pays. Avec une hauteur totale impressionnante d’environ 225 mètres, elles se composent de trois sections distinctes, dont la plus haute atteint 150 mètres. Ces cascades, nichées au cœur du nord des montagnes Pakaraimas, sont accessibles via une randonnée exigeante ou un vol panoramique offrant une vue spectaculaire sur leur environnement sauvage. Les visiteurs qui s’aventurent jusqu’à Kamana village sont récompensés par une immersion totale dans la nature, entourés par une forêt tropicale dense et un réseau complexe de rivières.

L’exploration des chutes de Kamana est une expérience inoubliable. Les sentiers menant aux cascades traversent des forêts tropicales luxuriantes, offrant aux randonneurs l’occasion d’observer une faune abondante, notamment des toucans, des singes et des papillons colorés. Pour les visiteurs qui préfèrent une aventure aérienne, les vols panoramiques révèlent l’immensité de la région et mettent en valeur le contraste frappant entre les eaux tumultueuses des chutes et la verdure environnante. Ces cascades ne sont pas seulement un site touristique, mais aussi une source d’eau vitale pour les communautés locales et un écosystème précieux abritant de nombreuses espèces endémiques.

17. Rockstone

À seulement 27 kilomètres à l’ouest de Linden, dans la région 10, le village de Rockstone est une destination émergente pour les amateurs de nature, de culture et d’aventures en plein air. Bordé par la rivière Essequibo et entouré de forêts tropicales, ce village est un lieu privilégié pour échapper à l’agitation urbaine. Les visiteurs peuvent profiter d’une multitude d’activités, allant de la pêche abondante sur la rivière à l’exploration des formations rocheuses uniques et des paysages luxuriants. Les excursions en bateau, organisées par des capitaines locaux certifiés, permettent d’explorer les rapides et d’observer la flore et la faune variées de la région.

Rockstone est également une destination culturelle fascinante. Les habitants amérindiens y partagent volontiers leurs traditions, offrant aux visiteurs l’opportunité d’assister à la préparation de plats traditionnels comme le pain de manioc ou le poisson rôti, tout en dégustant des boissons locales. Plusieurs événements annuels mettent en valeur cette richesse culturelle, notamment les célébrations du patrimoine en septembre et l’extravagance du poisson en octobre, où les pêcheurs locaux rivalisent pour capturer le plus gros poisson. Les plages de Pun Deh sont également un lieu prisé pour les célébrations du week-end de Pâques, attirant familles et visiteurs pour des journées de détente.

18. Termite City

A proximité du village de Moco Moco, à l’est de Lethem, dans le sud-ouest du pays, dans la région centrale de Rupununi, Termite City est un site naturel unique au monde, où des centaines de fourmilières géantes s’élèvent majestueusement dans les savanes. Ces structures imposantes, atteignant jusqu’à 4 mètres de hauteur et 1,5 mètres de diamètre, sont l’œuvre de minuscules termites qui travaillent inlassablement à bâtir ces véritables métropoles souterraines. Les fourmilières, construites en argile, sont si robustes qu’elles résistent aux intempéries, créant un habitat complexe de tunnels et de chambres qui abrite des colonies prospères.

L’agglomération dense de ces fourmilières dans cette région particulière a valu au site le surnom de Termite City. Avec les montagnes Kanuku en toile de fond et les vastes plaines de Rupununi à perte de vue, cet endroit est un spectacle visuel impressionnant, surtout au lever ou au coucher du soleil. Les fourmiliers géants, qui se nourrissent des termites, visitent fréquemment la région, ajoutant une dimension dynamique à cet écosystème fascinant. Les habitants de Moco Moco accordent une grande importance à cet environnement unique, qui illustre l’harmonie entre les minuscules insectes et leur immense contribution à la nature.

19. La rivière Burro Burro

Dans le centre du Guyana, la rivière Burro Burro, qui serpente à travers la forêt d’Iwokrama dans la région centrale du Guyana, est une destination phare pour les amateurs de pêche, de nature et d’aventure. Cette rivière d’eau noire, entourée de forêts tropicales luxuriantes, est un véritable paradis pour les passionnés de vie sauvage. Elle est également une source vitale pour les communautés indigènes Macushis, qui dépendent de ses eaux pour la pêche et d’autres usages traditionnels. La rivière est célèbre pour abriter des espèces emblématiques comme l’arapaima géant, l’un des plus grands poissons d’eau douce au monde, ainsi que des piranhas. Ces eaux poissonneuses attirent chaque année des voyageurs en quête d’une expérience unique, où l’excitation de la pêche sportive se mêle à la sérénité des paysages environnants.

Le Surama Eco Lodge, premier lodge communautaire de Guyana, est idéalement situé le long de la rivière Burro Burro, offrant un point de départ pratique pour les expéditions. Les visiteurs peuvent partir en canoë, explorer les méandres de la rivière, et observer une faune variée, incluant des singes hurleurs, des toucans et des jaguars. Pour les plus intrépides, il est possible de camper sur les berges de la rivière et de passer la nuit en immersion totale dans cet environnement sauvage. La rivière est également un site riche en histoire et en culture, avec des pétroglyphes et des stations de taille remontant à des époques anciennes, témoins de l’occupation humaine préhistorique dans la région.

20. La forêt guyanaise

La forêt du Guyana constitue une des plus vastes étendues de forêt tropicale préservée d’Amérique du Sud, et représente un trésor écologique unique. Couvrant une grande partie du territoire national, cette jungle dense est un sanctuaire pour une biodiversité exceptionnelle, abritant des milliers d’espèces animales et végétales, dont plusieurs sont endémiques ou rares. Les forêts vierges guyanaises se distinguent par leur écosystème complexe et interconnecté, où chaque élément joue un rôle vital dans le maintien de l’équilibre naturel. Cette région est aussi une ressource inestimable pour la planète grâce à son rôle dans la régulation climatique mondiale, en absorbant de grandes quantités de dioxyde de carbone. Ses rivières, comme l’Essequibo et le Demerara, serpentent à travers une végétation luxuriante, créant des habitats riches pour les jaguars, les anacondas, les caïmans et une variété impressionnante d’oiseaux tropicaux.

Les forêts couvrent en Guyane près de 8 millions d’hectares (environ 96% du territoire). Elles sont de type tropicale humide et recèlent une biodiversité exceptionnelle.

Les forêts du Guyana sont aussi un lieu d’une immense valeur culturelle et historique. Plusieurs communautés indigènes, comme les Macushis, Wapishanas ou Wai-Wais, habitent ce territoire depuis des siècles, vivant en harmonie avec leur environnement et contribuant à la préservation de cette forêt. Ces communautés utilisent les ressources naturelles de manière durable, suivant des traditions transmises de génération en génération. Elles partagent leur savoir-faire avec les visiteurs et offrent un aperçu unique de leur mode de vie ancestral. Outre l’aspect culturel, l’Amazonie guyanaise attire les passionnés de découvertes archéologiques, grâce aux pétroglyphes anciens et aux outils en pierre trouvés dans certaines zones reculées, témoignant d’une occupation humaine remontant à des milliers d’années.

Pour les voyageurs en quête d’aventure, explorer ces forêts est une expérience inoubliable. Des lodges écotouristiques comme l’Iwokrama Rainforest Lodge ou le Surama Eco Lodge proposent des séjours en immersion dans cet environnement naturel exceptionnel. Les activités incluent des randonnées à travers la jungle, l’observation de la faune, ou encore des excursions en canoë sur des rivières, qui traversent la forêt d’Iwokrama. Le sommet du mont Ayanganna, l’un des reliefs emblématiques de la région, offre des panoramas époustouflants sur la canopée.

21. Les chutes de Sakaika

Au nord-ouest du pays, les chutes de Sakaika, situées dans la région 7 de la Guyane, sont une merveille naturelle nichée dans l’épaisse jungle de la rivière Ekereku. Ce site, encore peu connu, reste une destination mystérieuse et fascinante pour les aventuriers prêts à braver son accès difficile. Une fois sur place, les visiteurs sont récompensés par une vue imprenable sur cette cascade impressionnante, dont la disposition complexe et sauvage est accentuée par l’environnement dense de la forêt tropicale. Leur caractère méconnu en fait un lieu unique, presque hors du temps, où le voyageur peut se reconnecter à la nature dans toute sa splendeur brute.

Pour atteindre les chutes de Sakaika, il est nécessaire de prendre un vol d’environ 45 minutes depuis Georgetown, depuis l’aéroport international Eugene Correia, jusqu’à la piste d’atterrissage d’Ekereku Bottom.

Ce trajet en avion survole des paysages spectaculaires, permettant d’admirer la diversité des écosystèmes guyaniens.

Une fois arrivé, les voyageurs embarquent durant 24 kilomètres pour une aventure en moto ou en VTT, traversant des sentiers escarpés et des paysages inhospitaliers avant d’arriver à destination.

L’effort en vaut la peine : les chutes de Sakaika, encore peu connues des touristes, offrent une immersion inégalée dans la nature sauvage du Guyana.

Malgré leur beauté saisissante, les chutes de Sakaika sont également connues pour leur dangerosité, ce qui impose une prudence accrue lors de leur visite. La cascade, alimentée par la rivière Ekereku, présente des courants puissants et une topographie complexe qui rendent les activités aquatiques risquées. Leur aspect sauvage et inexploré contribue cependant à leur attrait, les rendant parfaites pour ceux qui recherchent des aventures hors des sentiers battus. Les visiteurs peuvent également profiter de la possibilité de camper sur place, plantant leurs tentes près des chutes et s’immergeant pleinement dans l’ambiance mystérieuse et sauvage de cette région reculée du Guyana. La nuit tombée, les sons de la jungle et de la cascade créent une symphonie naturelle qui renforce l’atmosphère magique du lieu.

22. Les chutes de Kamarang

Les chutes de Kamarang, situées dans la région 7, à proximité de la frontière avec le Venezuela, sont l’une des merveilles naturelles les plus impressionnantes de la Guyane. Avec une hauteur de 145 mètres, ces chutes spectaculaires plongent avec puissance dans les montagnes Pakaraimas, offrant un spectacle naturel à couper le souffle. Leur débit d’eau impressionnant en fait l’une des cascades les plus volumineuses du pays. Alimentées par la rivière Kamarang, également connue sous le nom de Rio Camaran lorsqu’elle prend sa source au Venezuela, ces chutes sont entourées d’une végétation luxuriante, typique de cette région montagneuse. L’isolement du site ajoute à son charme, attirant les explorateurs en quête d’endroits préservés et intacts.

Découvertes et documentées pour la première fois par Paul A. Zahl, un entomologiste et médecin américain, les chutes de Kamarang possèdent une riche histoire qui se mêle à leur beauté naturelle. Ce site isolé est accessible uniquement par avion ou via des expéditions terrestres complexes, ce qui en fait une destination idéale pour les amateurs d’aventure et de nature. Les visiteurs peuvent y observer des formations rocheuses uniques, façonnées par l’érosion et le temps, et profiter de panoramas à couper le souffle depuis les hauteurs des Pakaraimas.

La rivière Kamarang, qui alimente les chutes, joue un rôle clé dans l’écosystème local, offrant un habitat vital pour une variété d’espèces végétales et animales. Le site est également une source d’intérêt culturel, car il est entouré de communautés indigènes qui vivent en harmonie avec la nature et considèrent les chutes comme un lieu spirituel.

23. Les chutes de Kopinang

Les chutes de Kopinang, situées dans le village de Kopinang ou mission Kopinang, dans la région 8 du Guyana au centre-ouest du pays, sont une autre merveille naturelle des montagnes Pakaraimas. Alimentées par la rivière Kopinang, ces chutes dévalent sur une hauteur de 100 mètres, formant une cascade en escalier d’une beauté à couper le souffle. En raison de leur emplacement reculé, ces chutes restent préservées et offrent aux visiteurs un spectacle authentique et intact. Entourées par une végétation luxuriante et des montagnes imposantes, elles se fondent harmonieusement dans le paysage, créant une ambiance apaisante et majestueuse. Les jeux de lumière sur les eaux et la diversité des plantes environnantes font des chutes de Kopinang un véritable paradis pour les amoureux de la nature.

Le village de Kopinang, qui abrite ces chutes, est une communauté indigène qui vit en harmonie avec son environnement naturel. Les habitants partagent volontiers leurs traditions et leur mode de vie avec les visiteurs, offrant une expérience culturelle unique en plus de la beauté naturelle du site. Les chutes de Kopinang attirent les amateurs de randonnées, qui peuvent explorer les sentiers environnants pour découvrir des points de vue spectaculaires sur les montagnes Pakaraimas. La région offre également une biodiversité impressionnante, avec des oiseaux exotiques, des plantes rares et une faune diversifiée que l’on peut observer dans leur habitat naturel.

Accessible uniquement par des moyens limités, notamment par des vols régionaux suivis de déplacements terrestres, le site des chutes de Kopinang reste un trésor caché du Guyana. Cette inaccessibilité relative contribue à préserver sa beauté naturelle, tout en ajoutant une touche d’aventure à toute visite. Les visiteurs peuvent non seulement profiter de la splendeur des cascades, mais aussi se plonger dans l’atmosphère unique d’une région éloignée, où la nature règne en maître.

24. Les montagnes Pakaraimas

La chaîne des montagnes Pakaraimas, située dans l’ouest de la Guyane, est une merveille naturelle qui s’étend sur plus de 800 kilomètres d’ouest en est. Faisant partie intégrante du bouclier des Guyanes, elle constitue un haut plateau spectaculaire qui forme la ligne de partage entre le bassin de l’Amazone au sud et la vallée de l’Orénoque au nord. Géologiquement ancienne et fascinante, cette région est parsemée de tepuis, ces formations rocheuses emblématiques entourées de falaises abruptes. Le mont Roraima, son sommet le plus célèbre, culmine à 2 810 mètres et s’élève majestueusement avec des falaises de 300 mètres de haut. Ce massif, frontière naturelle entre le Guyana, le Brésil et le Venezuela, est un sanctuaire pour une biodiversité exceptionnelle et une destination prisée des aventuriers et des passionnés de paysages à couper le souffle.

Les montagnes Pakaraimas sont riches en sites naturels incontournables, dont plusieurs cascades spectaculaires. Parmi elles, les chutes d’Orinduik, situées dans la région 8 près de la frontière brésilienne, sont une véritable merveille. Formées par la rivière Ireng, elles dévalent une série de terrasses de quartzite, créant un spectacle visuel impressionnant et des bassins parfaits pour la baignade. À proximité, les chutes de Kamarang, dans la région 7, plongent sur 145 mètres de hauteur, offrant l’une des vues les plus puissantes et imposantes du Guyana. Elles sont alimentées par des volumes d’eau impressionnants qui résonnent dans les vallées environnantes. Les chutes de Kopinang, nichées dans le village éponyme de la région nord, sont tout aussi fascinantes, avec leurs cascades en escalier qui se déversent sur une profondeur estimée à 100 mètres.

Les villages des montagnes Pakaraimas sont des exemples vivants de la coexistence harmonieuse entre l’homme et la nature. Le village de Kato, dans la région 8, est un havre de paix où les communautés indigènes vivent au rythme de leur environnement. Bénéficiant d’installations modernes dont des écoles et des services de santé, ce village est également une porte d’entrée vers des panoramas spectaculaires et des activités de plein air. Non loin de là, le village de Karasabai, situé à l’ombre des montagnes du nord, est réputé pour son éco-lodge accueillant et sa culture riche. Les visiteurs y découvrent un mode de vie ancestral, tout en explorant les environs grâce à des guides locaux expérimentés. Enfin, le village de Maikwak, dans le nord des Pakaraimas, est connu pour abriter les magnifiques chutes de Tumung, un joyau caché qui offre une expérience visuelle et sensorielle inoubliable.

En complément de ces merveilles naturelles, d’autres lieux viennent enrichir cette région spectaculaire. Le mont Ayanganna, un autre sommet impressionnant du Guyana, culmine à 2 042 mètres et se distingue par son rôle central dans l’histoire géologique et culturelle du pays. Les chutes de Sakaika, l’une des cascades les plus puissantes du Guyana, impressionnent par la force et la hauteur de leurs eaux tumultueuses. Non loin de là, les Omai Gold Mines, plus grande société d’exploitation aurifère du pays, témoignent de l’importance économique de cette région riche en ressources naturelles.

25. La région Rupununi

La région de Rupununi, située dans le sud-ouest du Guyana, est une vaste étendue de savanes et de forêts tropicales qui s’étire sur environ 15 000 km². Ce territoire fascinant, bordé par le Brésil, est traversé par le fleuve Essequibo et ses affluents. Isolée par de denses forêts tropicales, Rupununi se distingue par ses paysages à couper le souffle, où plaines herbeuses, montagnes et cascades forment une mosaïque naturelle unique. Cette région est également un carrefour culturel où les traditions amérindiennes côtoient celles des ranchs, dans un mode de vie façonné par des siècles d’interactions entre l’homme et la nature. Reliée aux savanes voisines du Venezuela et du Brésil, Rupununi est une terre d’une richesse exceptionnelle, tant sur le plan écologique que culturel.

Le rodéo annuel de Rupununi est l’un des événements les plus emblématiques de la région. Organisé chaque année pendant le week-end de Pâques dans la ville de Lethem, il attire non seulement les habitants du Guyana, mais aussi des compétiteurs et spectateurs du Brésil voisin et d’autres pays. Ce festival met en lumière les compétences des vaqueros, ou cowboys locaux, dont les talents impressionnants s’expriment lors d’épreuves spectaculaires telles que la monte de taureaux, le rodéo à cru, les courses de barils et le lasso des chevaux. Héritage de la tradition pastorale qui caractérise Rupununi depuis des générations, cet événement célèbre également l’amour des habitants pour les chevaux et leur vie autour des ranchs. Pendant deux jours, Lethem se transforme en une véritable fête où musique, danse et gastronomie locale créent une ambiance effervescente, offrant aux visiteurs une immersion dans la culture locale.

Au-delà du rodéo, Rupununi est une région où la nature règne en maître. Le village de Surama, situé dans le nord, est un modèle d’écotourisme durable. Habité par la tribu amérindienne Macushi, ce lieu paisible offre aux visiteurs l’opportunité d’explorer la forêt tropicale tout en découvrant les traditions locales. Plus au sud, le Wichabai Ranch est une véritable oasis nichée dans les savanes, offrant un cadre idéal pour les amoureux de la nature et les aventuriers. Le village de Shulinab, quant à lui, se trouve dans les savanes du centre-sud, près des montagnes Kanuku. Bordé de cours d’eau et entouré de paysages spectaculaires, il permet de plonger dans la vie quotidienne des communautés indigènes tout en profitant d’une vue imprenable sur la région.

Les cascades de Rupununi comptent parmi les trésors naturels les plus remarquables du Guyana. Les chutes de Tutu, situées dans les savanes du sud près de Meriwau, sont accessibles via des sentiers en 4×4 et offrent un spectacle enchanteur avec leurs bassins d’eau cristalline. Les chutes Corona, nichées dans le nord, à la source de la rivière Rewa, sont moins connues mais tout aussi splendides. Leur éloignement garantit une expérience unique pour les visiteurs en quête d’aventure. Plus centrales, les chutes de Kumu, non loin de Lethem, sont parfaites pour une excursion d’une journée, avec leurs eaux fraîches et leur cadre apaisant. Enfin, le village de Rewa, situé dans le nord de Rupununi, est une véritable perle de la région. Avec son Rewa Eco Lodge, il illustre parfaitement l’harmonie entre développement durable et préservation de la biodiversité.

Rupununi est également un paradis pour les amoureux de la faune et de la flore. Ses vastes savanes abritent une biodiversité incroyable, où jaguars, caïmans, oiseaux rares et plantes exotiques cohabitent dans un écosystème préservé. Pendant la saison des pluies, les eaux de la savane rejoignent les eaux du bassin de l’Amazone, transformant le paysage en une étendue aquatique qui semble infinie. Cette interconnexion écologique, unique au monde, renforce l’importance de la région en tant que sanctuaire naturel.

26. Le mont Roraima

Le mont Roraima situé majoritairement au Vénézuéla est l’un des lieux les plus emblématiques du Guyana, du Venezuela et du Brésil. Avec ses 2 772 mètres d’altitude, il est le point culminant du pays. Ce massif en forme de tepuy, caractérisé par ses falaises vertigineuses de 1000 mètres de hauteur et son plateau plat de 10 kilomètres de long sur 5 de large, semble tout droit sorti d’un autre monde.

Pour les amateurs d’aventure, l’ascension du Roraima est une expérience inoubliable. Bien que le sentier le plus accessible se situe au Venezuela, le sommet offre des panoramas spectaculaires. Les visiteurs y découvrent un environnement unique, où des plantes carnivores endémiques et une faune rare, comme les grenouilles miniatures et les serpents isolés, prospèrent sur ce sol lessivé par les pluies. Le sommet du mont est marqué par une borne qui symbolise la rencontre entre le Guyana, le Brésil et le Venezuela.

L’ascension se déroule sur plusieurs jours, avec des nuits passées sous tente. Les visiteurs qui préfèrent des activités moins exigeantes peuvent opter pour des excursions dans la forêt tropicale environnante. Ces forêts abritent une faune exceptionnelle, notamment des jaguars, des capybaras, des tapirs, et diverses espèces de singes. Le mont Roraima, inspiration pour le roman : le Monde Perdu d’Arthur Conan Doyle, est une destination captivante, où chaque coin semble sorti d’un autre temps.

27. Les chutes de Kaieteur

Situées dans le parc national de Kaieteur, les chutes de Kaieteur sont une des merveilles naturelles les plus impressionnantes au monde. Avec une hauteur vertigineuse de 225 mètres, soit cinq fois la hauteur des célèbres chutes du Niagara aux Etats-Unis et au Canada, elles détiennent le titre de la plus grande cascade à un seul saut. Le spectacle est d’autant plus captivant qu’elles sont nichées au cœur de la forêt tropicale du Guyana, dans une région d’une richesse biologique exceptionnelle. Pour y accéder, le moyen le plus prisé est un vol en Cessna depuis Georgetown, offrant une vue aérienne saisissante sur les chutes avant d’atterrir sur une piste au cœur du parc. Les visiteurs peuvent ensuite explorer trois points d’observation emblématiques : Rainbow, Boy Scout et Johnson, chacun offrant un angle unique sur la majesté des cascades.

Pour accéder aux chutes de Kaieteur, le moyen le plus simple et populaire est de prendre un vol en Cessna depuis l’aéroport de Georgetown.

Ce vol en petit avion, souvent organisé par des tour-opérateurs locaux tels que Wilderness Explorers, Roraima Tours ou Air Guyana Tours, inclut une vue panoramique spectaculaire des chutes avant l’atterrissage sur la piste d’atterrissage du parc national de Kaieteur. Une fois sur place, une promenade guidée mène les visiteurs à trois points d’observation principaux pour admirer les chutes sous différents angles.

Pour les amateurs d’aventure, il est également possible d’atteindre les chutes par un trek de cinq jours à travers la forêt pluviale, proposé par des agences comme Rainforest Tours, bien que cette option exige une excellente condition physique. Les excursions d’une journée incluent généralement le vol, un guide compétent, ainsi que des collations après l’atterrissage.

Le parc national de Kaieteur, créé en 1929, est un des premiers espaces protégés d’Amérique latine. Il repose sur le bouclier des Guyanes, une formation géologique vieille de plus de deux milliards d’années. Cette zone regorge d’espèces endémiques et de découvertes biologiques encore récentes. La forêt environnante abrite une faune fascinante, incluant des grenouilles dorées (habitant dans les broméliacées) et des oiseaux rares comme le coq-de-roche orange.

Les chutes de Kaieteur sont également empreintes de légendes amérindiennes. Leur nom provient du chef Kai, qui, selon la tradition orale, se serait sacrifié en se jetant du haut de la cascade pour apaiser une guerre tribale. Cette aura mystique renforce l’attraction de l’endroit, certains locaux estimant que la zone est imprégnée d’énergies spirituelles.

28. New Amsterdam

Dans le nord-est du pays, avec ses 30 000 habitants, New Amsterdam est située dans la région de Berbice, à environ 100 kilomètres au sud-est de Georgetown, la capitale du Guyana. Cette ville au riche passé colonial est bordée par le fleuve Berbice, offrant une atmosphère paisible et une variété d’activités pour les visiteurs. Bien que relativement petite, elle est l’une des plus anciennes villes du pays, marquée par des édifices historiques datant du XIXᵉ siècle. L’inauguration en 2008 du pont sur le fleuve Berbice a permis de désenclaver New Amsterdam qui est maintenant rejointe par de nombreux minibus

Parmi ses sites phares, Mission Chapel est incontournable. Fondée en 1814, cette église fut la première à ouvrir ses portes aux esclaves affranchis. Reconstruite à plusieurs reprises après des incendies, elle peut aujourd’hui accueillir jusqu’à 1500 fidèles, ce qui en fait l’une des plus grandes églises du pays. L’Hôpital Public, datant de 1878, est également un édifice marquant de la ville, conçu par l’architecte Ceasar Castellani. À cela s’ajoute la mairie de 1868, un exemple typique de l’architecture coloniale, et l’église All Saints Scots, bâtie en 1838.

Le marché de New Amsterdam est une autre attraction importante. Installé dans l’ancien bâtiment de la mairie, ce marché de plus de 150 ans a été soigneusement restauré. Il est aujourd’hui un lieu de rencontres permettant de découvrir une large gamme de produits locaux. À proximité de la ville, des activités sur le fleuve Berbice permettent d’explorer les terres intérieures ou encore de visiter Fort Nassau, situé à 88 kilomètres au sud. Bien que la forteresse ait été détruite en 1763, ce lieu historique offre une plongée fascinante dans l’histoire de la révolte des esclaves.

Enfin, pour les amateurs de détente, la Plage 63, à 62 kilomètres au sud-est de New Amsterdam, offre une longue étendue de sable idéale pour des activités comme le beach-volley, la baignade et la pêche. Les visiteurs qui souhaitent voyager plus loin peuvent se rendre à Moleson Creek, à seulement 25 kilomètres, pour prendre un ferry vers le Suriname.

29. Le village de Surama

Le village de Surama, situé dans la région 9 de la Guyane, est un lieu enchanteur qui reflète l’harmonie entre nature et civilisation. Niché au cœur des savanes du nord de Rupununi et entouré par les majestueuses montagnes Pakaraimas, ce village abrite la tribu amérindienne Makushi. Ce lieu est une mosaïque unique de forêts tropicales et de paysages ouverts, où le mode de vie traditionnel des habitants s’accorde parfaitement avec leur environnement naturel. Le village de Surama est une invitation à ralentir, à se reconnecter avec la nature et à découvrir un mode de vie simple, axé sur la durabilité.

Le Surama Eco Lodge, situé au cœur du village, constitue une porte d’entrée idéale pour explorer cette région exceptionnelle. Classé parmi les meilleurs hébergements écologiques de la Guyane en 2011 par National Geographic, ce lodge propose des expériences authentiques. Les visiteurs peuvent participer à des randonnées guidées vers la montagne Surama ou naviguer sur la rivière Burro Burro pour observer la faune locale, comme les singes hurleurs, les toucans ou même les jaguars. Les visiteurs peuvent également apprendre les techniques de survie locales, comme la préparation du pain de manioc ou les méthodes de pêche traditionnelles.

30. L’île de Baganara

L’île de Baganara, située sur le fleuve Essequibo dans la région 7, dans le nord du pays est un véritable joyau tropical. Cette île privée de 187 acres, à quelques kilomètres de la ville de Bartica, offre un cadre idyllique pour les voyageurs en quête de détente et d’aventure. Faisant partie des 365 îles qui parsèment le fleuve Essequibo, Baganara est entourée de plages de sable doré et de forêts tropicales luxuriantes. Les visiteurs peuvent profiter d’un mélange parfait de tranquillité et d’activités excitantes dans cet écrin de nature. Avec son atmosphère paisible et exotique, Baganara est souvent décrite comme une retraite paradisiaque au cœur de la Guyane.

Le Baganara Island Resort, situé sur l’île, propose un hébergement confortable avec 17 chambres, dont 14 équipées de salles de bain privatives. Ce complexe offre une gamme d’activités pour satisfaire tous les goûts : baignade, kayak, ski nautique, pêche ou promenades dans la nature. Les amateurs de sport peuvent également profiter de terrains de volley-ball et de tennis de table. Pour les explorateurs, des excursions guidées en bateau permettent de découvrir les environs, notamment les chutes Marshall et les îles voisines. Une promenade à travers la jungle de l’île révèle la richesse de la faune et de la flore locales, tandis que les amateurs d’oiseaux seront ravis par les nombreuses espèces présentes dans la région.

31. Linden

Située à environ 100 kilomètres au sud de Georgetown, Linden est la deuxième plus grande ville du Guyana, avec une population d’environ 30 000 habitants. Connue principalement pour ses mines de bauxite, cette localité s’est progressivement ouverte au tourisme grâce à ses richesses naturelles et historiques. Les visiteurs peuvent découvrir le Linden Museum of Socio-Cultural Heritage, qui retrace l’histoire de la région depuis le XVIIIe siècle, ou encore explorer la célèbre roue à aube de Christiansburg, construite en 1895 pour alimenter une ancienne scierie. Ce vestige historique témoigne de l’importance de l’exploitation forestière dans l’économie régionale.

Linden est également une porte d’entrée vers des paysages spectaculaires. Le lac Bleu, situé dans le district de Mackenzie, est une attraction phare, célèbre pour sa couleur turquoise envoûtante et ses plages de sable blanc. Ce lac ainsi que les autres qui lui sont proches ont été créés par l’exploitation de la bauxite. À proximité, la localité de Rockstone, à 22 kilomètres, offre des possibilités de randonnée et d’écotourisme. La Gluck Island, située sur le fleuve Essequibo, enchante les amoureux de la nature avec ses nénuphars géants et sa faune variée, incluant caïmans, loutres géantes et aras colorés.

Enfin, Linden est un point de départ idéal pour des excursions fluviales sur le fleuve Demerara. Ces navigations permettent de découvrir des villages indigènes dont Maria Elizabeth, ainsi que des plages idylliques comme Butooba, où l’accueil chaleureux des locaux ajoute une dimension authentique à l’expérience.

32. Le village amérindien Annai

Annai, un village amérindien traditionnel, se situe dans les Rupununi, une vaste région sauvage du Guyana sur la route GeorgetownLethem. Habité par les communautés Makushi, ce lieu offre une immersion unique dans la culture autochtone. Les visiteurs peuvent participer à des ateliers artisanaux, découvrir les danses traditionnelles ou goûter à des plats locaux préparés avec des ingrédients récoltés sur place. Entouré de savanes et de forêts, le village est également une base idéale pour explorer les paysages spectaculaires de la région.

Les environs regorgent de richesses naturelles, telles que les sentiers menant à des points d’observation panoramiques ou les cours d’eau où il est possible de pratiquer la pêche traditionnelle. Les habitants d’Anai sont réputés pour leur hospitalité, offrant aux voyageurs une opportunité rare d’en apprendre davantage sur leurs coutumes ancestrales.

33. Les chutes de Kumu

Situées à seulement 30 minutes de route de Lethem, dans la région 9 du Guyana, les chutes de Kumu offrent un spectacle apaisant et majestueux. Cette cascade dévale gracieusement les rochers pour former des bassins naturels parfaits pour une baignade rafraîchissante. L’endroit est entouré d’une végétation luxuriante, créant un cadre idéal pour les pique-niques et les promenades en famille. La randonnée jusqu’aux chutes est accessible à tous, ce qui en fait une activité appréciée par les visiteurs de tous âges.

Pour atteindre les chutes, il convient de passer par le village de St. Ignatius en traversant un pont, avant de rejoindre le village de Kumu. L’entrée est gérée par une famille locale qui demande une modeste somme de 1 000 dollars guyaniens (environ 5 USD), bien que des accès non surveillés soient également disponibles.

Les bassins formés par les chutes sont réputés pour leur sécurité, même pour les nageurs novices, faisant des chutes de Kumu l’une des cascades les plus accueillantes de la région.

Les visiteurs venant de Georgetown, de Guyane ou du Brésil pourront trouver hébergement et guides locaux à Lethem, rendant l’exploration des chutes encore plus facile. Ces cascades invitent à une immersion paisible dans la nature guyanaise.

34. Les chutes de Moco Moco

Situées dans le village de Moco Moco, à proximité des chutes de Kumu, les chutes de Moco Moco offrent une expérience unique avec un charme authentique. Ces cascades sont entourées de magnifiques fleurs tropicales, particulièrement visibles le long des chemins menant à la zone des chutes, ajoutant une touche colorée et pittoresque au paysage.

Les villages de Kumu et de Moco Moco sont tous deux accessibles en suivant des pistes légèrement différentes après St. Ignatius. Les chutes de Moco Moco se distinguent également par leur histoire : elles étaient autrefois associées à une centrale hydroélectrique, dont la construction a laissé derrière elle un escalier de 999 marches. Bien que cet escalier soit fermé aux touristes en raison de la réhabilitation en cours de la centrale, il reste un symbole de l’ingéniosité humaine dans ce cadre naturel.

Le village de Moco Moco est une communauté indigène située à environ 24 kilomètres au sud-est de Lethem, au pied de la chaîne de montagnes Kanuku, dans les savanes de Rupununi. Parmi les autres activités, se trouvent la visite de la station hydroélectrique et de Black Rock.

35. Gluck Island

Gluck Island, une île inhabitée située sur le fleuve Essequibo, est une destination prisée des amateurs d’écotourisme. Elle est célèbre pour ses impressionnants nénuphars géants appelés Victoria amazonica, qui peuvent atteindre jusqu’à trois mètres de diamètre. Cette île offre une biodiversité exceptionnelle, abritant des caïmans, des loutres géantes, et une variété spectaculaire d’oiseaux, notamment des aras, des perroquets, et des hérons. Les visiteurs peuvent aussi apercevoir, depuis la plage, le poisson arapaima, le plus grand poisson d’eau douce du monde, mesurant jusqu’à trois mètres.

Outre l’observation de la faune, des activités comme le kayak, le canoë, ou encore les balades en VTT permettent d’explorer l’île de manière active. Les amateurs de nature apprécieront également la chasse aux papillons dans cet environnement luxuriant. L’île est caractérisée par ses plaines basses et sa forêt tropicale sempervirente, couvrant 73 % de sa surface. Cette végétation dense et diversifiée en fait un véritable sanctuaire écologique, riche en espèces endémiques et en écosystèmes interconnectés.

Avec une altitude maximale de 39 mètres au-dessus du niveau de la mer, Gluck Island est un paradis pour les amoureux de la nature et de la tranquillité, où chaque zone de végétation révèle un monde unique à découvrir.

36. Les chutes d’Uchii

Les chutes d’Uchii, également appelées chutes d’Uchii Meru, chutes d’Oshi, chutes d’Utschi ou encore chutes du Roi George VI, se dressent majestueusement près de la frontière vénézuélienne, dans la région 7 du Guyana. Ces chutes impressionnantes plongent de 214 mètres depuis un sommet de montagne, offrant un spectacle naturel saisissant. Leur immense cascade, qui se termine par un effondrement spectaculaire au pied de la montagne, illustre la puissance brute de la nature et attire les amateurs d’aventures en quête d’exploration dans des paysages vierges.

Accéder aux chutes d’Uchii est une véritable expédition. Le voyage commence au village de Paruima, dans la même région. De là, une randonnée de quatre jours attend le visiteur, traversant des prairies, des savanes et des montagnes. Chaque journée de marche dure en moyenne 5 heures, bien que cette durée puisse varier selon le niveau des participants.

Le chemin emprunté pour rejoindre les chutes est ponctué de merveilles naturelles, notamment les chutes de Kamarang, où les voyageurs peuvent faire une halte et admirer leur splendeur avant de poursuivre leur périple. Le camping en pleine nature, loin de toute civilisation, ajoute une dimension immersive et unique à cette aventure.

37. Les chutes de Tumung

Dans le centre du pays, les chutes de Tumung, situées dans le village de Maikwak, dans le nord des montagnes Pakaraimas (région 8), sont l’une des cascades les plus splendides du Guyana. Leur beauté exceptionnelle, renforcée par leur cadre sauvage et isolé, en fait une destination prisée des amateurs de paysages grandioses et de tranquillité. En plongeant dans les eaux cristallines, ces chutes offrent une expérience visuelle et sensorielle captivante qui illustre la richesse naturelle du pays.

Pour rejoindre les chutes de Tumung, il faut d’abord se rendre à Georgetown, puis prendre un avion jusqu’au village de Kopinang. De là, les visiteurs peuvent choisir de parcourir à pied les trois heures de randonnée menant au village de Maikwak ou d’utiliser un VTT pour réduire ce trajet à une heure. Le village de Maikwak accueille les voyageurs avec une maison d’hôtes proposant des repas et un hébergement à un coût abordable, offrant un point de départ idéal pour explorer les chutes. Il est à noter que les visiteurs doivent s’acquitter de droits d’entrée au village (6 000 GYD) ainsi que de frais de guide touristique (8 000 GYD par jour), mais ces dépenses valent largement l’expérience.

Les chutes de Tumung offrent bien plus qu’une simple vue spectaculaire : elles incarnent le caractère authentique et préservé du Guyana. Avec leur cadre enchanteur et leur accessibilité relativement aisée, elles constituent une destination idéale pour ceux qui souhaitent combiner aventure et détente tout en découvrant la splendeur cachée de ce pays d’Amérique du Sud.

38. Les chutes de Chiung

Dans l’ouest du pays, les chutes de Chiung, nichées dans le village de Kato (région 8), sont une autre merveille naturelle de la Guyane, bien que largement sous-estimées en termes de promotion touristique. Comme de nombreuses autres cascades du pays, elles restent méconnues du grand public, mais leur beauté unique attire de plus en plus d’attention à mesure que le tourisme se développe dans la région. Divisée en deux parties distinctes, cette cascade offre une expérience immersive, notamment pour les nageurs souhaitant explorer ses bassins profonds et ses eaux limpides.

Pour accéder aux chutes de Chiung, les visiteurs peuvent choisir entre un vol jusqu’au village de Kato ou une arrivée par sentier.

Une fois sur place, les explorateurs découvrent une cascade à deux niveaux : la partie supérieure est idéale pour admirer la vue et prendre des photos, tandis que la partie inférieure, plus large et profonde, nécessite de savoir nager pour l’explorer pleinement. Ce site unique allie aventure et relaxation, permettant aux visiteurs de profiter du calme environnant et de la splendeur des eaux qui se déversent dans un cadre naturel enchanteur.

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