
Au travers de cet article que nous avons voulu le plus complet possible, nous avons souhaité vous présenter tous les lieux d’intérêts incontournables du Botswana, ceux que vous devez absolument voir, ceux qui représentent son essence même. Certains d’entre eux sont évidents et connus de tous, mais d’autres sont des trésors cachés qui méritent d’être parcourus. C’est pour cette raison que nous espérons que cet article qui vous présente les incontournables du Botswana vous aidera à découvrir ce pays magnifique.
Situé en Afrique australe, le Botswana est un pays marqué par une histoire de résilience et de transformation. Anciennement protectorat britannique sous le nom de Bechuanaland, il obtient son indépendance en 1966 sous la direction de Sir Seretse Khama, premier président et figure emblématique de l’émancipation nationale. Contrairement à beaucoup de pays africains, le Botswana a connu une transition relativement pacifique vers l’indépendance, et son histoire post-coloniale est marquée par une stabilité politique rare dans la région. Grâce à une gestion prudente de ses ressources naturelles, notamment les diamants, le Botswana est aujourd’hui l’une des économies les plus prospères du continent.
Avec une superficie de 581 730 km², le Botswana est dominé par le désert du Kalahari, qui couvre environ 70 % du pays. Cependant, ce paysage aride abrite une incroyable diversité de vie sauvage. Le delta de l’Okavango, l’une des plus grandes zones humides intérieures du monde, est un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et attire des milliers de visiteurs chaque année pour ses safaris aquatiques uniques. Le parc national de Chobe, situé dans le nord du pays, est célèbre pour sa population massive d’éléphants, l’une des plus importantes au monde. Ce contraste entre les paysages désertiques et les écosystèmes luxuriants du delta offre un environnement naturel exceptionnel.
Le Botswana partage des frontières avec quatre pays : la Zambie, le Zimbabwe, la Namibie et l’Afrique du Sud. Sa position géographique en fait un acteur stratégique en Afrique australe, notamment grâce à son rôle dans la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), dont le siège est à Gaborone, la capitale du pays. L’économie botswanaise repose principalement sur l’exploitation des ressources naturelles, en particulier les diamants, qui représentent une grande part des exportations et des revenus du gouvernement. Le secteur minier est concentré autour de la ville de Jwaneng, où se trouve l’une des mines de diamants les plus riches au monde.
Avec une population d’environ 2,4 millions d’habitants, le Botswana est l’un des pays les moins densément peuplés du monde. La culture du pays est profondément enracinée dans les traditions du peuple tswana, qui forme la majorité de la population. L’anglais est la langue officielle, mais le setswana est largement parlé dans les affaires quotidiennes et les interactions sociales. Le Botswana est fier de ses racines culturelles, et les cérémonies traditionnelles, les danses et la musique jouent un rôle central dans la vie des communautés. Les Batswana ont su préserver leur identité culturelle tout en s’adaptant à la modernité.
Le Botswana est également réputé pour ses efforts de conservation de la faune sauvage. En plus du parc national de Chobe et du delta de l’Okavango, le pays abrite de vastes réserves comme la réserve de chasse du Kalahari central, qui permet aux visiteurs d’observer des lions, des girafes et des hyènes dans leur habitat naturel. Le pays a adopté une politique de tolérance zéro envers le braconnage, ce qui lui a permis de maintenir certaines des populations animales les plus intactes d’Afrique. Le tourisme, en particulier le tourisme de luxe axé sur les safaris, constitue une source de revenus croissante et un moteur clé de la diversification économique.
Malgré sa prospérité relative, le Botswana fait face à certains défis, notamment dans la lutte contre le VIH/SIDA, qui reste un problème majeur de santé publique. Le gouvernement a mis en place des programmes de traitement ambitieux et a travaillé en partenariat avec des organisations internationales pour atténuer les effets de l’épidémie. Sur le plan économique, la diversification reste un objectif clé, le pays cherchant à réduire sa dépendance vis-à-vis des ressources minérales et à développer des secteurs tels que l’agriculture, le tourisme et la technologie.
Aujourd’hui, le Botswana est un modèle de stabilité et de bonne gouvernance en Afrique. Le pays continue d’investir dans ses infrastructures et son capital humain tout en préservant son environnement naturel exceptionnel. Fort de son histoire de succès économique et de sa politique de conservation, le Botswana aspire à se positionner comme une destination de choix pour les touristes en quête de nature sauvage, tout en consolidant sa réputation en tant que nation pacifique et prospère en Afrique.
Fiche pays botswana
1. Collines de Tsodilo
Les collines de Tsodilo s’élèvent majestueusement au-dessus de la brousse du Kalahari, offrant une vision saisissante et un sentiment palpable de mysticisme. Ce site sacré, profondément vénéré par les San et les Hambukushu, abrite des esprits ancestraux auxquels ces peuples attribuent des pouvoirs spirituels. Depuis plus de 100 000 ans, les San y pratiquent des rituels et des prières, souvent pour demander de la pluie ou de l’aide. Les parois rocheuses ornées de peintures millénaires témoignent de ce lien intime avec la nature et les divinités. Ces fresques mystérieuses, qui demeurent largement inexpliquées, font de Tsodilo un lieu fascinant pour les amateurs d’histoire et d’archéologie.
Les collines de l’Homme, de la Femme et de l’Enfant sont les trois formations rocheuses principales autour desquelles les fouilles archéologiques révèlent des preuves d’occupation humaine continue depuis la préhistoire. Parmi les artefacts découverts figurent des objets en poterie, en fer, et même des perles de verre vieilles de plusieurs siècles, témoignant des échanges commerciaux entre les populations locales et des régions aussi éloignées que l’Afrique centrale et l’Asie. La richesse des découvertes archéologiques et la beauté des peintures rupestres font de Tsodilo un trésor unique, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2002.
Ces fresques, au nombre de 4 000, représentent principalement des animaux, domestiques et sauvages, avec une prévalence d’espèces comme les rhinocéros et les élans, souvent isolés ou associés à des motifs géométriques. Leur style distinct et leur éloignement des autres sites d’art rupestre en Afrique australe renforcent le caractère mystique et unique de ce lieu. Les sentiers de randonnée, tels que le Rhino Trail et le Lion Trail, permettent aux visiteurs d’explorer cette région préservée tout en étant guidés par les descendants des peuples qui habitent encore ces terres ancestrales.

2. Parc national de Chobe
Le parc national de Chobe est l’un des plus beaux et des plus riches sanctuaires de la faune en Afrique. Situé dans le nord du Botswana, il s’étend sur 11 700 km² et il est principalement caractérisé par la majestueuse rivière Chobe qui trace un ruban scintillant à travers le parc. Créé en 1968, ce parc est célèbre pour abriter la plus grande population d’éléphants du continent, avec environ 120 000 individus, qui se rassemblent sur les rives de la rivière Chobe lors de la saison sèche pour boire et se baigner. La concentration de faune est telle qu’un safari le long de la rivière peut permettre d’observer jusqu’à 15 espèces d’animaux différentes en une seule sortie.
Le parc est divisé en plusieurs régions géographiques distinctes, chacune offrant une expérience unique. La région de Serondella, avec ses rives verdoyantes, est la plus accessible et populaire pour les safaris, où les troupeaux d’éléphants et de buffles du Cap abondent. En plus des éléphants, les visiteurs peuvent observer des girafes, des impalas, des koudous, et divers prédateurs tels que lions, léopards et hyènes. La diversité ornithologique est également stupéfiante avec plus de 460 espèces d’oiseaux, notamment le calao trompette et l’aigle pêcheur africain, faisant de Chobe un site de choix pour les safaris ornithologiques.
La rivière Chobe elle-même est une source de vie et une voie d’exploration pour les visiteurs. Des croisières en bateau permettent d’admirer la faune d’un point de vue différent, avec des hippopotames, des crocodiles et une incroyable variété d’oiseaux aquatiques.

3. Réserve de gibier du nord de Tuli
La réserve de gibier du nord de Tuli est un véritable joyau situé à l’extrémité nord-est du Botswana, dans une région où se rencontrent trois pays : le Botswana, le Zimbabwe et l’Afrique du Sud. Cette réserve privée s’étend sur 71 000 hectares et elle est bordée par les rivières Shashe, Motloutse et Limpopo, formant des frontières naturelles. Les paysages y sont d’une beauté saisissante, avec des falaises de grès imposantes, des formations basaltiques et des kopjes aux formes étonnantes, entrecoupées de forêts riveraines et de zones de brousse dense.
La réserve abrite une faune spectaculaire, comprenant 48 espèces de mammifères et plus de 350 espèces d’oiseaux. Des troupeaux d’éléphants, de koudous, de zèbres, et de gnous parcourent les vastes plaines, tandis que des prédateurs comme les lions, les léopards et les guépards rôdent dans les ombres. La réserve de Mashatu, l’une des principales concessions, propose des safaris uniques où les visiteurs peuvent accompagner des chercheurs pour en apprendre davantage sur la vie et les comportements des éléphants et des grands prédateurs.
Les paysages et les attractions historiques de Tuli ajoutent encore à son attrait. Des sites archéologiques datant de l’âge du fer révèlent une histoire riche et complexe, avec des artefacts provenant des anciennes civilisations de Mapungubwe et Leopard’s Kopje, dont les réseaux commerciaux s’étendaient jusqu’en Égypte et en Asie. La réserve est un site clé dans la conservation transfrontalière, avec la zone de conservation de Shashe-Limpopo en projet, offrant ainsi un modèle exemplaire de gestion durable des ressources naturelles partagées.
La réserve est adjacente à une zone plus vaste de l’est du Botswana appelée Tuli Block. La réserve de chasse du nord de Tuli, large de dix kilomètres, est une bande de terre qui s’étend sur 180 kilomètres au sud de Martin’s Drift, et comprend une série de fermes agricoles et de chasse commerciales, dont plusieurs proposent également des installations touristiques.
Les forêts de mophane, les forêts riveraines et les formations de grès créent un décor à couper le souffle pour la colline de Mapungubwe. La région est riche en faune, notamment en rhinocéros blancs, éléphants, girafes, gemsboks, élans, lions, léopards et hyènes, ainsi qu’en plus de 400 espèces d’oiseaux.
Les visites des villages locaux constituent souvent un moment fort d’un voyage à Tuli. Une excursion matinale dans le village de Motlhabaneng est une sortie agréable. Elle consiste en une visite au kgotla pour discuter avec le chef du village, puis de l’école primaire locale où les enfants peuvent revêtir des vêtements traditionnels pour faire une démonstration de danse locale.
D’anciennes peintures rupestres, certainement créées par les premiers habitants de l’Afrique australe, les San, peuvent également être observées aux abords de Motlhabaneng. Ces images représentent des personnes, des animaux, des scènes de chasse et des créatures mythologiques, qui font partie de la cosmologie complexe et du système de croyances des San.
Le mur de Salomon est un phénomène naturel unique dans la région. Il est une digue de basalte de 30 mètres de haut qui formait autrefois un barrage naturel aux parois abruptes sur la rivière Motloutse. Il retenait autrefois un grand lac, dont les chutes d’eau se déversaient par-dessus le mur. Les nombreuses pierres semi-précieuses (par exemple du quartz et de l’agate) retrouvées le long du lit de la rivière Motloutse témoignent de l’existence de ce grand lac.
De grands arbres à fièvre bordent la plage naturelle, créant ainsi un lieu de pique-nique ombragé. Les visiteurs ne peuvent accéder au mur de Salomon qu’avec un véhicule à quatre roues motrices.

4. Parc national de Nxai Pan
Le parc national de Nxai Pan, situé au nord du Botswana, s’étend sur environ 2 100 km² et est l’une des principales attractions naturelles du pays. Faisant partie du vaste complexe de Makgadikgadi, ce parc abrite une série de bassins salés asséchés, dont le Nxai Pan, le Kgama-Kgama Pan et le Kudiakam Pan, qui étaient autrefois des lacs. Ces bassins, aujourd’hui recouverts d’herbes et parsemés de petits acacias, forment un paysage unique, particulièrement vibrant durant la saison des pluies. Pendant cette période, les bassins se remplissent d’eau, attirant une faune sauvage spectaculaire. De nombreux points d’eau artificiels, intégrés dans le parc, permettent d’observer des espèces toute l’année, mais entre décembre et avril, après des pluies abondantes, le parc est le plus vivant. Les visiteurs peuvent voir des zèbres, des gnous, des springboks, ainsi que des prédateurs tels que des lions, des guépards et des hyènes brunes. Les majestueuses girafes et les éléphants se déplacent également entre les arbres d’acacia.
Le parc, bien que relativement isolé, est accessible via la route Nata-Maun, à seulement 50 kilomètres de la voie principale, rendant la visite pratique pour les aventuriers. Les vastes plaines herbeuses du Nxai Pan offrent des opportunités d’observation saisissantes, et la région est particulièrement populaire auprès des photographes de nature, captivés par le contraste entre les pans et la vie animale qui s’y déploie. Ce site naturel est également riche en patrimoine culturel, avec des baobabs de Baines situés à proximité, à environ 30 kilomètres du parc. Ces arbres majestueux, peints par Thomas Baines, sont nommés d’après cet explorateur du XIXe siècle, qui a parcouru cette région tout en capturant sa beauté dans ses œuvres.

5. Réserve animalière de Makgadikgadi Pans
La réserve animalière de Makgadikgadi Pans, vaste de 3 900 km², constitue une autre partie essentielle de l’écosystème du Botswana, partageant ses limites avec le parc national de Nxai Pan, tout en étant séparée par la route Nata-Maun. La réserve est caractérisée par de vastes plaines herbeuses, des forêts d’acacias et une diversité faunique impressionnante, en particulier pendant la saison des pluies, lorsque les zèbres et gnous entreprennent leur migration annuelle vers l’ouest. Parmi les autres espèces, se trouvent des koudous, des élans, des bubales rouges, et des élans. La richesse de la réserve ne réside pas seulement dans sa faune actuelle, mais aussi dans son patrimoine archéologique. La région des Makgadikgadi est habitée depuis l’âge de pierre, et plusieurs sites historiques contiennent des outils anciens, ainsi que des vestiges d’os de poissons et d’animaux chassés par les premiers habitants.
La diversité des écosystèmes, combinée à l’histoire humaine, rend cette réserve unique. Ses plaines herbeuses, inondées de lumière, et ses marais, où se pressent flamants roses et autres oiseaux migrateurs, attirent également les passionnés d’ornithologie. En période de crue, les bassins se transforment en refuges pour une faune variée, créant des scènes de vie sauvage captivantes pour ceux qui se trouvent à proximité.
Situés à environ 30 kilomètres de l’entrée du parc national de Nxai Pan, les baobabs de Baines sont un incontournable pour tout visiteur voyageant dans cette partie du Botswana. Ce site abrite sept baobabs gigantesques et noueux, nommés d’après l’explorateur du XIXe siècle Thomas Baines.

6. Les bassins de Makgadikgadi et de Nxai
Les bassins de Makgadikgadi et de Nxai forment ensemble une vaste étendue marécageuse, à la fois austère et captivante. Ces bassins couvrent plus de 12 000 km², une surface similaire au Portugal, et sont considérés comme l’une des plus grandes salines du monde. Ce paysage, généralement aride, se transforme complètement après de fortes pluies. Les bassins les plus imposants, le Sowa à l’est et le Ntwetwe à l’ouest, attirent des milliers de flamants roses et autres oiseaux migrateurs, créant une scène spectaculaire lorsque ces grands lacs saisonniers se forment. Ces eaux, souvent alimentées par les rivières Nata, Tutume et Mosetse, inondent les plaines herbeuses, recréant une partie du vaste lac préhistorique qui couvrait autrefois cette région. Au nord de ces deux bassins se trouvent Kudiakam Pan, Nxai Pan et Kaucaca Pan.
Outre les spectacles ornithologiques, les bassins de Makgadikgadi offrent une expérience visuelle exceptionnelle. Les bords des bassins sont tapissés d’herbes qui contrastent avec les terres salées et sèches au centre. Les dunes de sable et les îles rocheuses qui parsèment la région ajoutent à l’aspect surréaliste du paysage, tandis que les silhouettes imposantes des baobabs au coucher du soleil accentuent la beauté dramatique de cette partie du Botswana. Ce territoire austère, autrefois traversé par l’explorateur David Livingstone, continue de captiver les visiteurs par son immensité et son silence presque irréel, créant une ambiance à la fois mystique et envoûtante.

7. Savuti
Savuti est l’une des régions les plus fascinantes du parc national de Chobe, située au cœur du Botswana. Cette zone est réputée pour ses grandes populations de prédateurs, dont des lions, des hyènes et des guépards, qui se disputent les proies abondantes sur les vastes plaines. Contrairement à d’autres régions de Chobe, les antilopes aquatiques sont rares à Savuti, mais les troupeaux d’éléphants, de buffles et de zèbres sont une vision quotidienne, surtout pendant la saison sèche.
Le canal de Savuti est un mystère géologique. Ce cours d’eau, qui s’écoule depuis la rivière Linyanti, parcourt près de 100 kilomètres, nourrissant le marais de Savuti avant de se jeter dans la dépression de Mababe. Le marais de Savuti, lorsqu’il est inondé, attire des milliers d’oiseaux migrateurs et de vastes troupeaux d’herbivores, notamment des zèbres, qui s’y retrouvent chaque année pour se nourrir des prairies fertiles. Cependant, le canal a connu des périodes d’assèchement inexpliquées, qui ont parfois duré des décennies, probablement dues à des mouvements tectoniques. Ces interruptions périodiques ont un impact significatif sur l’écosystème, modifiant le paysage en provoquant la mort de nombreux arbres.

8. Linyanti
À l’extrême nord du Botswana, Linyanti est une zone sauvage remarquable, située entre le parc national de Chobe et le delta de l’Okavango. Les marais de Linyanti se forment grâce à la rivière du même nom, qui reçoit les eaux du fleuve Kwando après son passage dans la bande de Caprivi, en Namibie. Ces marais offrent une faune d’une richesse inégalée, avec des lagons, des canaux et des prairies verdoyantes qui attirent une multitude d’animaux, dont des éléphants, des hippopotames et une variété d’oiseaux.
Les marais de Linyanti partagent de nombreuses similitudes avec ceux du delta de l’Okavango, mais offrent une expérience plus isolée et exclusive. La forêt riveraine dense qui borde les canaux constitue un habitat parfait pour des espèces rares et discrètes comme le sitatunga. La tranquillité de la région, loin des foules touristiques, permet aux visiteurs de s’immerger dans une nature intacte. Les camps de la région, souvent de petite taille et privés, permettent une immersion totale au cœur de la brousse africaine.
Pendant la saison sèche, Linyanti devient une oasis pour les grandes migrations d’animaux. Les troupeaux d’éléphants, de buffles, de gnous et de zèbres se déplacent vers les rivières pour s’abreuver, attirant à leur suite les grands prédateurs, comme les lions, les guépards et les léopards.

9. Parc transfrontalier de Kgalagadi
Le parc transfrontalier de Kgalagadi est une étendue sauvage de 37 000 km² située entre le Botswana et l’Afrique du Sud. Créé en 1999, ce parc représente une des plus vastes aires protégées d’Afrique. Situé à l’extrême sud-ouest du Botswana, il est le fruit d’une collaboration unique entre les deux pays, permettant à la faune de circuler librement entre leurs frontières. Le paysage est marqué par des vallées fluviales fossilisées, des dunes de sable rouge et des prairies, offrant des panoramas saisissants sur le désert du Kalahari.
| Les formalités d’immigration et de douane permettent aux voyageurs d’entrer dans le parc dans un pays et de le quitter dans l’autre. Le principal point d’entrée et de sortie entre les deux pays se situe à la porte Two Rivers/Twee Rivieren, qui dispose également d’installations de camping, de chalets, de boutiques et d’un restaurant. La frontière nationale avec l’Afrique du Sud longe le lit asséché de la rivière Nossob, et les trois quarts de la zone du KTP se trouvent à l’intérieur des frontières du Botswana. Actuellement, le KTP est visité par des campeurs autonomes, et quelques opérateurs proposent des circuits mobiles. Il y a trois zones principales à explorer : la vallée de la rivière Nossob, le long de la frontière entre l’Afrique du Sud et le Botswana ; les sentiers sauvages du côté du Botswana et ce qui était autrefois la réserve de chasse de Mabuasehube, désormais intégrée au KTP à son extrémité la plus au nord-est. Pour préserver l’expérience de nature sauvage du KTP, les autorités contrôlent strictement le nombre de véhicules qui empruntent les sentiers de nature sauvage, le nombre de nuits qu’un groupe de campeurs peut passer sur un terrain de camping (généralement limité à une nuit) et le nombre de personnes dans chaque camp. Il est donc essentiel de réserver bien à l’avance. Les campeurs autonomes doivent voyager dans un convoi d’au moins deux véhicules, et les routes accidentées et sablonneuses signifient que les explorateurs intrépides n’utilisent que des véhicules 4×4 bien équipés. |
Le parc est surtout connu pour sa faune abondante, notamment les grands prédateurs du Kalahari comme le lion à crinière noire, le guépard et la hyène brune. Les antilopes, dont le springbok et le gemsbok, sont omniprésentes, tandis que les oiseaux de proie survolent les dunes à la recherche de nourriture. La vallée de la Nossob, une rivière asséchée qui forme la frontière entre les deux pays, est l’une des principales zones d’observation de la faune. Les points d’eau le long de la rivière attirent une grande diversité d’animaux, créant des scènes d’observation spectaculaires.
À Mabuasehube, le terrain est un mélange de savane arborée et arbustive typique de Kgalagadi avec des parcelles de savane herbeuse ouverte. Cette zone comprend une série de vastes bassins, qui constituent le principal centre d’intérêt de la réserve. Des emplacements de camping parsèment les différents bassins, et nombre d’entre eux sont situés sur de légers promontoires, offrant une vue presque dégagée, ce qui permet d’observer le gibier directement depuis votre chaise de camp.
Trois des plus grands bassins se trouvent le long de la route principale : Bosobogolo, Mpayathutlwa et Mabuasehube. D’autres, comme Leshologago, Khiding et le complexe de la vallée fossile appelé Monamodi, sont reliés aux plus grands bassins par des pistes de sable.

10. Réserve de chasse de Khutse
La réserve de chasse de Khutse, située à seulement 240 kilomètres de Gaborone, constitue une destination privilégiée pour les amateurs de safari et les résidents de la capitale botswanaise. Ce trajet traverse des paysages fascinants du Kalahari, incluant des villages tels que Molepolole. Créée en 1971, la réserve de Khutse, couvre une superficie de 2 500 km², regroupant les différents types d’habitats typiques du Kalahari : des prairies vallonnées aux lits de rivières asséchées, en passant par les cuvettes herbeuses et les dunes fossiles. Elle partage une frontière naturelle avec la réserve de gibier du Kalahari central au nord, sans barrière physique, permettant une libre circulation de la faune entre les deux zones.
Les paysages de Khutse racontent une histoire géologique fascinante, marquée par un ancien réseau fluvial qui alimentait jadis le lac préhistorique de Makgadikgadi. Aujourd’hui, les cuvettes de Motailane, Moreswa, et Molose sont des vestiges de ce système, devenant des points d’eau essentiels pour la faune locale, particulièrement après les périodes de pluie. Les points d’eau artificiels, comme à Moreswa et Molose, permettent d’observer les animaux tout au long de l’année. Des espèces comme le springbok, le gemsbok, la girafe, le gnou et le koudou sont fréquemment aperçues, attirant les prédateurs habituels tels que le lion, le léopard et le guépard.
Le Khutse Kalahari Lodge, situé à proximité de l’entrée de la réserve, à environ 10 kilomètres, offre aux visiteurs la possibilité d’organiser des randonnées guidées par des San, premiers habitants du Kalahari, et d’acheter leurs arts et artisanats traditionnels. Le lodge sert également de point de départ pour des circuits agréables autour de la réserve, comme la boucle de 24 kilomètres autour des cuvettes de Sekhushwe et Mohurusile, ou le plus long trajet vers Moreswa, soit un aller-retour de 120 kmkilomètres

11. Réserve de gibier du Kalahari central
La réserve de gibier du Kalahari central (CKGR), avec ses 52 800 km², est la plus grande réserve faunique d’Afrique australe et la deuxième plus vaste au monde. Son immensité et sa beauté sauvage offrent une expérience unique, marquée par l’immensité des herbes dorées qui s’étendent jusqu’à l’horizon, ponctuées d’arbres nains et de buissons. Ce paysage désertique est caractérisé par de vastes étendues de terre plate, entourées par un ciel aux teintes bleu-blanc. La nuit, les étoiles illuminent le ciel, offrant un spectacle éblouissant.
Pendant les bonnes pluies d’été, les plaines du nord regorgent de vie sauvage, avec des troupeaux de springboks, de gemsboks, de gnous et de bubales se nourrissant dans les prairies. La vallée de la Déception au nord de la réserve, est un lieu incontournable, attirant une concentration d’herbivores, et par conséquent, de prédateurs tels que les lions et les guépards. Cette zone est également l’une des plus fréquentées par les visiteurs, avec plusieurs campings publics proches de la porte Matswere à l’est.
Les autres zones populaires incluent les Sunday et Leopard Pans, ainsi que la vallée de Passarge et le Piper’s Pan au sud. Ce désert intérieur, qui englobe la majorité du Botswana et une partie de la Namibie et de l’Afrique du Sud, reçoit moins de 250 mm de précipitations annuelles, renforçant le caractère aride et mystérieux de cette vaste région.Pendant et peu après les bonnes pluies d’été, les prairies plates du nord de la réserve regorgent d’animaux sauvages qui se rassemblent dans les meilleures zones de pâturage. Le sable de Terminalia argenté, les acacias des sables du Kalahari et les pommiers à feuilles du Kalahari dominent le paysage, entrecoupé de prairies et parsemé de dunes, de cuvettes et de vallées fluviales fossiles peu profondes.

12. Réserve de chasse de Moremi
La réserve de chasse de Moremi, située dans le delta de l’Okavango, est une réserve emblématique, reconnue pour la richesse de sa biodiversité. Créée en 1963 par les Batawana du Ngamiland, elle couvre environ 3 900 km², englobant la langue de Moremi et Chief’s Island. La réserve est réputée pour ses magnifiques paysages de plaines inondables, de voies navigables et de forêts, qui abritent une faune diversifiée, incluant les Big Five. Les rhinocéros noirs et blancs ont été réintroduits dans la région, renforçant l’attraction de Moremi pour les passionnés de la vie sauvage.
La réserve offre d’excellentes possibilités d’observation des oiseaux, avec plus de 400 espèces recensées, dont certaines en voie de disparition. Le camping rustique du Third Bridge, situé près de la rivière Sekiri, est particulièrement apprécié, offrant des couchers de soleil mémorables sur les eaux du delta.

13. Delta de l’Okavango
Le delta de l’Okavango est l’une des destinations sauvages les plus exclusives au monde. Ce site classé au patrimoine mondial de l’Unesco est la toile de fond du grand spectacle de l’Afrique sauvage, offrant des expériences de nature sauvage sans précédent dans un delta intérieur serein comme nulle part ailleurs. Le delta de l’Okavango, une merveille naturelle unique située au cœur du Kalahari, est un écosystème riche et complexe qui allie zones humides et terres arides. Il est le plus grand delta intérieur du monde, s’étendant sur une superficie pouvant varier entre 15 000 et 22 000 kilomètres carrés selon les saisons. Ce dédale de canaux sinueux, de lagons étincelants, de marécages et d’îles verdoyantes est alimenté par le fleuve Okavango, qui prend sa source dans les montagnes de l’Angola. Alors qu’il s’écoule lentement vers le sud, le fleuve s’évapore au sein du désert aride du Kalahari, créant un contraste saisissant entre l’eau et la sécheresse environnante. Ce phénomène naturel rare et complexe fait du delta un véritable « joyau » au cœur de l’Afrique.
Le delta de l’Okavango est divisé en trois grandes zones géographiques. Le Panhandle, une région située au nord du delta, s’étend sur environ 80 kilomètres à partir de Mohembo, où le fleuve traverse la frontière entre la Namibie et le Botswana. Cette zone est bordée de vastes marécages inondés chaque année et est idéale pour les amateurs de pêche et d’observation d’oiseaux. Les visiteurs peuvent aussi découvrir des villages traditionnels nichés le long des berges, où les habitants vivent en harmonie avec cet environnement aquatique. Plus au sud, le delta en forme d’éventail émerge, avec ses mosaïques de canaux, de prairies inondées et de forêts luxuriantes, créant un havre pour une grande diversité de faune et de flore.
La région centrale du delta est dominée par de vastes marécages permanents et des îles bordées de palmiers, où la végétation est dense et variée. S’y trouvent des espèces végétales telles que le figuier sycomore, l’acacia et le mangoustan africain. Les marais saisonniers, qui se forment pendant la saison des pluies, permettent à de nombreuses espèces animales de prospérer, notamment l’éléphant, le buffle, l’hippopotame et le cobe lechwe rouge. La zone la plus au sud du delta, appelée les terres arides, est principalement constituée de broussailles et d’acacias, et abrite des animaux qui se retirent dans cette région pendant les mois les plus secs. Des masses continentales importantes, telles que l’île Chief et la crête de Matsebi, émergent au milieu de cette zone aride, offrant des panoramas spectaculaires sur le delta et ses environs.
Le delta de l’Okavango est aussi réputé pour la diversité et l’abondance de sa faune. Une étude récente a recensé 122 espèces de mammifères, 71 espèces de poissons, 444 espèces d’oiseaux, ainsi que plusieurs espèces de reptiles et d’amphibiens. Le delta abrite également des espèces en danger, telles que le rhinocéros noir et le rhinocéros blanc, dont les populations ont été réintroduites avec succès. Les safaris à la découverte des grands prédateurs, comme le lion, le léopard et le guépard, sont parmi les principales activités dans la région, tout comme les promenades en mokoro, les pirogues traditionnelles utilisées par les habitants pour naviguer sur les canaux peu profonds. Ces excursions offrent aux visiteurs une perspective unique sur cet écosystème fragile, tout en les plongeant dans une atmosphère de sérénité.
Les activités proposées dans le delta de l’Okavango permettent aux visiteurs de s’immerger pleinement dans la nature sauvage. Outre les safaris et les balades en mokoro, les excursions en bateau rapide, les apéritifs en pleine nature et les dîners sous les étoiles créent des moments inoubliables. La nuit, les visiteurs peuvent profiter des feux de camp dans les camps de brousse, tout en écoutant les sons mystérieux de la savane.

14. Monument commémoratif de Lesoma
Le monument commémoratif de Lesoma rend hommage à un épisode tragique de l’histoire du Botswana, survenu en 1977, lorsque la guerre civile qui déchirait le Zimbabwe, alors appelé Rhodésie, a débordé sur le territoire botswanais. Ce conflit, marqué par la brutalité et la violence, a provoqué la mort de 15 soldats des forces de défense botswanaises dans le village de Lesoma, situé à la frontière entre les deux pays. Bien que ce drame ait endeuillé la nation, il a également renforcé la volonté du Botswana de préserver sa neutralité et de rester un havre de paix dans une région tourmentée par les guerres civiles.
Le monument, érigé en hommage aux soldats tombés, se dresse dans ce village du nord du Botswana, non loin de la ville de Kasane et du parc national de Chobe. L’emplacement symbolique du mémorial, à proximité de la frontière zimbabwéenne, rappelle les tensions qui régnaient dans la région à cette époque. Malgré la proximité du conflit, le Botswana n’a jamais dévié de son engagement en faveur de la paix, une position courageuse et résolue qui a contribué à façonner son identité en tant que nation stable et pacifique.
Aujourd’hui, le monument de Lesoma est non seulement un lieu de recueillement pour les familles des soldats disparus, mais aussi un symbole de l’attachement profond du Botswana à la paix et à la coopération régionale.
15. Poêles Ngwenzumba
Les poêles Ngwezumba forment un vaste ensemble de cuvettes d’argile situées à environ 70 kilomètres au sud de la rivière Chobe, dans le nord du Botswana. Ces cuvettes sont entourées de forêts de Mophane et de plaines herbeuses qui s’étendent à perte de vue. Durant la saison des pluies, les cuvettes se remplissent d’eau, créant ainsi des oasis temporaires au milieu des paysages arides du Kalahari. Cette transformation saisonnière attire une faune abondante, notamment des éléphants, des buffles et des antilopes, qui viennent s’abreuver loin des rivières permanentes telles que la Linyanti et la Chobe.
La faune des poêles Ngwezumba est particulièrement variée durant cette période, offrant aux visiteurs une opportunité unique d’observer des animaux dans un environnement où ils sont habituellement rares en dehors de la saison des pluies. Les plaines herbeuses environnantes se couvrent de végétation, attirant les herbivores, tandis que les prédateurs comme les lions et les léopards suivent leurs proies.
16. Empreintes de pas de Matsieng
Les empreintes de pas de Matsieng, situées près du village de Rasesa, sur la route entre Gaborone et Francistown, constituent un des sites archéologiques et mythologiques les plus intrigants du Botswana. Ce monument national, composé d’une large dalle de grès ornée de gravures anciennes et de deux trous profonds, est associé à la légende du géant Matsieng, considéré comme le premier ancêtre des Batswana. Selon la légende, Matsieng, un homme géant unijambiste, serait sorti de l’un de ces trous, suivi de son peuple, de ses animaux domestiques et des animaux sauvages qui peuplent encore aujourd’hui les terres du Botswana.
Les gravures, bien que pâlies par les siècles, sont attribuées aux bergers Khoe, un peuple ancien qui aurait habité cette région il y a environ un millénaire. Les traces laissées par ces artistes témoignent de l’importance spirituelle et culturelle de cet endroit.

17. Peintures rupestres de Manyana
Les peintures rupestres de Manyana, situées près de Gaborone, constituent un site fascinant de l’histoire ancienne du Botswana. Ce site est l’un des plus visités de la région, notamment en raison de la diversité et de la richesse des peintures qui ornent les parois de la falaise. Réparties sur cinq sections distinctes, ces œuvres datent d’entre 1 100 et 1 700, réalisées par des bergers Khoe. Ces peintures représentent des scènes variées, incluant des girafes, des antilopes, des figures humaines et des motifs géométriques, qui capturent un fragment de la vie et des croyances de l’époque. Ce lieu, classé monument national, est accessible via un gardien, assurant la préservation de ce précieux héritage culturel.
En plus des peintures, le site abrite un autre lieu d’importance historique : l’arbre de Livingstone, un imposant figuier sous lequel l’explorateur David Livingstone aurait prêché lors de ses missions dans la région. Cet arbre, situé à l’extrémité sud du village de Manyana, est lui aussi protégé par une clôture, ses branches massives atteignant aujourd’hui le sol. Ce monument naturel est un symbole fort du passage des Européens en Afrique australe, marquant un point de rencontre entre les traditions locales et les premières incursions missionnaires européennes.
18. Le vieux Palapye
Le vieux Palapye est un site archéologique et historique de première importance au Botswana, situé au pied des collines de Tswapong. Ancienne capitale des Bangwato, sous la direction de Khama III, ce site a été occupé de 1889 à 1902, période durant laquelle il comptait jusqu’à 300 000 habitants, y compris des missionnaires et des chasseurs européens. Ce village, également connu sous le nom de Phalatswe, a joué un rôle fondamental dans l’histoire du pays, notamment en tant que centre de défense contre les incursions des Ndebele et en tant que lieu de rencontre entre les Européens et les Batswana.
Le vieux Palapye est marqué par des ruines de murs en pierre, des dépotoirs de rondavels, et les vestiges d’une prison, d’un marché et de tombes historiques. L’un des monuments les plus emblématiques de ce site est l’église de la London Missionary Society, construite entre 1891 et 1894. Bien que la façade et l’arrière de cette église en briques cuites soient encore debout, elles donnent un aperçu des efforts énormes déployés pour la construction à cette époque. Le village de Palapye lui-même, bien que capitale pendant seulement treize ans, est un témoignage de l’importance historique et spirituelle de la région pour le Botswana.
En plus de son héritage historique, le vieux Palapye est également un sanctuaire pour la faune. Des animaux comme les babouins, les singes vervets, les porcs-épics, et parfois des léopards, habitent encore les environs. De plus, deux colonies de vautours du Cap prospèrent dans la région, offrant un attrait supplémentaire pour les amoureux de la nature.

19. Kolobeng
La mission de Kolobeng, située à environ 20 kilomètres à l’ouest de Gaborone, est un autre site profondément ancré dans l’histoire missionnaire du Botswana. Il s’agit de la troisième et dernière mission établie par David Livingstone, célèbre explorateur et missionnaire. C’est ici qu’il construisit une maison et une église, lieux où il convertit de nombreux Bakwena au christianisme aux côtés de sa femme, Mary Livingstone. L’un des aspects les plus émouvants de ce site est la tombe de leur fille Elizabeth, décédée à l’âge de six semaines, marquant un lien tragique mais indélébile avec ce lieu sacré.
Aujourd’hui classé monument national, le site de Kolobeng ne conserve que les fondations de la maison de Livingstone, mais ces ruines sont un puissant rappel de l’impact des missions chrétiennes au XIXe siècle sur le Botswana. En dépit de l’apparente simplicité des vestiges, le lieu reste chargé de symbolisme. Il raconte l’histoire des efforts de Livingstone pour éduquer et convertir les peuples locaux, tout en servant de point de départ pour ses futures expéditions à travers l’Afrique australe.
20. Collines de Tswapong
Les collines de Tswapong, situées à l’est de Palapye, se dressent majestueusement à environ 400 mètres au-dessus des plaines environnantes. Ces formations géologiques, vieilles de plus d’un milliard d’années, s’étendent sur une distance impressionnante de 60 kilomètres, mesurant 20 kilomètres de large. L’histoire de cette région est profondément ancrée dans le sol de ces montagnes anciennes. Les collines de Tswapong abritent des sites archéologiques fascinants, certains remontant à l’époque des premiers peuples de langue bantoue en Afrique australe. Parmi les découvertes les plus importantes se trouvent des fragments de poterie magnifiquement décorés datant du premier millénaire, témoignant de la présence humaine ancienne. Les vestiges de fonderies de fer effondrées, enfouies sous la terre, révèlent que cette région fut un centre important de production de fer, tandis que des peintures à l’ocre rouge ornent encore certains des surplombs rocheux.
La biodiversité des collines de Tswapong est tout aussi remarquable. Autrefois terrain de chasse pour le gros gibier, les collines sont désormais le refuge d’espèces comme les damans des rochers, les babouins, les hyènes brunes et les léopards. Les amateurs d’ornithologie trouveront ici un véritable paradis, avec plus de 350 espèces d’oiseaux répertoriées dans la région. Le majestueux vautour du Cap, une espèce en danger, y trouve encore refuge, aux côtés de l’aigle noir, de la cigogne noire et du perroquet de Meyer.
L’un des aspects les plus singuliers des collines de Tswapong est leur végétation luxuriante, alimentée par des sources d’eau douce naturelles. Contrairement au climat aride qui caractérise la majeure partie du Botswana, cette région regorge de cascades, de ruisseaux et de lagons, offrant un contraste étonnant.
21. Gorges de Moremi
Les gorges de Moremi, nichées au cœur des collines de Tswapong, sont un joyau naturel et spirituel du Botswana. Accessibles par une marche abrupte, ces gorges abritent trois cascades permanentes, chacune offrant un spectacle unique. Les deux premières cascades, bien que plus petites, se déversent dans de vastes bassins d’eau, créant des points de repos naturels pour les randonneurs. La troisième et plus grande chute d’eau atteint une hauteur impressionnante de dix mètres, dévalant sur des formations rocheuses avant de se rassembler dans un lagon caché, entouré d’une végétation luxuriante et dense. Ce cadre naturel est à la fois serein et époustouflant, attirant à la fois les amateurs de nature et ceux en quête de spiritualité.
Les gorges de Moremi ne sont pas seulement un spectacle naturel, elles ont aussi une signification religieuse profonde pour les communautés locales. Ces gorges sont un lieu de culte et de rituels spirituels, un aspect reconnu par le gouvernement botswanais qui a classé la zone comme monument national. Ce site est cogéré par le Moremi-Mannonye Conservation Trust et l’Organisation du tourisme du Botswana, une initiative qui vise à impliquer les résidents locaux dans la gestion et la protection de cette ressource précieuse.

22. Grottes de Gcwihaba et collines d’Aha
Les grottes de Gcwihaba représentent l’une des destinations les plus éloignées et sauvages du Botswana. Situées dans un vaste réseau de cavernes et de passages souterrains, ces grottes fascinent par leurs formations naturelles de stalagmites, de stalactites et de coulées de roche. En explorant l’entrée nord des grottes, les visiteurs sont accueillis par des milliers de chauves-souris suspendues aux parois. Parmi elles, on trouve la chauve-souris à nez de feuille de Commerson, la plus grande chauve-souris insectivore d’Afrique australe, ainsi que des espèces plus petites comme la chauve-souris en fer à cheval de Dent et la chauve-souris à face fendue d’Égypte. Ces créatures, bien que massives en nombre, sont inoffensives et, à l’approche des visiteurs, s’envolent en un exode spectaculaire à travers l’obscurité de la caverne.
Les grottes sont formées de cavernes atteignant parfois 10 mètres de haut, mais certaines sections exigent de ramper ou de se faufiler à travers des passages étroits. La caverne principale, connue sous le nom de caverne de Drotsky, tire son nom de Martinus Drotsky, un agriculteur de Ghanzi à qui les Kung San ont révélé l’existence des grottes en 1934. Les grottes de Gcwihaba, formées au cours de l’ère du Pléistocène, sont une partie intégrante de l’écosystème du Kalahari depuis près de trois millions d’années, abritant une flore et une faune uniques comme le figuier de Namaqua et l’aloès endémique. Dans cette région, des espèces rares telles que les tortues à tente, les geckos aboyeurs et le perroquet de Ruepel trouvent refuge, tandis que les chouettes effraies nichent dans les profondeurs des cavernes.
Sur le plan archéologique, la région recèle des traces de présence humaine datant de milliers d’années. Des outils de la fin de l’âge de pierre, des ossements d’animaux et un crâne de primate fossilisé y ont été découverts. Ces vestiges offrent un aperçu précieux sur les relations entre les peuples préhistoriques et leur environnement. Classées comme monument national et proposées au patrimoine mondial de l’Unesco, les grottes de Gcwihaba continuent d’émerveiller les amateurs de nature, d’histoire et de spéléologie.
Non loin de là, les collines d’Aha, situées à environ 50 kilomètres au nord-ouest de Gcwihaba, forment une extension géographique fascinante. Elles s’étendent sur une superficie de 245 km², chevauchant la frontière entre le Botswana et la Namibie. Ces collines rugueuses, érodées par le temps, sont caractérisées par des failles et des fractures impressionnantes, formant un paysage déchiqueté qui complète l’émerveillement naturel de la région.

23. Sanctuaire des rhinocéros de Khama
Le sanctuaire des rhinocéros de Khama (KRS), situé à seulement 20 kilomètres de Serowe, constitue un véritable havre pour les espèces menacées de rhinocéros noirs et blancs. Créé en 1989 en réponse à la menace croissante du braconnage, le KRS est devenu un projet communautaire exemplaire, géré par les habitants du village local. En plus d’être une destination idéale pour les voyageurs en route vers les réserves du nord du Botswana, il offre des opportunités de safaris, d’observation des oiseaux, et de promenades dans la brousse, tout en permettant d’acheter de l’artisanat local. Le sanctuaire dispose également d’un centre éducatif où les jeunes du pays sont sensibilisés à la conservation de la nature.
Sous la protection vigilante des Forces de défense du Botswana, le KRS a permis de réintroduire les premiers rhinocéros blancs dans le parc national de Chobe en 1992, suivis par huit autres en provenance d’Afrique du Sud. Le rhinocéros noir, encore plus menacé, a été réintroduit en 2002. Grâce à ces efforts, le sanctuaire abrite aujourd’hui 35 rhinocéros blancs et une population croissante de rhinocéros noirs. Ce succès est couronné par la naissance du premier bébé rhinocéros noir en 2008. Le KRS est non seulement un refuge pour ces animaux emblématiques, mais également une base pour la réintroduction des rhinocéros dans des réserves comme celle de Moremi et de Makgadikgadi.

24. Réserve naturelle de Mokolodi
À seulement 10 kilomètres au sud de Gaborone, la réserve naturelle de Mokolodi offre une escapade idéale pour les amoureux de la nature et de la faune. Couvrant cinq kilomètres carrés, cette réserve est une mosaïque de terrains variés comprenant des affleurements rocheux, des zones riveraines et le lac Gwithian. Mokolodi propose une gamme d’activités pour toute la famille, incluant des safaris en 4×4, des promenades guidées, des safaris à cheval et des randonnées à la recherche des rhinocéros et girafes. Pour les visiteurs qui cherchent une expérience plus immersive, des promenades avec des éléphants dressés ou des visites de guépards sont également disponibles.
La réserve abrite une faune diversifiée comprenant des espèces emblématiques telles que les girafes, les koudous, les zèbres, les gnous, et même des léopards. Un programme de réintroduction de rhinocéros blancs, très réussi, a porté leur population à huit individus. Mokolodi se distingue également par son engagement envers la conservation et l’éducation, avec un parc à reptiles et un sanctuaire pour animaux handicapés ou orphelins, ainsi qu’une clinique vétérinaire pour les soigner. Les infrastructures incluent des emplacements de camping, des chalets, un centre éducatif, un musée et un restaurant offrant une vue panoramique sur la brousse environnante.

25. Gaborone
Gaborone, capitale du Botswana, est une ville dynamique et en constante évolution, située dans l’est du pays avec une population de 231 626 habitants. Fondée sur les terres du peuple Batlokwa, elle reflète l’esprit de tolérance et de diversité qui y règne. Ce mélange culturel se traduit par une grande variété d’activités et de lieux à découvrir, allant de monuments historiques aux espaces de nature préservée, le tout au cœur d’une vie urbaine animée.
L’un des principaux centres d’attraction de la ville est le monument aux Trois Chefs, situé dans le District central des affaires récemment développé. Ce monument commémore l’événement historique où trois chefs botswanais se rendirent à Londres en 1885 pour solliciter la protection britannique face aux ambitions coloniales de Cecil Rhodes. Cette démarche permit d’éviter l’annexion du Botswana par la British South Africa Company et de maintenir son indépendance. Le monument, avec ses sculptures imposantes, est une représentation vivante de cette histoire cruciale et est accompagné de visites guidées qui offrent un aperçu détaillé de cette période clé.
Le National Museum and Art Gallery, ouvert en 1968, est un autre lieu incontournable. Situé non loin du centre-ville, le musée expose une vaste collection d’art traditionnel et contemporain, avec des œuvres d’artistes locaux comme Thomas Baines et Lucas Sithole. Le musée abrite également une impressionnante collection sur l’histoire des SAN, les premiers habitants d’Afrique australe, ainsi qu’une exposition sur les formes de transport anciennes, comme les chariots et les traîneaux. Le musée comprend également le jardin botanique national, inauguré en 2007, un espace de 3,6 hectares qui protège la flore indigène du Botswana, avec près de 90% des plantes exposées provenant du pays.
| Plus d’informations sont disponibles sur le site Internet officiel du musée. |
Les lieux de culte à Gaborone reflètent la diversité religieuse de la ville. Parmi les plus remarquables se trouvent la cathédrale Christ the King, ainsi que deux églises orthodoxes serbes : Saint-Nicolas et Saint-Sava, qui servent une importante communauté serbe locale. Le magnifique temple hindou de la ville ajoute à cette pluralité religieuse, témoignant de la cohabitation harmonieuse entre différentes cultures et confessions.
La cathédrale Christ The King, est l’un des principaux centres religieux de la ville. Cette cathédrale, affiliée au diocèse catholique romain de Gaborone, incarne l’héritage chrétien de la ville et accueille régulièrement des offices pour la communauté locale. À quelques kilomètres de là, la mosquée de Gaborone s’impose comme l’un des plus beaux exemples de l’architecture islamique en ville. La mosquée, avec son minaret imposant, se dresse fièrement parmi les autres lieux de culte de Gaborone, contribuant à l’harmonie religieuse de la ville.
L’université du Botswana, fondée en 1982, est une institution académique majeure, jouant un rôle clé dans le développement intellectuel et culturel du pays. Le campus, situé face au stade national, abrite neuf facultés et une école pour les diplômés, et a vu passer des personnalités influentes telles que Unity Dow, Duma Boko, et Beatrice Mtetwa.
Le District central des affaires est le cœur économique et administratif de Gaborone, où modernité et tradition se rencontrent. Ce quartier, en pleine expansion, est non seulement un pôle financier avec ses gratte-ciels et ses centres commerciaux, mais il abrite également des monuments emblématiques comme l’assemblée nationale du pays. Ce bâtiment gouvernemental est le siège du pouvoir législatif du Botswana, où se prennent des décisions cruciales pour l’avenir du pays.
Sur le plan artistique, le centre des arts visuels de Thapong occupe une place privilégiée dans la scène culturelle de Gaborone. Installé dans une maison historique datant de 1902, cet espace est un véritable incubateur pour les jeunes artistes locaux. Le centre accueille régulièrement des expositions d’art contemporain, mêlant tradition et avant-garde, et propose des cours d’art pour enfants, stimulant ainsi la créativité dès le plus jeune âge. Ce lieu unique est également un point de rencontre pour les amateurs d’art, qui se retrouvent au The No. 1 Ladies Coffee House, un café charmant inspiré des romans d’Alexander McCall Smith, où l’art et la littérature se côtoient dans une ambiance chaleureuse.
Pour les visiteurs qui souhaitent explorer la nature tout en restant proches de la ville, la réserve animalière de Gaborone offre une occasion unique de découvrir la faune locale. Ce parc de 5 km² abrite des espèces indigènes telles que les zèbres, les élans, les koudous, les impalas et une grande variété d’oiseaux, tant résidents que migrateurs. Le parc, situé à quelques minutes du centre-ville, est une destination prisée pour les visites d’une journée et les pique-niques, offrant également des points d’observation pour mieux apprécier la faune environnante.
Au sud de la ville se trouve le barrage de Gaborone, source d’eau vitale pour la capitale et lieu de détente populaire. Les visiteurs y pratiquent des sports nautiques non motorisés et la pêche, grâce au Gaborone Yacht Club. En bordure du barrage, la colline de Kgale domine la ville et offre une vue spectaculaire sur Gaborone, surtout au coucher du soleil. L’ascension, qui dure environ une heure, est très prisée des amateurs de randonnée et de pique-nique, et il n’est pas rare de croiser des babouins sur les sentiers bien balisés.

26. Maun
Maun, capitale touristique du Botswana, se trouve à la limite sud du delta de l’Okavango. Avec environ 55 000 habitants, la ville conserve un charme unique malgré son développement rapide. Maun a longtemps été considérée comme une ville frontalière poussiéreuse, mais elle reste un passage incontournable pour les touristes en route vers les merveilles naturelles du delta. Son aéroport accueille des vols en provenance de Johannesburg et de Gaborone, facilitant l’accès à cette région fascinante. Le delta de l’Okavango, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est un écosystème unique où la faune et la flore prospèrent dans un paysage inondé. Maun est le centre administratif du district de Ngamiland et abrite le siège du pouvoir du peuple Batawana, un groupe issu des Bangwato de Serowe. Leur histoire est marquée par des migrations successives, qui ont finalement abouti à l’établissement de Maun en 1915. La ville possède une petite place ainsi qu’une église austère.
La ville est également le carrefour de plusieurs groupes ethniques tels que les Hambukushu, Basubiya, et Bayei, originaires d’Afrique centrale. Ces peuples ont une connaissance intime du delta de l’Okavango, ayant exploité ses ressources depuis des siècles. Parmi eux, les Banoka, également appelés « Bushmen de la rivière », sont considérés comme les premiers habitants de cette région. Les influences culturelles sont également marquées par la présence des Herero, originaires de Namibie, dont les femmes portent des robes victoriennes aux couleurs vives, visibles dans les rues de Maun. Cette diversité culturelle fait de Maun une ville fascinante à découvrir au-delà de son rôle de porte d’entrée vers le delta.
Le développement touristique rapide de Maun depuis les années 1980 a transformé la ville en un centre animé où les agences de safari et les commerces abondent. Les visiteurs peuvent s’y procurer des produits du monde entier, tout en profitant d’une ambiance locale unique. La rivière Thamalakane, qui serpente à travers la ville, ajoute au charme intemporel de Maun, offrant une atmosphère tranquille en contraste avec l’effervescence de ses rues. Pour les voyageurs prêts à explorer plus en profondeur, les villages le long des franges occidentales du delta, ainsi que la région du Panhandle, offrent une immersion authentique dans la culture locale.

27. Ghanzi
Ghanzi, petite ville de 14 000 habitants située dans l’ouest du Botswana, est considérée comme le centre de l’élevage bovin du pays. Avec ses vastes fermes et ses pâturages réputés, Ghanzi produit une viande de bœuf de qualité exceptionnelle, exportée principalement vers le Royaume-Uni et l’Union européenne. Le district de Ghanzi joue ainsi un rôle clé dans l’économie du Botswana, la viande bovine étant l’une des principales industries du pays. Mais Ghanzi est bien plus qu’un simple centre d’élevage. Récemment, elle a été désignée comme la porte d’entrée du Kalahari, un titre bien mérité en raison de sa proximité avec des sites naturels emblématiques tels que la réserve de chasse du Kalahari central (CKGR).
Cette région est également marquée par une diversité ethnique impressionnante, avec des groupes tels que les San, les Bakgalagadi, les Herero, les Batawana, et les Afrikaaners qui cohabitent depuis des siècles. Le sesarwa, la langue des San, est largement parlé, reflétant l’importance de cette communauté autochtone dans la région. Le Kalahari offre également aux visiteurs des expériences uniques, telles que des promenades avec les San, qui partagent leur savoir ancestral sur la survie dans le désert. La rencontre avec leur culture et leur mode de vie constitue une expérience authentique pour les touristes.
À proximité de Ghanzi, le village de D’Kar accueille le festival de danse traditionnelle Kuru, un événement annuel qui célèbre la musique et la culture des Bushmen en août. Le festival est organisé par le Kuru D’Kar Trust, une organisation qui soutient également les artistes San, dont les œuvres sont reconnues à l’international. Les peintures, souvent centrées sur la nature et la relation de l’homme avec son environnement, sont des pièces uniques à la fois vibrantes et profondes. Gantsi Craft, une autre initiative locale, promeut l’artisanat San, proposant des bijoux, des sculptures et des objets traditionnels à la boutique située dans le centre de Ghanzi.
Non loinj de la ville, le Ghanzi gat est un trou creusé lors de la construction de la route goudronnée pour Ghanzi. En utilisant de la dynamite pour briser la roche, les ouvriers ont accidentellement ouvert une veine d’eau. qui s’est rempli depuis d’une profondeur de 40 mètres.

28. Kasane
Kasane, une petite ville de 9 000 habitants située dans le nord du Botswana, se distingue comme la porte d’entrée du parc national de Chobe, un joyau naturel connu pour ses vastes populations d’éléphants et d’autres animaux sauvages. Grâce à sa position stratégique, Kasane joue un rôle clé dans le tourisme de la région, reliant les visiteurs non seulement au parc mais aussi à des destinations emblématiques telles que les chutes Victoria au Zimbabwe, Livingstone en Zambie, et la bande de Caprivi en Namibie. La ville, nichée le long des rives de la rivière Chobe, offre une vue imprenable sur les eaux tranquilles où la faune locale vient s’abreuver.
La ville comprend une petite place ainsi qu’une église. Plusieurs statues en parsèment son centre.
Kasane propose une gamme d’hébergements, allant des hôtels confortables aux campings rustiques, offrant ainsi des options pour tous les types de voyageurs. Les lodges situés au bord de la rivière sont particulièrement prisés, car ils permettent d’observer la faune tout en profitant du confort moderne. En plus du parc national de Chobe, situé à seulement 10 kilomètres, la ville elle-même et ses environs immédiats regorgent d’activités. Les visiteurs peuvent alterner entre safaris et croisières sur la rivière, ce qui leur permet d’observer les éléphants, les hippopotames, et les crocodiles dans leur habitat naturel. La ville offre également des croisières au coucher du soleil, qui sont l’une des activités les plus populaires, permettant aux visiteurs de profiter de la beauté sauvage de la région dans une atmosphère sereine.

29. Lobatse
Lobatse, une ville de 26 900 habitants située à environ 70 kilomètres au sud de Gaborone, se distingue par son rôle clé dans l’industrie bovine du Botswana. Étant la dernière étape pour les éleveurs qui traversent le Kalahari avec leur bétail, Lobatse est le siège de la Botswana Meat Commission (BMC), qui joue un rôle crucial dans l’économie du pays. L’industrie bovine est la troisième source de revenus du Botswana, et le bœuf de Lobatse, élevé en liberté, est largement exporté vers l’Union européenne et le Royaume-Uni. La ville propose même des visites de la BMC, offrant aux visiteurs une perspective unique sur ce secteur essentiel.
La ville possède également plusieurs sites archéologiques intéressants, bien que certains soient situés sur des terrains privés et nécessitent une autorisation pour être visités. Les murs de pierre du village de Ngwaketse et la colonie de murs de pierre de Seoke, construite autour de 1770, témoignent du riche patrimoine historique de la région. À proximité, sur la route de Mafikeng, les visiteurs peuvent également découvrir d’anciennes peintures rupestres représentant des gnous, probablement réalisées entre 1000 et 1700 par des éleveurs Khoe.

30. Serowe
Serowe, l’une des plus grandes agglomérations traditionnelles du Botswana, est un village historique et culturellement significatif avec une population d’environ 60 000 habitants. Il est surtout connu pour être le lieu de naissance de Sir Seretse Khama, le père fondateur du Botswana et premier président du pays. Son mariage avec Ruth Williams, une Anglaise, a provoqué des tensions internationales à l’époque, marquant un tournant dans l’histoire du pays. Aujourd’hui, leurs tombes reposent dans le cimetière royal de Serowe, près du totem Ngwato, le céphalophe, symbole du peuple Bamangwato. Bien que ces tombes fassent partie des sites historiques les plus importants de la région, une autorisation est nécessaire pour les visiter, préservant ainsi leur caractère sacré.
Le musée commémoratif Khama III, situé au cœur de Serowe, est une étape incontournable pour les amateurs d’histoire. Ce musée, installé dans un élégant bâtiment victorien rouge récemment restauré, est un véritable hommage à la dynastie Khama, en particulier à Khama III, père de Seretse Khama. Il abrite une collection fascinante d’objets, de meubles, d’uniformes militaires, de correspondances et de photographies qui racontent l’histoire de la famille Khama et leur influence sur le Botswana moderne. La restauration minutieuse du bâtiment reflète le respect accordé à l’héritage de cette famille, et la visite permet de découvrir de manière immersive l’histoire politique et sociale du pays.
À une quarantaine de kilomètres de Serowe, le sanctuaire de rhinocéros de Khama est un autre site d’importance nationale, notamment pour la préservation des espèces menacées. Créé en 1993 par une fiducie communautaire, ce sanctuaire s’étend sur 8585 hectares et abrite une population croissante de rhinocéros blancs et un rare rhinocéros noir.
Le riche passé colonial de Serowe est également visible dans des monuments tels que l’église de la London Missionary Society (LMS), un imposant édifice qui, à l’époque du protectorat du Bechuanaland, servait de lieu de culte et de point de repère pour les missionnaires, prospecteurs et explorateurs européens. L’église, avec son haut clocher toujours visible, a été reconstruite avec les pierres d’origine issues de Old Palapye, une ancienne capitale des Bamangwato. Cet édifice incarne l’héritage chrétien et colonial de la région, tout en servant de témoignage de l’influence européenne sur l’histoire de Serowe.
Enfin, pour les visiteurs désireux de s’immerger dans la culture locale, le projet Boithselo est un centre d’artisanat où les communautés Bakgalagadi et San fabriquent des objets artisanaux uniques. Ce projet communautaire vise à soutenir les populations locales en promouvant leurs créations et en offrant aux visiteurs la possibilité de repartir avec des souvenirs authentiques du Botswana. La visite du kgotla, le lieu de réunion traditionnel et de justice coutumière de Serowe, est également incontournable. Situé au pied de la colline de Serowe, ce site abrite une impressionnante statue de Sir Seretse Khama, érigée en son honneur pour marquer le dixième anniversaire de sa mort.

31. Francistown
Francistown, deuxième plus grande ville du Botswana avec une population de 103 417 habitants, est située dans la région du Nord-Est et joue un rôle crucial en tant que centre commercial et touristique.
Non loin de la place centrale de la ville où se déroule un magnifique marché local quotidien, le musée Supa Ngwao, véritable gardien de l’histoire locale, est un incontournable pour quiconque souhaite s’imprégner de la culture Kalanga et du patrimoine de Francistown. Les collections exposées incluent des poteries traditionnelles, des sculptures sur bois, et des instruments de musique, témoignant de la riche culture des Kalanga. Le musée propose également une immersion dans les débuts de la ville et du Botswana à travers des expositions visuelles et historiques. De plus, les visiteurs peuvent se procurer des objets d’artisanat authentiques dans la boutique du musée, soutenant ainsi environ 200 artisans locaux. Le musée offre aussi des visites guidées à pied de Francistown, permettant de découvrir les monuments les plus importants de la ville, renforçant ainsi le lien entre passé et présent.
La cathédrale Notre-Dame-du-Désert, est le siège de l’évêque du diocèse de Francistown. Parmi les lieux de culte , se trouvent principalement des églises et des temples chrétiens : l’église évangélique luthérienne du Botswana (Fédération luthérienne mondiale), les Assemblées de Dieu , l’église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, l’église pentecôtiste internationale de la sainteté, l’Ambassade du Christ et le diocèse catholique romain de Francistown.
À quelques kilomètres du centre-ville se trouve la réserve naturelle de Tachila, un espace de 8 000 hectares dédié à la conservation de la faune et à la préservation du patrimoine naturel et archéologique. Cette réserve abrite une variété d’animaux, dont le léopard, la hyène et diverses espèces d’antilopes comme le koudou et l’impala. Bien que la réserve soit encore en développement, elle propose déjà des safaris et des visites sur réservation, permettant aux visiteurs d’explorer cette faune exceptionnelle.
Un autre site remarquable près de Francistown est Domboshaba, un ensemble de ruines historiques situé au nord-est de la ville. Datant de 1450, ce site est célèbre pour ses impressionnants murs en pierre sèche, construits sans ciment mais demeurant intacts depuis des siècles. Classé monument national en 1938, Domboshaba est une merveille architecturale qui témoigne de la maîtrise des bâtisseurs anciens. Les murs, épais de deux mètres, affichent des motifs décoratifs uniques, reflétant l’attention portée aux détails esthétiques. Les vestiges du plan d’étage de la résidence d’un chef sont encore visibles, offrant aux visiteurs un aperçu de la vie de cette époque.
Enfin, le Birds and Game Botswana, situé en périphérie de la ville, est un sanctuaire dédié à la réhabilitation des animaux sauvages blessés ou orphelins. Créé par Uncharted Africa, ce refuge est un centre de sensibilisation pour les habitants et un lieu éducatif pour les sorties scolaires. Il permet aux visiteurs d’observer la faune locale de près et de mieux comprendre l’importance de la conservation des espèces.




