
Au travers de cet article que nous avons voulu le plus complet possible, nous avons souhaité vous présenter tous les lieux d’intérêts du Haut-Karabagh, ceux que vous devez absolument voir, ceux qui représentent son essence même. Certains d’entre eux sont évidents et connus de tous, mais d’autres sont des trésors cachés qui méritent d’être parcourus. C’est pour cette raison que nous espérons que cet article qui vous présente les incontournables du Haut-Karabagh vous aidera à découvrir ce pays magnifique.
Le Haut-Karabagh appelé également Artsakh, situé dans le Caucase du Sud entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, est une région montagneuse qui mêle modernité et traditions anciennes. La capitale, Stepanakert, reflète cette dualité avec des infrastructures modernes s’élevant à côté de monuments historiques et de vieilles maisons en pierre, témoignant de l’histoire complexe et de la culture de la région. Les rues de Stepanakert sont animées par des marchés locaux, tandis que des églises anciennes et des monastères comme Gandzasar, nichés dans les montagnes, rappellent l’héritage spirituel et culturel du Haut-Karabagh.
Le territoire se découpe en 7 régions en plus de Stepanakert : Kashatagh, Chouchi, Chahoumian, Martouni, Martakert, Hadrout et Askeran.
Avec une superficie d’environ 4 400 km², le Haut-Karabagh compte une population de près de 120 000 habitants. Bien qu’elle ne soit pas officiellement reconnue internationalement, la région s’est développée de manière autonome, marquée par son histoire mouvementée et ses aspirations politiques. Entourée de montagnes escarpées, de forêts denses et de rivières, le territoire est surtout connu pour ses paysages spectaculaires qui s’étendent à perte de vue.
| Attention : Le 19 septembre 2023, l’Azerbaïdjan a attaqué le Haut-Karabagh entamant un nouveau conflit. Le 20 septembre, les Forces armées du Haut-Karabagh ont déposé les armes, obligeant à une découpe du territoire et à une fuite d’une grande partie de la population en Arménie. Le 28 septembre, les autorités de la république ont annoncé sa dissolution effective le 1er janvier 2024. De fait, aujourd’hui, le territoire est coupé en 2. S’il est toujours possible de rejoindre difficilement sa partie ouest depuis l’Arménie par le corridor de Latchin, l’autre partie est accessible uniquement par l’Azerbaïdjan. Les régions sous contrôle de l’Azerbaïdjan sont : Stepanakert, Chouchi, partie sud de Kashatagh, Martouni, Martakert, Hadrout et Askeran. Les régions sous contrôle de l’Arménie sont : partie nord de Kashatagh et Chahoumian. |

Le Haut-Karabagh est également parsemé de villages historiques comme Chouchi, qui abrite des fortifications anciennes et des bâtiments religieux témoignant de son passé glorieux. Des monastères médiévaux tels que celui de Dadivank et des ruines anciennes comme Tigranakert, qui datent de l’époque hellénistique, attirent les visiteurs férus d’histoire et de patrimoine.
En dépit de son isolement relatif, le Haut-Karabagh est relié au monde extérieur par des routes et des liaisons qui facilitent les déplacements vers l’Arménie et aujourd’hui, l’Azerbaïdjan. La région investit dans son développement avec des initiatives dans l’éducation, l’agriculture et le tourisme.
La culture du Haut-Karabagh, profondément influencée par l’Arménie, est un mélange unique de traditions chrétiennes et caucasiennes qui tendent aujourd’hui à s’effacer au profit de la religion musulmane.
Fiche pays haut-karabagh
1. Stepanakert (Azerbaïdjan)
Appelée également Khankendi, Stepanakert, capitale du Haut-Karabagh, est une petite ville nichée dans les montagnes du Caucase du Sud, comptant environ 55 000 habitants. Cette ville, marquée par l’histoire mouvementée de la région, regorge de monuments et de lieux emblématiques qui rappellent à la fois son passé soviétique et son attachement aux traditions arméniennes. La ville est le cœur administratif et culturel du Haut-Karabagh, avec des infrastructures modernes, comme l’université d’État de l’Artsakh, et des lieux historiques qui racontent l’histoire complexe de cette région.
À l’entrée de Stepanakert, se trouve la célèbre statue Nous sommes nos montagnes, une œuvre monumentale représentant un couple de personnes âgées sculptées dans la pierre, symbolisant l’attachement des habitants à leur terre. Communément appelée Papik-Tatik (le grand-père et la grand-mère), cette sculpture est un symbole identitaire fort du peuple du Haut-Karabagh, érigée en 1967. Elle est considérée comme un emblème national et accueille chaque visiteur entrant dans la ville, transmettant un message de force et de continuité culturelle. Ce monument, construit en tuf volcanique, rappelle la persistance du peuple arménien sur cette terre.
Le cœur de Stepanakert bat autour de la place de la Révolution, un lieu central de la vie quotidienne où les habitants se rassemblent pour se détendre et profiter des spectacles laser en soirée. Autour de cette place s’élèvent plusieurs bâtiments importants, comme le théâtre dramatique, un lieu de représentation artistique où se déroulent des pièces arméniennes et internationales. À proximité, le musée régional d’histoire expose des collections fascinantes, retraçant l’histoire ancienne et récente de la région, avec des artefacts datant de l’Antiquité.
Le patrimoine religieux de Stepanakert est également riche, avec la cathédrale Sainte-Mère de Dieu, une église monumentale en grès rose qui domine le centre-ville. Cette église, affiliée à l’Église apostolique arménienne, est un symbole spirituel important pour les habitants de la ville. Construite avec des matériaux locaux, son architecture massive et ses coupoles imposantes se dressent majestueusement au sommet d’un escalier, devenant un point de repère incontournable. À côté de cette église se trouve le mémorial à Stepan Chahoumian, un hommage à ce révolutionnaire arménien qui a joué un rôle clé dans l’histoire soviétique de la région.
Stepanakert abrite également des sites mémoriels dédiés aux tragédies de l’histoire arménienne. Le mémorial du génocide arménien est un lieu de recueillement pour les habitants et les visiteurs, rappelant les événements douloureux de 1915. Non loin de là, se trouve l’ancien siège de l’oblast autonome du Haut-Karabagh, un bâtiment soviétique qui a abrité la présidence de la république autoproclamée du Haut-Karabagh jusqu’en 2023. Ce bâtiment, aujourd’hui témoin silencieux des transformations politiques de la région, est un symbole de la lutte pour l’autodétermination.
En flânant dans les rues de Stepanakert, se découvrent également des lieux plus modernes, tels que la nouvelle fontaine récemment installée sur la place centrale, devenue un lieu de détente où les familles se retrouvent pour profiter des beaux jours. Stepanakert, avec ses boulevards arborés et ses parcs restaurés, a su créer un équilibre entre tradition et modernité.

2. Le monastère de Dadivank (Arménie)
Situé dans la région montagneuse de Chahoumian, le monastère de Dadivank est l’un des plus anciens et imposants complexes monastiques du Haut-Karabagh. Construit entre le IXe et le XIIIe siècle, ce monastère est niché dans une vallée verdoyante, entourée de montagnes majestueuses, ce qui lui confère une aura de tranquillité et de spiritualité. Dadivank est un symbole de la persévérance religieuse des Arméniens dans cette région tourmentée. Composé de plusieurs églises, chapelles et khachkars (croix de pierre sculptées), ce site religieux est un véritable chef-d’œuvre de l’architecture arménienne médiévale.
L’église principale de Dadivank, avec son dôme élancé, est construite en tuf volcanique, une pierre aux tons chauds variant du beige au rosé. Ce matériau confère à l’édifice une solidité et une élégance sobre, tandis que les ornements délicats gravés dans la pierre racontent des histoires bibliques et des scènes de la vie des saints. L’intérieur, bien que modeste, est rempli d’une lumière douce qui traverse les petites fenêtres voûtées, créant une atmosphère propice au recueillement.
Les visiteurs peuvent explorer les différents bâtiments du monastère, se promenant entre les chapelles et les cours pavées de pierre. Le site offre aussi une vue panoramique sur la vallée environnante, ce qui en fait un endroit idéal pour méditer et profiter de la beauté naturelle.

3. Le monastère de Gandzasar (Azerbaïdjan)
Perché sur une colline dominant la région de Martakert, le monastère de Gandzasar est un autre chef-d’œuvre de l’architecture médiévale arménienne. Construit au XIIIe siècle, ce monastère est célèbre pour ses sculptures et reliefs finement travaillés, qui ornent les murs extérieurs de l’église principale.
Le monastère de Gandzasar se distingue par sa structure compacte mais monumentale. Son église principale, avec ses murs de pierre grise et ses coupoles imposantes, semble presque sortir du sol rocheux sur lequel elle est construite. Les détails architecturaux, comme les bas-reliefs représentant des scènes bibliques, des figures animales et des motifs floraux, témoignent du savoir-faire des artisans de l’époque. À l’intérieur, les visiteurs découvrent un espace épuré, avec des murs en pierre brute et des arcs majestueux qui soutiennent le dôme central, baigné par la lumière naturelle.
Les visiteurs peuvent monter jusqu’au monastère via un chemin escarpé, mais l’effort est récompensé par la beauté du site et le sentiment de paix qui y règne. Le monastère est également connu pour abriter des reliques sacrées, ce qui en fait un lieu de pèlerinage incontournable pour les chrétiens de la région.

4. Le monastère d’Amaras (Azerbaïdjan)
Le monastère d’Amaras, situé dans la région de Martouni, est l’un des plus anciens monastères du Haut-Karabagh, datant du IVe siècle. Fondé par Saint Grégoire l’Illuminateur, l’évangélisateur de l’Arménie, ce site religieux est profondément enraciné dans l’histoire chrétienne du pays. Amaras est notamment célèbre pour abriter le tombeau de Saint Grigoris, petit-fils de Saint Grégoire, et a joué un rôle central dans l’éducation religieuse de la région pendant des siècles.
L’architecture du monastère est simple mais imposante, avec ses murs épais construits en pierre brute, conçus pour résister aux siècles de conflits qui ont marqué la région. L’église principale présente un plan basilical traditionnel, avec une façade en pierre grise ornée de modestes sculptures. L’intérieur de l’église est sobre, mais les visiteurs sont frappés par l’aura de sérénité qui règne dans cet espace sacré, éclairé par la lumière qui filtre à travers les petites fenêtres en forme de croix.

5. Grotte d’Azokh (Azerbaïdjan)
La grotte d’Azokh, située dans la région d’Hadrout, est l’un des sites préhistoriques les plus fascinants du Haut-Karabagh. Découverte dans les années 1960, cette vaste grotte est célèbre pour ses vestiges archéologiques qui témoignent de l’occupation humaine datant de centaines de milliers d’années. La grotte d’Azokh est composée de plusieurs salles et galeries souterraines, où des fouilles ont mis au jour des restes d’hommes de Néandertal, ainsi que des outils en pierre et des ossements d’animaux préhistoriques.
Les visiteurs de la grotte d’Azokh sont immédiatement frappés par son ampleur impressionnante. La grotte, creusée dans le calcaire, présente des parois escarpées et des cavernes sombres, offrant une atmosphère mystérieuse et captivante. Les archéologues y ont découvert plusieurs couches d’occupation humaine, chacune révélant des éléments uniques sur la vie des premiers habitants du Caucase. La grotte est également ornée de stalactites et stalagmites, qui ajoutent à la beauté naturelle de ce site exceptionnel.

6. Le monastère de Tsitsernavank (Arménie)
Le monastère de Tsitsernavank, situé dans la région de Kashatagh au Haut-Karabagh, est un site d’une grande importance historique et religieuse. Construit au IVe siècle, ce monastère arménien est l’un des plus anciens de la région, représentant un témoignage vivant des débuts du christianisme dans le Caucase. Perché sur une colline verdoyante, entouré de forêts et de prairies, Tsitsernavank se distingue par son architecture simple mais robuste, avec des murs épais en pierre locale aux teintes grises et brunes, qui lui confèrent une apparence à la fois austère et intemporelle.
Le complexe monastique de Tsitsernavank se compose d’une église principale, de petites chapelles annexes et d’une cour pavée entourée de khachkars. L’église principale est construite selon un plan basilical, avec une nef unique et un toit en pierre voûté, typique des premiers édifices chrétiens arméniens. À l’intérieur, l’atmosphère est empreinte de recueillement, renforcée par la lumière douce qui pénètre à travers de petites ouvertures, illuminant les murs en pierre brute.

7. Le monastère de Erits Mankants (Azerbaïdjan)
Le monastère de Erits Mankants, également connu sous le nom de monastère des Saints Martyrs, est un édifice religieux datant du XVIIe siècle situé dans la région de Martakert. Ce monastère arménien est niché dans une région montagneuse isolée, entourée de collines et de forêts luxuriantes, offrant un cadre paisible pour la prière et la contemplation. Erits Mankants est un excellent exemple de l’architecture monastique arménienne tardive, avec une église principale de style basilical et des chapelles adjacentes dédiées aux martyrs chrétiens.
Construit en pierre locale aux tons grisâtres, le monastère de Erits Mankants présente des lignes épurées et une simplicité architecturale qui reflètent l’esprit de dévotion et de sacrifice qui caractérise l’institution. L’église principale est surmontée d’un petit dôme, tandis que l’intérieur est relativement sobre, avec des murs en pierre nue et un autel modeste. Ce monastère est réputé pour sa connexion spirituelle avec les martyrs chrétiens, ce qui en fait un lieu de pèlerinage important pour ceux qui recherchent la protection divine.

8. Forteresse de Chouchi (Azerbaïdjan)
La forteresse de Chouchi, construite au XVIIIe siècle, est l’une des principales citadelles du Haut-Karabagh et un symbole de la résistance et de la force de la région. Située dans la ville historique de Chouchi, perchée sur un plateau rocheux à plus de 1 400 mètres d’altitude, cette forteresse domine les vallées environnantes et offre une vue imprenable sur le paysage montagneux. La forteresse, avec ses murs massifs en pierre, ses tours de guet imposantes et ses portes fortifiées, témoigne du rôle crucial que Chouchi a joué en tant que centre militaire et stratégique au cours des siècles.
Les murs de la forteresse de Chouchi, construits en pierre locale robuste, s’étendent sur plusieurs centaines de mètres et encerclent la vieille ville. À l’intérieur des remparts, se trouvent les vestiges d’anciens bâtiments militaires et civils, ainsi que des traces de la vie quotidienne des habitants de la forteresse.

9. Nous sommes nos montagnes (Azerbaïdjan)
À l’entrée de Stepanakert, capitale du Haut-Karabagh, se dresse la monumentale sculpture Nous sommes nos montagnes, également appelée Papik-Tatik (le grand-père et la grand-mère). Cette œuvre colossale, érigée en 1967, est composée de deux bustes sculptés dans du tuf volcanique, représentant un couple âgé en habits traditionnels.
La sculpture, avec ses formes géométriques imposantes et ses lignes épurées, se fond harmonieusement dans le paysage montagneux environnant. Les visages sereins et majestueux du couple âgé, gravés dans la pierre, transmettent une impression de sagesse et de force tranquille. Le matériau utilisé, un tuf volcanique aux teintes rougeâtres et orangées, confère à la sculpture une apparence chaleureuse et durable, tout en symbolisant la connexion du peuple à sa terre ancestrale.
Située au sommet d’une colline près de Stepanakert, la sculpture offre une vue panoramique sur la ville et les montagnes environnantes.

10. Askeran (Azerbaïdjan)
Le village d’Askeran, situé dans la région centrale du Haut-Karabagh, est surtout connu pour sa forteresse médiévale, un site historique majeur qui témoigne de l’importance stratégique de la région au cours des siècles. Construite au XVIIIe siècle, la forteresse d’Askeran est composée de deux longs murs de pierre qui s’étendent le long de la rivière Karkar, encerclant les terres agricoles et protégeant les habitants des invasions extérieures.
La forteresse d’Askeran est un bel exemple d’architecture militaire arménienne, avec ses tours de guet cylindriques et ses murs épais en pierre locale. L’intérieur de la forteresse est aujourd’hui en grande partie en ruines, mais les visiteurs peuvent encore voir les fondations des bâtiments. Le site est entouré de paysages naturels magnifiques, avec des collines ondulantes et des forêts denses qui encadrent la forteresse.

11. Chouchi (Azerbaïdjan)
Chouchi, perchée sur un plateau rocheux à plus de 1 400 mètres d’altitude, est l’une des villes les plus emblématiques du Haut-Karabagh. Située à une quinzaine de kilomètres au sud de Stepanakert, cette ville, ancien centre culturel et stratégique, est riche d’une histoire marquée par des conflits mais aussi par un patrimoine exceptionnel. Bien que les récentes tensions aient laissé des cicatrices visibles dans son architecture et son urbanisme, Chouchi conserve de nombreux lieux et monuments historiques qui témoignent de son passé glorieux. La ville, autrefois peuplée de riches marchands, d’intellectuels et d’artisans, attire aujourd’hui des visiteurs curieux de découvrir son héritage multiculturel et ses paysages montagneux.
Au cœur de Chouchi, la cathédrale Ghazanchetsots du Christ Sauveur est l’un des monuments les plus emblématiques. Construite entre 1868 et 1887, cette imposante église en pierre blanche, avec ses quatre clochers et son dôme majestueux, est un chef-d’œuvre de l’architecture arménienne. Avant les récents conflits, la cathédrale servait de centre spirituel pour les Arméniens de la région. Elle a subi des dommages au fil des guerres mais reste un symbole de résilience et de foi pour la communauté arménienne. Son intérieur sobre mais impressionnant témoigne de l’importance spirituelle de cet édifice pour la région.
La cathédrale de Chouchi, d’après des images postées sur les réseaux sociaux azerbaïdjanais, s’est vue retirer les anges de son portail, ses dômes et sa croix depuis l’invasion de l’Azerbaïdjan.
Non loin de là, se trouvait l’Église Saint-Jean-Baptiste, connue sous le nom de Kanach Zham, un autre joyau religieux de Chouchi. Malheureusement, cette église du XIXᵉ siècle, construite en pierre verte, a été détruite lors des récents affrontements entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Malgré sa disparition, la mémoire de Kanach Zham demeure vivante chez les habitants et les visiteurs qui viennent se recueillir sur ses ruines.
La forteresse de Chouchi, un autre monument incontournable, rappelle l’importance stratégique de la ville à travers les siècles. Construite au XVIIIᵉ siècle, cette forteresse, perchée au sommet de falaises abruptes, était autrefois un bastion militaire.
Parmi les monuments commémoratifs, le monument à la prise de Chouchi par les Arméniens en 1992 est un site important pour les habitants. Ce char d’assaut, érigé pour célébrer la victoire arménienne pendant la guerre du Haut-Karabagh, est un symbole de la résistance et de l’indépendance de la région. Il est situé dans un parc de la ville et rappelle aux visiteurs les événements clés de l’histoire moderne de Chouchi.
En se promenant à Chouchi, il est également possible de visiter le Mausolée de Molla Panah Vaguif, un poète et homme politique azerbaïdjanais du XVIIIᵉ siècle. Ce mausolée, restauré en 2021 après des années de négligence, est un exemple frappant de l’architecture musulmane du Caucase. N
Un autre site intéressant est les ruines de Hacı Quluların mülkü, datant du XIXᵉ siècle. Ces ruines, autrefois une résidence luxueuse appartenant à une riche famille, témoignent de la prospérité passée de Chouchi. Bien que le bâtiment soit aujourd’hui en ruine, ses vestiges permettent aux visiteurs d’imaginer la grandeur de l’époque où Chouchi était une ville florissante. En 1849, un palais de trois étages fut construit par le fils de Kulu Muhammetali, le marchand de la deuxième guilde. Le palais comptait 46 pièces et deux grandes salles.
La maison est construite en long plan rectangulaire, avec un mur et un escalier reliant les locaux de service du premier étage à la salle à manger et au salon du deuxième étage. Un grand hall et les salons qui l’accompagnent composent le troisième étage de la maison.
La nature environnante de Chouchi est tout aussi spectaculaire, et la chute Parapluie est l’un des lieux naturels les plus impressionnants de la région. Cette cascade nichée dans la forêt, est nommée ainsi en raison de la forme unique des roches qui l’entourent, créant l’illusion d’un parapluie naturel.
Enfin, une visite à Chouchi ne serait pas complète sans explorer ses rues et ses monuments plus récents. Le musée d’histoire de Chouchi abrite des artefacts qui retracent l’histoire complexe de la ville, des périodes ottomane et perse jusqu’aux conflits contemporains. Ce musée offre un aperçu fascinant de la manière dont la ville a évolué au fil des siècles, avec des expositions allant des textiles anciens aux objets militaires.
La ville comprend également 4 autres musées : le musée de la monnaie, le musée d’État des Beaux-Arts, le musée géologique de l’État et la galerie d’exposition de Chouchi.

12. Le site de Tigranakert (Azerbaïdjan)
Le site de Tigranakert, situé dans la région du Haut-Karabagh, est un ancien site archéologique d’une grande importance historique. Fondée au Ier siècle avant Jésus-Christ par le roi arménien Tigrane le Grand, cette ville antique servait de centre administratif et militaire à l’époque de son apogée. Niché dans une vaste plaine entourée de montagnes, le site de Tigranakert offre aujourd’hui un aperçu fascinant de l’urbanisme et de l’architecture antique dans cette région stratégique du Caucase. Les ruines de la ville, bien que partiellement enfouies sous terre, révèlent encore des vestiges de murs, de fondations et de citernes.
L’architecture du site se distingue par ses murs de fortification massifs construits en pierre taillée, ainsi que par des structures domestiques et religieuses qui ont résisté aux ravages du temps. Les archéologues ont également mis au jour des fragments de poteries, de pièces de monnaie et d’autres artefacts, témoignant de la prospérité économique et culturelle de Tigranakert à l’époque antique.

13. Village de Toumi (Azerbaïdjan)
Le village de Toumi, également connu sous le nom de Bina, est un petit village de 752 habitants situé dans une vallée paisible du Haut-Karabagh. Ce village traditionnel est entouré de collines verdoyantes et de rivières, offrant un cadre naturel idéal pour ceux qui recherchent la tranquillité et l’authenticité de la vie rurale. Toumi est surtout connu pour ses deux ponts historiques, le pont Ikagots et le pont Djervanes, qui témoignent de l’ingénierie ancienne dans cette région montagneuse.
Le pont Ikagots est un bel exemple d’architecture médiévale en pierre, avec des arches solides et des murs épais qui enjambent la rivière locale. Ce pont est encore utilisé par les habitants pour traverser la rivière, et il est devenu un symbole important de la continuité des traditions dans le village. Le pont Djervanes, plus petit mais tout aussi charmant, est situé à proximité et relie deux rives escarpées. Ces ponts, construits en pierre grise locale, sont des exemples frappants de l’habileté des bâtisseurs de l’époque.

14. Togh (Azerbaïdjan)
Le village de Togh, ou Tuğ, est un autre joyau caché du Haut-Karabagh, peuplé d’environ 710 habitants. Ce village est réputé pour son riche passé historique et ses monuments anciens, notamment l’ancienne résidence princière du Dizak, un domaine qui rappelle l’époque où les princes locaux dominaient la région. Cette résidence princière, bien que partiellement en ruines, conserve encore une partie de sa grandeur passée avec ses murs en pierre massifs et ses fondations impressionnantes. E
À seulement deux kilomètres au nord du village se trouve le monastère de Gtichavank, un autre site remarquable de Togh. Construit au XIIIe siècle, ce monastère est un chef-d’œuvre de l’architecture religieuse arménienne. L’église principale du monastère, avec ses coupoles majestueuses et ses murs en pierre finement taillée, s’élève dans un cadre naturel paisible, entourée de forêts et de collines. Le monastère est encore utilisé comme lieu de culte, attirant des pèlerins et des visiteurs en quête de spiritualité.
Togh abrite également deux autres églises remarquables : l’église Saint Ovanes et l’église Anapat. Ces églises, construites en pierre locale, sont des exemples de l’architecture religieuse arménienne, avec leurs coupoles en forme de dôme et leurs murs épais ornés de croix et de motifs sculptés.

15. Le mont Dizapaït (Azerbaïdjan)
Le mont Dizapaït est l’un des sommets les plus emblématiques du Haut-Karabagh, dominant la région avec ses pentes escarpées et ses panoramas à couper le souffle. Ce sommet majestueux, situé dans la chaîne montagneuse du Karabagh, est un lieu de randonnée prisé pour les visiteurs qui cherchent à explorer les paysages naturels intacts de la région.
L’ascension du mont Dizapaït offre aux randonneurs une expérience inoubliable, avec des chemins sinueux qui traversent des forêts denses et des prairies alpines. En gravissant le sommet, les randonneurs peuvent admirer des vues panoramiques spectaculaires sur les vallées et les montagnes environnantes. Au sommet, des vestiges de fortifications anciennes peuvent être aperçus, ajoutant une dimension historique à l’expérience de randonnée.

16. Vank (Azerbaïdjan)
Le village de Vank ou Vangli, situé à environ 60 kilomètres de Stepanakert, est un lieu unique dans le Haut-Karabagh, connu pour son atmosphère décontractée et ses attractions touristiques inhabituelles. Vank est célèbre pour son complexe touristique, qui comprend un parc, un zoo, et un ensemble de sculptures et de monuments excentriques, créant un environnement ludique. C
Chaque année, Vank accueille une course d’ânes, un événement populaire qui rassemble les habitants et les visiteurs dans une ambiance festive. Cette tradition locale, unique en son genre, est devenue un véritable symbole de la convivialité du village. En plus de cela, Vank abrite une grotte naturelle en forme de lion, un site géologique fascinant situé à proximité du village. Cette grotte, entourée de formations rocheuses impressionnantes, est une destination prisée pour les amateurs de spéléologie et les randonneurs.

17. Latchin (Azerbaïdjan)
Latchin, également appelée Berdzor, est une ville de 1 700 habitants située dans une région montagneuse stratégique du Haut-Karabagh, reliant l’Arménie au Haut-Karabagh. Cette ville a une importance géopolitique particulière en raison de sa position sur le corridor de Latchin, une route cruciale reliant les deux territoires. Avec ses collines environnantes et ses paysages verdoyants, Latchin est un lieu paisible, marqué par l’histoire récente des conflits dans la région. La ville a su se relever après ces événements et aujourd’hui, elle présente un visage serein, tout en étant un symbole de résistance pour les habitants.
Au cœur de Latchin, les visiteurs peuvent découvrir le monument aux morts, érigé en l’honneur des soldats tombés lors des guerres pour le contrôle de la région. Ce monument, fait de pierre locale, est un témoignage silencieux de la mémoire collective des habitants. Sculpté dans un style sobre et puissant, il se dresse fièrement sur une petite colline, entouré d’arbres et de jardins. Il offre un lieu de recueillement pour les habitants et les visiteurs, tout en étant un rappel de l’histoire tourmentée de la région.
L’église de l’Ascension à Berdzor, que l’«Organisation publique pour la protection des monuments» d’Azerbaïdjan a suggéré de transformer en mosquée en 2022, a, sans doute à ce dessein, été démolie et son terrain déblayé.

18. Source d’eau chaude à Istisu (Arménie)
La source d’eau chaude d’Istisu, située dans la région du Haut-Karabagh, est une merveille naturelle très appréciée pour ses vertus curatives et apaisantes. Cette source thermale est nichée dans un paysage montagneux serein, entourée de forêts et de collines. L’eau chaude, riche en minéraux, jaillit naturellement du sol, créant des bassins où les visiteurs peuvent se détendre et profiter des bienfaits thérapeutiques des eaux thermales.
Le site de Istisu est particulièrement connu pour ses propriétés médicinales. L’eau, à une température constante, est réputée pour soulager les douleurs articulaires, les problèmes de peau, et améliorer la circulation sanguine. Les bassins naturels, alimentés en continu par la source, offrent aux visiteurs une expérience unique de baignade en pleine nature, entourés d’une végétation luxuriante et d’un air pur de montagne.

19. Citadelle d’Anbaderd (Arménie)
La citadelle d’Anbaderd, perchée sur une colline rocheuse du Haut-Karabagh, est une ancienne forteresse médiévale qui témoigne de l’importance stratégique de la région à travers les siècles. Construite probablement entre les XIe et XIIIe siècles, cette citadelle imposante surplombe la vallée environnante, offrant une vue imprenable sur les montagnes et les rivières. Les ruines de la forteresse, bien qu’érodées par le temps, conservent encore leur grandeur, avec des murs massifs en pierre qui entourent le sommet de la colline.
L’architecture de la citadelle d’Anbaderd se distingue par ses murs épais en pierre brute, qui devaient autrefois protéger la forteresse des invasions. À l’intérieur des remparts, se trouvent les vestiges de tours de guet, de salles de garnison, et d’autres bâtiments militaires. Bien que beaucoup de ces structures soient maintenant en ruines, elles offrent un aperçu fascinant de la vie militaire et défensive du Haut-Karabagh à l’époque médiévale.

20. Platane de Six Dursun (Azerbaïdjan)
Le platane de Six Dursun ou de Shikh Dursun, situé dans la région de Martouni, est un arbre remarquable tant par sa taille que par son âge vénérable. Ce platane majestueux, vieux de 2000 ans, est un symbole de force et de résilience, ayant survécu aux intempéries et aux changements de l’histoire. Avec son tronc massif et ses branches imposantes qui s’étendent en hauteur, le platane de Six Dursun est un véritable monument naturel, attirant les visiteurs curieux et les amoureux de la nature.
L’arbre, d’une hauteur impressionnante, domine son environnement et crée une ombre rafraîchissante sous laquelle les habitants et les voyageurs aiment s’installer pour se reposer. Le platane est entouré d’une petite clairière, offrant un espace tranquille pour les pique-niques et les rassemblements locaux. Selon les légendes locales, l’arbre aurait été planté il y a plusieurs siècles par un chef de village en signe de paix et de longévité. Il est depuis devenu un symbole de la région, représentant la connexion profonde des habitants avec la nature.

21. Sos (Azerbaïdjan)
Le village de Sos, situé dans la région de Martouni, est un petit village traditionnel du Haut-Karabagh, connu pour ses paysages et son architecture ancienne. Avec ses maisons en pierre typiques, souvent surmontées de toits en tuiles rouges, Sos est un exemple parfait du mode de vie rural arménien, où les traditions agricoles sont encore très présentes. Le village est entouré de collines verdoyantes et de champs fertiles, offrant un cadre idéal pour ceux qui recherchent la tranquillité et l’authenticité.
L’un des monuments les plus remarquables de Sos est son église historique, construite en pierre au cours des siècles passés. Cette église, bien qu’elle soit modeste en taille, est un lieu de culte important pour la communauté locale. L’architecture de l’église, avec ses murs en pierre brute et son clocher simple, reflète le style traditionnel des églises rurales du Haut-Karabagh. L’intérieur de l’église, sobre mais spirituel, est décoré d’icônes et de fresques anciennes, ajoutant à l’atmosphère mystique du lieu.




