Au travers de cette fiche pays que nous avons voulue la plus complète possible, nous avons souhaité présenter toutes les informations importantes pour préparer son voyage aux Îles Mariannes du Nord (États-Unis), en les regroupant au sein d’une même partie. Vous trouverez ainsi dans cet article, une brève présentation du pays, la monnaie utilisée, la météo annuelle et du jour, le climat, les informations administratives, le décalage horaire ainsi que l’heure au moment de la consultation, l’état des routes, de la sécurité et un historique pour tout savoir du pays dans lequel vous allez vous rendre.
1. Brève présentation
Les îles Mariannes du Nord sont un archipel situé dans l’océan Pacifique occidental, au nord de l’équateur. L’archipel se compose de 14 îles principales, dont Saipan, Tinian et Rota, ainsi que de nombreuses îles plus petites. Les îles Mariannes du Nord sont connues pour leurs plages de sable blanc, leurs récifs coralliens et leur beauté naturelle préservée.

2. Monnaie
La monnaie utilisée aux îles Mariannes du Nord est le dollar américain (USD). Les îles Mariannes du Nord sont un territoire non incorporé des États-Unis et utilisent donc le dollar américain comme monnaie officielle.
3. Religion
La religion principale aux îles Mariannes du Nord est le christianisme, avec une grande majorité de la population appartenant à des confessions chrétiennes, notamment le catholicisme et le protestantisme.
4. Frontières
Les îles Mariannes du Nord sont situées dans la région de Micronésie, mais elles sont un territoire organisé non incorporé des États-Unis et ne partagent donc pas de frontières terrestres avec d’autres pays.
5. Capitale
La capitale des îles Mariannes du Nord est Saipan, située sur l’île du même nom. Saipan est le principal centre administratif, politique et économique de l’archipel.
6. Langues
Les langues officielles des îles Mariannes du Nord sont l’anglais et le chamorro, une langue autochtone du peuple chamorro. L’anglais est largement utilisé dans les affaires et l’administration, tandis que le chamorro est parlé par une partie de la population locale.
7. Météo

8. Coût de la vie
Les prix peuvent être jusqu’à 20 à 30 % plus élevés qu’en France.
9. Climat
Les îles Mariannes du Nord ont un climat tropical avec des températures chaudes toute l’année. Les températures moyennes varient généralement entre 25°C et 30°C. La saison des pluies s’étend de juillet à novembre, tandis que la saison sèche va de décembre à juin.
10. Visa
10 A. Le programme d’exemption de visa : Visa Waiver Program (VWP)
Depuis le 1er avril 2016, seules les personnes titulaires d’un passeport électronique ou biométrique peuvent bénéficier du programme d’exemption de visa (VWP) qui permet aux ressortissants français d’accéder au territoire américain sans visa, mais avec une autorisation électronique de voyage (ESTA), soit en transit, soit pour un séjour touristique ou d’affaires de 90 jours maximum (s’entendant par la possibilité de signer des contrats, de passer des commandes, de participer à des séminaires ou de rencontrer des clients).
Les personnes titulaires d’autres passeports devront solliciter un visa auprès des autorités diplomatiques et consulaires américaines compétentes (cf. site de l’ambassade des États-Unis à Paris).
NB : le passeport d’urgence ne permet pas d’entrer aux États-Unis sans visa.
Pour plus d’informations sur les types de passeport, il est recommandé de consulter le site Service-public.fr.
10 B. L’autorisation électronique de voyage : ESTA
Le ressortissant français qui se rend aux États-Unis par la voie aérienne, maritime ou terrestre et qui bénéficie du VWP doit obligatoirement solliciter, via Internet, une autorisation électronique de voyage avant le départ (Electronic System for Travel Authorization – ESTA), sauf s’il voyage par avion privé ou par bateau privé, auquel cas il doit obligatoirement demander un visa : cf. infra.
L’ESTA peut être obtenue en répondant aux questions posées sur le site Internet (multilingue), seul site habilité par les autorités américaines et permettant un paiement en ligne par carte bancaire.
Le formulaire est à renseigner en langue anglaise, mais les instructions sont disponibles en langue française.
La demande d’autorisation peut être déposée à tout moment avant le voyage. Le ministère américain de la sécurité intérieure (Department of Homeland Security) recommande cependant d’effectuer cette formalité au moins 72 heures avant le départ.
L’ESTA permet de voyager dans le cadre du VWP mais ne constitue pas un droit d’entrée sur le territoire américain, lequel reste accordé ou refusé à l’arrivée par l’officier d’immigration.
L’autorisation est valable 2 ans à compter de la date de délivrance, mais doit être renouvelée en cas de changement de situation (nom, prénom, sexe, nationalité, passeport, réponses différentes aux questions posées, etc.), ou si la date de validité du passeport est inférieure à ce délai de 2 ans. Pour tout nouveau voyage pendant la période de validité de l’autorisation, il conviendra de mettre à jour via Internet certaines informations (numéro de vol et adresse de destination) dans son dossier ESTA et bien évidemment de voyager avec le passeport déclaré sur le formulaire ESTA.
10 C. Exclusion du VWP de certaines catégories de voyageurs
Les voyageurs qui se rendent aux États-Unis par avion privé ou par bateau privé (yachts ou voiliers à destination de Porto Rico ou des îles vierges américaines notamment) ne peuvent bénéficier du régime de l’ESTA et doivent obligatoirement faire une demande de visa auprès d’un consulat américain avant d’entreprendre un voyage aux États-Unis, et ce, même s’ils bénéficient d’un ESTA précédemment approuvé, sous peine de voir celui-ci annulé par les agents de la police aux frontières (Customs and Border Protection) lors de l’entrée sur le sol américain, de se voir infliger une forte amende et, le cas échéant, de risquer la confiscation de leur navire.
Les voyageurs qui se sont rendus à Cuba depuis le 12 janvier 2021 ou qui désirent y voyager avant un séjour aux États-Unis ne peuvent pas bénéficier du régime de l’ESTA et doivent obligatoirement faire une demande de visa auprès d’un consulat américain avant d’entreprendre un voyage aux États-Unis, et ce, même s’ils bénéficient d’un ESTA précédemment approuvé, sous peine de voir celui-ci annulé par les agents de la police aux frontières (Customs and Border Protection) lors de l’entrée sur le sol américain, ou de faire l’objet une décision de refus d’embarquement. Pour plus d’informations (en anglais), consulter la FAQ sur le site de l’agence fédérale Customs and Border Protection.
Les voyageurs qui se sont rendus en Iran, Irak, Syrie, Libye, Somalie, Yémen ou au Soudan depuis le 1er mars 2011 et les personnes ayant la nationalité iranienne, irakienne, soudanaise ou syrienne ne peuvent pas bénéficier du régime d’exemption de visa.
Ces personnes doivent solliciter un visa B1/B2 valable, selon les cas, plusieurs années auprès des autorités diplomatiques et consulaires américaines.
Compte tenu des délais de délivrance, il est recommandé d’anticiper ces démarches qui peuvent prendre plusieurs semaines.
Selon l’administration américaine, les personnes ayant besoin d’un visa en urgence pour un voyage d’affaires ou des raisons médicales ou humanitaires pourront bénéficier d’un traitement accéléré de leur demande de visa.
Une exception permanente pour les agents à temps plein des administrations d’État civiles ou militaires en mission officielle est mise en œuvre. Ces agents continuent de bénéficier de l’exemption de visa pour se rendre aux États-Unis. L’administration a par ailleurs défini cinq autres situations dans lesquelles les voyageurs s’étant rendus dans les quatre pays visés pourront éventuellement continuer à bénéficier de l’exemption de visa.
Ces situations concernent les déplacements :
- en mission officielle au nom d’une organisation internationale, régionale ou infranationale ;
- en mission officielle au nom d’une organisation humanitaire ;
- en tant que journaliste ;
- pour l’Iran, pour des raisons d’affaires légitimes, si le déplacement a eu lieu après le 14 juillet 2015 ;
- pour l’Irak, pour des raisons d’affaires légitimes.
Pour ces situations, le maintien de l’exemption de visa sera décidé au cas par cas. Compte tenu des délais d’obtention de cette exemption, il est recommandé d’entreprendre les démarches pour obtenir les garanties nécessaires des services consulaires américains au moins deux mois en avance.
Selon les autorités américaines, les voyageurs ayant déclaré la nationalité d’un de ces sept pays et bénéficiant déjà d’une ESTA seront informés par courriel de sa révocation, et invités à solliciter un visa.
Il est fortement recommandé aux autres personnes concernées par la réforme qui envisagent un déplacement à court terme aux États-Unis d’effectuer dès que possible une demande de visa. Pour les personnes bénéficiant actuellement d’une ESTA, il est possible de vérifier son statut à cette adresse (multilingue).
Les voyageurs concernés par ces restrictions, envisageant un déplacement aux États-Unis à plus long terme sont invités à consulter, avant de réserver leur billet d’avion, le site Internet de l’ambassade des États-Unis pour se tenir informés des changements en cours.
11. Décalage horaire
En hiver, il y a 9 heures de décalage entre la France et les îles Marianne du Nord. Quand il est midi à Paris, il est 21 h aux îles Mariannes du Nord.
En été, il y a 8 heures de décalage entre la France et les îles Mariannes du Nord. Quand il est midi à Paris, il est 20 h aux îles Mariannes du Nord.
12. Historique
Ces îles ont été habitées par différentes populations autochtones avant l’arrivée des Européens. Les Chamorros, un peuple océanien, sont les premiers habitants connus des îles Mariannes du Nord, et ils ont développé une culture unique et prospère dans cet environnement insulaire.
L’exploration européenne des îles Mariannes du Nord commence au XVIe siècle, lorsque les navigateurs espagnols Miguel López de Legazpi et Fray Andrés de Urdaneta découvrent l’archipel lors de leur voyage à travers le Pacifique. En 1565, l’Espagne revendique les îles Mariannes du Nord comme territoire colonial, et elles deviennent une partie de l’empire colonial espagnol.
Sous la domination espagnole, les îles Mariannes du Nord sont converties au catholicisme et intégrées dans l’empire colonial espagnol. Les missionnaires espagnols jouent un rôle important dans la conversion des Chamorros au christianisme, et de nombreuses églises et missions sont construites sur les îles.
Au XIXe siècle, les îles Mariannes du Nord deviennent une partie intégrante de la colonie espagnole des Philippines. Cependant, pendant la guerre hispano-américaine de 1898, l’Espagne cède Guam, une des îles Mariannes du Nord, aux États-Unis. Les autres îles Mariannes du Nord restent sous domination espagnole jusqu’à ce que l’empire colonial espagnol s’effondre à la fin du XIXe siècle.
En 1899, à la suite du traité de Paris, l’Espagne cède officiellement les îles Mariannes du Nord à l’Empire allemand en tant que mandat de la Société des Nations. Les Allemands développent l’agriculture sur les îles, introduisant des cultures comme la noix de coco et la canne à sucre.
Pendant la Première Guerre mondiale, les îles Mariannes du Nord sont occupées par les forces japonaises après la défaite allemande. Les Japonais administrent les îles jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, lorsque les États-Unis reprennent le contrôle de l’archipel après la bataille de Saipan en 1944.
Après la Seconde Guerre mondiale, les îles Mariannes du Nord deviennent un territoire sous administration des États-Unis, connu sous le nom de Territoire des îles Mariannes du Nord. Les États-Unis administrent les îles en tant que territoire non incorporé, et les habitants des îles Mariannes du Nord deviennent des citoyens américains.
Dans les décennies suivantes, les îles Mariannes du Nord connaissent un développement économique rapide, en particulier dans les secteurs du tourisme et de l’industrie textile. La proximité de l’archipel avec l’Asie en fait un lieu attractif pour les investissements étrangers, et l’économie des îles prospère.
En 1978, les îles Mariannes du Nord obtiennent le statut de Commonwealth des États-Unis, ce qui leur confère un degré accru d’autonomie politique par rapport aux autres territoires américains. Les habitants des îles élisent un gouverneur et une législature locale pour gérer les affaires internes de l’archipel.
Aujourd’hui, les îles Mariannes du Nord sont un territoire organisé et non incorporé des États-Unis, avec un gouvernement autonome basé à Saipan, la capitale de l’archipel. L’économie des îles repose principalement sur le tourisme, l’industrie textile et l’industrie du jeu, avec des casinos qui attirent de nombreux visiteurs de la région Asie-Pacifique.
Les îles Mariannes du Nord continuent de maintenir des liens étroits avec les États-Unis tout en préservant leur propre identité culturelle et leur patrimoine chamorro.
13. Sécurité
Les îles Mariannes du Nord sont également considérées comme sûres pour les touristes.
Certains vaccins peuvent être recommandés pour se rendre dans le pays.
14. Réseau routier
14 A. Routes principales
Les routes principales sont souvent asphaltées et bien entretenues, offrant des conditions de conduite agréables. La limitation de vitesse est généralement fixée entre 40 et 55 mph (environ 65-88 km/h), selon les conditions de la route et les panneaux de signalisation.
14 B. Routes secondaires
Les routes secondaires peuvent varier en qualité et peuvent présenter des imperfections mineures. La limitation de vitesse est généralement la même que sur les routes principales, mais il est conseillé de rester vigilant en raison de la visibilité réduite dans certaines zones.
14 C. Routes rurales
Dans les zones rurales moins développées, les routes peuvent être plus rudimentaires et moins bien entretenues. La limitation de vitesse est souvent réduite à environ 25-40 mph (environ 40-64 km/h) en raison des conditions de la route.
14 D. Routes urbaines
Dans les zones urbaines et les villages, les routes sont généralement bien entretenues mais peuvent être étroites. La limitation de vitesse varie entre 25 et 35 mph (environ 40-56 km/h), selon les panneaux de signalisation et la densité de la circulation.
15. Les incontournables à ne pas louper
- Plage de Micro Beach : Cette plage populaire offre des eaux cristallines, idéales pour la baignade, la plongée avec tuba et la détente sur le sable blanc.
- Mont Tapochau : Le point culminant des îles Mariannes du Nord offre des vues panoramiques spectaculaires sur l’archipel et ses environs.
- Banzai Cliff : Ce site historique est le lieu où de nombreux habitants se sont suicidés pendant la bataille de Saipan pendant la Seconde Guerre mondiale.
- Plage de Managaha : Cette île isolée est un endroit idéal pour profiter du soleil, faire de la plongée et observer les coraux et les poissons tropicaux.
- Grotte de Last Command : Cette grotte a servi de quartier général au général japonais Yoshitsugu Saito lors de la bataille de Saipan.
- Parc national de l’île de Rota : Ce parc offre des sentiers de randonnée pittoresques à travers la jungle, avec des cascades, des falaises et des points de vue spectaculaires.
- Plage de Tachogña : Cette plage isolée est un lieu de prédilection pour les amoureux de la nature, avec ses eaux calmes et son sable blanc.
- Musée de la guerre de Saipan : Ce musée présente des expositions sur l’histoire militaire des îles Mariannes du Nord, en particulier la bataille de Saipan pendant la Seconde Guerre mondiale.
- Grotte de la Géologie : Cette grotte spectaculaire est connue pour ses formations rocheuses uniques et ses stalactites et stalagmites.
- Marché de Garapan : Ce marché animé offre une variété de produits locaux, d’artisanat et de souvenirs à acheter.



