Préparer son voyage à Wake (Etats-Unis)

Sommaire

Au travers de cette fiche pays que nous avons voulue la plus complète possible, nous avons souhaité présenter toutes les informations importantes pour préparer son voyage à Wake, en les regroupant au sein d’une même partie. Vous trouverez ainsi dans cet article, une brève présentation du pays, la monnaie utilisée, la météo annuelle et du jour, le climat, les informations administratives, le décalage horaire ainsi que l’heure au moment de la consultation, l’état des routes, de la sécurité et un historique pour tout savoir du pays dans lequel vous allez vous rendre.

1. Brève présentation

L’île de Wake, également connue sous le nom d’atoll de Wake, est un territoire américain non incorporé situé dans l’océan Pacifique central. Elle fait partie des îles mineures éloignées des États-Unis. L’atoll est composé de trois îles principales : Wake, Wilkes et Peale, ainsi que de plusieurs îlots plus petits. L’île de Wake est située à environ 3700 kilomètres à l’ouest de Honolulu, Hawaï.

2. Monnaie

La monnaie officielle est le dollar américain (USD).

3. Religion

La population de l’île de Wake est principalement composée de militaires et de personnel civil travaillant pour le gouvernement américain. Il n’y a pas de religion officielle.

4. Frontières

L’île de Wake est une possession américaine située dans l’océan Pacifique. Elle ne partage pas de frontières terrestres avec d’autres pays, mais elle est située à proximité des eaux internationales.

5. Capitale

L’île de Wake n’a pas de capitale officielle, car elle est une possession américaine à des fins militaires et de conservation.

6. Langues

L’anglais est la langue principale parlée sur l’île de Wake, étant donné qu’elle est sous la juridiction des États-Unis.

7. Météo

Préparer son voyage à Wake
1/4 : Défavorable ; 2/4 : Moyennement favorable ; 3/4 : Favorable ; 4/4 : Très favorable

8. Coût de la vie

Le coût de la vie est de l’ordre de 50 à 100% supérieur à celui de la France.

9. Climat

L’île de Wake a un climat tropical avec des températures chaudes toute l’année. Les températures moyennes varient généralement entre 25°C et 30°C. L’atoll est également sujet aux typhons pendant la saison des tempêtes tropicales.

10. Visa

10 A. Le programme d’exemption de visa : Visa Waiver Program (VWP)

Depuis le 1er avril 2016, seules les personnes titulaires d’un passeport électronique ou biométrique peuvent bénéficier du programme d’exemption de visa (VWP) qui permet aux ressortissants français d’accéder au territoire américain sans visa, mais avec une autorisation électronique de voyage (ESTA), soit en transit, soit pour un séjour touristique ou d’affaires de 90 jours maximum (s’entendant par la possibilité de signer des contrats, de passer des commandes, de participer à des séminaires ou de rencontrer des clients).

Les personnes titulaires d’autres passeports devront solliciter un visa auprès des autorités diplomatiques et consulaires américaines compétentes (cf. site de l’ambassade des États-Unis à Paris).

NB  : le passeport d’urgence ne permet pas d’entrer aux États-Unis sans visa.
Pour plus d’informations sur les types de passeport, il est recommandé de consulter le site Service-public.fr.

10 B. L’autorisation électronique de voyage : ESTA

Le ressortissant français qui se rend aux États-Unis par la voie aérienne, maritime ou terrestre et qui bénéficie du VWP doit obligatoirement solliciter, via Internet, une autorisation électronique de voyage avant le départ (Electronic System for Travel Authorization – ESTA), sauf s’il voyage par avion privé ou par bateau privé, auquel cas il doit obligatoirement demander un visa : cf. infra.

L’ESTA peut être obtenue en répondant aux questions posées sur le site Internet (multilingue), seul site habilité par les autorités américaines et permettant un paiement en ligne par carte bancaire.
Le formulaire est à renseigner en langue anglaise, mais les instructions sont disponibles en langue française.

La demande d’autorisation peut être déposée à tout moment avant le voyage. Le ministère américain de la sécurité intérieure (Department of Homeland Security) recommande cependant d’effectuer cette formalité au moins 72 heures avant le départ.

L’ESTA permet de voyager dans le cadre du VWP mais ne constitue pas un droit d’entrée sur le territoire américain, lequel reste accordé ou refusé à l’arrivée par l’officier d’immigration.

L’autorisation est valable 2 ans à compter de la date de délivrance, mais doit être renouvelée en cas de changement de situation (nom, prénom, sexe, nationalité, passeport, réponses différentes aux questions posées, etc.), ou si la date de validité du passeport est inférieure à ce délai de 2 ans. Pour tout nouveau voyage pendant la période de validité de l’autorisation, il conviendra de mettre à jour via Internet certaines informations (numéro de vol et adresse de destination) dans son dossier ESTA et bien évidemment de voyager avec le passeport déclaré sur le formulaire ESTA.

10 C. Exclusion du VWP de certaines catégories de voyageurs

Les voyageurs qui se rendent aux États-Unis par avion privé ou par bateau privé (yachts ou voiliers à destination de Porto Rico ou des îles vierges américaines notamment) ne peuvent bénéficier du régime de l’ESTA et doivent obligatoirement faire une demande de visa auprès d’un consulat américain avant d’entreprendre un voyage aux États-Unis, et ce, même s’ils bénéficient d’un ESTA précédemment approuvé, sous peine de voir celui-ci annulé par les agents de la police aux frontières (Customs and Border Protection) lors de l’entrée sur le sol américain, de se voir infliger une forte amende et, le cas échéant, de risquer la confiscation de leur navire.

Les voyageurs qui se sont rendus à Cuba depuis le 12 janvier 2021 ou qui désirent y voyager avant un séjour aux États-Unis ne peuvent pas bénéficier du régime de l’ESTA et doivent obligatoirement faire une demande de visa auprès d’un consulat américain avant d’entreprendre un voyage aux États-Unis, et ce, même s’ils bénéficient d’un ESTA précédemment approuvé, sous peine de voir celui-ci annulé par les agents de la police aux frontières (Customs and Border Protection) lors de l’entrée sur le sol américain, ou de faire l’objet une décision de refus d’embarquement. Pour plus d’informations (en anglais), consulter la FAQ sur le site de l’agence fédérale Customs and Border Protection.

Les voyageurs qui se sont rendus en Iran, Irak, Syrie, Libye, Somalie, Yémen ou au Soudan depuis le 1er mars 2011 et les personnes ayant la nationalité iranienne, irakienne, soudanaise ou syrienne ne peuvent pas bénéficier du régime d’exemption de visa.
Ces personnes doivent solliciter un visa B1/B2 valable, selon les cas, plusieurs années auprès des autorités diplomatiques et consulaires américaines.
Compte tenu des délais de délivrance, il est recommandé d’anticiper ces démarches qui peuvent prendre plusieurs semaines.
Selon l’administration américaine, les personnes ayant besoin d’un visa en urgence pour un voyage d’affaires ou des raisons médicales ou humanitaires pourront bénéficier d’un traitement accéléré de leur demande de visa.

Une exception permanente pour les agents à temps plein des administrations d’État civiles ou militaires en mission officielle est mise en œuvre. Ces agents continuent de bénéficier de l’exemption de visa pour se rendre aux États-Unis. L’administration a par ailleurs défini cinq autres situations dans lesquelles les voyageurs s’étant rendus dans les quatre pays visés pourront éventuellement continuer à bénéficier de l’exemption de visa.

Ces situations concernent les déplacements :

  • en mission officielle au nom d’une organisation internationale, régionale ou infranationale ;
  • en mission officielle au nom d’une organisation humanitaire ;
  • en tant que journaliste ;
  • pour l’Iran, pour des raisons d’affaires légitimes, si le déplacement a eu lieu après le 14 juillet 2015 ;
  • pour l’Irak, pour des raisons d’affaires légitimes.

Pour ces situations, le maintien de l’exemption de visa sera décidé au cas par cas. Compte tenu des délais d’obtention de cette exemption, il est recommandé d’entreprendre les démarches pour obtenir les garanties nécessaires des services consulaires américains au moins deux mois en avance.

Selon les autorités américaines, les voyageurs ayant déclaré la nationalité d’un de ces sept pays et bénéficiant déjà d’une ESTA seront informés par courriel de sa révocation, et invités à solliciter un visa.

Il est fortement recommandé aux autres personnes concernées par la réforme qui envisagent un déplacement à court terme aux États-Unis d’effectuer dès que possible une demande de visa. Pour les personnes bénéficiant actuellement d’une ESTA, il est possible de vérifier son statut à cette adresse (multilingue).

11. Décalage horaire

En hiver, il y a 11 heures de décalage entre la France et Wake. Quand il est  midi à Paris, il est 23 heures à Wake.  En été, il y a 10 heures de décalage entre la France et Wake. Quand il est  midi à Paris, il est 22 heures à Wake.  

12. Historique

L’île de Wake a été découverte pour la première fois par des navigateurs européens au XVIe siècle, mais elle n’a pas été colonisée à cette époque en raison de son isolement géographique et de son manque de ressources naturelles. Ce n’est qu’au XIXe siècle que l’île a commencé à attirer l’attention en tant que site potentiel pour les opérations navales et les stations de ravitaillement en raison de sa position stratégique au milieu de l’océan Pacifique.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’île de Wake est devenue le théâtre d’un conflit militaire majeur entre les forces américaines et japonaises. En décembre 1941, l’île de Wake a été attaquée par les forces japonaises peu de temps après l’attaque de Pearl Harbor. Les défenseurs américains ont résisté héroïquement pendant plusieurs jours avant de se rendre aux Japonais. L’occupation japonaise de l’île a duré jusqu’à la fin de la guerre, lorsque les forces américaines ont repris le contrôle de l’île en 1945.

Après la guerre, l’île de Wake est devenue une base militaire américaine importante, abritant des installations de surveillance, de communication et de recherche. L’île a également été utilisée comme base de lancement pour les vols spatiaux et les essais de missiles. La présence militaire américaine a contribué à façonner le paysage de l’île et à en faire un site stratégique dans la région du Pacifique.

Au fil des décennies, l’île de Wake est restée sous le contrôle des États-Unis, bien qu’elle soit devenue moins importante sur le plan militaire avec le temps. En 1975, l’île de Wake a été placée sous l’administration de l’United States Air Force, qui a continué à utiliser l’île comme base aérienne et de soutien logistique.

Aujourd’hui, l’île de Wake est principalement utilisée à des fins militaires et scientifiques, avec une population militaire limitée et des installations de recherche océanographique. En raison de sa position éloignée et de son statut de base militaire restreinte, l’accès à l’île de Wake est strictement contrôlé et limité aux personnels autorisés.

Malgré sa petite taille et son isolement, l’île de Wake continue d’avoir une importance stratégique dans les affaires militaires et géopolitiques de la région du Pacifique.

13. Sécurité

L’île de Wake, située dans l’océan Pacifique Nord, est une base militaire américaine. Il n’y a ainsi pas de risque pour la sécurité des touristes éventuels.

14. Réseau routier

Wake étant une île relativement petite et peu développée, il n’y a pas de routes traditionnelles comme on les trouve sur le continent. Les visiteurs se déplacent principalement à pied ou en vélo sur les chemins de terre et les sentiers qui traversent l’île. Il n’y a pas de limitations de vitesse spécifiques pour ces chemins, mais il est recommandé de se déplacer à une vitesse sûre et prudente en tenant compte des conditions du terrain.

Sur l’île de Wake, les déplacements sont principalement assurés par des entreprises privées ou des véhicules appartenant au gouvernement. La route principale, une voie goudronnée à deux bandes, traverse l’île de part en part jusqu’à la chaussée reliant Wake à l’île de Wilkes. Cette chaussée, rénovée en 2003 après la destruction du pont menant à Peale par un incendie en décembre 2002, peut désormais supporter le passage d’engins lourds.

Un ensemble de routes goudronnées et de pistes en gravier corallien dessert la marina et les zones logistiques. L’accès à Wilkes se prolonge jusqu’au parc de stockage de pétrole, où une route en corail concassé permet de rejoindre la pointe ouest. Près du chenal sous-marin inachevé datant de la Seconde Guerre mondiale, une portion de la route est régulièrement inondée par la houle. L’ensemble du réseau routier, bien entretenu, reste adapté à une circulation légère et lente, permettant le transport du matériel, des services et du personnel entre l’aérodrome au sud et la zone de soutien au nord.

La route principale reliant Wilkes à Wake, composée de corail concassé, mesure environ 9,1 mètres de large et fait le tour de l’île. Depuis la Seconde Guerre mondiale, un pont en bois long de 137 mètres reliait Wake à Peale, facilitant les échanges entre les deux îles. Ce pont ayant disparu, la traversée s’effectue aujourd’hui en kayak, solution simple mais efficace pour franchir l’étroit chenal séparant les îlots. Ainsi, malgré son isolement et la modestie de ses infrastructures, Wake conserve un réseau de transport fonctionnel, entretenu avec soin pour répondre aux besoins d’une population restreinte mais active.

15. Les incontournables à ne pas louper

  1. Toki Point (île Peale) : pointe occidentale emblématique offrant une vue spectaculaire sur le lagon, souvent balayée par les vents du Pacifique.
  2. Flipper Point (île Peale) : avancée rocheuse dans le lagon, jadis utilisée pour l’amarrage des hydravions de Pan American Airways.
  3. Vestiges du camp de collecte de plumes (île Peale) : restes d’un ancien site commercial abandonné, témoin d’une époque où les oiseaux marins étaient exploités pour leurs plumes.
  4. Hôtel Pan American Airways (île Peale) : ruines de l’hôtel construit dans les années 1930 pour les équipages des hydravions « Clipper » reliant San Francisco à Manille.
  5. Ancre de l’épave du Libelle (île Peale) : imposante ancre de fer appartenant à un navire échoué en 1866, vestige rare du XIXe siècle.
  6. Pergola Pan Am (île Peale) : structure restaurée marquant l’ancien passage menant aux hydravions transpacifiques de la compagnie Pan American.
  7. Heel Point (île Wake) : cap nord de l’île principale, offrant un panorama dégagé sur la mer et les récifs environnants.
  8. Wake Island Memorial Chapel (île Wake) : chapelle commémorative dédiée aux soldats et civils tombés durant la Seconde Guerre mondiale.
  9. Aérogare de Wake Island (île Wake) : classée monument historique national des États-Unis, elle rappelle le rôle stratégique de l’île durant la guerre.
  10. Peacock Point (île Wake) : pointe sud-est remarquable pour ses falaises et ses panoramas sur l’océan Pacifique.
  11. 98 Rock (île Wake) : rocher gravé à la mémoire des 98 prisonniers américains exécutés par les forces japonaises en 1943.
  12. Parc des réservoirs de carburant (île Wake) : vaste installation datant de la guerre, avec une plaque commémorative dédiée à un amiral japonais.
  13. MCAS Iwakuni Overlook (île Wake) : point d’observation offrant une vue sur le quartier surnommé « Downtown » de Wake Island.
  14. Vestiges de fortifications japonaises (île Wake) : restes de bunkers, canons et tranchées témoignant des combats acharnés de 1941.
  15. Ruines de la ville (île Wake) : fondations de bâtiments et d’un ancien hôtel américain détruits pendant les bombardements de la guerre.
  16. Lagon de Wake (île Wake) : vaste étendue turquoise au centre de l’atoll, entourée de coraux et d’eaux cristallines.
  17. Wikes Channel (entre Wake et Wilkes) : chenal principal reliant la mer extérieure au lagon, bordé de plages coralliennes.
  18. Vestiges de la jetée Pan-Am (île Wake) : reste de la station de ravitaillement en hydravions construite dans les années 1930.
  19. Char japonais abandonné (île Wake) : véhicule blindé rouillé laissé sur place après la capitulation du Japon.
  20. Kuku Point (île Wilkes) : cap occidental de l’île Wilkes, réputé pour ses falaises abruptes et ses panoramas sur l’océan.
  21. Wilkes Channel (île Wilkes) : chenal étroit menant à une petite zone portuaire utilisée pour le transport de matériel.
  22. Chenal sous-marin (île Wilkes) : ancien projet militaire japonais de port sous-marin resté inachevé au début de la Seconde Guerre mondiale.
  23. Chaussée du chenal de Wilkes (entre Wake et Wilkes) : passage construit pour relier les îles, emprunté par les véhicules de service.
  24. Port principal (entre Wake et Wilkes) : unique zone d’accostage de l’atoll, utilisée pour le déchargement des barges et le transport de carburant.
  25. Marina (île Wake) : petit port de plaisance abritant les bateaux de pêche sportive et les barges de débarquement.
  26. Site du Nouveau Chenal (île Wilkes) : vestiges d’un chantier militaire partiellement creusé avant 1941, resté en l’état depuis.
  27. Hydravion Clipper (île Peale) : lieu symbolique des premiers vols transpacifiques, marqué par les restes d’un ancien quai d’amarrage.
  28. Ancienne base Pan American (île Peale) : zone où se trouvaient ateliers, entrepôts et installations d’accueil de la compagnie aérienne.
  29. Ancien aérodrome militaire (île Wake) : piste stratégique utilisée par l’US Air Force et les forces japonaises durant la guerre du Pacifique.
  30. Monument de la Défense de Wake (île Wake) : stèle commémorant la résistance héroïque des troupes américaines face à l’invasion japonaise en 1941.
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