Au travers de cette fiche pays que nous avons voulue la plus complète possible, nous avons souhaité présenter toutes les informations importantes pour préparer son voyage à l’île de la Réunion, en les regroupant au sein d’une même partie. Vous trouverez ainsi dans cet article, une brève présentation du pays, la monnaie utilisée, la météo annuelle et du jour, le climat, les informations administratives, le décalage horaire ainsi que l’heure au moment de la consultation, l’état des routes, de la sécurité et un historique pour tout savoir du pays dans lequel vous allez vous rendre.
1. Brève présentation
L’île de la Réunion est une île volcanique située dans l’océan Indien, à l’est de Madagascar. Elle fait partie de l’archipel des Mascareignes, avec une superficie d’environ 2 500 km². L’île est caractérisée par ses paysages montagneux spectaculaires, ses plages de sable noir, ses forêts tropicales luxuriantes et ses volcans actifs.

2. Monnaie
La monnaie utilisée sur l’île de la Réunion est l’euro (EUR).
3. Religion
La population de l’île de la Réunion pratique diverses religions, notamment le christianisme, l’hindouisme, l’islam et le bouddhisme. La diversité religieuse reflète la composition ethnique variée de l’île.
4. Frontières
L’île de la Réunion ne partage pas de frontières terrestres avec d’autres pays. Elle est entourée par l’océan Indien.
5. Capitale
La capitale administrative et la plus grande ville de l’île de la Réunion est Saint-Denis.
6. Langues
Le français est la langue officielle de l’île de la Réunion. Cependant, le créole réunionnais est largement parlé et constitue une part importante de l’identité culturelle de l’île.
7. Météo

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8. Coût de la vie
En moyenne, le coût de la vie peut être d’environ 20 à 30 % moins élevé sur l’île de la Réunion par rapport à la France métropolitaine.
9. Climat
L’île de la Réunion bénéficie d’un climat tropical, avec des températures chaudes toute l’année. Les températures moyennes varient entre 20°C et 30°C. L’île est également sujette à des précipitations abondantes, en particulier pendant la saison cyclonique, de novembre à avril.
10. Visa
Aucun visa n’est nécessaire pour entrer sur le territoire de l’île de la Réunion.
Pour les autres nationalités, plus d’informations peuvent être trouvées sur le site Internet officiel des autorités françaises.
11. Décalage horaire
L’île de la Réunion est généralement 3 heures avant l’heure de Paris en hiver (heure d’hiver en France) et 2 heures avant l’heure de Paris en été (heure d’été en France).
Par exemple, si à Paris il est midi pendant l’heure d’hiver, il sera 15 heures à l’île de la Réunion. En revanche, pendant l’heure d’été à Paris, lorsque midi est affiché, il sera 14 heures à l’île de la Réunion.
12. Historique
L’histoire de l’île de La Réunion commence bien avant son peuplement humain, avec une origine volcanique qui façonne cette terre perdue dans l’océan Indien. Située à l’est de Madagascar et à l’ouest de l’île Maurice, La Réunion fait partie de l’archipel des Mascareignes. Ses paysages sont marqués par deux volcans, le Piton des Neiges, aujourd’hui éteint, et le Piton de la Fournaise, l’un des volcans les plus actifs du monde.
Avant l’arrivée des Européens, l’île est inhabitée. Cependant, elle est probablement connue des navigateurs arabes dès le Moyen Âge, qui la nomment alors « Dina Morgabin », signifiant « l’île de l’ouest ». Ces marins arabes, tout comme les explorateurs malais et austronésiens, la croisent sans jamais y établir de colonies permanentes. L’histoire humaine de La Réunion commence réellement avec l’arrivée des Européens au début du XVIe siècle.
En 1500, les Portugais, menés par Pedro de Mascarenhas, aperçoivent l’île au cours de leurs explorations dans l’océan Indien. Ils la nomment « Santa Apolonia », mais ne s’y installent pas. L’île reste alors un simple repère sur les cartes des navigateurs jusqu’à ce que les Français s’y intéressent. En 1642, la Compagnie des Indes orientales prend possession de l’île au nom du roi Louis XIII, et l’île est baptisée île Bourbon, en l’honneur de la dynastie régnante.
Ce n’est qu’en 1665 que les premiers colons français, envoyés par la Compagnie des Indes orientales, s’établissent définitivement sur l’île. Ils y introduisent des cultures agricoles comme le café et les épices, mais surtout la canne à sucre, qui deviendra plus tard l’un des piliers de l’économie de La Réunion. Les premiers habitants sont des colons français, rejoints par des esclaves africains et malgaches, importés pour travailler dans les plantations. Très vite, cette population se métisse avec les Européens, et une société unique se forme, avec une riche diversité ethnique et culturelle.
Au XVIIIe siècle, l’île se développe grâce à l’essor de l’économie sucrière. La culture du sucre devient rapidement l’activité dominante, et les planteurs européens accumulent des fortunes importantes. La main-d’œuvre esclave constitue alors l’essentiel de la population de l’île, et l’esclavage est une composante centrale de l’économie et de la société. Des révoltes d’esclaves éclatent sporadiquement, mais elles sont brutalement réprimées par les autorités coloniales.
En 1793, pendant la Révolution française, l’île Bourbon est rebaptisée île de La Réunion en hommage à la « réunion » des fédérés marseillais et des gardes nationaux lors de la prise des Tuileries. Ce changement de nom reflète les bouleversements politiques qui secouent la métropole. Cependant, l’île conserve une relative autonomie, et l’esclavage continue d’y prospérer malgré les idéaux révolutionnaires de liberté et d’égalité.
Le XIXe siècle marque un tournant majeur pour La Réunion avec l’abolition de l’esclavage en 1848, décrétée par le gouvernement français sous l’impulsion de Victor Schœlcher. Cette décision libère plus de 60 000 esclaves, mais plonge l’économie sucrière dans une crise temporaire, car les anciens esclaves, désormais libres, refusent de continuer à travailler dans les plantations. Pour pallier cette pénurie de main-d’œuvre, les colons se tournent vers l’engagisme, un système de travail contractuel qui amène des milliers de travailleurs indiens, chinois, malgaches et africains à La Réunion. Ce phénomène contribue encore davantage à la diversité culturelle de l’île.
Au fil du temps, l’île se transforme profondément, aussi bien sur le plan économique que social. La Réunion devient un melting-pot où cohabitent des descendants d’esclaves africains, de travailleurs engagés indiens, chinois et malgaches, et de colons européens. Cette diversité se reflète dans la culture réunionnaise, notamment dans la langue, les traditions religieuses, la cuisine et la musique.
Le XXe siècle est marqué par de grands changements politiques et économiques. En 1946, La Réunion devient un département d’outre-mer français, ce qui lui confère un statut égal à celui des autres départements métropolitains. Ce changement permet à l’île de bénéficier des infrastructures et des aides financières de la France, contribuant ainsi à son développement économique et social. Cependant, la transition est difficile, et l’île connaît encore des périodes de pauvreté et de sous-développement.
Les années 1960 et 1970 voient un phénomène de migration important : des milliers de jeunes Réunionnais sont envoyés en métropole pour travailler, dans le cadre d’un programme controversé mené par le Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’outre-mer (Bumidom). Beaucoup de ces jeunes sont déracinés et rencontrent des difficultés d’intégration en France hexagonale, ce qui crée un ressentiment au sein de la population réunionnaise.
Sur le plan économique, l’île connaît une transformation progressive, passant d’une économie basée sur l’agriculture à une économie plus diversifiée, avec des secteurs tels que le tourisme, les services, et l’administration. L’industrie sucrière, autrefois dominante, perd de son importance, bien qu’elle reste encore une activité notable. Le tourisme devient un secteur clé de l’économie réunionnaise, attirant des visiteurs par la beauté naturelle de l’île, avec ses montagnes, ses volcans, ses plages et ses récifs coralliens.
13. Sécurité
L’île de la Réunion est généralement considérée comme une destination touristique sûre, offrant une variété de paysages époustouflants, des plages de sable blanc aux sommets volcaniques impressionnants. Les voyageurs peuvent profiter d’une atmosphère chaleureuse et accueillante tout en explorant la diversité culturelle et naturelle de l’île.
14. Réseau routier
14 A. Routes principales
Les routes principales de l’île de la Réunion offrent généralement des conditions de conduite de bonne qualité. Les limitations de vitesse varient sur ces routes, avec des sections où la vitesse est limitée à 50 km/h en zone urbaine et jusqu’à 90 km/h sur les routes principales en dehors des zones urbaines.
14 B. Routes secondaires
Les routes secondaires peuvent être plus étroites et sinueuses, en particulier dans les régions montagneuses de l’île. Les limitations de vitesse sur ces routes sont généralement comprises entre 40 et 70 km/h, en fonction des conditions spécifiques de la route et de la présence de virages serrés ou de pentes raides.
14 C. Routes de montagne
L’île de la Réunion compte de nombreuses routes de montagne offrant des vues panoramiques spectaculaires, mais elles peuvent être étroites et comporter des virages serrés. Les conducteurs doivent faire preuve d’une grande prudence et respecter les limitations de vitesse, qui peuvent être réduites à 30 km/h dans les zones les plus accidentées.



