
Au travers de cet article que nous avons voulu le plus complet possible, nous avons souhaité vous présenter tous les lieux d’intérêts de la Géorgie, ceux que vous devez absolument voir, ceux qui représentent son essence même. Certains d’entre eux sont évidents et connus de tous, mais d’autres sont des trésors cachés qui méritent d’être parcourus. C’est pour cette raison que nous espérons que cet article qui vous présente les incontournables de la Géorgie vous aidera à découvrir ce pays magnifique du Caucase.
Située au carrefour de l’Europe et de l’Asie, la Géorgie couvre une superficie d’environ 69 700 km² et s’ouvre sur la mer Noire à l’ouest. Elle partage ses frontières avec la Russie au nord, l’Azerbaïdjan à l’est, l’Arménie et la Turquie au sud. Le pays se caractérise par un relief montagneux, dominé par le Grand Caucase au nord et le Petit Caucase au sud. Son point culminant, le mont Chkhara, atteint 5 193 mètres d’altitude. La Géorgie bénéficie d’une diversité climatique, oscillant entre un climat subtropical humide sur la côte et un climat continental dans les régions montagneuses.
Le pays est traversé par de nombreux cours d’eau, dont le fleuve Koura, qui traverse la capitale, et le Rioni, qui se jette dans la mer Noire. Les vallées fertiles et les bassins fluviaux favorisent l’agriculture, notamment la culture de la vigne, pour laquelle la Géorgie est réputée. Les montagnes du Caucase abritent une faune variée, comprenant des ours bruns, des lynx et des bouquetins. Le littoral de la mer Noire présente une alternance de plages de galets et de forêts subtropicales, offrant des paysages diversifiés et propices au tourisme.
La Géorgie compte plus de 2 000 sources d’eau minérale et chaude, ainsi que des sources de boue thérapeutique. Nombre d’entre elles sont situées à proximité de stations thermales réputées. Ce petit pays compte 26 060 rivières, grandes et petites, 860 lacs, 55 cascades et 44 réservoirs. La Géorgie regorge de palais souterrains et ses grottes intéressent les spéléologues. À ce jour, 28 grottes ont été découvertes dans le pays.
| La Géorgie a connu des tensions géopolitiques qui ont conduit deux de ses régions, l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie, à faire sécession. Ces territoires, bien que revendiqués par la Géorgie, ont proclamé leur indépendance et sont au cœur de conflits non résolus. Afin de nous concentrer sur les destinations accessibles aux voyageurs, nous ne les aborderons pas dans cet article. |
Administrativement, la Géorgie est divisée en plusieurs régions, dont la capitale, Tbilissi, constitue le centre politique, économique et culturel du pays. Nichée dans une vallée encaissée, la ville allie influences européennes et orientales, avec ses ruelles pavées, ses églises orthodoxes et ses bains sulfureux. À l’ouest, Koutaïssi est un pôle historique majeur, tandis que Batoumi, sur la côte, se distingue par son dynamisme touristique et son architecture moderne. L’intérieur des terres est marqué par des villages traditionnels, où l’agriculture et l’élevage occupent une place centrale.
La Géorgie est réputée pour son patrimoine historique et naturel exceptionnel. Le parc national de Borjomi-Kharagauli, l’un des plus vastes d’Europe, abrite une biodiversité remarquable, tandis que la région de Touchétie séduit par ses paysages montagneux préservés. Ces richesses font de la Géorgie une destination fascinante, mêlant traditions ancestrales et ouverture vers le monde.
Encore relativement méconnue du grand public, la Géorgie séduit par son hospitalité et sa diversité culturelle. Berceau d’une des plus anciennes traditions viticoles, elle est profondément attachée à ses coutumes, notamment à travers la polyphonie géorgienne, classée au patrimoine immatériel de l’UNESCO. Les fêtes religieuses et populaires rythment la vie locale, illustrant un mélange unique d’influences chrétiennes, perses et byzantines. À la croisée des civilisations, la Géorgie conserve une identité forte, marquée par une histoire riche et un attachement profond à son patrimoine.
Fiche pays Géorgie
1. Kakhétie
Région orientale de l’est de la Géorgie, la Kakhétie est réputée pour son patrimoine culturel, ses paysages contrastés et son rôle central dans l’histoire et l’identité géorgiennes. Terre de monastères millénaires, de vallées fertiles et de traditions bien ancrées, elle est aussi le berceau du vin géorgien, élaboré depuis des millénaires dans des amphores de terre cuite appelées qvevris. Bordée par la Russie au nord et l’Azerbaïdjan à l’est et au sud, la Kakhétie offre un voyage à travers le temps, entre cités fortifiées, montagnes escarpées et vastes steppes.
Le monastère de Davit Gareja, situé sur la frontière entre la Géorgie et l’Azerbaïdjan, constitue l’un des trésors architecturaux et spirituels de la région. Fondé au VIe siècle par Saint David Garejeli, il s’étend sur vingt-cinq kilomètres et comprend de nombreuses églises, grottes et fresques anciennes. Le site fut un important centre d’apprentissage monastique et artistique au Moyen Âge, attirant des pèlerins et des moines de tout le Caucase. Outre son aspect historique, la vue qu’il offre sur les plaines semi-désertiques environnantes est spectaculaire, faisant de cette visite une expérience hors du temps.
Parmi les joyaux religieux de la Kakhétie, le monastère d’Alaverdi se distingue par sa majesté et son histoire. Construit au XIe siècle, il fut l’un des plus hauts édifices religieux de son époque dans le Caucase. Situé dans la vallée d’Alazani, entouré de vignobles, ce monastère abrite encore aujourd’hui une communauté monastique active. Les fresques médiévales et l’imposante architecture en pierre font de ce site un témoignage exceptionnel de l’art sacré géorgien. De nombreux visiteurs y viennent également pour découvrir le vin monastique, produit selon des méthodes traditionnelles.
La forteresse de Gremi, ancienne capitale du royaume de Kakhétie au XVIe siècle, domine les environs du haut d’une colline. Ce complexe architectural, qui comprend une église aux fresques magnifiques, un clocher et un palais, témoigne de la puissance de la région à l’époque médiévale. Bien que la ville de Gremi ait été détruite par les envahisseurs perses au XVIIe siècle, la forteresse demeure un symbole de la résilience géorgienne et offre un panorama remarquable sur la vallée. Le site archéologique alentour permet d’explorer les vestiges d’une cité florissante, dont les bains royaux et les anciens quartiers marchands.
Au cœur de la région se trouve Telavi, la capitale historique et culturelle de la Kakhétie. Cette ville médiévale, nichée dans les montagnes du Grand Caucase, est célèbre pour le musée du palais du roi Erekle II, seul palais royal géorgien encore préservé. Ancienne résidence des souverains kakhétiens, ce palais du XVIIIe siècle abrite aujourd’hui une riche collection d’objets historiques, d’armures et de manuscrits. À quelques kilomètres de là, le complexe monastique d’Ikalto, fondé au VIe siècle, fut l’un des plus importants centres d’enseignement médiévaux, où le poète national géorgien Chota Roustavéli aurait étudié.
La Kakhétie est également une terre de paysages naturels exceptionnels. Le parc national de Vashlovani, avec ses formations rocheuses érodées et sa végétation semi-aride, évoque des paysages lunaires. Plus au nord, la réserve naturelle de Lagodekhi, la plus ancienne du pays, abrite une biodiversité remarquable et des sentiers de randonnée menant à des cascades et des lacs alpins. Le lac Black Rock et la cascade Rocho figurent parmi les destinations incontournables pour les amoureux de la nature.
Enfin, impossible d’évoquer la Kakhétie sans parler de son vin. Réputée pour être l’une des plus anciennes régions viticoles du monde, elle produit des cépages emblématiques tels que le Saperavi, le Rkatsiteli ou le Kakhuri Mtsvane. Les caves de Tsinandali, Kvareli et Napareuli perpétuent une tradition millénaire, où le vin est fermenté dans des qvevris enfouis sous terre. Le domaine de Tsinandali, résidence du poète et prince Alexandre Chavchavadze, abrite l’un des plus anciens domaines viticoles de Géorgie, où les visiteurs peuvent déguster des crus prestigieux dans un cadre historique enchanteur.

2. Château d’Akhaltsikhé (Château de Rabati)
Dominant la ville d’Akhaltsikhé et ses 17 287 habitants, dans le sud de la Géorgie, le château de Rabati est une imposante forteresse médiévale dont les origines remontent au IXe siècle. Construit initialement sous le nom de château de Lomsia, il devint, à la fin du XIIe siècle, le centre d’une véritable ville baptisée Akhal-tsikhe. Situé dans la région historique de Samtskhe-Djavakhétie, le site est l’une des principales attractions touristiques du sud de la Géorgie, aux côtés de la cité troglodytique de Vardzia.
Le château d’Akhaltsikhé a connu plusieurs phases d’expansion et de transformations au fil des siècles. Au XIIIe siècle, il devint la capitale de la principauté de Samtskhe-Saatabago, gouvernée par la puissante famille Jaqeli. À cette époque, il disposait d’un vaste système défensif avec des remparts imposants, des tours de guet et des tunnels souterrains reliant différentes parties du complexe. Outre la forteresse elle-même, la citadelle abritait un arsenal, une église, des bains et un hôtel des monnaies, témoignant de son rôle central dans l’économie et la défense de la région.
En 1752, le gouverneur géorgien Hadji Ahmed-Pacha Jaqeli fit édifier une mosquée au sein du château, inspirée de l’architecture byzantine et rappelant le style de Sainte-Sophie de Constantinople. Cette mosquée fut en activité jusqu’en 1828, date à laquelle l’Empire russe transforma le lieu en église dédiée à la Vierge Marie. Aujourd’hui, la diversité des bâtiments présents sur le site reflète les différentes influences culturelles et religieuses qui ont marqué son histoire, entre christianisme et islam.
Récemment restauré, le château de Rabati est devenu un centre touristique incontournable, offrant une vue imprenable sur la ville et les montagnes environnantes. Ses remparts fortifiés, ses jardins aménagés et ses bâtiments rénovés en font un lieu particulièrement attractif pour les visiteurs. Le site est également un point d’intérêt culturel, abritant un musée retraçant l’histoire de la région. Avec son mélange d’architectures et son passé riche en événements, le château d’Akhaltsikhé demeure l’un des témoignages les plus impressionnants de l’histoire médiévale géorgienne.
L’important site archéologique d’Amiranis Gora est situé à la périphérie nord-est d’Akhaltsikhé. Amiranis Gora étant une référence importante pour l’étude de la culture Kouro-Araxes du Bronze ancien

3. Borjomi
Nichée dans le centre-sud de la Géorgie, la ville thermale de Borjomi est réputée pour ses eaux minérales aux vertus curatives. Située à 165 kilomètres de Tbilissi, elle fait partie de la région de Samtskhe-Javakheti et s’étend au sein des gorges de Borjomi, à l’extrémité est du parc national de Borjomi-Kharagauli. Grâce à son environnement montagneux et son climat agréable, elle est devenue une station climatique et thermale prisée, notamment à l’époque soviétique où elle jouissait d’un statut particulier.
L’attraction principale de Borjomi reste son industrie des eaux minérales, exportées dans plusieurs pays de l’ex-URSS. Les visiteurs peuvent découvrir la célèbre source de Catherine, nommée en l’honneur de la fille du général Golovine, qui a contribué à la popularisation des bienfaits de ces eaux. La ville est également connue pour le palais d’été Romanov, situé à Likani, un élégant édifice qui témoigne de l’époque impériale russe en Géorgie. Le musée régional de Borjomi offre quant à lui une immersion dans l’histoire locale et l’exploitation des ressources naturelles de la région.
Outre ses eaux minérales, Borjomi est une destination de choix pour les amateurs de nature et de randonnées. Le parc national de Borjomi-Kharagauli, qui s’étend sur plus de 85 000 hectares, est l’une des plus vastes zones protégées du pays. Il propose divers itinéraires de randonnée adaptés aux marcheurs de tous niveaux, avec des paysages variés allant des forêts luxuriantes aux hauts plateaux montagneux. Les visiteurs peuvent y pratiquer l’équitation, le VTT et même des excursions en raquettes en hiver.
Grâce à son climat tempéré et à son air pur, Borjomi est également reconnue pour ses bienfaits en climatothérapie. La station thermale accueille chaque année des curistes venus soigner diverses pathologies, notamment les troubles gastro-intestinaux et cardiovasculaires. Le développement de l’écotourisme et des infrastructures touristiques modernes a renforcé l’attrait de la ville, qui continue d’être une destination incontournable pour les voyageurs en quête de bien-être et de nature.

4. Le complexe monastique de Davit Gareja
Situé dans la région de Kakhétie, au sud-est de la Géorgie, le complexe monastique de Davit Gareja est un ensemble de monastères troglodytiques sculptés dans la roche. Il s’étend sur les pentes arides du mont Gareja, non loin du plateau d’Iori, à environ 60-70 kilomètres au sud-est de Tbilissi. Ce site historique est composé de centaines de cellules, chapelles, réfectoires et habitations monastiques, creusés directement dans les parois rocheuses du massif. L’isolement et la beauté austère du lieu en font un centre spirituel et touristique d’importance.
Fondé au VIe siècle par David de Gareji, l’un des treize moines assyriens venus prêcher en Géorgie, le complexe s’est développé sous l’impulsion de ses disciples, notamment avec la création des monastères Dodo’s Rka et Natlismtsemeli. Au fil des siècles, le site a connu plusieurs phases d’expansion, notamment sous l’influence du saint géorgien Hilarion l’Ibère au IXe siècle. Le monastère était un lieu de recueillement prisé des familles royales géorgiennes et de l’aristocratie. Il fut également un centre artistique et religieux où des fresques remarquables furent réalisées.
Le site de Davit Gareja est aujourd’hui un point de tension diplomatique entre la Géorgie et l’Azerbaïdjan, car une partie de son territoire, notamment le monastère de Bertubani, se trouve à cheval sur la frontière entre les deux pays. En plus de son importance religieuse et historique, la région abrite une faune et une flore protégées ainsi que des vestiges témoignant d’une occupation humaine très ancienne. Ce cadre unique, entre spiritualité et nature préservée, continue d’attirer chercheurs et visiteurs.
La richesse culturelle du complexe se manifeste également à travers ses fresques médiévales, certaines étant considérées parmi les plus belles de l’art sacré géorgien. Malgré son isolement, Davit Gareja demeure un site de pèlerinage actif et une destination incontournable pour les amateurs d’histoire et de randonnée. L’accès au monastère offre des panoramas spectaculaires sur les vastes étendues semi-désertiques environnantes, accentuant l’atmosphère mystique du lieu.

5. Vardzia
Creusé à flanc de falaise dans le sud de la Géorgie, Vardzia est un extraordinaire monastère troglodytique datant du XIIe siècle. Situé sur le versant de la montagne Erusheti, dans le centre-ouest du pays, à plus de 1 300 mètres d’altitude, ce complexe monastique s’étend sur environ cinq cents mètres et atteint dix-neuf niveaux de grottes. Conçu à l’origine comme un refuge contre les invasions, il est devenu un centre religieux et culturel majeur sous le règne de la reine Tamar, dont la vision a façonné l’un des monuments les plus impressionnants du pays.
Le site abritait autrefois plus de 3 000 cavités, dont des habitations, des salles de réunion, des entrepôts, des tunnels et des églises. Aujourd’hui, environ 500 grottes subsistent, témoignant de l’ingéniosité architecturale médiévale. L’élément central du complexe est l’église de la Dormition, dont les fresques du XIIe siècle figurent parmi les plus belles de la Géorgie. Elles illustrent des scènes bibliques, ainsi que des portraits de la reine Tamar et de son père, le roi Georges III, témoignant du mécénat royal.
Les infrastructures de Vardzia sont remarquables : un système de canaux souterrains permettait d’acheminer l’eau sur plusieurs kilomètres, assurant l’autonomie du site. Des caves à vin, une pharmacie et des boulangeries démontrent l’organisation sophistiquée de la communauté monastique. Cette autosuffisance, associée à sa position quasi imprenable, fit de Vardzia un bastion du christianisme médiéval face aux invasions mongoles et perses.
Aujourd’hui, bien que partiellement endommagé par des tremblements de terre et des invasions, Vardzia demeure un témoignage fascinant du passé glorieux de la Géorgie. Classé sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’UNESCO, ce site attire historiens, pèlerins et visiteurs émerveillés par la grandeur de ce monastère troglodytique, vestige d’une époque où foi et ingéniosité se conjuguaient pour bâtir des lieux extraordinaires.

6. Monastère de Djvari
Perché sur une colline surplombant la vallée de Mtskheta, dans le centre-est du pays, le monastère de Djvari est un joyau de l’architecture chrétienne du Caucase. Construit au VIe siècle à l’emplacement d’une ancienne croix de bois dressée par Sainte Nino, il incarne l’un des plus anciens exemples de l’architecture cruciforme à coupole en Géorgie. Son importance historique et spirituelle en fait un site incontournable, d’autant plus que la vue depuis ses hauteurs offre un panorama exceptionnel sur la confluence des rivières Aragvi et Mtkvari.
L’église principale du monastère, édifiée entre 585 et 604, présente une sobriété caractéristique des édifices géorgiens anciens. Son extérieur est marqué par des reliefs sculptés, tandis que son intérieur épuré met en valeur une atmosphère de recueillement. Les murs portent encore les traces de fresques, bien que le temps ait effacé une grande partie de leur éclat d’origine. L’importance de Djvari dans l’histoire de l’art religieux géorgien est indéniable, car il a servi de modèle pour de nombreuses églises ultérieures.
Le site est également lié à l’histoire politique du pays : en tant que lieu de prière et de réflexion, il a accueilli de nombreux souverains et figures religieuses marquantes. Sa position stratégique en hauteur permettait également d’assurer une fonction défensive, offrant un point d’observation sur les routes commerciales et militaires menant à Tbilissi.
Aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le monastère de Djvari attire pèlerins et visiteurs venus découvrir un pan essentiel de l’histoire géorgienne. Il demeure un symbole puissant du christianisme et de l’identité nationale, et représente un lieu de contemplation exceptionnellement préservé à travers les âges.

7. Mtskheta
Située à environ 20 kilomètres au nord de Tbilissi, dans le centre du pays, à la confluence des rivières Mtkvari et Aragvi, Mtskheta, peuplée de 7392 habitants est l’une des plus anciennes villes de Géorgie et un centre historique majeur du pays. Fondée il y a plusieurs millénaires, elle fut la capitale du royaume d’Ibérie jusqu’au Ve siècle et demeure aujourd’hui un site sacré du christianisme géorgien. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en raison de ses nombreux monuments religieux et historiques, la ville joue un rôle fondamental dans la culture nationale. Son urbanisme ancien, associé à ses édifices médiévaux remarquablement conservés, en fait un incontournable pour les amateurs d’histoire et d’architecture.
Parmi ses monuments les plus emblématiques, la cathédrale de Svétitskhovéli est une œuvre magistrale du XIe siècle, connue pour sa grande coupole et ses fresques intérieures. Considérée comme le cœur spirituel de la Géorgie, elle est le lieu de couronnement et de sépulture de nombreux rois géorgiens. À proximité, le monastère de Samtavro, érigé au IVe siècle puis agrandi au Moyen Âge, abrite des fresques remarquables et une atmosphère empreinte de spiritualité. Son cimetière adjacent renferme des sépultures remontant à l’Antiquité.
Dominant la ville depuis un promontoire rocheux, le monastère de Djvari, datant du VIe siècle, offre une vue spectaculaire sur la vallée et les rivières environnantes. Ce site est particulièrement significatif car il est associé à la conversion du roi Mirian III au christianisme, un événement clé de l’histoire géorgienne. Sa structure cruciforme influence fortement l’architecture religieuse de la région.
D’autres vestiges importants parsèment la ville et ses environs, notamment la forteresse de Bebris Tsikhe, qui date du XIVe siècle, ainsi que les ruines de l’acropole d’Armaztsikhé et d’un ancien pont attribué à Pompée. Ces témoignages du passé reflètent l’importance stratégique et culturelle de Mtskheta à travers les siècles.

8. Mingrélie-Haute Svanétie (Samegrelo-Zémo Svaneti)
La Mingrélie-Haute Svanétie, appelée également Samegrelo-Zémo Svanéti est une région de l’ouest de la Géorgie, bordée par l’Abkhazie et la Russie. Elle regroupe deux provinces historiques, la Mingrélie et une partie de la Svanétie.
8 A. Région de Haute Svanétie (Zemo Svaneti)
Nichée au cœur des montagnes du Caucase, Zemo Svaneti dans le nord-ouest du pays est une terre de contrastes où s’entremêlent nature sauvage et patrimoine médiéval. Accessible par la vallée de l’Enguri, cette région montagneuse qui entoure le Zemo Svaneti Planned National Park fait partie de la municipalité de Mestia et se distingue par ses sommets majestueux, dont le Shkhara (5 203 mètres), le Tetnuldi (4 852 mètres) et l’Ushba (4 700 mètres). En hiver, Zemo Svaneti devient un paradis pour les amateurs de ski avec les stations de Hatsvali et Tetnuldi, tandis qu’en été, ses paysages alpins attirent les randonneurs et les alpinistes du monde entier.
L’une des particularités de la région réside dans ses célèbres tours svanes, imposantes constructions de pierre qui servaient autrefois à la fois de refuge et de lieu de défense. Ces édifices médiévaux, souvent hauts de 20 à 25 mètres, sont emblématiques du mode de vie traditionnel des Svanes. La ville de Mestia abrite le musée historique et ethnographique de Svaneti, permettant d’admirer des icônes anciennes et des manuscrits précieux. L’église Saint-Georges de Seti et l’église de la Transfiguration-du-Sauveur de Laghami comptent parmi les joyaux religieux de la région.
Parmi les sites à ne pas manquer figure la célèbre tour de l’Amour, un édifice mystérieux érigé sur un rocher au bord de l’Enguri, qui illustre une légende locale. Plus au nord, le village d’Ushguli, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, est considéré comme l’une des plus hautes localités habitées d’Europe. Son paysage dominé par la majestueuse église Lamaria en fait un lieu hors du temps. Les amateurs d’histoire pourront également visiter l’église de Lagurka, dédiée aux saints Cyricus et Julitta, et le musée ethnographique d’Ushguli, qui retrace la vie quotidienne des Svanes à travers les siècles.
Enfin, Zemo Svaneti séduit aussi par sa gastronomie unique. Les spécialités locales incluent le kubdari, un pain fourré à la viande épicée, le khachapuri svane, et le chishvdari, une galette au fromage. Les visiteurs peuvent également déguster le fameux sel svane, un mélange d’épices typique de la région, et le raki svane, une eau-de-vie locale. Terre de légendes et de traditions ancestrales, Zemo Svaneti incarne l’âme sauvage et préservée du Caucase géorgien.
8 B. Région de Mingrelie (Samegrelo)
Située dans le nord-ouest de la Géorgie, la région de Samegrelo portant le nom de Mingrélie est un véritable trésor naturel et historique. Bordée par la mer Noire et traversée par les fleuves Rioni, Enguri et Tskenistskali, elle entoure le Samegrelo national Park et bénéficie d’un climat subtropical humide, propice à une végétation luxuriante. Autrefois berceau du royaume de Colchide, légendaire terre de la Toison d’Or, Samegrelo possède une histoire riche, marquée par la domination romaine, l’unification avec la Géorgie et la période princière des Dadiani. Aujourd’hui, la région séduit par son patrimoine architectural, ses paysages variés et sa gastronomie réputée.
Les amoureux de nature apprécieront le parc national de Kolkheti, un espace protégé par l’UNESCO où il est possible d’explorer les zones humides en bateau ou en kayak. Plus au nord, les montagnes de l’Egrisi dévoilent des paysages saisissants avec les lacs de Tobavarchkhili, de couleur émeraude, nichés à 2 650 mètres d’altitude. Parmi les sites naturels incontournables figurent aussi le mystérieux rocher oscillant de Kuakantsalia, les canyons de Martvili et Balda, ainsi que les impressionnantes cascades d’Oniore et de Chkhomuri. Les visiteurs qui recherchent un séjour balnéaire pourront se rendre sur les plages d’Anaklia et de Maltakva.
Les amateurs d’histoire et d’architecture ne manqueront pas la ville de Zougdidi, où se dresse le somptueux palais des Dadiani, aujourd’hui transformé en musée national. L’ancienne cité fortifiée de Nokalakevi, qui fut la capitale de la Géorgie occidentale entre le Ve et le VIe siècle, témoigne du passé glorieux de la région. Parmi les joyaux architecturaux, se trouve également l’église de la Mère de Dieu de Martvili, datant du VIIe siècle, la cathédrale de Tsaishi, les monastères de Khobi et de Kortskheli, ainsi que les forteresses de Rukhi et de Shkhepi.
Enfin, Samegrelo abrite l’un des ouvrages d’ingénierie les plus impressionnants de Géorgie : la centrale hydroélectrique d’Enguri. Cette gigantesque construction, située sur le fleuve Enguri, est accessible aux visiteurs qui peuvent même y naviguer en bateau. Mélange parfait entre nature, histoire et traditions, Samegrelo offre une immersion inoubliable dans l’une des régions les plus fascinantes du pays.
8 C. Les plages de Mingrelie
Mingrelie abrite également des plages aussi bien historiques que modernes, offrant aux visiteurs une diversité de cadres pour leurs séjours balnéaires. Si la plage de Maltakva, située près de la ville de Poti, est depuis longtemps un lieu de villégiature prisé pour son ambiance paisible, de nouvelles stations balnéaires ont récemment gagné en popularité, notamment Anaklia et Ganmukhuri.
Ces deux destinations, situées sur la côte nord-ouest de la mer Noire, se distinguent par leur cadre préservé et leur environnement naturel exceptionnel. Contrairement aux plages d’Adjarie, qui bénéficient d’un climat subtropical, les plages de Mingrelie jouissent d’un climat plus sec et tempéré, ce qui les rend agréables tout au long de l’année. En plus de leur beauté naturelle, Anaklia et Ganmukhuri offrent des infrastructures modernes, notamment des hôtels, des complexes de loisirs et des centres de bien-être.
L’un des points forts de cette région est la passerelle sur la rivière Enguri, qui relie les deux stations balnéaires. Il s’agit de la plus longue passerelle piétonne d’Europe, offrant une vue imprenable sur les paysages environnants. La promenade y est particulièrement agréable, notamment au coucher du soleil, lorsque la lumière dorée vient sublimer la mer et les montagnes en arrière-plan.

9. Gori
Située au centre de la Géorgie, Gori est une ville stratégique et historique qui s’élève au confluent des rivières Mtkvari et Liakhvi. Comptant environ 42 596 habitants, elle est la capitale régionale de la Shida Kartli et la cinquième ville la plus peuplée du pays. Son nom dérive du mot géorgien gora, signifiant « colline » ou « montagne », en référence au relief sur lequel s’est développée la cité.
L’un des symboles les plus emblématiques de la ville est la forteresse de Gori, une citadelle médiévale perchée sur une colline escarpée. Construite au moins dès le VIIe siècle, elle servait de point de défense contre les invasions des grandes puissances régionales. Les ruines de cette forteresse témoignent encore aujourd’hui de la résistance de la ville face aux menaces extérieures. De là-haut, un panorama impressionnant s’offre aux visiteurs, offrant une vue dégagée sur la ville et les paysages alentour. Un autre édifice marquant, l’église Saint-Georges de Gorijvari, située sur une autre colline, est un lieu de pèlerinage important, notamment en raison des vertus curatives attribuées à ses sources thermales.
L’histoire de Gori est aussi marquée par un personnage controversé : Joseph Staline. Né dans la ville en 1878, le dirigeant soviétique a laissé une empreinte indélébile sur Gori. Le musée Joseph Staline, situé en plein centre, retrace sa vie à travers une vaste collection d’objets personnels, de photographies et d’archives. À l’extérieur, la maison natale du dictateur a été conservée sous un pavillon protecteur, permettant aux visiteurs d’explorer les origines modestes de l’un des hommes les plus influents et redoutés du XXe siècle. Jusqu’en 2010, un imposant monument à Staline trônait devant l’hôtel de ville, illustrant le rapport complexe entre la Géorgie et cet héritage historique.
Outre son passé politique, Gori est aussi un centre culturel et architectural majeur. La cathédrale Sainte-Marie, un édifice religieux orthodoxe, se distingue par son architecture traditionnelle et son intérieur orné d’icônes. Le musée historique et ethnographique d’État de Gori permet quant à lui d’explorer l’histoire locale, avec des expositions sur l’archéologie, les coutumes et les traditions de la région de Shida Kartli. D’autres monuments, tels que la maison d’Amilakhvris ou le monument à Nikoloz Baratashvili, rappellent l’importance de la ville dans le paysage culturel géorgien.
Les visiteurs de Gori peuvent également profiter de ses infrastructures modernes et de ses lieux de détente. Le théâtre dramatique d’État de Gori propose régulièrement des représentations théâtrales et musicales. Les bains d’Erekle, réputés pour leurs sources chaudes, offrent une expérience de relaxation traditionnelle, tandis que les marchés locaux permettent de découvrir la gastronomie géorgienne, notamment le fameux khachapuri, pain fourré au fromage, spécialité de la région.
Dans les environs, plusieurs sites historiques d’envergure valent le détour. À quelques kilomètres de Gori, se trouve Uplistsikhé, une ancienne cité troglodytique taillée dans la roche, qui servait autrefois de centre religieux et politique. Plus au sud, l’église Ateni Sioni, datant du VIIe siècle, est renommée pour ses fresques médiévales remarquablement bien préservées. Ces sites témoignent de l’ancienneté et de la richesse culturelle de la région.

10. Koutaïssi
Située dans l’ouest du pays, sur les rives du fleuve Rioni, Koutaïssi est la troisième plus grande ville de Géorgie avec ses 125 589 habitants et l’une des plus anciennes du pays. Elle fut autrefois la capitale du royaume de Colchide et un centre politique et culturel majeur. Aujourd’hui, elle séduit par son mélange harmonieux d’histoire et de modernité. Ses sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, ses monuments historiques et son atmosphère paisible en font une destination incontournable pour les amateurs de patrimoine et de paysages. Outre son riche passé, la ville est un point de départ idéal pour explorer la région d’Imereti et ses merveilles naturelles.
Dominant la ville depuis une colline, la cathédrale de Bagrati est l’un des symboles les plus emblématiques de Koutaïssi. Construite au XIe siècle sous le règne du roi Bagrat III, elle incarne l’unité du royaume géorgien. Bien que gravement endommagée au fil des siècles, elle a été restaurée, suscitant cependant des débats sur l’authenticité de sa reconstruction. Depuis son parvis, une vue panoramique s’étend sur la ville et le fleuve Rioni, offrant un cadre idéal pour admirer le coucher du soleil. À quelques pas de là, la forteresse d’Uqimerioni, en ruines, rappelle l’importance stratégique de Koutaïssi à travers les âges.
Le quartier Royal de Koutaïssi est un site historique majeur, témoin de l’évolution architecturale et du passé prestigieux de la ville. Jadis résidence des rois, il ne subsiste aujourd’hui qu’une maison du XIXe siècle, restaurée dans les années 1960. Parmi les structures emblématiques du quartier, le pont Blanc, construit en 1872 et agrandi en 1949 sous l’ère soviétique, constitue un lien essentiel entre les rives du fleuve Rioni. Ce quartier abrite également des institutions éducatives notables, comme l’ancien lycée classique pour garçons et le gymnase féminin Sainte-Nine, tous deux intégrés au patrimoine historique de la ville.
Le quartier se distingue aussi par ses nombreux établissements commerciaux et hôteliers. S’y trouvent des bâtiments à l’architecture raffinée, comme la pharmacie de la rue Ioseb Grishashvili et la maison du procureur Viktor Vitushinsky. L’ancienne effervescence hôtelière est illustrée par des lieux emblématiques tels que l’hôtel « France », devenu la galerie des Beaux-Arts, l’hôtel Palace, ou encore l’hôtel « Grand Hotel ». Ces établissements reflètent l’élégance du quartier et son importance dans l’histoire de Koutaïssi.
Enfin, le quartier Royal conserve des espaces de loisirs marquants, notamment les anciens cinémas Radium et Montplaisir, dont les façades ont été restaurées récemment. Son architecture résidentielle, influencée par des styles éclectiques et modernistes, lui confère une identité unique. Grâce aux rénovations entreprises entre 2011 et 2012, le quartier est devenu un lieu prisé des visiteurs, conjuguant harmonieusement son riche passé et une dynamique contemporaine.
La diversité religieuse de la ville se reflète dans ses nombreux lieux de culte. La synagogue de Koutaïssi, construite à la fin du XIXe siècle, témoigne de la présence historique d’une importante communauté juive. Ses fresques et inscriptions en hébreu sont remarquables. Parmi les autres édifices religieux, l’église Sainte-Thècle, l’église Saint-Élie le Prophète et l’église Saint-Cyprien et Justine illustrent la richesse du patrimoine chrétien orthodoxe de la ville.
L’urbanisme de Koutaïssi allie traditions et modernité. Le pont blanc, qui enjambe le Rioni, est l’un des lieux les plus emblématiques de la ville. Sa structure légère et ses garde-corps blancs lui confèrent un charme particulier, et il est souvent associé à des scènes de films géorgiens. Non loin de là, une peinture murale soviétique datant de l’époque communiste rappelle les influences artistiques du XXe siècle. Le parlement de Géorgie, achevé en 2012, devait symboliser une décentralisation politique, mais son avenir reste incertain après le retour de la capitale législative à Tbilissi. La Colchis Fountain séduit quant à elle, au travers de ses dorures recouvrant plusieurs animaux posés sur des socles en mosaïques.
Parmi les parcs, le parc des musiciens et le parc dendrologique de Shekvetili sont les plus appréciés.
L’escalier des 100 marches a été construit entre 1951 et 1952 à Koutaïssi, sur les plans de Shota Lomtadze, l’architecte le plus en vue de la ville. L’escalier, large de huit mètres, est traversé en son milieu par un espace vert. Sur les côtés, au sommet d’une rampe en pierre, se trouvent des lampes en pierre. Le téléphérique, quant à lui permet de rejoindre les hauteurs de la ville.
Les amateurs de culture et d’histoire pourront explorer plusieurs musées. Le musée d’histoire locale abrite une collection d’objets retraçant l’évolution de la région d’Imereti, bien que les informations en anglais y soient limitées. Le musée du sport de Koutaïssi met en avant les exploits des athlètes géorgiens, tandis que le musée d’art martial illustre l’importance des traditions guerrières en Géorgie. La galerie d’art David Kakabadze, quant à elle, présente des œuvres d’artistes locaux et internationaux, offrant un aperçu de l’évolution artistique du pays au fil des siècles. Il convient de ne pas oublier le musée-réserve historique qui présente de belles expositions.
Malgré l’ouverture de centres commerciaux et de supermarchés modernes à Koutaïssi au fil des ans, le Bazar Vert n’a rien perdu de son charme. Réparti sur deux étages, il propose une sélection de fruits, légumes, produits laitiers, viande. Deux théâtres sont également à découvrir : le théâtre de Kutaisi Meliton Balanchivadze et le théâtre dramatique de Kutaisi Lado Maskhishvili.
Les environs de Koutaïssi réservent également de magnifiques découvertes. Le monastère de Ghélati, fondé au XIIe siècle par le roi David IV, est un chef-d’œuvre de l’architecture médiévale géorgienne. Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, il fut autrefois un centre intellectuel majeur où enseignaient les plus grands érudits du pays. À quelques kilomètres, le monastère de Motsameta se dresse sur une colline escarpée, entouré d’un paysage à couper le souffle. Moins fréquenté que Ghélati, il offre un cadre propice au recueillement et à la contemplation.
À l’extérieur de la ville, d’autres sites méritent une visite. Le palais Geguti, vestige du royaume médiéval géorgien, se trouve à une quinzaine de kilomètres au sud. Cette ancienne résidence royale offre un aperçu de l’architecture civile de l’époque. Le site archéologique de Vani, quant à lui, révèle les traces de l’ancienne Colchide, célèbre pour son mythe de la Toison d’Or. Enfin, la réserve naturelle de Sataplia est un véritable joyau naturel, abritant des empreintes de dinosaures, une grotte karstique et une plateforme panoramique en verre offrant une vue imprenable sur la région.

11. Canyon d’Okatse
Situé à proximité du village de Zeda Gordi, à environ cinquante kilomètres de Koutaïssi, dans le nord-ouest du pays, le canyon d’Okatse est une merveille naturelle de Géorgie, caractérisée par ses falaises abruptes et sa rivière sinueuse. Long de deux kilomètres et large de trois à seize mètres, il atteint par endroits une profondeur vertigineuse allant de vingt à cent mètres. Ses parois rocheuses, tapissées de végétation luxuriante, encadrent des cascades cachées et des lacs scintillants qui se dévoilent au détour du sentier. Ce cadre spectaculaire, dominé par des reliefs escarpés, fait du canyon un site d’exception pour les amateurs de paysages naturels.
L’une des expériences les plus impressionnantes qu’offre le canyon est la traversée de la passerelle suspendue, un chemin en bois de 780 mètres de long surplombant le gouffre. Cette passerelle offre une vue à couper le souffle sur le canyon et mène à une plateforme panoramique équipée d’un appareil à selfie intelligent, permettant aux visiteurs d’immortaliser leur passage sous un angle idéal. Cette immersion en hauteur permet d’admirer la diversité des formations rocheuses et la richesse de la flore qui habille les falaises.
L’accès au canyon est facilité par un sentier pédestre débutant au centre d’accueil des visiteurs. Cette promenade d’une demi-heure serpente à travers une forêt souvent embrumée, renforçant l’atmosphère mystérieuse du site. Pour les visiteurs qui disposent de moins de temps, un trajet de deux kilomètres en voiture permet de rejoindre directement l’entrée de la passerelle. L’ensemble du parcours est conçu pour être accessible à un large public, alliant aventure et sécurité.
En contrebas du canyon, un lieu secret attend les visiteurs en quête de tranquillité : Boga, un petit lagon niché entre les rochers, dont les eaux limpides offrent un rafraîchissement bienvenu après la randonnée. Cet écrin de nature, à l’abri de l’agitation, permet de savourer le calme environnant et de se ressourcer au contact de l’eau fraîche.

12. Lacs Abudelauri
Les lacs Abudelauri, situés dans la région de Khevsureti, dans le nord du pays comptent parmi les sites naturels les plus fascinants de Géorgie. Nichés dans un décor alpin spectaculaire, ces trois lacs se distinguent par leurs couleurs étonnantes, qui varient entre le blanc, le bleu et le vert. Cette palette naturelle s’explique par des processus géologiques distincts : le lac blanc tire sa teinte des carbonates dissous dans l’eau, tandis que les lacs bleu et vert doivent leur couleur aux sédiments reflétant la lumière du soleil. La beauté saisissante de ces eaux contrastant avec les paysages montagneux environnants en fait un lieu de randonnée prisé.
L’itinéraire principal pour accéder aux lacs commence au village de Roshka, dernier point accessible en véhicule avant que ne débute un sentier de sept kilomètres à travers les reliefs accidentés de la région. Cette randonnée peut s’effectuer à pied ou à cheval et offre des panoramas grandioses sur les montagnes du Caucase. Pour atteindre le lac blanc, perché à 2 800 mètres d’altitude, il faut parcourir un kilomètre et demi supplémentaire sur un terrain rocailleux façonné par le glacier Chiukhi. Cette dernière portion, plus exigeante, récompense les randonneurs par un spectacle naturel exceptionnel.
Le climat changeant de la région impose une bonne préparation : le temps peut basculer rapidement d’un soleil radieux à une pluie battante. Il est donc conseillé de prévoir des vêtements imperméables et de surveiller les prévisions météorologiques avant de se lancer dans l’ascension. Malgré ces défis, la randonnée vers les lacs Abudelauri demeure une expérience inoubliable pour les amoureux de la nature et de la haute montagne.
Pour prolonger l’exploration, le village de Roshka propose plusieurs maisons d’hôtes où les visiteurs peuvent profiter de l’hospitalité géorgienne. Ce hameau est également un excellent point de départ pour d’autres excursions dans la région, notamment vers la station de Juta, réputée pour ses paysages alpins et ses sentiers de randonnée.

13. Grotte de Prométhée
Située dans la région d’Iméréthie, près du village de Kumistavi, la grotte de Prométhée dans le centre-ouest est l’un des sites naturels les plus spectaculaires de Géorgie. Cette immense cavité souterraine, vieille de soixante à soixante-dix millions d’années, s’étend sur 1,8 kilomètre de long et atteint une profondeur de quarante mètres. Ses formations karstiques impressionnantes, mises en valeur par un éclairage coloré, créent un décor féérique où stalactites et stalagmites se reflètent dans des lacs souterrains. Chaque année, plus de 200 000 visiteurs viennent explorer cette merveille naturelle.
| Plus d’informations sont disponibles sur le site officiel des grottes. |
La grotte de Prométhée est composée de vingt-deux cavernes, dont six sont accessibles au public. Chacune porte un nom évocateur en lien avec la mythologie et l’histoire géorgienne : la caverne des Argonautes, la caverne de Kolkhétie, la caverne de Médée, la caverne de l’amour, la caverne de Prométhée et la caverne ibérique. Ces galeries offrent une diversité de paysages souterrains, entre rideaux de pierre, cascades minérales et formations d’hélictites aux formes étonnantes. L’éclairage soigneusement étudié confère aux lieux une ambiance mystique, accentuant la beauté de ces sculptures naturelles.
Le parcours à travers la grotte s’étend sur 1,5 kilomètre et comprend une section particulièrement impressionnante : une traversée en bateau souterrain de 380 mètres. Cette descente silencieuse, accompagnée d’une musique d’ambiance, procure une sensation unique. La combinaison du silence, des jeux de lumière et des reflets sur l’eau renforce l’atmosphère surnaturelle du site.
Outre son attrait touristique, la grotte est un lieu d’intérêt scientifique. Elle abrite une faune souterraine variée, comprenant une quarantaine d’espèces d’insectes, d’invertébrés et de mollusques, ainsi que dix-neuf variétés de plantes aquatiques. Des fossiles datant du Crétacé, ainsi que des fragments de crâne d’anciens ours des cavernes, ont également été découverts dans ses profondeurs.

14. Vallée de Truso
Située au nord de la Géorgie, la vallée de Truso est un joyau naturel niché au cœur du Grand Caucase. À seulement 22 kilomètres de Stepantsminda, cette vallée offre un paysage saisissant où des villages abandonnés, des fortifications anciennes et des merveilles naturelles se côtoient. Autrefois peuplé, ce territoire est aujourd’hui un lieu déserté, ce qui renforce son atmosphère mystique.
Les visiteurs de la vallée de Truso peuvent découvrir des sites variés en une seule journée. Parmi les incontournables figurent le complexe fortifié de Zakagori, qui servait autrefois de poste avancé, et le monastère de Keterisi, niché entre les montagnes. La région est aussi connue pour ses phénomènes naturels impressionnants, comme les formations de travertin, qui laissent des traces colorées sur le paysage, ou encore le lac minéral d’Abano, dont l’eau pétillante est naturellement enrichie en minéraux. Les sources d’eau sulfureuse de Keterisi complètent ce panorama unique.
L’accès à la vallée peut se faire en véhicule tout-terrain, à cheval ou à pied. Une randonnée permet d’apprécier pleinement la diversité du paysage, ponctué de torrents tumultueux, de falaises abruptes et de pâturages alpins. Le voyageur ne pourra s’empêcher de s’arrêter régulièrement pour photographier ces panoramas grandioses, où chaque détour de sentier révèle une nouvelle merveille. En hiver, l’accès peut être plus difficile, mais la vallée se transforme alors en un décor féerique recouvert de neige.
Les visiteurs doivent cependant être attentifs à certaines règles. Il est recommandé de ne pas marcher sur les travertins pour préserver ces formations millénaires. De plus, la vallée étant proche de la frontière russe, un permis spécial peut être requis pour certaines parties du parcours, notamment pour franchir le village au-delà de la forteresse de Zakagori. Avec son mélange d’histoire et de paysages à couper le souffle, la vallée de Truso est une destination inoubliable pour les amoureux de la nature et les passionnés de randonnée.

15. Canyon de Tsalka (Dashbashi)
Situé dans le sud de la Géorgie, le canyon de Tsalka, également appelé canyon de Dashbashi, est une merveille géologique qui attire les amateurs d’aventure et de panoramas spectaculaires. Ce canyon s’étend sur huit kilomètres, offrant un spectacle naturel saisissant avec ses falaises abruptes, ses cascades jaillissantes et sa végétation luxuriante. Il est situé dans le parc national d’Algeti, à une altitude comprise entre 1 200 et 1 500 mètres. La région, d’origine volcanique, possède un relief accidenté qui abrite des formations rocheuses uniques et une biodiversité préservée.
Le canyon de Tsalka est particulièrement apprécié pour ses sentiers de randonnée, qui permettent d’explorer ses trésors cachés. L’un des parcours les plus populaires s’étend sur 1,8 kilomètre depuis le centre d’accueil des visiteurs et longe les parois du canyon. Cette randonnée d’une heure environ mène jusqu’à l’un des joyaux du site : le Crying Wall, une paroi rocheuse recouverte de petites cascades qui donnent l’impression que la falaise elle-même pleure. La région abrite également plusieurs grottes, certaines naturelles et d’autres creusées par l’homme, témoignant d’une occupation ancienne.
Le point d’orgue du canyon de Tsalka est sans conteste son impressionnant pont de verre, long de 240 mètres, suspendu au-dessus du vide. Ce pont ultramoderne, qui surplombe la gorge, est doté d’un bar et d’un restaurant panoramique où les visiteurs peuvent profiter d’une vue imprenable sur le paysage environnant. L’adrénaline est au rendez-vous pour les visiteurs qui osent s’y aventurer, car le plancher transparent permet d’admirer la profondeur vertigineuse du canyon sous ses pieds.
L’accès au canyon se fait depuis la ville de Tsalka, située à 88 kilomètres de Tbilissi. De là, une route mène au village de Dashbashi, point de départ des excursions. Avec son ambiance à la fois sauvage et aménagée pour le tourisme, le canyon de Tsalka est une destination idéale pour ceux qui recherchent une expérience immersive dans la nature tout en bénéficiant d’installations modernes.
16. Batoumi
Située sur les rives de la mer Noire, dans l’ouest du pays, Batoumi est la capitale de la République autonome d’Adjarie en Géorgie. Comptant 183 181 habitants, cette ville portuaire est un carrefour dynamique où modernité et traditions se rencontrent. Grâce à son climat subtropical et à son développement touristique soutenu, Batoumi est aujourd’hui l’une des destinations les plus prisées de la région. Réputée pour sa vie nocturne animée et ses plages bordées de palmiers, elle attire de nombreux visiteurs chaque année, séduits par son ambiance festive et son riche patrimoine culturel.
Au cœur de la ville, le boulevard de Batoumi constitue l’une des promenades les plus agréables de Géorgie. Bordé de jardins fleuris, de fontaines et de sculptures modernes, il longe le littoral sur plusieurs kilomètres. Parmi les œuvres emblématiques qui jalonnent cet espace, la célèbre statue de Ali et Nino, inspirée du roman éponyme, symbolise un amour tragique entre une princesse géorgienne et un jeune homme musulman d’Azerbaïdjan. À quelques pas de là, la place de l’Europe incarne la modernité de Batoumi, avec son architecture inspirée des villes occidentales et sa statue de Médée, rendant hommage aux liens mythologiques entre la Géorgie et la Toison d’or.
Parmi les sites culturels majeurs de Batoumi, le musée d’État d’Adjarie abrite des collections retraçant l’histoire de la région, des civilisations antiques aux périodes plus récentes. Le musée archéologique de Batoumi offre quant à lui un aperçu fascinant des découvertes réalisées sur le territoire, exposant des céramiques, des pièces de monnaie anciennes et divers objets d’art. Pour les amateurs de peinture et de sculpture, le musée national d’art d’Adjarie présente des œuvres d’artistes géorgiens et internationaux. Enfin, les passionnés de science et d’histoire industrielle apprécieront le musée technologique des frères Nobel, consacré aux innovations qui ont marqué la ville à la fin du XIXe siècle.
La ville abrite également plusieurs lieux de culte remarquables qui témoignent de la diversité religieuse de Batoumi. La cathédrale orthodoxe géorgienne de la Mère de Dieu, ancien édifice catholique converti au culte orthodoxe, est l’un des monuments les plus imposants du centre-ville. L’église Saint-Nicolas, construite au XIXe siècle, est un autre symbole de la foi orthodoxe locale. Le patrimoine religieux de la ville comprend aussi la mosquée de Batoumi, seule mosquée active d’Adjarie, et la synagogue de Batoumi, témoin de la présence historique d’une communauté juive dans la région.
Les amoureux de la nature ne manqueront pas de visiter le jardin botanique de Batoumi, l’un des plus grands d’Europe. Situé sur une falaise surplombant la mer Noire, il regroupe des espèces végétales du monde entier, organisées en plusieurs zones climatiques. L’endroit est idéal pour une promenade paisible, offrant des panoramas spectaculaires sur la côte. À l’intérieur de la ville, le parc du 6 mai constitue un autre havre de verdure, avec son lac Nurigeli et ses allées ombragées.
L’offre de divertissements de Batoumi est particulièrement variée. Les amateurs de sensations fortes pourront emprunter le téléphérique Argo, qui grimpe jusqu’à un point d’observation offrant une vue imprenable sur la ville et la mer. Pour une expérience plus relaxante, une promenade sur la roue panoramique du front de mer permet d’admirer Batoumi sous un autre angle. Le soir venu, les fontaines dansantes de la ville offrent un spectacle de lumières et de musique synchronisée qui enchante petits et grands.
Les plaisirs balnéaires occupent une place centrale à Batoumi. La plage de galets qui s’étend le long du boulevard offre un cadre agréable pour se détendre face aux eaux de la mer Noire. Le port maritime de Batoumi, quant à lui, constitue un point de départ pour diverses excursions en bateau, allant de simples balades en mer à des sorties de pêche ou de plongée. Certains yachts de luxe sont également disponibles à la location pour des croisières privées le long de la côte.
Enfin, Batoumi est aussi une ville festive où la vie nocturne bat son plein. De nombreux bars et clubs, souvent situés en bord de mer, accueillent des DJ de renommée internationale. L’animation se poursuit jusque tard dans la nuit, notamment autour de la place Piazza, un espace inspiré des places italiennes, où se trouvent plusieurs restaurants, cafés et salles de concert.
Au cœur de la ville, le Delphinarium attire les familles et les amateurs de faune marine avec des spectacles mettant en scène des dauphins dans un cadre soigneusement aménagé. Non loin de là, l’horloge astronomique de Batoumi constitue une curiosité architecturale fascinante, indiquant non seulement l’heure, mais aussi les phases lunaires et la position des planètes. La tour alphabétique, haute de 130 mètres, célèbre l’unicité de l’alphabet géorgien avec ses lettres inscrites en spirale sur la structure métallique. À proximité, la tour de l’horloge de Chacha, aujourd’hui désaffectée, rappelle l’importance historique de la production locale de cette eau-de-vie géorgienne.
Batoumi compte également plusieurs édifices religieux remarquables. La cathédrale arménienne du Christ-Sauveur, construite entre 1885 et 1887, se distingue par son clocher imposant et son alignement original par rapport au tracé des rues de la vieille ville. L’église du Saint-Esprit, de confession catholique, et l’église du Saint-Sauveur complètent cet héritage religieux. Enfin, la fontaine de Neptune, ornée d’une majestueuse statue dorée, et le monument d’Ilia Chavchavadze, rendant hommage à cette figure emblématique de la littérature géorgienne, ponctuent agréablement les promenades en ville.
Les visiteurs en quête de patrimoine historique pourront explorer les vestiges de la forteresse de Gonio, située à une dizaine de kilomètres de Batoumi. Construite par les Romains au Ier siècle, elle servait autrefois de poste avancé militaire et aurait abrité le tombeau de Saint Matthias, l’un des douze apôtres. Non loin de là, la forteresse de Pétra, perchée sur une colline, témoigne de l’importance stratégique de la région à travers les siècles.
Le pont et la cascade de Makhuntseti, également connu sous le nom de pont Tamara, se situent à environ 30 kilomètres au nord-est de Batoumi. Cet endroit est idéal pour une demi-journée d’exploration. La cascade impressionne par sa hauteur et son débit, tandis que le pont en pierre, qui semble fragile, demeure étonnamment robuste. En été, les plus téméraires plongent dans l’eau depuis le pont, ce qui ajoute à l’animation du lieu. Depuis Zeda Makhuntseti, une randonnée de 4 à 6 heures permet de descendre vers Kveda Makhuntseti, offrant des paysages splendides tout au long du parcours.

17. Sighnaghi
Perchée sur une colline surplombant la vallée de l’Alazani, dans l’est du pays, Sighnaghi ou Signagi est une charmante bourgade de la région de Kakhétie, réputée pour son patrimoine architectural et sa proximité avec les terres viticoles de Géorgie. Avec ses ruelles pavées, ses maisons pastel et ses remparts du XVIIIe siècle, elle offre une atmosphère intemporelle, propice aux flâneries. Sa localisation permet d’admirer de magnifiques panoramas sur le Grand Caucase, ce qui en fait une destination prisée des voyageurs en quête d’authenticité.
L’église de Surb Karapet, mentionnée dans des archives dès 1788, constitue l’un des plus anciens édifices de la ville. Son état délabré au XIXe siècle a conduit à une restauration entre 1847 et 1849. Non loin de là, l’église de Surb Gevorg (Saint-Georges), érigée en 1793, témoigne également de la richesse du patrimoine religieux de Signagi. Fermée en 1924 sous l’ère soviétique et convertie en club, elle a retrouvé sa vocation initiale et fonctionne aujourd’hui comme une église orthodoxe géorgienne.
Outre ses églises, Signagi abrite plusieurs édifices historiques qui rappellent son passé médiéval. La ville est ceinturée par d’impressionnantes fortifications dont certaines parties sont encore accessibles, offrant des vues spectaculaires sur la vallée. À quelques kilomètres de là, le monastère de Bodbe est un lieu de pèlerinage majeur, associé à Sainte-Nino, l’évangélisatrice de la Géorgie. Fondé au IVe siècle, le monastère conserve ses reliques et attire de nombreux fidèles venus lui rendre hommage.
Signagi se distingue aussi par son musée, qui a été modernisé en 2007 pour proposer une exposition aux normes contemporaines. Il présente des collections ethnographiques et archéologiques qui retracent l’histoire de la région. La ville est également surnommée la « ville de l’amour » en raison de sa popularité auprès des couples qui viennent s’y marier.

18. Uplistsikhe
À environ 10 kilomètres de Gori, dans la région de Shida Kartli, dans le centre du pays, Uplistsikhe est un site archéologique majeur qui témoigne de l’histoire ancienne de la Géorgie. Son nom, signifiant « forteresse du seigneur », reflète son importance en tant que centre politique et religieux à différentes époques. Creusée dans la roche, cette cité troglodytique dévoile une architecture unique qui combine influences anatoliennes, perses et géorgiennes. Elle offre une immersion fascinante dans un passé millénaire, où vestiges païens et chrétiens cohabitent.
Construite sur une falaise dominant la rivière Mtkvari, la cité était protégée par des remparts naturels et artificiels. Un tunnel de 3 mètres servait à l’approvisionnement en eau et pouvait être fermé en cas d’invasion. L’accès principal, situé au nord, emprunte un passage creusé dans la roche, dont les parois atteignent 10 mètres de hauteur. Ce système défensif témoigne de l’ingéniosité des bâtisseurs qui ont conçu la ville.
Uplistsikhe se divise en trois parties : la section sud, la partie centrale et la zone nord. La partie centrale est la plus étendue et abrite la majorité des structures troglodytiques. Une rue principale serpente entre les habitations, les temples et les salles cérémonielles, révélant un urbanisme élaboré. Parmi les constructions notables, une salle soutenue par deux piliers est considérée comme un lieu de pouvoir où siégeait probablement le souverain de la cité. Certaines grottes présentent des plafonds sculptés imitant des rondins de bois, un détail architectural qui souligne le raffinement de l’époque.
Au sommet du site, une basilique chrétienne en pierre et en brique, datant des IXe et Xe siècles, domine l’ensemble. Sa construction illustre la transition du paganisme vers le christianisme dans la région. Les fouilles archéologiques ont révélé divers objets anciens, notamment des bijoux en or et en bronze, ainsi que des poteries et sculptures. Ces trésors sont aujourd’hui conservés au musée national de Tbilissi.
Malheureusement, le site a été endommagé par un tremblement de terre en 1920, et certaines parties des grottes se sont effondrées. Toutefois, des efforts de conservation ont été entrepris pour préserver ce patrimoine exceptionnel. Inscrit sur la liste indicative de l’UNESCO depuis 2007, Uplistsikhe demeure l’un des plus impressionnants vestiges de l’ancienne Géorgie, offrant aux visiteurs un voyage hors du temps à travers les civilisations qui ont façonné le pays.

19. Cascade de Gveleti
Dans la région montagneuse du Kazbegi, dans le nord du pays, la cascade de Gveleti est un lieu incontournable pour les amateurs de randonnée et de paysages alpins. Située à seulement sept kilomètres du village de Stepantsminda, cette cascade est facilement accessible en voiture jusqu’au village de Gveleti, après quoi un sentier pédestre bien indiqué mène jusqu’aux chutes. Son cadre naturel spectaculaire en fait une destination prisée des visiteurs en quête de tranquillité et de beauté sauvage.
La randonnée vers la cascade de Gveleti commence par une route de service avant de se poursuivre sur un sentier qui serpente à travers les falaises et la végétation alpine. En réalité, ce site abrite deux cascades distinctes : la grande cascade de Gveleti et la petite cascade de Gveleti, situées à environ 750 mètres l’une de l’autre. L’eau y tombe avec force depuis les hauteurs, créant un voile brumeux rafraîchissant, idéal pour une pause après l’effort de la marche.
La grande cascade de Gveleti atteint une hauteur de 30 mètres et une largeur de 4 mètres à sa base. Son débit puissant et sa chute vertigineuse en font l’une des cascades les plus impressionnantes de la région. En été, l’endroit est particulièrement agréable, car l’eau glacée permet de se rafraîchir après la randonnée. En automne, la végétation environnante prend des teintes dorées et rouges, offrant un spectacle visuel enchanteur.
Outre la cascade elle-même, la région environnante est un véritable paradis pour les amoureux de la nature. Entre août et octobre, les randonneurs peuvent profiter des senteurs enivrantes des églantiers, des argousiers et des épines-vinettes en fleurs. La faune locale, comprenant des aigles et des bouquetins, ajoute une touche sauvage à ce décor grandiose.
20. Parc national de Bordjomi-Kharagaouli
S’étendant sur plus de 107 000 hectares au cœur du Petit Caucase, dans le centre du pays, le parc national de Bordjomi-Kharagaouli est l’un des plus vastes d’Europe et représente une réserve naturelle d’une grande importance en Géorgie. Situé à environ 170 kilomètres de Tbilissi, il englobe des paysages montagneux préservés où faune et flore se déploient dans un cadre d’une rare beauté. Créé en 1995, il est le premier parc du Caucase à respecter les standards internationaux de protection de la biodiversité.
Le parc offre une diversité de paysages allant de forêts denses à des prairies d’altitude, où évoluent des espèces rares comme le lynx du Caucase et le tétras. Les amoureux de la nature peuvent parcourir de nombreux sentiers balisés permettant d’admirer ces écosystèmes exceptionnels. L’if et le Taxus baccata, deux essences rares, figurent parmi les trésors botaniques du parc, qui constitue l’un des derniers refuges naturels pour ces arbres millénaires.
Plusieurs sites historiques et naturels enrichissent la découverte du parc. À proximité, la forêt pétrifiée de Goderdzi témoigne d’une époque révolue, tandis que le monastère de Mtsvane, situé à 8 kilomètres de Borjomi, révèle un patrimoine architectural médiéval préservé. Plus au sud, la ville troglodytique de Vardzia, datant des XIIe et XIIIe siècles, plonge les visiteurs dans l’histoire fascinante de la Géorgie médiévale. La forteresse de Rabat, à Akhaltsikhé, offre quant à elle un témoignage saisissant de la diversité culturelle du pays, abritant une église chrétienne, une mosquée et une synagogue sur un même site.
Le parc national de Bordjomi-Kharagauli dispose d’une infrastructure permettant de réaliser des randonnées de plusieurs jours en toute sécurité. Des abris et des zones de camping sont aménagés pour les visiteurs, et des centres d’accueil situés à Borjomi et Kharagauli fournissent des informations détaillées sur les itinéraires.

21. Gomis Mta
Nichée dans les hauteurs de la région de Gourie, à environ 2 100 mètres d’altitude, dans le sud-ouest du pays, Gomis Mta est une station climatique réputée pour son air pur et ses paysages envoûtants. La ville est également appréciée pour sa belle petite église. Située à 33 kilomètres d’Ozurgeti, elle attire chaque année de nombreux visiteurs en quête de détente et d’aventure. Connue sous le nom de « station dans les nuages », elle offre un panorama unique où la mer de nuages semble flotter sous les pieds des observateurs.
Les paysages de Gomismta varient entre forêts de conifères et vastes prairies alpines, créant un cadre idyllique en toute saison. L’été y est frais, avec une température moyenne de 16°C, tandis que l’hiver recouvre la région d’un épais manteau de neige. Quelle que soit la période de visite, il est recommandé d’apporter des vêtements chauds pour profiter pleinement du séjour. L’un des attraits majeurs de la station est la possibilité d’admirer, par temps clair, la mer Noire à l’horizon, ajoutant à la magie du lieu.
La région est également connue pour la pureté de son air, qui résulte d’un mélange entre brises marines et vents de montagne. Ce climat particulier est apprécié depuis plus d’un siècle pour ses vertus thérapeutiques, notamment dans le traitement des maladies respiratoires telles que l’asthme et la bronchite chronique. À partir du début du XXe siècle, des installations ont progressivement vu le jour pour accueillir les visiteurs en quête de bien-être et de ressourcement.
Les amateurs de randonnée trouveront à Gomismta un point de départ idéal pour explorer les environs. Le lac volcanique de Chinchao, situé à 12 kilomètres, ou encore la réserve naturelle de Kintrishi, à 20 kilomètres, sont des destinations prisées. De nombreux visiteurs choisissent également de camper sous les étoiles, profitant de nuits d’une clarté exceptionnelle où les constellations semblent à portée de main.

22. Grotte de Sataplia
Située à seulement sept kilomètres de Koutaïssi, dans le centre-ouest du pays, la grotte de Sataplia fait partie de la Sataplia Nature Reserve abritant des trésors géologiques et paléontologiques uniques en Géorgie. La région s’est fait connaître grâce aux découvertes du professeur Petre Chabukiani, qui y a identifié des empreintes fossilisées de dinosaures, dont celles du Satapliasaurus, un lointain cousin du Tyrannosaurus Rex. Depuis cette découverte, la réserve a été aménagée pour offrir un accès facilité aux visiteurs et préserver ce patrimoine exceptionnel.
Le site se distingue par sa grotte karstique, creusée il y a plus de 30 millions d’années par la rivière Oghaskura. Cette cavité souterraine dévoile des formations de stalactites et de stalagmites aux reflets dorés et argentés, créant un spectacle féerique sous la lumière artificielle. Une passerelle transparente permet d’admirer les empreintes fossilisées laissées par les dinosaures sur le sol rocheux, offrant une expérience immersive dans un passé lointain.
Au-delà de la grotte, la réserve naturelle s’étend sur une forêt colchique luxuriante, où plusieurs sentiers balisés intégrant des statues de dinosaures, permettent d’explorer un écosystème unique. Un belvédère en verre, suspendu au-dessus du vide, offre une vue panoramique sur la région de Koutaïssi et les montagnes environnantes. Ce cadre naturel préservé abrite également une flore variée et constitue un refuge pour de nombreuses espèces animales.
Le site dispose d’une infrastructure touristique bien développée, comprenant une salle d’exposition dédiée aux dinosaures, des boutiques de souvenirs et des cafés. Accessible en quelques minutes depuis Koutaïssi, la grotte de Sataplia est une destination idéale pour une excursion mêlant nature, histoire et science, dans un cadre spectaculaire et instructif.

23. Lac de Tbilissi
Bien que Tbilissi, dans le centre-est du pays ne soit pas une ville côtière, elle possède un vaste plan d’eau où les habitants viennent se détendre et pratiquer diverses activités nautiques. Le lac de Tbilissi ou mer de Tbilissi, en réalité un réservoir artificiel, alimente la capitale géorgienne en eau potable et en irrigation depuis 1953. Située dans la banlieue nord-est de la ville, elle s’étend sur 9 kilomètres de long et 1,85 kilomètre de large, offrant un cadre idéal pour la baignade, les promenades en bateau et même le ski nautique. À 650 mètres d’altitude, ses eaux ont une profondeur maximale de 45 mètres et peuvent atteindre 28°C en été.
Le site offre une multitude d’espaces de loisirs pour les visiteurs. Le Tbilisi Sea Club propose une plage aménagée, des bungalows et plusieurs piscines, ainsi que la possibilité de louer des voiliers ou de s’essayer au parachute ascensionnel. Non loin de là, Gino Paradise, un vaste parc aquatique, attire les familles et les amateurs de sensations fortes avec ses nombreuses piscines, ses attractions aquatiques, ses saunas et son espace spa. Ces infrastructures font de la mer de Tbilissi un lieu de détente et de divertissement prisé des habitants de la capitale.
L’un des sites les plus emblématiques des environs est le monument des Chroniques de Géorgie, un ensemble sculptural monumental qui surplombe le réservoir depuis le mont Qeni. Conçu par l’artiste géorgien Zurab Tsereteli, ce complexe de colonnes de 35 mètres de haut illustre les grandes figures historiques et religieuses du pays. Surnommé le « Stonehenge géorgien », il offre une vue panoramique spectaculaire sur la mer de Tbilissi et ses environs boisés.
Enfin, la zone est bordée par une forêt de pins qui contribue à la pureté de l’air et à la beauté du paysage. Le parc dendrologique de Tbilissi, situé à proximité, couvre une superficie de 163 hectares, dont plus de 90 hectares de forêts abritant des espèces rares d’arbres et d’arbustes. Ce cadre naturel préservé, combiné aux diverses activités de loisirs proposées, fait du lac de Tbilissi une destination incontournable pour les amateurs de nature et d’aventure aux portes de la capitale.

24. Lacs Koruldi
Dans le nord-ouest du pays, perchés à 2 850 mètres d’altitude, les lacs Koruldi offrent un paysage spectaculaire au cœur de la Svanétie, entourés par les plus hauts sommets de Géorgie, tels que le Shkhara, le Tetnuldi, l’Ushba et le Laila. Ces miroirs d’eau cristalline reflètent les montagnes enneigées et créent une atmosphère presque irréelle, où le ciel et la terre semblent se confondre. Le site se situe à seulement 10 kilomètres de Mestia, la principale ville de la région, et constitue une destination prisée des randonneurs en quête de panoramas grandioses.
Depuis les lacs Koruldi, la vue s’étend bien au-delà des sommets avoisinants, offrant un spectacle unique sur la vallée de l’Enguri et les forêts denses de la chaîne du Grand Caucase. L’effet de miroir produit par la surface scintillante des lacs accentue la majesté des paysages, faisant de ce lieu un véritable paradis pour les photographes et les amoureux de la nature. La région se distingue par son atmosphère paisible et son air pur, propice à la contemplation et au ressourcement.
L’ascension vers les lacs Koruldi est accessible aux randonneurs expérimentés comme aux marcheurs occasionnels. Depuis Mestia, il faut compter entre trois et cinq heures de marche pour atteindre les lacs, avec un dénivelé progressif permettant d’apprécier à chaque étape des points de vue saisissants. Pour les visiteurs qui préfèrent une approche plus confortable, il est possible de louer des chevaux ou de monter à bord d’un véhicule tout-terrain conduit par des guides locaux. Ces différentes options permettent d’adapter la visite aux capacités et aux envies de chacun.
Enfin, la visite des lacs Koruldi est une expérience complète, où la beauté des paysages se conjugue avec l’aventure en montagne. Il est recommandé d’emporter des provisions, car l’air frais et l’effort physique ouvrent l’appétit.
25. Lac Vert
Situé à 2 058 mètres d’altitude dans le sud-ouest du pays, le lac Vert est une perle cachée d’Ajara, à 116 kilomètres de Batoumi et à 6 kilomètres du col de Goderdzi. Niché au cœur d’une forêt mixte dense, il doit son nom à la couleur émeraude de ses eaux, qui résulte de la végétation environnante et des reflets du soleil sur sa surface cristalline. Alimenté par des sources de montagne, le lac conserve une température glaciale tout au long de l’année, ce qui en fait un défi pour les plus téméraires qui oseraient s’y baigner.
Le lac Vert est un site privilégié pour l’écotourisme et les activités de plein air. Entouré d’une nature luxuriante, il constitue un refuge idéal pour les amateurs de randonnées et d’excursions en montagne. Ses rives abritent plusieurs aires de pique-nique aménagées, particulièrement appréciées durant les mois de printemps et d’été, lorsque le climat est agréable et que la neige a fondu. En hiver, le site se transforme en un paysage féérique, recouvert d’un épais manteau neigeux qui lui confère une atmosphère hors du temps.
Les visiteurs ont la possibilité de profiter de diverses activités nautiques sur le lac, notamment le canotage et les promenades en pédalo, qui permettent d’admirer le panorama depuis un point de vue unique. Pour les adeptes qui souhaitent prolonger l’expérience, il est possible de camper aux abords du lac, profitant ainsi du calme absolu et de ciels étoilés d’une clarté exceptionnelle. Ce cadre naturel préservé est l’endroit parfait pour se ressourcer loin du tumulte des grandes villes.

26. Ouchgouli
Situé à plus de 2 000 mètres d’altitude en Haute Svanétie dans le nord-ouest du pays, Ouchgouli ou Ushguli est l’un des villages habités les plus hauts d’Europe. Niché au pied du Chkhara, le troisième plus haut sommet du Caucase, ce regroupement de cinq hameaux offre un cadre à la fois majestueux et préservé. La région, recouverte de neige durant une grande partie de l’année, se distingue par son isolement et son authenticité. Avec une population d’environ 200 habitants, Ouchgouli perpétue les traditions svanes, notamment à travers son architecture défensive emblématique et son mode de vie montagnard.
Les villages de Jibiani, Tchvibiani, Tchajachi, Mourqmeli et Lamjourichi sont parsemés de tours de défense médiévales, vestiges d’un passé où chaque maison devait se protéger des incursions ennemies. Parmi les sites les plus marquants figure la chapelle de Lamaria, une église du XIIe siècle située sur une colline offrant une vue imprenable sur les alentours. L’UNESCO a inscrit Ouchgouli au patrimoine mondial en raison de la richesse architecturale et culturelle de cette région unique.
L’atmosphère du village est renforcée par la présence d’animaux en liberté, tels que les vaches, cochons et chevaux qui circulent dans les ruelles de terre. Les chiens, omniprésents, accompagnent souvent les randonneurs et se montrent particulièrement amicaux avec les visiteurs. L’un des meilleurs moyens de découvrir Ushguli est de déambuler dans ses ruelles et de s’aventurer sur les sentiers environnants, qui offrent des panoramas époustouflants sur les montagnes du Caucase.

27. Bochorna
À 2 345 mètres d’altitude, Bochorna, dans le nord-est du pays est le village habité en permanence le plus élevé de Géorgie et l’un des plus hauts d’Europe. Niché dans les gorges de Gometsari, dans la région de Touchétie, il fait partie d’un territoire isolé, accessible uniquement par des routes de montagne sinueuses. Ce village, qui n’avait plus d’habitants en 2002, a été réhabilité lors du recensement de 2014, lorsqu’un homme s’y est installé.
Situé au sein du parc national de Touchétie, Bochorna est entouré de paysages spectaculaires composés de vallées profondes, de sommets escarpés et de vastes pâturages alpins. Ce territoire est habité par les Touchs, un groupe ethnique géorgien vivant traditionnellement de l’élevage transhumant. Les moutons sont omniprésents dans cette région, et la transhumance rythme encore la vie locale, avec des bergers déplaçant leurs troupeaux entre les pâturages d’été et d’hiver.
| Bochorna se trouve à 12 kilomètres d’Omalo, le village central de Touchétie, et à 112 kilomètres du centre municipal d’Akhmeta. En raison de la difficulté de la route, il faut compter au moins quatre heures pour s’y rendre. |
L’histoire de Bochorna est marquée par l’abandon progressif de ses terres en raison des conditions climatiques extrêmes et de l’exode rural. Cependant, sa réhabilitation récente a permis de le maintenir sur la carte des villages géorgiens. Sa situation lui a également valu d’être présenté comme le village habité en permanence le plus haut d’Europe, titre revendiqué jusqu’alors par Ushguli. Aujourd’hui, Bochorna compte un habitant permanent.
Aujourd’hui, Bochorna attire principalement les randonneurs et les amateurs de paysages sauvages, qui viennent y découvrir l’authenticité de la Touchétie. Ses maisons en pierre, ses petites églises et ses panoramas exceptionnels sur les montagnes du Grand Caucase en font un lieu à la fois hors du temps et captivant pour les visiteurs qui osent s’y aventurer.

28. La région de Guria
La région de Guria, située au nord de l’Adjarie, dans l’ouest du pays, est connue pour ses plages atypiques aux propriétés thérapeutiques. Contrairement aux plages rocheuses présentes en Adjarie, les côtes de Guria sont recouvertes d’un sable noir aux vertus curatives. Les stations balnéaires d’Ureki et Grigoleti, situées sur un littoral de cinq kilomètres, attirent chaque année des visiteurs venus profiter des bienfaits naturels de cette région.
Le sable de ces plages est constitué de magnétite, un minéral aux propriétés magnétiques qui serait bénéfique pour la santé. Il est particulièrement recommandé pour soulager les douleurs musculaires et articulaires, améliorer la circulation sanguine et apaiser certaines affections cardiaques et pulmonaires. S’allonger sur le sable chaud suffirait à ressentir un bien-être immédiat, ce qui fait d’Ureki une destination privilégiée pour le tourisme médical et de bien-être.
En plus de ses plages thérapeutiques, Guria offre un cadre naturel préservé où les visiteurs peuvent alterner entre détente et découverte. La région, connue pour son climat agréable et ses paysages verdoyants, permet de profiter d’une atmosphère paisible, loin des stations balnéaires plus animées de la mer Noire.
Guria comprend également la rivière Pichori, qui traverse la nature intacte des basses terres de Colchide et rejoint ensuite le lac Paliastomi. En montagne, Bakhmaro et Gomismta sont appréciées des touristes. Les deux stations sont ouvertes de l’hiver au printemps, offrant un air pur de montagne, des sources minérales bienfaisantes, des sentiers de randonnée et une neige fraîche et intacte.

29. Stepantsminda
Nichée au cœur du Grand Caucase, Stepantsminda, est une petite ville de 1326 habitants de la région de Mtskheta-Mtianeti, située au nord-est de la Géorgie. À 1 740 mètres d’altitude, elle est bordée par des sommets majestueux, dont le mont Kazbek qui culmine à 5 047 mètres. Historiquement, la ville fait partie de la province de Khevi et se distingue par son riche patrimoine naturel et culturel. Son climat montagnard modérément humide, avec des hivers froids et secs et des étés frais, en fait un lieu idéal pour les amateurs de randonnée et d’alpinisme.
L’un des sites emblématiques de Stepantsminda est l’église de la Trinité de Gergeti, perchée à 2 170 mètres d’altitude, offrant une vue imprenable sur les montagnes environnantes. Construite au XIVe siècle, cette église à coupole croisée est un symbole du patrimoine religieux géorgien. Isolée sur un sommet, elle servait autrefois de refuge pour les reliques sacrées en période de conflit. Accessible par un sentier de randonnée escarpé, elle est une destination prisée des visiteurs recherchant un panorama spectaculaire sur le mont Kazbek.
Les amateurs de nature et de paysages grandioses seront fascinés par les gorges de Darial, situées à 10 kilomètres au nord de la ville. Ce passage stratégique entre la Géorgie et la Russie est bordé de falaises abruptes et de formations rocheuses impressionnantes. Non loin de là, la cascade de Gveleti, cachée dans un recoin verdoyant, offre un spectacle rafraîchissant après une randonnée dans la région.
Enfin, le parc national de Kazbegi entoure Stepantsminda et constitue un terrain d’exploration fascinant. Ce vaste espace protégé abrite des prairies alpines, des glaciers et une diversité d’espèces animales rares. Les randonneurs peuvent s’aventurer sur des sentiers menant à des points de vue panoramiques, tandis que les alpinistes expérimentés tentent l’ascension du mont Kazbek.

30. Gudauri
À 2 200 mètres d’altitude dans le nord du pays, Gudauri avec ses 54 habitants permanents est la station de ski la plus prisée de Géorgie, offrant des paysages enneigés à couper le souffle sur la chaîne du Grand Caucase. Située le long de la route militaire géorgienne, à 120 kilomètres de Tbilissi, elle est réputée pour ses conditions de ski exceptionnelles et son climat favorable. Grâce à son exposition sud, les pistes bénéficient d’un ensoleillement optimal, garantissant une neige de qualité durant toute la saison hivernale, de décembre à avril.
Avec plus de 76 kilomètres de pistes et 18 remontées mécaniques, Gudauri convient à tous les niveaux de skieurs, des débutants aux experts. Les remontées modernes, conçues par le constructeur austro-suisse Doppelmayr, assurent un accès rapide aux différentes pistes, dont certaines atteignent une altitude impressionnante de 3 279 mètres. Les amateurs de sensations fortes peuvent également profiter de l’héliski, une activité phare de la station qui permet d’accéder à des descentes hors-piste dans des paysages vierges et spectaculaires.
Outre le ski alpin, Gudauri est également un lieu idéal pour la pratique du freeride et du snowboard, avec de vastes étendues non damées parfaites pour les descentes en poudreuse. La station met également en avant son snowpark, conçu pour les adeptes de figures acrobatiques et de freestyle. Grâce à la diversité de ses infrastructures, Gudauri attire chaque année un grand nombre de visiteurs en quête d’aventure et de glisse extrême.
En été, Gudauri se transforme en une destination de montagne prisée pour les activités en plein air. La randonnée, le parapente et le VTT y sont particulièrement populaires, permettant de découvrir les paysages grandioses du Caucase sous un autre angle.

31. Tbilissi
Tbilissi, capitale et plus grande ville de Géorgie avec ses 1 113 000 habitants, est située sur les rives sinueuses de la rivière Koura, dans le centre-est du pays. Fondée au Ve siècle par le roi Vakhtang Ier d’Ibérie, elle a occupé une place centrale dans l’histoire du Caucase, servant de capitale à plusieurs royaumes et républiques géorgiens. Son passé impérial est marqué par son rôle au sein de l’Empire russe entre 1801 et 1917, période durant laquelle elle était le siège de la vice-royauté du Caucase. Son importance stratégique découle de sa position géographique, à la croisée des routes commerciales entre l’Europe et l’Asie, notamment la Route de la Soie.
L’architecture de Tbilissi reflète les nombreuses influences qui ont façonné son histoire. La ville mélange harmonieusement des styles médiévaux, néoclassiques, Art nouveau, Beaux-Arts, staliniens et modernes. Le vieux centre historique, avec ses ruelles pavées, ses maisons à balcons colorés et ses églises anciennes, contraste avec les immeubles contemporains qui dessinent la skyline de la ville.
Le patrimoine culturel de Tbilissi se découvre également à travers ses nombreux musées. Le musée national géorgien, qui regroupe plusieurs institutions, propose des collections variées, allant des trésors archéologiques aux témoignages de l’ère soviétique. Le musée de l’histoire de Tbilissi, installé dans un ancien caravansérail, retrace le développement de la ville à travers les siècles. Le musée des Beaux-Arts expose quant à lui des œuvres allant de l’Antiquité à l’époque contemporaine, offrant un panorama de l’art géorgien et européen.
L’un des musées les plus singuliers est le musée d’ethnographie en plein air, situé près du lac des Tortues. Ce vaste espace présente des habitations et des objets issus des différentes régions de Géorgie, permettant d’appréhender la diversité architecturale et culturelle du pays. Autre lieu incontournable, le musée Simon Janashia met en lumière l’histoire ancienne du territoire géorgien, avec des artefacts précieux comme des fossiles d’Homo ergaster découverts à Dmanissi et des trésors en or datant de l’époque achéménide.
L’âme artistique de Tbilissi se révèle également dans ses galeries et ses espaces d’exposition. La galerie nationale, située sur l’avenue Rustaveli, présente une impressionnante collection de peintures géorgiennes, tandis que la maison des écrivains de Géorgie, bâtie au début du XXe siècle dans un style mêlant Art nouveau et néobaroque, témoigne du riche passé littéraire du pays. L’académie nationale des arts, bien que non ouverte au public, est un lieu emblématique pour la formation des artistes géorgiens.
Les édifices religieux constituent un autre aspect remarquable de Tbilissi. La cathédrale Sioni, construite aux VIe et VIIe siècles, conserve des fresques et icônes précieuses et abrite la croix de sainte Nino, évangélisatrice de la Géorgie. Sur la colline de Mtatsminda, l’église Mamadaviti et son panthéon offrent un lieu de recueillement et un point de vue exceptionnel sur la ville. Plus récente, la cathédrale de Sameba, troisième plus haute cathédrale orthodoxe orientale du monde, incarne la fierté nationale et la résilience spirituelle des Géorgiens.
Parmi les autres édifices incontournables, l’église de la Sainte-Trinité (Église Old Trinity), nichée au sommet de la colline de Sololaki, est un lieu de recueillement mais aussi un point de vue exceptionnel sur le centre-ville. Non loin de là, l’église orthodoxe Alexis Nevski, située rue Marjanishvili, est un témoignage de l’influence russe dans la ville, avec son architecture caractéristique et son atmosphère de calme et de sérénité. Les églises arméniennes, telles que la cathédrale arménienne de S. Gevorg et l’église arménienne de Norashen, sont aussi incontournables, témoignant de la diversité religieuse de Tbilissi et de son histoire multiculturelle.
Un autre trésor religieux est l’église de la Croix des Pères, située rue des Abkhazes. Cette église, bien que discrète, est un lieu de culte vénéré par les habitants de la ville. Non loin de là, dans le quartier historique de Betlemi, se trouvent les églises de Bethléem, supérieure et inférieure, qui plongent les visiteurs dans l’atmosphère intime des premiers siècles du christianisme géorgien. Pour un autre moment de tranquillité, l’église Saint-Georges, dans la rue Bethléem, est un havre de paix où l’on peut admirer la beauté simple de l’architecture religieuse géorgienne.
La ville se distingue également par ses bains sulfureux, héritage de la tradition orientale. Le quartier d’Abanotubani, célèbre pour ses coupoles en briques, abrite des bains historiques où l’eau thermale chaude est appréciée pour ses vertus thérapeutiques. Ce lieu, qui aurait inspiré la fondation de la ville par Vakhtang Ier, reste une attraction prisée tant par les habitants que par les visiteurs.
Pour une expérience plus authentique, le Bain n°5, seul bain public de la zone, permet une immersion totale dans cette tradition géorgienne. Pour les visiteurs qui préfèrent une ambiance plus intégrée à la vie locale, les Bagni Sulfurei Zolfo, près de la place de la Gare, offrent une alternative intéressante.
L’animation de Tbilissi se retrouve dans ses marchés et quartiers commerçants. Le marché aux puces du Pont sec, situé sous un pont du centre-ville, regorge d’objets insolites, allant d’anciens vinyles soviétiques à des bijoux en argent. Le marché central, plus authentique, est idéal pour découvrir les produits locaux comme les épices, les fruits secs et les célèbres khinkali.
Un autre lieu phare pour les amateurs de marchés est le Bazar Dezerter, situé entre la place de la gare et la Dinamo Arena. Ce marché principal de fruits et légumes propose une variété impressionnante de produits frais, dont le churchkhela, une gourmandise géorgienne à base de noix enrobées de moût de raisin. Il attire aussi bien les habitants que les touristes en quête d’authenticité.
Pour les visiteurs qui préfèrent le shopping vestimentaire, le marché souterrain de la place de la gare, situé juste en face du métro, est une adresse incontournable. S’y trouvent principalement des vêtements à prix abordables ainsi que de nombreux ateliers de réparation, rendant ce lieu particulièrement populaire parmi les locaux.
Autre point de rencontre pour les chasseurs de bonnes affaires, le marché Didube, situé autour de la station de bus et de métro Didube, propose un large choix de vêtements et de chaussures d’occasion à des prix défiant toute concurrence. L’ambiance y est très animée, offrant aux visiteurs une immersion authentique dans la vie quotidienne des Tbilissiens.
L’un des lieux les plus emblématiques de la ville est sans doute la chronique de Géorgie. Ce mémorial grandiose, situé sur la colline de Tbilissi, se compose de gigantesques statues et de colonnes monumentales, offrant non seulement une vue spectaculaire sur la ville mais aussi un voyage à travers l’histoire géorgienne. Il incarne l’âme de la Géorgie, ses luttes et ses triomphes. Non loin de là, le monument de la Mère Géorgie (Kartlis Deda), statue imposante qui surplombe la ville, symbolise la féminité géorgienne prête à défendre sa patrie, armée de son couteau et de son bol de vin. Ces deux sites illustrent la grandeur et la symbolique nationale de Tbilissi.
En se promenant dans les rues de la vieille ville, les visiteurs ne manqueront pas de découvrir des lieux comme l’église de Michel Tvereli, cachée rue Zaldastanishvili, ou encore la maison des Officiers sur l’avenue Shota Rustaveli, un bâtiment élégant d’une grande richesse architecturale. Le panthéon des écrivains et personnalités publiques de Mtatsminda, situé au sommet de la montagne éponyme, est un autre site fascinant où reposent des figures emblématiques de la culture géorgienne, dont le poète Shota Rustaveli.
Les parcs et espaces verts de Tbilissi offrent une échappée belle au cœur de la ville. Le parc Vake, l’un des quartiers les plus huppés de la capitale, est un lieu agréable pour flâner parmi les arbres centenaires et profiter de l’architecture du XIXe siècle. Le parc est également le cadre d’événements culturels et artistiques, faisant de Vake un lieu vivant et dynamique, à la croisée de la nature et de la ville moderne. Quant à la zone autour de la place Shota Rustaveli, elle regorge de monuments historiques, comme le monument à Shota Rustaveli qui rend hommage à l’auteur du célèbre poème épique géorgien.
La ville se distingue également par ses bâtiments emblématiques. L’académie nationale des sciences de Géorgie, située avenue Shota Rustaveli, est un exemple parfait de l’architecture soviétique, tandis que l’hôtel de ville, place de la Liberté, avec son imposante façade, reflète la grandeur administrative de la ville. D’autres sites remarquables incluent le palais présidentiel, construit surplombant le fleuve, et le parlement géorgien, un bâtiment moderne et imposant qui joue un rôle central dans la politique géorgienne.
Les quartiers comme le vieux Tbilissi sont aussi un excellent moyen de découvrir l’âme de la ville. Entre ses rues pavées, ses maisons aux balcons en bois sculptés, et ses boutiques artisanales, ce quartier est un véritable musée à ciel ouvert. L’un des incontournables du vieux Tbilissi est le monastère de Vank, avec son clocher unique qui reste l’un des seuls vestiges du monastère du XIVe siècle. Un autre joyau caché du vieux Tbilissi est la maison caucasienne, rue Galaktion Tabidze, qui permet de plonger dans les traditions et l’histoire de la région du Caucase.
Les visiteurs peuvent y découvrir le tramway abandonné de la rue Erekle, les galeries d’art de la rue Chardini, et les œuvres modernes qui bordent la rue Sioni. D’autres quartiers valent le détour, comme Sololaki, avec son architecture Art nouveau, ou Betlemi, offrant une vue spectaculaire sur la ville. Toutefois, la transformation de certaines parties en zones très touristiques a fait grimper les prix et modifié le charme authentique du vieux Tbilissi.
Les amateurs d’art et de culture apprécieront également la bibliothèque du Parlement, un lieu stratégique pour découvrir les richesses de la littérature géorgienne, et l’université de théâtre et de cinéma Shota Rustaveli, qui forme certains des talents artistiques les plus prometteurs du pays. Tbilissi regorge aussi de petites surprises, comme la chancellerie du gouvernement, au cœur de la ville, qui témoigne de l’évolution du pays dans le contexte géopolitique de la région.
Pour une échappée en pleine nature, deux lacs se distinguent. Le lac de la Tortue (Kus T’ba) est un lieu prisé des familles et des amateurs de randonnée. Situé sur les hauteurs de Tbilissi, il offre une vue splendide et une ambiance estivale avec ses restaurants et activités nautiques. Plus sauvage et isolé, le lac Lisi est une option parfaite pour les amoureux de la tranquillité et des grands espaces. Ses sentiers de randonnée serpentent autour d’un lac plus vaste et propice à la baignade.
Les amateurs de panoramas impressionnants ne manqueront pas la forteresse de Narikala, perchée sur une colline surplombant la ville. Accessible à pied ou en téléphérique, cette ancienne citadelle offre un voyage dans le temps ainsi qu’une vue imprenable sur Tbilissi. Juste à côté, le jardin botanique constitue une oasis de verdure avec ses sentiers ombragés, ses cascades et sa collection de plantes exotiques.
Pour une perspective encore plus époustouflante sur la ville, le parc de Mtatsminda est une destination de choix. Accessible par le funiculaire depuis la rue Rustaveli, ce parc d’attractions en altitude propose une grande roue et d’autres activités ludiques tout en offrant une vue imprenable sur la capitale géorgienne. Non loin de là, le jardin d’Alexandre, près de la zone du Pont Sec, est un petit havre de paix idéal pour une pause entre deux visites.
Les passionnés d’arts et de culture seront comblés par l’offre foisonnante de la ville. Le théâtre Gabriadze, reconnu pour ses marionnettes et ses mises en scène poétiques, est une véritable perle. Plus majestueux, le théâtre national d’opéra et de ballet de Tbilissi enchante les amateurs de spectacles lyriques et de danse dans un cadre somptueux. L’imposant théâtre national Rustaveli, situé sur l’avenue du même nom, incarne quant à lui le prestige artistique de la capitale.
Enfin, pour une expérience plus immersive, les amateurs de sport peuvent assister à un match de football à la Boris Paichadze Dinamo Arena, où l’équipe nationale de Géorgie et le FC Dinamo Tbilissi évoluent régulièrement. Les cinéphiles, eux, trouveront leur bonheur au cinéma Rustaveli, un lieu emblématique pour les projections de films internationaux et locaux.
Parmi les lieux emblématiques qui attirent les visiteurs, le pont de la Paix constitue une véritable prouesse architecturale. Enjambant le Mtkvari, ce pont piéton relie le vieux centre historique à un quartier plus moderne de la ville. Construit à l’initiative de la mairie, il a été inauguré le 6 mai 2010 et offre une vue imprenable sur des monuments majeurs tels que l’église de Metekhi, la forteresse de Narikala, et la statue du roi Vakhtang Gorgassali.

32. Piton de Katchkhi
Dans le village de Katskhi, dans la municipalité de Chiatura, au coeur du pays, se dresse un monolithe de 40 mètres de haut qui domine la vie quotidienne. Le piton de Katskhi est ainsi un célèbre site religieux surmonté d’une petite église. Il se distingue par son isolement, perché au sommet d’une falaise abrupte, rendant son accès impossible au grand public. Pourtant, il fascine depuis des siècles, symbolisant à la fois la solitude monastique et la quête spirituelle.
Cette masse rocheuse est le résultat de mouvements tectoniques, créant une surface d’environ 150 mètres carrés. Son sommet abrite une petite chapelle dédiée à Maxime le Confesseur, ainsi qu’une cellule monastique où vit un ermite. L’ascension du pilier est extrêmement périlleuse et strictement réservée aux moines qui perpétuent cette tradition séculaire. Les visiteurs, quant à eux, peuvent observer ce site impressionnant depuis la base et découvrir les vestiges archéologiques qui y ont été mis au jour.
Les visiteurs peuvent admirer la croix de Bolnisi du VIe siècle, sculptée à la base du pilier. Ce symbole religieux antique rappelle l’importance historique du site et son lien avec les premières traditions chrétiennes de la région. Non loin de là, une petite église accessible au public permet d’apprécier l’architecture religieuse géorgienne. Il est également possible de visiter une cave à vin contenant huit qvevris, ces grandes jarres d’argile utilisées pour la vinification traditionnelle.

33. Bgheri Cave Natural Monument
La grotte de Bgheri, située dans la municipalité de Tskaltubo dans le centre-ouest du pays, est une destination fascinante pour les amateurs de spéléologie et d’explorations souterraines. Située près du village de Melouri, elle s’étend sur 14 000 m² et atteint une profondeur vertigineuse de 1 700 mètres. Son entrée, perchée à 450 mètres d’altitude, est difficilement accessible, ce qui la rend réservée aux spéléologues avertis. À seulement 5 840 mètres de la célèbre grotte de Prométhée, elle constitue un site naturel remarquable encore peu fréquenté par le tourisme de masse.
L’un des éléments les plus fascinants de la grotte de Bgheri est son lien avec la rivière Bgheristskali, qui continue de couler même en période de sécheresse. Cette rivière souterraine se connecte à d’autres ruisseaux provenant des grottes de Melouri et de Didghele, enrichissant le réseau hydrologique souterrain de la région. Cette formation karstique impressionnante est un véritable labyrinthe de galeries, d’étroits passages et de salles majestueuses aux parois recouvertes de minéraux cristallisés.
À l’intérieur, les explorateurs découvrent une cascade souterraine spectaculaire de 20 mètres de hauteur, où l’eau ruisselle en permanence sur les parois rocheuses. Des lacs cachés, des stalactites imposantes et des stalagmites sculptées par le temps confèrent à cet univers souterrain une beauté presque irréelle. S’y trouvent également des piliers de calcite, d’énormes blocs de calcaire effondrés, des formations d’argile et d’impressionnantes déformations gravitationnelles. Chaque descente dans la grotte est une aventure unique qui exige un équipement de sécurité spécifique et une formation préalable.
L’accès à la grotte de Bgheri est strictement réglementé et nécessite l’autorisation de l’administration des zones protégées des grottes d’Imereti. En raison de son environnement difficile et de l’absence d’infrastructures touristiques, seules des visites accompagnées par des guides certifiés sont autorisées.

34. L’Adjarie
L’Adjarie est une région autonome de Géorgie, située au sud-ouest du pays, bordée par la Turquie et la mer Noire. Sa capitale, Batoumi, est une station balnéaire réputée, mais l’Adjarie offre bien plus que ses plages et son climat subtropical. Entre montagnes majestueuses, sites historiques et paysages naturels préservés, cette région possède un riche patrimoine qui attire les voyageurs en quête d’authenticité.
Parmi les sites historiques majeurs, la forteresse de Gonio (Apsaros) se distingue par son histoire fascinante, remontant à l’époque romaine. Cette citadelle, qui fut aux mains des empires romain, byzantin et ottoman, est aussi le lieu supposé de la tombe de l’apôtre Matthias. À quelques kilomètres de là, le petit village de Sarpi est une destination prisée pour ses plages aux eaux cristallines et son atmosphère paisible. Outre ses panoramas magnifiques, Sarpi abrite la cascade d’André le Premier Appelé ainsi qu’un musée ethnographique dédié aux Lazes, peuple du Caucase.
Les merveilles naturelles de l’Adjarie ne manquent pas, à commencer par la spectaculaire cascade de Makhuntseti, dont les eaux dévalent une falaise verdoyante sur plus de 50 mètres. Non loin de là, le pont de la reine Tamar, vestige de l’époque médiévale, enjambe la rivière Acharistskali et témoigne du savoir-faire architectural géorgien. Pour une immersion totale dans la nature, le parc national de Mtirala est incontournable. Son climat humide et sa végétation luxuriante en font l’un des endroits les plus sauvages et mystérieux de Géorgie. À proximité, le parc national de Machakhela offre une diversité de paysages, entre forêts épaisses, cascades et vestiges historiques comme la forteresse de Gvara.
Les amateurs de paysages alpins seront conquis par Beshumi, un village de montagne situé à 2 000 mètres d’altitude, réputé pour son festival folklorique de Shuamtoba en août. Dans cette région, l’air pur et les sources minérales attirent les visiteurs en quête de bien-être. Encore plus haut, la station de Goderdzi est un paradis pour les amateurs de ski et de randonnée. Ses pistes serpentent entre forêts et prairies, et en été, la station devient un point de départ idéal pour explorer les montagnes environnantes, notamment la mystérieuse forêt pétrifiée de Goderdzi.
Les paysages lacustres de l’Adjarie ne sont pas en reste. Perché à plus de 2 000 mètres d’altitude, le lac Vert fascine par sa couleur émeraude, due aux reflets de la dense forêt qui l’entoure. Ce lieu enchanteur est parfait pour une excursion en pleine nature, où il est possible de pique-niquer ou de faire du pédalo. Plus bas, le littoral de la mer Noire offre de nombreuses stations balnéaires, et Batoumi constitue un point de chute incontournable, combinant plages, architecture moderne et vie nocturne animée.
Les plages d’Adjarie, situées sur la côte sud-ouest de la Géorgie, offrent un cadre idyllique pour des vacances entre mer et montagnes. Cette région, bordée par la mer Noire, se distingue par son climat subtropical, ses paysages verdoyants et ses infrastructures touristiques bien développées. Entre stations balnéaires animées et havres de paix naturels, les visiteurs peuvent profiter d’un large éventail d’activités, allant de la détente sur le sable aux sports nautiques.
Les plages de Sarpi, Kvariati et Gonio sont parmi les plus réputées pour leur atmosphère paisible et leur cadre naturel exceptionnel. Kvariati est particulièrement apprécié pour ses eaux cristallines et ses fonds marins, qui en font l’un des meilleurs sites de plongée sous-marine du pays. À quelques kilomètres de là, la capitale régionale, Batoumi, offre une alternative plus animée, avec ses boulevards en bord de mer, ses hôtels de luxe, ses restaurants et ses festivals qui animent la ville toute l’année.
Les amoureux de paysages tropicaux seront séduits par Tsikhisdziri, Mtsvane Kontskhi et Chakvi, où la mer couleur émeraude se mêle à une végétation luxuriante. La flore subtropicale unique de ces stations balnéaires crée un décor de carte postale, idéal pour des promenades au coucher du soleil. Enfin, Kobuleti, station climatique réputée, est entourée de pinèdes qui diffusent des essences naturelles aux vertus bienfaisantes, procurant un air vivifiant et pur aux visiteurs.

35. Cascade de Samtsvera
Dans le centre du pays, la cascade de Samtsvera, située près de la ville de Zestafoni, est un joyau naturel à ne pas manquer. Nichée dans un cadre verdoyant et préservé, elle offre un spectacle apaisant où l’eau se jette avec force dans la vallée, formant un rideau scintillant au cœur de la nature. Son charme réside non seulement dans la beauté de ses chutes, mais aussi dans l’atmosphère paisible qui y règne.
La cascade se situe à l’est du village de Zovreti et au sud-ouest de Kveda Sazano, à environ quinze kilomètres de Zestafoni. Une route goudronnée passe à proximité, rendant l’accès relativement facile, bien qu’une courte randonnée de 200 mètres soit nécessaire pour atteindre les chutes. Ce sentier traverse une végétation luxuriante, offrant aux randonneurs une immersion dans une nature préservée avant d’arriver face à cette merveille aquatique.
La cascade de Samtsvera se déverse dans la vallée de la rivière Dzusa, créant un bassin naturel d’eau cristalline où il est possible de se baigner. Lors des chaudes journées d’été, cette piscine naturelle constitue une véritable oasis rafraîchissante pour les visiteurs. L’environnement alentour, dominé par une forêt dense, ajoute une touche de sérénité et invite à la détente. Que ce soit pour pique-niquer en famille, lire un livre à l’ombre des arbres ou simplement écouter le bruit de l’eau, ce lieu incarne un havre de paix idéal.
À proximité de la cascade de Samtsvera, d’autres sites naturels méritent une visite. Parmi eux, la cascade de Kinchkha, la célèbre grotte de Prométhée et le spectaculaire canyon d’Okatse. Ces lieux offrent une diversité de paysages et d’expériences pour les amoureux de la nature.

36. Les piliers de Sairme
Dans le centre-ouest du pays, piliers de Sairme sont l’un des trésors cachés de la région de Lechkhumi. Ces formations rocheuses uniques, sculptées par l’érosion au fil des millénaires, s’élèvent majestueusement au-dessus de la forêt environnante. À la tombée de la nuit, avec un éclairage naturel ou artificiel, ces piliers semblent flotter dans les airs, créant un spectacle féerique qui fascine les visiteurs. Situés à proximité de la route reliant Racha à Lechkhumi, ces formations offrent un paysage spectaculaire visible même depuis l’axe principal, attirant les curieux et les amateurs de photographie.
Pour atteindre ces merveilles naturelles, un sentier pédestre de 2,5 kilomètres a été aménagé depuis la route principale. Ce chemin bien balisé permet une randonnée agréable au cœur d’une végétation dense, où la nature règne en maître. Il convient de compter environ trois heures pour parcourir l’aller-retour, en prenant le temps d’admirer le paysage et de s’imprégner de l’atmosphère paisible des lieux. Les panneaux d’information et les marquages assurent une orientation facile, garantissant une expérience accessible même aux randonneurs novices.
À environ 200 mètres des piliers, les vestiges de l’église Saint-Georges offrent une plongée dans l’histoire de la région. Autrefois, cette zone abritait des habitations sous les piliers, témoignant d’une occupation humaine ancienne. Aujourd’hui, seuls quelques vergers de pommiers subsistent, ajoutant une touche unique au décor naturel. La proximité des ruines et la vue sur les piliers rendent cette excursion encore plus enrichissante pour les amateurs de patrimoine et de paysages grandioses.
37. Pic Shkhara
Le Shkhara ou Chkhara est le plus haut sommet de Géorgie, culminant à 5 203 mètres d’altitude dans le nord du pays. Situé dans la région de Svanétie, il fait partie du Grand Caucase et marque la frontière entre la Géorgie et la Kabardino-Balkarie, en Russie. Cette imposante montagne, constituée de granite et de schiste cristallin, domine le paysage avec ses neuf sommets, ce qui lui vaut son nom dérivé du mot svane signifiant neuf. En géorgien, il est aussi appelé Tskhrataviani, en référence aux géants à neuf têtes des contes traditionnels.
Ce sommet légendaire a suscité l’admiration des plus grands alpinistes. John Hunt, chef de l’expédition victorieuse de l’Everest en 1953, l’a surnommé le petit Himalaya en raison de sa majesté. En 2018, le Guardian a qualifié la Géorgie de : meilleure alternative aux Alpes, mettant en avant les tours svanes et le glacier Shkhara comme exemples de paysages exceptionnels. The Independent est allé plus loin en affirmant que le Shkhara surpassait les Alpes, car il dépasse de 386 mètres le sommet du Mont Blanc.
| Comment effectuer l’ascension du pic Shkhara ? L’ascension du pic Shkhara, le plus haut sommet de Géorgie qui s’effectue en 5 jours, est une aventure exigeante qui requiert une bonne préparation physique et une connaissance des conditions alpines. Situé à 5 203 mètres d’altitude, ce sommet emblématique du Grand Caucase attire les alpinistes les plus aguerris. L’itinéraire débute dans la communauté d’Ushguli, l’un des plus hauts villages habités d’Europe. Un trajet en véhicule tout-terrain de 8 kilomètres permet de rejoindre le glacier Shikhara, où la route carrossable prend fin à 2 359 mètres d’altitude. L’ascension commence alors véritablement avec la traversée du glacier jusqu’au premier camp, situé à 3 500 mètres d’altitude. Cette première étape représente un dénivelé positif de 1 141 mètres. L’environnement est déjà difficile, avec un terrain morcelé et des crevasses à éviter. Depuis le premier camp, l’ascension se poursuit jusqu’au deuxième camp, à 4 300 mètres d’altitude. Le sentier devient plus technique et nécessite l’utilisation d’équipements d’alpinisme, notamment des cordes fixes pour franchir certaines sections abruptes. Le dénivelé positif est de 800 mètres, et cette portion de la montée requiert une excellente endurance et une acclimatation adéquate. Le passage est réalisé en étant attaché à une corde courte afin de sécuriser la progression. L’objectif de la troisième journée est d’atteindre le troisième camp, situé à 4 800 mètres d’altitude. Cette étape représente un dénivelé positif de 500 mètres, mais elle est particulièrement difficile en raison du terrain verglacé et rocailleux. Les alpinistes doivent faire preuve d’une extrême prudence, car les conditions deviennent plus exigeantes. L’ascension dure entre 6 et 7 heures, en fonction des conditions météorologiques et de la capacité d’adaptation des grimpeurs. Le jour du sommet commence à l’aube. Depuis le troisième camp, les alpinistes entreprennent la montée finale en gravissant 403 mètres de dénivelé positif pour atteindre le pic Shkhara. Une fois au sommet, la vue spectaculaire récompense tous les efforts fournis. Après une courte pause, la descente s’effectue rapidement par un itinéraire différent afin d’éviter les risques accrus de chutes de pierres et de fonte des neiges en journée. L’itinéraire emprunte l’arête sud, menant au glacier Namkvami, où le camp est installé sur un plateau. Cette journée représente environ 7 à 8 heures de marche. La descente se poursuit en rejoignant la crête sud puis en traversant le glacier Namkvami. Après plusieurs heures de marche, l’expédition retrouve la route carrossable, où un véhicule peut récupérer les alpinistes. Il est important de prévoir deux jours supplémentaires en cas de mauvais temps, une situation fréquente en haute altitude. Informations complémentaires L’ascension du mont Shkhara est recommandée entre mi-juillet et fin septembre, période où les conditions météorologiques sont les plus favorables. Le point de départ de l’itinéraire se trouve à 55 kilomètres de Mestia, accessible uniquement en véhicule tout-terrain. Il est possible de louer un 4×4 à la gare routière de Mestia pour rejoindre Ushguli. |
L’ascension du Shkhara est réservée aux alpinistes chevronnés. Aucun itinéraire facile n’existe, tous les parcours étant classés 5A ou 6A, ce qui signifie qu’ils nécessitent une grande maîtrise des techniques d’escalade. L’ascension est semée d’obstacles, notamment des éboulis, crevasses, passages étroits, crêtes acérées et pentes vertigineuses. Ces conditions font du Shkhara l’un des sommets les plus redoutables du Caucase.
Le Shkhara est encadré par deux glaciers majeurs : le glacier Bezengi au nord et le glacier de Shkhara au sud. Ces étendues de glace ajoutent une touche de mystère et de beauté au massif montagneux. Malgré les défis extrêmes qu’il présente, le Shkhara reste un rêve pour de nombreux alpinistes et une merveille naturelle pouvant être admirée depuis les villages de Mestia ou Ushguli, qui offrent des vues imprenables sur cette montagne mythique.

38. Le glacier Shkhara
Le glacier Shkhara ou Chkhara dans le nord-ouest du pays, situé à la base du plus haut sommet de Géorgie : le mont Shkhara, est l’une des merveilles naturelles accessibles depuis Ushguli. Dominant la vallée de l’Enguri, ce glacier impose par sa taille et son relief accidenté. L’itinéraire menant au glacier est un aller-retour de 18 kilomètres avec un faible dénivelé, ce qui en fait une randonnée accessible et particulièrement agréable pour les amateurs de paysages alpins.
Le sentier suit le cours de la rivière Enguri, traversant plusieurs fois son lit et offrant une vue dégagée sur les montagnes environnantes. L’un des moments les plus magiques de cette randonnée est le lever du soleil, qui illumine progressivement la vallée et fait scintiller la glace du glacier. Il est recommandé de partir tôt pour profiter du silence et de la sérénité du lieu avant l’arrivée des visiteurs en 4×4.
L’approche finale vers le glacier se fait à travers un champ de gros rochers, vestiges d’éboulements passés. Des cairns jalonnent le chemin, guidant les marcheurs jusqu’à la base du glacier. Contrairement aux images de glaciers bleu clair, le glacier de Shkhara présente une surface grise marquée par les roches et la poussière. Il est important de rester prudent et de ne pas trop s’approcher, car des blocs de glace peuvent se détacher à tout moment.
Pour les plus courageux qui souhaitent admirer le glacier sous un autre angle, une montée dans les éboulis permet d’obtenir une vue panoramique sur l’ensemble du site. Bien que le retour par le même sentier soit moins captivant, il est souvent égayé par la présence de chiens du village qui escortent les randonneurs sur le chemin du retour vers Ushguli.
39. Canyon de Martvili
Le canyon de Martvili est l’un des joyaux naturels de la région de Mingrélie (Samegrelo), dans l’ouest de la Géorgie. Ce site spectaculaire, façonné par la rivière Abasha, attire les visiteurs avec ses eaux turquoise et ses parois rocheuses couvertes de mousse. Autrefois, le canyon servait de résidence d’été aux princes Dadiani, qui régnaient sur la région. Aujourd’hui, il est devenu une destination prisée pour les visiteurs qui recherchent une immersion dans un cadre naturel enchanteur, entre randonnées et balades en bateau.
Le centre des visiteurs se situe dans le village d’Inchkhuri, où un sentier de 700 mètres permet d’accéder au cœur de la forêt environnante. Ce parcours inclut deux ponts naturels, cinquante marches taillées dans la roche calcaire et trois plateformes d’observation, offrant des panoramas imprenables sur le canyon. La végétation luxuriante et les formations rocheuses spectaculaires confèrent au site une atmosphère presque magique, propice à la contemplation et à la photographie.
L’une des principales attractions du canyon de Martvili est la promenade en bateau sur la rivière Abasha. Des canots pneumatiques pouvant accueillir jusqu’à six personnes permettent d’explorer les méandres du canyon. L’eau, d’un bleu éclatant, contraste avec les parois abruptes couvertes de végétation, créant un décor digne d’un conte de fées. Lors de cette traversée de 300 à 350 mètres, il est possible d’admirer de petites cascades cachées et de ressentir pleinement la sérénité des lieux.
La visite du canyon est possible tous les jours, mais il est important de vérifier les conditions météorologiques, car les excursions en bateau sont interdites en cas de pluie. De nombreuses règles de sécurité sont en place : il est interdit de nager, de pêcher, de fumer ou de ramasser des matériaux naturels. La meilleure période pour explorer le canyon de Martvili s’étend d’avril à novembre, lorsque les eaux sont à leur plus beau niveau et que la météo est clémente. Ce site incontournable offre une expérience unique pour les amateurs de nature et d’aventure.

40. Andrew the Apostle Sculpture and Waterfall
Située à Sarpi, en Adjarie, à proximité de la frontière turque, la cascade de Saint-André est un site emblématique, chargé d’histoire et de spiritualité. Ce lieu est particulièrement significatif pour les chrétiens, car selon la tradition, Saint André, premier disciple de Jésus, y aurait introduit le christianisme sur le sol européen. La cascade aurait surgi miraculeusement des falaises pour apaiser sa soif après son long périple. Aujourd’hui encore, elle attire les pèlerins et les visiteurs en quête de contemplation et d’inspiration.
En plus de la cascade, une imposante statue de Saint-André domine les lieux. Cette sculpture majestueuse symbolise la force et la détermination du saint dans sa mission d’évangélisation. Non loin de la statue se trouve un trône taillé dans la pierre, sur lequel les visiteurs peuvent s’asseoir pour prendre une photo souvenir. Une inscription sur ce monument rappelle aux visiteurs l’importance historique et religieuse de cet endroit : « C’est ici qu’André, disciple de Jésus, a prêché le christianisme pour la première fois. »
Le cadre naturel de la cascade de Saint-André est également un attrait majeur. Nichée au cœur d’une végétation luxuriante, elle offre un spectacle saisissant où l’eau cristalline s’écoule en un rideau scintillant. De nombreux visiteurs s’y rendent non seulement pour sa valeur spirituelle, mais aussi pour profiter du calme et de la beauté naturelle environnante. Il est possible d’y faire une pause rafraîchissante, de s’imprégner de la sérénité du lieu et de capturer des clichés exceptionnels.

41. Grotte de Tetra
La grotte de Tetra, située à 1,6 kilomètres au nord-ouest de la station thermale de Tskaltubo dans le centre du pays, est une véritable merveille naturelle et historique. Connue aussi sous le nom de « White Cave », cette grotte karstique est un lieu unique en son genre en Géorgie. Ce site fascinant combine un attrait naturel impressionnant et une expérience écotouristique innovante, notamment grâce à la conservation et à la dégustation de vin à l’intérieur de ses galeries souterraines.
L’un des attraits majeurs de la grotte de Tetra est son utilisation en tant que centre de spéléothérapie. Depuis plus d’un siècle, cette cavité souterraine est reconnue pour ses propriétés thérapeutiques, aidant les personnes souffrant d’asthme bronchique et d’hypertension. Des analyses scientifiques ont confirmé que les conditions microclimatiques de la grotte sont idéales pour la récupération et la détente. Son atmosphère stable, son air pur et ses taux d’ions spécifiques en font un lieu unique de soins naturels.
Outre son intérêt scientifique et médical, la grotte possède un riche passé archéologique. Des fouilles ont révélé la présence de vestiges préhistoriques, notamment des poteries anciennes et des ossements d’animaux tels que des cerfs, des bisons et des ours des cavernes. Ces découvertes attestent que la grotte a été fréquentée par les premiers habitants de la région, ajoutant ainsi une dimension historique à ce lieu déjà fascinant.
Aujourd’hui, la grotte de Tetra attire aussi bien les amateurs de spéléologie que les curieux en quête d’expériences insolites. La visite de la grotte comprend un parcours aménagé permettant d’admirer ses formations rocheuses exceptionnelles, ainsi qu’une session de dégustation de vin vieilli dans cet environnement naturel unique. Ce lieu atypique est une véritable invitation à un voyage sensoriel et historique inoubliable.

42. Cascade d’Okatse
La cascade d’Okatse ou de Kinchkha, située dans la municipalité de Khoni dans le centre du pays, est l’une des plus spectaculaires de Géorgie. Nichée à 843 mètres d’altitude, elle se distingue par sa structure unique à trois niveaux, où l’eau jaillit avec force et majesté depuis les falaises abruptes. Ce spectacle naturel impressionne les visiteurs par sa puissance et la beauté de son cadre environnant.
En été, les eaux cristallines de la cascade prennent des teintes étonnantes, contrastant avec la roche grise des falaises et le vert luxuriant de la végétation. Les bassins naturels formés à ses pieds offrent un endroit idéal pour se rafraîchir tout en profitant du paysage grandiose. La proximité de la cascade avec des sites célèbres comme la grotte de Prométhée et le canyon de Martvili en fait un arrêt incontournable lors d’une exploration de la région.
Des passerelles et des plateformes d’observation ont été installées autour de la cascade, permettant aux visiteurs d’apprécier en toute sécurité ce joyau naturel. L’accès à la cascade est relativement simple, ce qui en fait une destination prisée des randonneurs et des amoureux de la nature.

43. Réservoir de Mravaltskaro
Situé dans le semi-désert de Gareji, dans la région de Kvemo Kartli, dans le sud-est du pays, le réservoir de Mravaltskaro est une véritable oasis au milieu d’un paysage aride. Ce site unique offre un contraste saisissant entre ses eaux calmes et les collines rougeoyantes qui l’entourent. Le réservoir attire aussi bien les amateurs de nature que les photographes en quête de panoramas spectaculaires. Le reflet des collines ondulantes et du ciel azur dans l’eau claire de Mravaltskaro crée une scène surréaliste qui enchante tous les visiteurs.
Le semi-désert de Gareji, où se trouve le réservoir, est particulièrement spectaculaire à la fin du printemps. À cette période, l’herbe verte contraste avec les teintes ocres et carmins des formations rocheuses environnantes. La richesse géologique du site en fait un lieu d’intérêt majeur pour les amateurs de paysages atypiques et de randonnées en territoire sauvage.
Outre son esthétique exceptionnelle, Mravaltskaro est une zone écologique précieuse. Le réservoir est une réserve d’eau essentielle pour la faune et la flore de la région. Des espèces d’oiseaux rares y trouvent refuge, offrant une expérience unique aux ornithologues amateurs. Le site est également prisé des pêcheurs et des campeurs en quête de tranquillité.
Surnommé le Mars géorgien ou Red mountains en raison de ses reliefs colorés et de son aspect extraterrestre, Mravaltskaro est une destination incontournable pour les visiteurs qui souhaitent explorer une facette insolite de la Géorgie. Accessible en véhicule tout-terrain depuis Tbilissi, cette merveille naturelle mérite largement une journée d’excursion pour apprécier pleinement sa beauté saisissante.

44. Lac Black Rock
Situé à la frontière entre la Géorgie et la Russie, dans la région de Kakhétie, dans l’extrême nord-est du pays, le lac Black Rock est l’un des joyaux cachés du parc national de Lagodekhi. Aussi appelé Grdzeli ou Khelakheli, ce lac d’altitude est une destination privilégiée pour les randonneurs en quête d’aventure et de paysages alpins grandioses. Situé à 2 700 mètres d’altitude, il est principalement alimenté par la fonte des neiges et les eaux souterraines.
La randonnée vers le lac Black Rock est l’une des plus spectaculaires de Géorgie. Il faut compter environ trois jours pour réaliser l’aller-retour depuis le centre d’accueil des visiteurs du parc national de Lagodekhi. Le premier jour de marche permet de traverser une dense forêt de hêtres et de charmes avant d’atteindre le refuge Meteo, situé dans une magnifique zone subalpine. Le deuxième jour, les randonneurs progressent à travers des pâturages alpins peuplés de bouquetins et de chamois, tout en profitant d’une vue imprenable sur les montagnes du Caucase.
L’arrivée au lac Black Rock est une expérience inoubliable. Son eau sombre, bordée de formations rocheuses abruptes, crée une atmosphère mystique et envoûtante. La faune et la flore environnantes sont exceptionnelles, avec de nombreuses espèces d’oiseaux rares comme le gypaète barbu, l’aigle royal et le tétraogalle du Caucase.
Ce sentier exigeant, mais gratifiant, est un incontournable pour les amateurs de trek souhaitant découvrir l’une des zones les plus sauvages et préservées de la Géorgie. Pour entreprendre cette aventure, il est recommandé d’être bien équipé et d’avoir une bonne condition physique.

45. Parc naturel de Lagodekhi
Situé dans le nord-est de la Géorgie, à la frontière avec l’Azerbaïdjan et le Daghestan, le parc naturel de Lagodekhi est l’un des trésors les mieux préservés du Caucase. Cette réserve naturelle s’étend sur plus de 24 000 hectares et abrite une biodiversité exceptionnelle. Elle se compose de forêts denses, de prairies alpines, de cascades et de lacs de montagne, offrant un terrain de jeu idéal aux amoureux de nature et de randonnée.
La réserve est réputée pour ses sentiers de trekking qui permettent de découvrir des sites naturels remarquables. Parmi les incontournables, se trouvent la cascade de Ninoskhevi, une chute d’eau spectaculaire nichée en pleine forêt, ainsi que la forteresse de Machi, un vestige historique datant du Moyen Âge. Les amateurs de randonnée plus engagée pourront s’aventurer jusqu’au lac Black Rock, une expédition de plusieurs jours qui traverse des paysages variés et impressionnants.
Le parc naturel de Lagodekhi est également un sanctuaire pour la faune sauvage. Il abrite de nombreuses espèces rares, dont le lynx du Caucase, l’ours brun, le cerf et le chamois. La réserve est aussi un paradis pour les ornithologues, qui peuvent y observer des pygargues à queue blanche, des gypaètes barbus et des vautours fauves planant au-dessus des montagnes.

46. Ratcha
Nichée dans la partie occidentale de la Géorgie, la région de Ratcha est une destination fascinante, réputée pour ses paysages spectaculaires, ses sites historiques et sa gastronomie unique. Bordée par les montagnes du Grand Caucase et traversée par la rivière Rioni, cette région regorge de merveilles naturelles et culturelles qui méritent d’être explorées. Autrefois prisée sous l’ère soviétique pour ses stations thermales, elle conserve aujourd’hui un fort potentiel touristique. Entre forêts luxuriantes, grottes mystérieuses, sommets vertigineux et vignobles renommés, Ratcha est une invitation à l’aventure et à la découverte.
La région de Ratcha est une terre de contrastes où se mêlent montagnes, rivières et lacs cristallins. Parmi les joyaux naturels incontournables, le lac Shaori se distingue par ses eaux miroitantes et son cadre enchanteur. Plus grand lac de la région, il est particulièrement apprécié pour le pique-nique, la pêche et la contemplation des couleurs automnales se reflétant dans ses eaux calmes.
Un autre site naturel d’exception est la montagne Tskhrajvari, offrant une vue panoramique saisissante sur les reliefs environnants. Accessible après une ascension de 3 kilomètres à travers un sentier rocheux, elle culmine à 1 565 mètres et promet un spectacle à couper le souffle, idéal pour les amateurs de photographie et de randonnée.
Enfin, les amateurs de spéléologie et d’exploration pourront se rendre à la grotte Sakinule, célèbre pour son atmosphère fraîche en toute saison. Cette cavité souterraine est une véritable curiosité géologique qui tranche avec la chaleur extérieure, particulièrement en été.
Ratcha n’est pas seulement une terre de paysages impressionnants ; c’est aussi une région au riche patrimoine culturel. Le monastère de Nikortsminda, érigé entre 1010 et 1014, est un exemple emblématique de l’architecture géorgienne de l’âge d’or. Ses façades ornées de sculptures minutieuses et ses fresques du XVe siècle en font un site d’une beauté remarquable.
À proximité, le village de Nikortsminda abrite d’autres trésors architecturaux, comme l’ancienne cathédrale de Krikhi et les vestiges du monastère d’Udabno (Chelishi). Ce patrimoine religieux témoigne de l’importance spirituelle et historique de la région à travers les siècles.
La ville d’Oni, située à 30 kilomètres d’Ambrolauri, mérite également une visite pour son musée historique et sa synagogue construite en 1895, l’une des plus importantes de Géorgie. Cette ville, qui aurait été fondée au IIe siècle avant Jésus-Christ, conserve de nombreux vestiges médiévaux et artefacts archéologiques témoignant de son riche passé.
Ratcha est également célèbre pour son vin. Le Khvanchkara, un vin rouge semi-sucré, est l’un des plus prestigieux de Géorgie. Produit exclusivement dans le district d’Ambrolauri, il est issu des cépages Alexandria et Mudzhuretuli et se distingue par ses arômes fruités de framboise et sa robe rubis profonde. Ce vin légendaire était d’ailleurs le préféré de Staline, contribuant ainsi à sa renommée internationale.
Les amateurs de vin pourront visiter les vignobles locaux et déguster ce nectar dans des caves authentiques, où les méthodes de vinification traditionnelles se transmettent de génération en génération.
En plus de ses paysages grandioses et de sa richesse culturelle, Ratcha est une région où l’hospitalité géorgienne prend tout son sens. Les habitants, chaleureux et accueillants, sont fiers de partager leurs traditions avec les visiteurs. Séjourner dans une maison d’hôtes locale permet de s’imprégner pleinement de l’ambiance authentique de la région et de savourer des repas faits maison accompagnés des meilleurs crus locaux.

47. Gorge de Trousso
La gorge de Trousso, dans le nord-est du pays est un site naturel exceptionnel situé sur la route militaire Géorgienne, reliant Tbilissi à Vladikavkaz. Elle offre un spectacle impressionnant de falaises abruptes et de formations rocheuses sculptées par le temps. Depuis le col de la Croix, culminant à 2 395 mètres, la descente vers les gorges révèle des paysages spectaculaires où la nature s’exprime avec force et beauté. Les eaux minérales qui y jaillissent ont façonné des reliefs uniques, formant des cascades, des rivières et des bassins naturels aux teintes remarquables.
Une des meilleures façons d’explorer la gorge de Trousso est d’entreprendre une randonnée dans la vallée de Truso, qui suit la source de la rivière Tegri (Terek). Ce sentier de 22 kilomètres, relativement plat, se situe au sud de Kazbegi et permet d’apprécier pleinement les panoramas du Grand Caucase. En chemin, se découvrent des travertins multicolores, des sources d’eau gazeuse et des vestiges de villages abandonnés, témoins d’une vie autrefois florissante. Certaines parties de la vallée sont cependant inaccessibles, notamment celles proches de la frontière de l’Ossétie du Sud.
Plusieurs sites historiques jalonnent l’itinéraire. Le château de Zakagori, ancienne forteresse perchée sur une colline, domine la vallée et rappelle l’importance stratégique de cette région. Le village de Kvemo Okrokana, presque désert aujourd’hui, permet d’observer l’architecture traditionnelle de la région. Les randonneurs les plus aguerris peuvent poursuivre leur route jusqu’au lac alpin de Keli plateau ou tenter l’ascension du lac alpin de Mna, perché à 3 300 mètres d’altitude.
Pour une immersion complète, il est recommandé de prendre le temps de rencontrer les habitants, qui perpétuent les traditions géorgiennes avec hospitalité. Après une journée d’exploration, un passage par le musée historique de Stepantsminda ou une visite à l’iconique église de la Trinité de Guerguétie compléteront merveilleusement bien cette aventure.

48. Lac de Koruldi
Situés au cœur de la région montagneuse de Svanétie, dans le nord-ouest du pays, les lacs de Koruldi sont un trésor naturel niché à 2 750 mètres d’altitude, au nord de Mestia. Ces petits lacs, d’une limpidité cristalline, reflètent majestueusement les sommets enneigés environnants, notamment les impressionnants monts Ushba et Tetnuldi. Ce cadre idyllique attire les randonneurs et les amateurs de photographie en quête de paysages grandioses et de tranquillité.
La randonnée jusqu’aux lacs Koruldi débute depuis le centre de Mestia. L’itinéraire suit d’abord un chemin escarpé menant à une croix dominant la vallée, offrant déjà une vue spectaculaire sur la région. Après environ 1h30 de montée, s’atteint un abri offrant un panorama à couper le souffle. Encore une heure de marche permet d’atteindre les lacs eux-mêmes, lovés dans un écrin de verdure et de roche. Pour les plus expérimentés, il est possible de poursuivre jusqu’au sommet, offrant une perspective encore plus saisissante sur la chaîne du Caucase.
Outre la randonnée, les lacs Koruldi sont un lieu idéal pour le camping. Passer une nuit sous les étoiles, bercé par le silence de la montagne, est une expérience inoubliable. Il est toutefois essentiel d’être bien équipé, car les températures nocturnes peuvent être très fraîches. Certains visiteurs préfèrent explorer les environs à cheval, une activité populaire permettant d’admirer les paysages sans effort.
Enfin, la région de Mestia propose d’autres activités, comme le VTT, qui permet d’explorer les sentiers environnants, ou encore le ski en hiver, grâce à la station de Hatsvali.

49. Anaklia
Située sur la côte est de la mer Noire, dans le centre-ouest du pays, Anaklia est une station balnéaire en plein essor qui séduit les visiteurs par ses plages de sable fin et son ambiance détendue. Autrefois un port commercial stratégique, cette ville géorgienne conserve encore aujourd’hui des traces de son riche passé, influencé par les cultures ottomane et russe. Malgré sa petite taille, Anaklia est devenue une destination prisée, notamment grâce aux investissements dans le tourisme et aux infrastructures modernes qui y ont été développées.
L’une des principales attractions d’Anaklia est sa plage idyllique, parfaite pour la baignade et la détente. Avec ses eaux calmes et chaudes en été, elle attire de nombreux visiteurs en quête de soleil et de tranquillité. Le pont piéton d’Anaklia, long de 540 mètres et reliant la ville au village voisin de Ganmukhuri, est un autre site incontournable. Ce pont offre une promenade agréable avec une vue panoramique sur la mer Noire et ses environs.
Outre la détente, Anaklia propose diverses activités pour les amateurs de sports nautiques. Le jet-ski, le kite-surf et la planche à voile sont très populaires sur cette portion du littoral géorgien. Pour les amateurs de culture, une visite du fort d’Anaklia, vestige des périodes ottomane et russe, permet de mieux comprendre l’histoire mouvementée de la région. Chaque été, la ville accueille également des festivals musicaux internationaux qui attirent des milliers de jeunes voyageurs.
Enfin, un séjour à Anaklia ne serait pas complet sans une exploration des environs. À quelques kilomètres se trouve le parc national de Kolkheti, un refuge naturel abritant une biodiversité exceptionnelle. Cette réserve, traversée par la rivière Enguri, est idéale pour une excursion en bateau ou une observation des oiseaux.

50. Tsinandali
Tsinandali, situé dans la région de Kakhétie, à l’est de la Géorgie, est un village réputé pour son domaine viticole historique et son palais aristocratique. Il fut le fief de la famille Chavchavadze, influente en Kakhétie dès le XVIIIe siècle. Aujourd’hui, le domaine allie traditions viticoles et patrimoine culturel.
Le domaine de Tsinandali perpétue une tradition vinicole vieille de 8 000 ans, combinant la méthode géorgienne des qvevris à une approche européenne. L’usine de vinification, l’une des plus anciennes de Géorgie, continue de produire du vin biologique sur un domaine de 40 hectares.
Le palais de Tsinandali, résidence de la famille Chavchavadze, fut un centre intellectuel majeur au XIXe siècle. Des figures illustres comme Alexandre Pouchkine, Mikhaïl Lermontov et Alexandre Dumas y séjournèrent. Transformé en musée en 1946, il expose des objets personnels du poète Alexandre Chavchavadze, ainsi que des manuscrits et instruments de musique. Il accueille également des concerts et événements littéraires.
A proximité, le parc de Tsinandali, d’une superficie de 18 hectares, est un véritable chef-d’œuvre paysager conçu par des architectes européens. Il le premier jardin de style anglais en Géorgie, abritant des plantes exotiques et des arbres centenaires.
Autre endroit unique : la cave à vin de Tsinandali, construite au XIXe siècle, qui possède une collection unique de 16 500 bouteilles de grands crus européens et géorgiens. Lors des visites, il est possible de découvrir les outils traditionnels de vinification et de participer à des dégustations du célèbre vin de Tsinandali, un véritable emblème de la région.

51. Sion de Bolnisi
Le Sion de Bolnisi, situé près de Rustavi dans le sud du pays, est un joyau architectural du christianisme géorgien. Cette basilique, construite entre 478 et 493 sous le règne du roi Vakhtang Gorgassali, est l’une des plus anciennes églises de Géorgie.
Ce monument illustre parfaitement l’architecture chrétienne primitive en Géorgie. Il fut l’un des rares sanctuaires à survivre aux ravages du temps, malgré quelques modifications apportées par la reine Mariam Dadiani. Aujourd’hui, bien que peu fréquenté par les locaux, il attire des passionnés d’histoire et d’architecture.
L’église se distingue par sa structure simple et épurée. Son intérieur abrite des éléments architecturaux remarquables : cinq piliers cruciformes, des murs recouverts de dalles turquoise lisses, et un autel sans coupole. S’y trouvent aussi des inscriptions anciennes mentionnant l’évêque Daniel et le roi Péroz, ainsi que la fameuse croix de Bolnisi, présente sur un pilier de l’autel.
Aux alentours du Sion de Bolnisi, plusieurs sites méritent une visite. Le musée de Bolnisi propose une riche collection d’objets archéologiques, dont des sculptures en pierre et des haches en bronze. L’église de Tsughrughasheni, plus petite mais richement décorée, se distingue par ses magnifiques sculptures. Enfin, la forteresse de Chapala, perchée sur une colline rocheuse, offre un panorama saisissant sur la région.

52. Forteresse de Gonio
Située à environ 15 kilomètres au sud de Batoumi, dans le village de Gonio, dans le sud-ouest du pays, la forteresse de Gonio est un témoignage saisissant de l’architecture romano-byzantine. Construite au Ier siècle avant Jésus-Christ, elle est étroitement liée au mythe des Argonautes. Depuis ses remparts, il est possible de profiter d’une vue imprenable sur les montagnes d’Adjara, en surplomb de la mer Noire.
La forteresse de Gonio est mentionnée dès le Ier siècle par Pline l’Ancien. D’abord appelée Apsaros ou Apsaruntos, elle était un point militaire stratégique sous la domination romaine. Au fil du temps, elle passa sous le contrôle byzantin et ottoman, conservant toujours son importance militaire.
Aujourd’hui, la forteresse de Gonio est remarquablement bien préservée. S’y découvrent une orangeraie, un petit musée exposant des pièces de monnaie romaines (Tibère, Vespasien, Néron), ainsi que des vestiges antiques : thermes, casernes, prétorium et système d’irrigation. Des fouilles archéologiques menées depuis les années 1960 ont permis de révéler des objets précieux en or, des gemmes et des poteries. Chaque été, la forteresse accueille le festival de musique classique Night Serenades.
La forteresse de Gonio est la plus ancienne fortification de Géorgie. De plan rectangulaire, elle couvrait 4,75 hectares avec 22 tours et 4 portes. Aujourd’hui, seules 18 tours subsistent, mais elles gardent leur prestance d’antan. L’entrée principale, munie d’une arche cintrée, est toujours visible sur la face occidentale.

53. Mestia
Blottie au cœur des sommets de la Haute Svanétie, dans le nord-ouest du pays, Mestia est une ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette agglomération est un important pôle culturel de la communauté svane, un peuple ethnique ancestral vivant dans les montagnes du nord de la Géorgie. Mestia représente une étape de charme lors d’un séjour en Géorgie, notamment grâce à ses paysages montagneux spectaculaires et à ses traditions bien préservées. L’isolement relatif de la région a permis de conserver une culture et un mode de vie unique, marqué par des chants polyphoniques svanes inscrits au patrimoine immatériel de l’UNESCO. Les visiteurs peuvent découvrir ces traditions lors des nombreuses festivités locales qui rythment la vie des habitants.
La ville est connue pour ses nombreuses tours de guet datant du Moyen Âge, qui confèrent à Mestia une silhouette unique. Ces tours servaient autrefois à protéger les habitants des invasions et constituent aujourd’hui un élément architectural remarquable. Les villages alentours, tels que Lekhtagi, Lanchvali et Lagami, offrent également un aperçu fascinant de la culture svane. Chaque village possède ses propres églises anciennes et maisons en pierre, où les traditions artisanales sont encore bien vivantes. Le bois sculpté, la broderie et les bijoux svanes sont autant de trésors pouvant être acquis en souvenir.
Les amateurs de sports d’hiver et de randonnée trouveront à Hatsvali et au mont Zuruldi des pistes alpines offrant des panoramas exceptionnels sur le Grand Caucase. Depuis plusieurs années, l’amélioration des infrastructures touristiques a transformé Mestia en une destination incontournable. La station de ski de Tetnuldi, située à quelques kilomètres de la ville, est l’une des plus grandes du Caucase et attire de plus en plus de visiteurs en quête de sensations fortes et de paysages immaculés.
Parmi les sites culturels majeurs, le musée Historique et Ethnographique de Svanétie présente des artefacts uniques, notamment des manuscrits anciens et des icônes médiévales. Le musée de Michael Khergiani, dédié au célèbre alpiniste svane, retrace quant à lui l’histoire de l’escalade dans la région. Pour une immersion plus profonde, il est possible de visiter des maisons-tour traditionnelles, où les familles locales partagent volontiers leur quotidien avec les visiteurs.

54. Site archéologique de Dmanissi
Situé à environ 85 kilomètres au sud-ouest de Tbilissi, dans le sud du pays, Dmanissi est un site archéologique majeur de la Géorgie et de l’Europe. Ce site préhistorique est mondialement connu pour la découverte en 1999 et 2001 de fossiles d’Homo georgicus, des crânes vieux de 1,8 million d’années qui ont remis en question les théories sur les premières migrations humaines hors d’Afrique. Ces découvertes révolutionnaires suggèrent que les premiers hominidés ont atteint l’Eurasie bien plus tôt que les historiens ne le pensaient auparavant. Le site de Dmanissi est ainsi devenu un point de référence essentiel pour les anthropologues et les paléontologues du monde entier.
Dmanissi fut également une cité médiévale stratégique sur la route de la Soie et conserve les vestiges d’une forteresse et d’édifices religieux, comme l’église orthodoxe de Sion, datant du VIIe siècle. La forteresse de Dmanissi, perchée sur une colline surplombant la vallée, offre une vue imprenable sur la région environnante. Les fouilles archéologiques ont révélé des objets du quotidien, tels que des poteries, des outils et des bijoux, témoignant de la richesse culturelle et commerciale de la ville au Moyen Âge. Cette importance historique en fait une destination de choix pour les amateurs d’histoire ancienne.
Le musée-Réserve de Dmanissi expose des objets issus des fouilles, dont des outils en pierre et des restes d’animaux préhistoriques. Les visiteurs peuvent observer des reproductions des crânes fossiles découverts sur place, accompagnées d’explications détaillées sur leur importance scientifique. Une visite guidée permet de mieux comprendre les techniques de fouille et l’histoire du site, enrichissant ainsi l’expérience des curieux et des passionnés d’archéologie.
55. Monastère d’Alaverdi
Située dans la région de Kakhéti, à l’est de la Géorgie, le monastère d’Alaverdi fut longtemps le second plus haut édifice religieux du pays (50 mètres). Fondée au VIe siècle par le moine assyrien Joseph Alaverdi, il fut reconstruit au XIe siècle par le roi de Kakhétie Kviriké. La cathédrale qu’il englobe se distingue par son architecture majestueuse, combinant des éléments byzantins et caucasiens, et par la sobriété imposante de sa structure en pierre. Son cloître et ses fresques millénaires témoignent d’une riche histoire spirituelle et artistique.
L’intérieur de la cathédrale est orné de fresques anciennes, certaines datant du XIe siècle, représentant des scènes bibliques et des figures de saints orthodoxes. Malgré l’usure du temps et les nombreuses restaurations, ces peintures conservent une intensité émotionnelle remarquable. La cathédrale est le centre du festival religieux annuel Alaverdoba, célébré en septembre par des fidèles de toute la région. Cet événement, mêlant rituels religieux et traditions populaires, permet d’observer de près la ferveur des Géorgiens pour leur héritage chrétien.
Entourée de vignobles, la cathédrale offre un cadre spectaculaire. La région est célèbre pour son vin, produit selon des méthodes traditionnelles géorgiennes et exporté dans le monde entier.




