
Au travers de cet article que nous avons voulu le plus complet possible, nous avons souhaité vous présenter tous les lieux d’intérêts de la Martinique, ceux que vous devez absolument voir, ceux qui représentent son essence même. Certains d’entre eux sont évidents et connus de tous, mais d’autres sont des trésors cachés qui méritent d’être parcourus. C’est pour cette raison que nous espérons que cet article qui vous présente les incontournables de la Martinique vous aidera à découvrir ce territoire magnifique.
La Martinique, île française d’outre-mer située dans les Caraïbes, est un véritable joyau des Antilles. Bordée à l’ouest par la mer des Caraïbes et à l’est par l’océan Atlantique, cette île de 1 128 km² offre une diversité de paysages spectaculaires. Des plages de sable blanc bordées de cocotiers aux criques sauvages et lagons turquoises, en passant par des forêts tropicales luxuriantes et des montagnes volcaniques, la Martinique a tout pour séduire.
Au nord, la majestueuse montagne Pelée, point culminant de l’île, domine les paysages verdoyants, tandis que le sud est réputé pour ses anses paradisiaques, ses champs de canne à sucre et ses stations balnéaires animées. Le climat tropical de la Martinique, avec des températures agréables toute l’année et une saison humide de juin à novembre, en fait une destination de choix pour les amoureux de la nature et les amateurs de farniente.
L’architecture martiniquaise est un mélange unique d’influences créoles, françaises et coloniales. Les maisons traditionnelles en bois, aux façades colorées et aux toits de tôle, se marient harmonieusement avec des édifices historiques plus imposants. Fort-de-France, la capitale dynamique, est le cœur économique et culturel de l’île, avec des marchés vivants, des monuments emblématiques comme la bibliothèque Schœlcher et le Fort Saint-Louis, ainsi que des musées retraçant l’histoire locale. À travers l’île, des villages comme Saint-Pierre, marqué par l’éruption de 1902, ou Les Anses-d’Arlet, connu pour ses plages sublimes, invitent à la découverte d’un riche patrimoine. D’autres sites naturels, comme la presqu’île de la Caravelle ou les jardins de Balata, dévoilent la diversité fascinante des paysages martiniquais.
L’économie de la Martinique repose sur l’agriculture, avec la culture de la canne à sucre et des bananes comme piliers, mais aussi sur le tourisme, en constante croissance. Les visiteurs affluent pour explorer les plages, les sentiers de randonnée, et des lieux d’exception comme la cascade Didier ou la baie de Fort-de-France, classée parmi les plus belles du monde. Le rhum agricole, produit dans des distilleries renommées comme Clément ou Saint-James, occupe une place centrale dans l’identité locale et contribue significativement à l’économie de l’île.
La culture martiniquaise est un mélange vibrant d’influences africaines, européennes, indiennes et caribéennes. La musique traditionnelle, comme le bèlè ou le zouk, les danses festives, et les plats épicés témoignent d’une identité créole forte. Le carnaval de la Martinique, événement incontournable, est un moment de fête où costumes colorés, tambours et défilés animent les rues. Les habitants de l’île, fiers de leur patrimoine, célèbrent leur histoire et leur culture à travers de nombreux festivals et événements. La Martinique est ainsi une destination fascinante, où se mêlent richesse naturelle, histoire et authenticité, offrant une expérience inoubliable aux visiteurs en quête de découvertes.
Fiche pays martinique
1. Fort-de-France
Sur la côte ouest, Fort-de-France, capitale de la Martinique, est une ville animée et riche en histoire, abritant 175 165 habitants. Nichée dans une baie magnifique, elle est un incontournable pour découvrir l’âme et l’héritage culturel de l’île. La ville regorge de lieux emblématiques, mêlant patrimoine colonial, nature luxuriante et activités dynamiques. Parmi eux, le fort Saint-Louis, une forteresse emblématique construite au XVIIe siècle, domine la baie et illustre le rôle stratégique de la Martinique dans l’histoire coloniale. Ce site abrite encore une base navale de la Marine nationale et témoigne de l’importance de Fort-de-France dans la défense et la souveraineté nationale. Il est possible de visiter le fort, en découvrant ses remparts, ses galeries et ses panoramas à couper le souffle sur la mer des Caraïbes.
En plein cœur de la ville, la bibliothèque Schoelcher, près de la place de la Savane, est un bijou architectural d’inspiration coloniale. Ce chef-d’œuvre, transporté pièce par pièce depuis la métropole à la fin du XIXe siècle, renferme des trésors littéraires et historiques. Son intérieur richement décoré et sa structure en métal rappellent l’ingéniosité de l’époque. Ce lieu est une véritable immersion dans l’histoire martiniquaise et une ode à la culture et au savoir. À quelques pas de là, la place de la Savane, un vaste espace verdoyant, est le poumon de la ville. Ce parc offre une vue imprenable sur la baie et est ponctué de statues, dont la statue de l’impératrice Joséphine, épouse de Napoléon, dont la version originale a été détruite en 2020 par des manifestants antiracistes.
Les amateurs de marchés ne manqueront pas le grand marché couvert, situé aux rues Blénac et Isambert. Ce lieu animé regorge de produits locaux, allant des fruits tropicaux aux épices en passant par l’artisanat typiquement martiniquais. Ce marché est un véritable festival de couleurs et de senteurs, idéal pour s’immerger dans la vie locale. À proximité, la cathédrale Saint-Louis, située rue Victor Schoelcher, se dresse avec son architecture néogothique remarquable. Construite pour résister aux cyclones et tremblements de terre, elle est un symbole de la résilience martiniquaise. Son intérieur, avec ses vitraux colorés et son atmosphère paisible, invite au recueillement.
Pour les passionnés de culture et d’histoire, la distillerie Dillon, située sur la route de Chateauboeuf, est une étape incontournable. Installée sur l’ancien site de l’habitation Dillon, cette distillerie propose un petit musée retraçant l’histoire et le processus de fabrication du rhum, emblème de la Martinique. Les visiteurs peuvent découvrir les secrets de distillation et déguster ce produit phare de l’île. Le site est également un point de départ pour explorer d’autres richesses du patrimoine local, comme fort Desaix, une autre forteresse stratégique de l’époque coloniale.
Fort-de-France ne se limite pas à ses monuments historiques. La ville est également le siège des institutions clés de la Martinique, telles que la préfecture, l’hôtel de la collectivité territoriale, le tribunal de grande instance et l’Archevêché. Ces édifices, dont l’hôtel de préfecture, ancien hôtel du Gouverneur, témoignent de l’importance administrative de la capitale. L’hôtel des postes de Fort-de-France, avec son architecture marquée par l’histoire coloniale, est un autre exemple de l’héritage architectural de la ville.
D’autres églises remarquables enrichissent le paysage spirituel de Fort-de-France. L’église du Cœur-Immaculé-de-Marie de Bellevue, dédiée à Marie, est un exemple de simplicité et de dévotion. L’église Notre-Dame du Rosaire de Redoute, inscrite aux monuments historiques en 2009, est un autre lieu emblématique, connu pour son architecture soignée et son atmosphère apaisante. L’église Saint-Antoine-de-Padoue de Terres Sainville, inscrite en 2016, et l’église Saint-Christophe, inscrite en 2015, marquent également le territoire par leur importance religieuse et historique. Ces édifices sont des témoins vivants de la foi et des traditions de la population martiniquaise.
Fort-de-France abrite également des lieux religieux moins connus mais tout aussi significatifs. L’église Sainte-Thérèse, inscrite en 2011, est dédiée à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et attire de nombreux fidèles. L’église Emmaüs, située dans la zone industrielle de la Jambette, et les chapelles comme la chapelle de l’hôpital psychiatrique de Colson, Notre-Dame de la Médaille, le Calvaire, ou encore la chapelle du Fort et Morne Desaix, témoignent de la diversité des espaces religieux dans la commune. Enfin, l’orthodoxie est également représentée avec l’église Saint-Archange-Gabriel, une paroisse rattachée au patriarcat de Moscou, offrant un contraste unique au patrimoine catholique.
Fort-de-France ne se limite pas à ses lieux de culte. Le port de Fort-de-France est le plus grand port commercial de la Martinique, réparti sur plusieurs sites stratégiques, tels que le terminal conteneurs de la pointe des Grives, les quais de la baie des Tourelles et le terminal de croisières de la pointe Simon. Il est au cœur d’un projet urbain moderne avec la Tour Lumina, culminant à 105,5 mètres, et devenant ainsi la plus haute des Petites Antilles (hors Trinidad). Cet ensemble comprend également un hôtel d’affaires, le Simon, et des logements haut de gamme. Ce complexe de 24 000 m² symbolise l’effervescence économique et la modernité de la ville.
Au cœur de Fort-de-France, le jardin de la Savane, rouvert au public en 2011 après plusieurs années de rénovation, est un espace verdoyant de 5 hectares, comprenant des pelouses, des kiosques et des îles botaniques. Proche du Fort Saint-Louis, ce jardin est un lieu de détente privilégié pour les habitants et les visiteurs. Non loin de là, le parc culturel Aimé-Césaire, anciennement parc Gallieni, est un autre espace emblématique. Renommé en 2008 en l’honneur du célèbre poète et homme politique, ce parc est aujourd’hui un lieu culturel dynamique, accueillant divers événements et activités.
Les amateurs de nature ne seront pas en reste avec le jardin de Balata, situé à 10 kilomètres du centre-ville. Ce jardin botanique, ouvert en 1986, rassemble plus de 200 espèces de plantes et fleurs, offrant une expérience immersive au cœur de la biodiversité martiniquaise. Non loin, l’église de Balata, réplique miniature du Sacré-Cœur de Montmartre à Paris, offre un panorama exceptionnel sur Fort-de-France et sa baie. Ce monument, construit en 1925, est un havre de paix, attirant les visiteurs par son architecture unique et son cadre enchanteur. À proximité, la cascade d’Absalon est un site naturel permettant de se baigner dans une atmosphère tropicale unique. Enfin, la plage de la Française, située près du fameux Malécon, est un espace convivial prisé des Foyalais, idéal pour les rencontres et la détente au bord de la mer.
Les pétroglyphes de Châteaubœuf, découverts en 2018 près de la rivière La Jambette, représentent une roche gravée précolombienne d’une grande valeur archéologique. Ce site, le troisième connu de gravures rupestres amérindiennes sur l’île, offre un regard unique sur les sociétés qui peuplaient la Martinique avant l’arrivée des Européens. Pour les passionnés d’histoire précolombienne, le musée départemental d’archéologie précolombienne complète cette exploration en exposant des artefacts fascinants, tandis que le musée régional d’histoire et d’ethnographie met en lumière les traditions culturelles martiniquaises. Enfin, le musée du Père Pinchon, situé sur la route de Didier, est dédié à l’histoire naturelle et à la biodiversité de l’île.
Le centre-ville de Fort-de-France regorge d’édifices classés ou inscrits au titre des monuments historiques. Le monument aux Morts, également dans le parc de la Savane, honore les Martiniquais tombés pour la France. L’Espace Camille-Darsières, ancien palais de justice, est un autre lieu emblématique qui allie histoire et architecture. Il convient de ne pas oublier le vieux moulin de Didier, inscrit aux monuments historiques.
Fort-de-France est aussi un haut lieu de la culture et de l’éducation. La bibliothèque Schœlcher, un bâtiment classé, est un chef-d’œuvre architectural qui renferme un trésor littéraire et culturel unique. Le théâtre Aimé-Césaire, ancien hôtel de ville, est un autre lieu culturel incontournable, dédié à la mémoire de l’un des plus grands poètes et hommes politiques martiniquais. La maison d’Aimé Césaire, classée monument historique, est un site chargé d’émotion, où l’on peut s’imprégner de la vie et de l’œuvre de cet illustre personnage. Le lycée Schœlcher, labellisé patrimoine du XXe siècle, est quant à lui une institution prestigieuse, porteuse d’une longue histoire éducative.
Parmi les trésors architecturaux de Fort-de-France figurent des villas et maisons d’exception, témoins des époques passées. La villa Montplaisir, la villa Louisiane, la villa Sobesky, la villa Didier (labellisée patrimoine du XXe siècle) et la villa Primerose sont toutes inscrites au titre des monuments historiques. La maison située au 22-24 rue Garnier Pagès, la maison no 6 rue du Père Pinchon et la maison no 8 rue du Père Pinchon comptent également parmi ces perles patrimoniales. Ces édifices, avec leurs styles architecturaux variés, révèlent la diversité des influences culturelles et artistiques ayant marqué la ville.
Enfin, plusieurs autres sites enrichissent le patrimoine de Fort-de-France. Le phare de la pointe des Nègres, inscrit monument historique, témoigne de l’importance stratégique de la baie. La fontaine Gueydon, située en centre-ville, est un bel exemple de l’architecture urbaine. L’ancien hôpital militaire, actuellement en chantier, et le bassin de radoub, utilisé pour l’entretien naval, rappellent le rôle historique de Fort-de-France en tant que place forte militaire et portuaire. L’ancien immeuble la Nationale, labellisé patrimoine du XXe siècle, complète cet impressionnant panorama patrimonial.

2. Anse des Salines
L’anse des Salines, située à cinq kilomètres du bourg de Sainte-Anne et à environ 40 kilomètres de Fort-de-France, dans le sud de l’île, est souvent considérée comme la plage la plus emblématique de la Martinique. Nichée à l’extrême sud de l’île, elle séduit par son décor de carte postale, où l’eau turquoise rencontre le sable blanc immaculé et les cocotiers inclinés vers la mer. Avec une longueur impressionnante de 1 200 mètres, elle est divisée en trois zones distinctes : la grande anse des Salines, la petite anse des Salines et la grande terre des Salines. Ces segments offrent un espace vaste et varié pour profiter de la beauté naturelle de ce lieu emblématique.
Très populaire en journée, l’anse des Salines attire aussi bien les touristes que les habitants locaux grâce à son ambiance conviviale et ses installations adaptées au farniente. Les visiteurs peuvent louer des chaises longues et des parasols pour s’installer confortablement sur cette plage en demi-lune bordée de cocotiers. Les amateurs de nature seront charmés par la présence de raisiniers, poiriers, mancenilliers et amandiers qui ponctuent le paysage et ajoutent une touche tropicale à ce décor déjà idyllique. Pour les familles, la baignade dans ses eaux calmes et limpides est parfaite, offrant un cadre sûr et agréable pour les enfants.
Le véritable spectacle commence toutefois à la tombée du jour, lorsque l’anse des Salines retrouve son calme et que le soleil couchant teinte le ciel d’un dégradé de couleurs. À ce moment précis, une légère brise anime les feuillages et le cadre devient purement magique. Les amoureux de photographie apprécieront particulièrement cet instant où le temps semble suspendu.

3. Anse Couleuvre
Perchée au nord de la Martinique, dans le village isolé du Prêcheur, l’anse Couleuvre est une plage sauvage et préservée, connue pour son sable noir volcanique. Contrairement aux plages blanches qui caractérisent la plupart des côtes martiniquaises, cette baie volcanique se distingue par son caractère unique et indomptable. Pour y accéder, une courte randonnée à travers le village du Prêcheur est nécessaire, offrant un avant-goût de la nature luxuriante qui entoure ce havre de paix. Le village lui-même, presque inhabité et vivant exclusivement de la pêche, abrite également plusieurs monuments historiques, témoins d’un passé riche en traditions.
L’anse Couleuvre est particulièrement prisée des surfeurs locaux et des amateurs de plongée et de snorkeling. Avec ses eaux claires et ses fonds marins exceptionnels, elle est réputée pour ses vagues idéales et sa biodiversité marine impressionnante. Des poissons multicolores aux récifs coralliens, la vie sous-marine y est d’une richesse fascinante. Ce cadre idyllique est sublimé par les falaises abruptes qui encadrent la plage, offrant une vue spectaculaire et une sensation d’isolement total. Les amateurs de nature trouveront dans ce lieu une véritable oasis de tranquillité.
Cependant, en raison de son isolement, l’anse Couleuvre ne dispose que de très peu d’infrastructures. Il est donc essentiel de prévoir tout le nécessaire avant de s’y aventurer, que ce soit pour plonger ou pour se restaurer.

4. Anse Noire
Située au sud-ouest de l’île, l’anse Noire est la seule plage de sable noir volcanique de cette région de la Martinique. Nichée entre deux falaises plongeant dans la mer, elle offre un contraste saisissant avec sa voisine, l’anse Dufour, qui se distingue par son sable blanc. Ce piton rocheux séparant les deux plages renforce leur singularité respective et fait de cet endroit un lieu fascinant à découvrir. L’accès à l’anse Noire se fait par un escalier taillé à flanc de roche, dévoilant peu à peu au travers de ses 136 marches un panorama où les cocotiers majestueux encadrent un grand ponton d’accostage et quelques gommiers, emblématiques de la tradition de pêche locale.
Réputée pour ses fonds marins spectaculaires, l’anse Noire est un véritable aquarium à ciel ouvert. Son récif corallien exceptionnel abrite une faune aquatique d’une richesse remarquable. Tortues marines, poissons tropicaux et autres créatures fascinantes évoluent dans ces eaux limpides, offrant un spectacle inoubliable aux amateurs de snorkeling et de plongée. Cependant, il est recommandé de faire preuve de prudence, car les courants peuvent parfois être forts. Nager au large promet des découvertes incroyables, mais nécessite une certaine vigilance.
En plus de son attrait naturel, l’anse Noire abrite le Domaine de Robinson, un petit hôtel-restaurant niché sous les arbres, où les visiteurs peuvent se détendre après une journée d’exploration. Ce cadre intimiste et enchanteur, associé à l’atmosphère paisible de la plage, fait de l’anse Noire un lieu à part. Outre la baignade, des activités comme le kayak permettent de longer la côte jusqu’à l’Anse Dufour ou de découvrir des sites remarquables tels que la grotte aux Chauves-Souris et le trou Madame.

5. Anse Michel
Située sur la côte sud-est de la Martinique, dans la commune de Sainte-Anne, l’anse Michel est une plage incontournable et rivale des célèbres Salines. Nichée le long du Cap Chevalier et accessible par le parcours de randonnée de la trace des Caps, cette plage séduit par sa beauté naturelle et son ambiance tranquille. Bordée de cocotiers et de raisiniers, elle offre une ombre agréable, idéale pour les moments de détente ou un pique-nique en famille. L’atmosphère calme et préservée de cette plage en fait un lieu parfait pour fuir l’agitation des plages plus fréquentées de l’île.
L’anse Michel est distinguée par sa barrière de corail, située à environ 500 mètres au large, qui protège cette baie des vagues fortes de l’Océan Atlantique. Cette protection naturelle permet à la plage de bénéficier d’un lagon turquoise d’une beauté époustouflante. Les eaux calmes et transparentes sont parfaites pour des baignades relaxantes, offrant une expérience apaisante loin du tumulte quotidien. Loin des foules, ce site permet à chacun de se ressourcer dans un cadre idyllique, sous un ciel bleu azur, tout en profitant de la vue sur la mer des Caraïbes.
L’anse Michel est également un lieu de prédilection pour les amateurs de sports nautiques. Avec ses conditions idéales, elle est reconnue comme l’un des meilleurs spots de kitesurf de Martinique, attirant les passionnés de glisse. En plus du kitesurf, les visiteurs peuvent pratiquer le kayak de mer transparent et la planche à voile, profitant ainsi des eaux calmes et de la brise pour des sensations uniques.

6. La pointe Marin
La pointe Marin, située au sud de Sainte-Anne, sur la côte atlantique de la Martinique, est l’une des plages les plus populaires de l’île. Bordée de cocotiers et de raisiniers, cette plage de sable blanc s’étend sur plus de cinq kilomètres, offrant un espace vaste et agréable pour se détendre. Très appréciée des familles, la plage de pointe Marin est un lieu idéal pour passer une journée de baignade, grâce à ses eaux calmes et sûres, parfaites pour les enfants et les non-nageurs. L’atmosphère tranquille de la plage, avec ses arbres ombrageant le sable, permet à chacun de profiter du soleil en toute sérénité.
La plage est également bien équipée, avec de nombreux bars et restaurants proposant des repas typiques et des rafraîchissements. L’ambiance y est décontractée et festive, particulièrement en fin d’après-midi, lorsque les locaux et les touristes se rassemblent pour admirer un coucher de soleil spectaculaire. Après la tombée de la nuit, la pointe Marin s’anime avec des concerts et des soirées musicales animées par des groupes et des DJ locaux, offrant une atmosphère joyeuse et dynamique.
Pour les amateurs de sports nautiques, la pointe Marin ne manque pas d’activités. En plus de la baignade, les visiteurs peuvent louer du matériel pour pratiquer la planche à voile, le catamaran ou encore le scooter des mers. Des excursions en plongée sous-marine sont également disponibles, permettant de découvrir les merveilles sous-marines de la région.

7. L’étang des Salines
Situé à proximité de la plage de grande anse des Salines, l’étang des Salines est une lagune littorale d’une superficie de 207 hectares, où les eaux de l’océan Atlantique et de la mer des Caraïbes se rencontrent, créant des conditions écologiques uniques. Ce site est un véritable refuge pour une grande variété d’espèces aquatiques et d’oiseaux migrateurs. Chaque année, l’étang constitue la dernière étape pour de nombreuses espèces d’oiseaux en provenance d’Amérique du Nord avant de traverser le chenal de Sainte-Lucie. Cette lagune est un lieu de transition crucial pour la faune, particulièrement pour les oiseaux qui viennent s’alimenter et se reposer avant de poursuivre leur voyage.
Les mangroves qui bordent l’étang sont un habitat essentiel pour de nombreux invertébrés et autres espèces marines. L’étang des Salines a une histoire économique importante, ayant été utilisé entre le XVIIIe et le XXe siècle pour la production de sel, d’où son nom. Aujourd’hui, il est protégé par le conservatoire du littoral depuis 1998 et bénéficie du label RAMSAR depuis 2008, le classant parmi les zones humides d’importance internationale. Cependant, ce site est menacé par le ruissellement des produits polluants et par le tourisme de masse, avec près d’un million de visiteurs par an, ce qui met en péril l’équilibre écologique fragile de cet endroit.
Pour valoriser et protéger cet environnement précieux, des initiatives ont été mises en place pour faciliter sa découverte sans perturber sa faune et sa flore. Un parcours sur pilotis et un observatoire permettent aux visiteurs d’observer les oiseaux et la végétation sans déranger l’écosystème. La mangrove, avec ses palétuviers rouges et noirs, est un spectacle fascinant, surtout pendant la saison migratoire.

8. Cœur Bouliki
Situé au cœur de la forêt tropicale de la Martinique, le Cœur Bouliki dans le centre de l’île, à proximité de la ville de Saint-Joseph, est un site naturel remarquable qui s’étend sur près de 1500 hectares. Ce lieu paisible et préservé est traversé par la rivière Blanche, une rivière cristalline, idéale pour la baignade. L’endroit est également une zone de captage d’eau potable pour une partie du sud de l’île, avec deux stations de traitement alimentées par la rivière. Cœur Bouliki a été créé en 1983, sous l’impulsion de l’ONF et de passionnés comme Gisèle BAKA, pour la préservation et la mise en valeur de cet espace verdoyant. La nature environnante est caractérisée par une végétation dense de type tropical, offrant ainsi des panoramas incroyables sur la forêt et la rivière qui la traverse.
Les amoureux de nature trouveront dans ce lieu une véritable oasis de tranquillité. Le Cœur Bouliki est un véritable havre de paix où le chant des oiseaux et le bruit de la rivière sont les seules sonorités qui y résonnent. Ce cadre idyllique est parfait pour se ressourcer, loin de l’agitation urbaine. Accessible aux familles, le site propose des parcours pédagogiques pour les enfants, permettant ainsi de découvrir la flore et la faune locales tout en apprenant. Pour les randonneurs plus expérimentés, le circuit de randonnée de Rabuchon ou la trace Cœur Bouliki est une boucle de 6 kilomètres qui promet une aventure immersive en forêt. Ce parcours de niveau moyen prend environ 2h30 à réaliser, avec un dénivelé positif de 450 mètres qui permet de découvrir des vues imprenables sur la région. L’itinéraire commence à une passerelle, lieu stratégique au cœur du site.
Le Cœur Bouliki est aussi un endroit idéal pour la détente en famille, particulièrement le week-end. Des promesses de découverte s’offrent aux visiteurs à travers la randonnée ou simplement en profitant de l’atmosphère sereine du lieu.

9. La presqu’île de la Caravelle
La presqu’île de la Caravelle est un site naturel d’une beauté exceptionnelle situé sur la côte Atlantique de la Martinique, entre la commune de la Trinité et la baie du Robert. Ce lieu incontournable du nord-est de l’île regorge de paysages époustouflants et est un véritable paradis pour les amoureux de la nature et de la randonnée. Au château Dubuc, vestige d’une ancienne habitation sucrière datant du XVIIIe siècle, les visiteurs peuvent se plonger dans l’histoire de l’île tout en profitant de la vue imprenable sur la baie du Trésor, l’une des plus belles plages de l’île, protégée des vagues et idéale pour la baignade. Ce château, restauré et ouvert au public, offre des visites guidées qui permettent de découvrir les vestiges de cette époque ainsi qu’un petit musée retraçant l’histoire de l’habitation et de son environnement.
Pour les visiteurs qui aiment explorer, la presqu’île de la Caravelle offre un réseau de sentiers de randonnée qui traversent des paysages variés, entre plages sauvages, mangroves et forêts tropicales. L’un des circuits les plus populaires est le sentier de la grande boucle, long de 9,3 kilomètres, qui offre un tour complet de la presqu’île en 3h30 environ. Ce sentier permet de découvrir des points de vue spectaculaires sur la côte, la montagne Pelée et même la Dominique au loin. Le sentier passe également par le phare de la Caravelle, le plus ancien phare encore en activité de la Martinique, dont le panorama à 120 mètres de hauteur est un des moments forts de la randonnée. L’aventure continue avec la visite de la station météo historique et un passage par la pointe Caracoli, le point le plus à l’est de l’île.
Les randonneurs peuvent aussi emprunter le sentier plus court, d’environ 1h30, idéal pour les familles ou les visiteurs souhaitant une promenade plus douce. Ce circuit passe par une mangrove permettant d’observer la faune locale, notamment les crabes et les bernard-l’Hermite. Le village de La Tartane, situé non loin, est également un point d’intérêt à ne pas manquer. Ce charmant village de pêcheurs, tout en conservant son atmosphère authentique, attire de plus en plus de visiteurs en quête de tranquillité et de découverte des plages, comme la plage de la Brèche ou anse Bonneville, idéale pour les amateurs de sports nautiques.

10. Le village de la Poterie
Le village de la Poterie est un lieu emblématique situé entre les Trois-Îlets et Rivière Salée, au sud-ouest de la Martinique. Anciennement habitation jésuite puis sucrerie au XVIIe siècle, ce site a évolué au fil des siècles pour devenir un centre de production de poterie, de briques et de tuiles. Aujourd’hui, le village de la Poterie est un lieu vivant, à la fois site industriel et touristique. Les visiteurs peuvent y découvrir des ateliers de potiers, des boutiques d’artisanat local, des restaurants et une véritable immersion dans le patrimoine culturel de l’île. Ce village, marqué par son architecture créole du XVIIIe siècle, abrite l’une des plus anciennes briqueteries de France encore en activité. Il est un centre de production artisanale où les techniques ancestrales de poterie sont mises en valeur.
Dans ce village, les visiteurs peuvent explorer divers ateliers où des artisans potiers, céramistes, et autres créateurs, façonnent des objets traditionnels en argile. Ces créations vont des pots en terre cuite aux sculptures décoratives, en passant par des bijoux et autres objets de décoration. Chaque pièce est unique et témoigne de l’excellence du savoir-faire martiniquais. Parmi les nombreux ateliers, se trouvent notamment l’atelier Madini’Ici, qui se spécialise dans l’impression digitale sur aluminium, et l’atelier d’Elisa, un espace dédié à la création d’objets en bois. Ces ateliers offrent aux visiteurs la possibilité de découvrir les coulisses de la fabrication artisanale et de repartir avec des souvenirs uniques. Il est également possible de participer à des ateliers de poterie, d’initiation ou de perfectionnement. D’autres arts sont également présents dont la ferronnerie.

11. Le jardin de Balata
Le jardin de Balata, un splendide jardin botanique privé, se situe à 10 kilomètres au nord de Fort-de-France, dans le centre de la Martinique, sur la route de la Trace menant vers Le Morne-Rouge. Fondé en 1982 par Jean-Philippe Thoze, horticulteur passionné, le jardin a ouvert ses portes au public en 1986. Ce lieu verdoyant abrite plus de 3000 espèces végétales, dont des anthuriums, des hibiscus, des roses de porcelaine, et des héliconias, qui font de cette collection un véritable paradis pour les amateurs de nature. L’agencement de ce jardin est réfléchi, avec des sentiers soigneusement tracés, permettant aux visiteurs d’explorer une flore tropicale dans toute sa diversité. En 2008, le jardin a été acquis par le Tropical Forest Park Group, ce qui a permis de préserver et d’enrichir cet espace unique en son genre.
| Plus d’informations sur les expositions temporaires ou évènements du domaine se trouvent sur le site Internet officiel du jardin. |
Le jardin offre un parcours immersif à travers des plantes et des arbres tropicaux qui atteignent des dimensions impressionnantes, comme les bambous et les palmiers. Les couleurs vives des fleurs, notamment des hibiscus et des balisiers, sont une explosion pour les sens. Les sentiers permettent d’observer la nature sous différents angles, offrant ainsi des vues inédites sur chaque étape de la visite. Parmi les points d’intérêt, le bassin où nagent des poissons rouges entre des lotus et des jacinthes d’eau constitue un lieu de tranquillité et de beauté. Les visiteurs peuvent aussi emprunter les ponts suspendus qui offrent une vue spectaculaire à 15 mètres de hauteur, avec un panorama imprenable sur la baie de Fort-de-France et les pitons du Carbet. Une expérience inoubliable qui permet de découvrir le jardin sous un autre angle.
Le jardin de Balata ne se limite pas à sa flore, il propose aussi des éléments culturels fascinants. La maison Créole, située à l’entrée, transforme l’immersion dans la nature en un voyage dans l’histoire locale, avec des meubles traditionnels et des mannequins habillés de costumes créoles. Après la visite du jardin, les visiteurs peuvent se détendre dans ce cadre et se procurer des souvenirs dans la boutique. Pour les familles, une aire de jeux est dédiée aux enfants, tandis que les amateurs de photographie pourront immortaliser les colibris, présents dans les environs.

12. Les gorges de la Falaise
Les gorges de la Falaise, situées à Ajoupa Bouillon, au nord de la Martinique, sont un véritable trésor naturel. Ce site, propice à l’aventure, se trouve à environ 40 kilomètres de Fort-de-France, à l’Est de la montagne Pelée. Accessible via un sentier de randonnée de 1 kilomètre qui longe la rivière Falaise, cette excursion est idéale pour les amoureux de la nature et les randonneurs. La balade, bien que courte, offre une expérience intense au cœur d’une végétation luxuriante, permettant d’admirer des bassins naturels et des cascades d’une beauté saisissante. La rivière Falaise serpente à travers un canyon étroit, entouré de parois rocheuses couvertes de végétation tropicale dense. L’eau claire et rafraîchissante, à une température agréable de 22°, invite à la baignade dans des bassins naturels, offrant une sensation de bien-être et de tranquillité.
La randonnée est facile d’accès, bien qu’il soit conseillé de partir accompagné d’un guide pour assurer la sécurité des participants, notamment près des cascades. Le sentier peut être fermé en cas de fortes pluies, il est donc recommandé de vérifier les conditions avant de s’y aventurer. En parcourant ce sentier, les visiteurs peuvent plonger dans l’eau des bassins, s’amuser avec des plongeons, et s’arrêter sous la cascade pour une douche rafraîchissante. Les plus aventureux apprécieront particulièrement le dénivelé et les différentes étapes du parcours, tandis que les plus jeunes pourront profiter de l’aspect ludique de la randonnée.
Un des atouts de cette excursion est la possibilité d’admirer la nature à l’état pur, loin des sentiers battus. La rivière, alimentée par les eaux de la montagne Pelée, forme un torrent impétueux qui dévale les pentes escarpées. Le parcours, bien qu’il nécessite un certain niveau de forme physique, reste accessible à tous les profils, à condition de porter des chaussures adaptées et de se préparer à l’humidité ambiante.

13. La cascade Trois Bras
La cascade Trois Bras, située au nord de la Martinique, est l’une des attractions naturelles les plus impressionnantes de l’île. D’une hauteur de 120 mètres, elle plonge majestueusement au cœur d’une forêt tropicale dense et exubérante. Pour atteindre la cascade, il est nécessaire de partir en randonnée depuis Grand’Rivière ou Le Prêcheur, en suivant un sentier de 1 h 30 à 2 h 30 selon le rythme du groupe. Le parcours est exigeant, mais les paysages spectaculaires qui s’offrent aux randonneurs valent chaque effort. La végétation luxuriante, avec ses bananiers, cocotiers et mangroves, crée une atmosphère magique, où chaque pas semble vous mener plus près de l’explosion de la nature.
Une fois arrivé au pied de la cascade, un petit bassin naturel accueille les visiteurs désireux de se rafraîchir sous l’eau qui jaillit avec puissance des hauteurs. La fraîcheur de l’eau est particulièrement agréable après la montée, offrant une sensation de bien-être immédiat. La baignade sous la cascade, accompagnée du bruit des eaux dévalant les rochers, constitue une expérience inoubliable. L’argile verte, présente autour de la chute, permet de profiter des bienfaits de ce soin naturel pour la peau, un moment de détente supplémentaire pour les visiteurs qui souhaitent prolonger l’expérience.

14. La cascade Absalon
La cascade Absalon est l’une des plus emblématiques de la Martinique. Nichée au cœur d’une végétation luxuriante dans le centre du pays, elle offre un bassin d’eau cristalline parfait pour se baigner et se détendre. Entourée d’une flore tropicale dense, cette cascade est un véritable havre de paix. La douceur de son jet d’eau, accompagné des chants d’oiseaux, crée une atmosphère apaisante, idéale pour une escapade en pleine nature. Le cadre est particulièrement idéal pour la baignade en famille, avec une eau calme et rafraîchissante. Le site est d’une beauté naturelle impressionnante et permet aux visiteurs de profiter pleinement de la sérénité du lieu.
Le sentier qui mène à la cascade Absalon commence au parking du site, et bien que la randonnée soit relativement simple, il faut s’attendre à des chemins parfois glissants en raison des racines et des pierres. Après avoir pris un petit escalier, la randonnée devient plus aventureuse, et un sentier guide le visiteur jusqu’à un point de crête offrant une vue panoramique sur la baie de Fort-de-France. Ensuite, il convient de descendre vers la cascade cachée de la Ravine Baron, un endroit également photogénique, mais qui n’est pas accessible pour la baignade.
La cascade Absalon est située à environ 1h30 de Fort-de-France, accessible en prenant la RN3 en direction du Morne Rouge. Ce site, bien qu’abandonné depuis quelques années, reste un lieu prisé des touristes. Il est conseillé de partir tôt pour éviter la foule et de prendre des chaussures adaptées aux terrains glissants. La randonnée dure environ 3 heures, et il est important de noter que le site n’est pas adapté aux personnes à mobilité réduite ou aux jeunes enfants.

15. La cascade Saut du Gendarme
La cascade Saut du Gendarme (CDG) est un lieu incontournable du centre-nord de la Martinique, véritable joyau naturel en pleine forêt tropicale. Ce site offre une vue splendide sur la végétation dense du Morne Rouge et constitue un parfait endroit pour se ressourcer. L’eau y tombe dans des bassins formant un cadre idéal pour une immersion dans la nature. Le spectacle naturel de la cascade est accompagné de la beauté de la lumière filtrée par les arbres, offrant une atmosphère magique. Ce site est particulièrement agréable à visiter en famille ou entre amis, bien que la baignade soit interdite pour des raisons de sécurité.
La randonnée menant à la cascade Saut du Gendarme débute dans le quartier des Deux Choux, à Fonds Saint-Denis où la route est étroite et sinueuse. Une carte du sentier est disponible au début du chemin pour aider à suivre la bonne direction. Le parcours est facile et bien aménagé, avec un petit pont en bois à traverser pour franchir un premier ruisseau. Ce sentier est idéal pour une promenade tranquille au cœur de la nature, et même les enfants peuvent en profiter. La baignade est interdite dans cette cascade, mais l’environnement paisible et la beauté des paysages offrent une expérience inoubliable.
Pour y accéder, il faut prendre la D1 jusqu’à l’intersection, puis tourner à gauche en direction de la ville de Saint-Denis. Le site dispose d’un parking bien aménagé pour accueillir les visiteurs. Bien que l’accès soit facile, il est toujours recommandé de vérifier la météo avant de partir, car les conditions climatiques peuvent affecter le sentier. Les moustiques étant fréquents dans la région, il convient de ne pas oublier de se protéger avec un répulsif. Bien que la cascade soit accessible et sans danger pour les adultes, il est préférable de faire attention aux rochers glissants autour du bassin.
16. La source chaude DlO Ferré
Située aux anses d’Arlet, dans le sud-ouest de l’île, la source chaude DlO Ferré est une des merveilles naturelles de la Martinique. Ce lieu est une véritable oasis de relaxation, grâce à ses eaux thermales chauffées à 35°C, reconnues pour leurs bienfaits thérapeutiques. Située dans un environnement naturel préservé, cette source est idéale pour les visiteurs qui recherchent une expérience à la fois apaisante et bénéfique pour la santé. La source chaude DlO Ferré, bien que petite, est un endroit parfait pour les couples, offrant une ambiance intime avec une vue imprenable sur la baie de Petite Anse. Le cadre y est romantique et l’atmosphère propice à la détente.
La randonnée pour atteindre la source chaude DlO Ferré commence depuis la plage de Petite Anse. C’est une promenade agréable qui permet de découvrir la beauté des paysages martiniquais tout en longeant le littoral. Le sentier traverse des zones de savane et offre des vues magnifiques sur la baie de Morne Larcher. La randonnée pédestre est idéale pour les amoureux de la nature, bien que la randonnée cyclable soit déconseillée en raison du terrain difficile.
La source chaude DlO Ferré est un site de petite taille, et en raison de sa popularité, il est conseillé d’y aller tôt pour éviter l’afflux de visiteurs. Les bassins étant petits, il est préférable de s’y rendre en petits groupes. Pour profiter pleinement de l’expérience, il convient de vérifier la météo avant de partir, car la région est parfois sujette à des tempêtes. La source est réputée pour ses vertus thérapeutiques, l’eau contenant des minéraux tels que le magnésium, le potassium et le calcium.

17. Le village du Prêcheur
Le Prêcheur, charmant village de 1 304 habitants situé sur la côte nord-ouest de la Martinique, regorge d’histoire et de sites naturels remarquables. Bordé par la mer des Caraïbes, ce village à la fois paisible et authentique est un point de départ privilégié pour explorer la richesse de la région. Parmi les incontournables, l’habitation Céron, une ancienne sucrerie du XVIIe siècle, offre une plongée dans le passé colonial de l’île. Le domaine abrite également le Zamana, un arbre monumental classé parmi les plus grands des Petites Antilles, qui impressionne par sa taille et son aura majestueuse.
Le village est également connu pour son phare, un édifice emblématique qui se dresse face à l’océan, et pour l’église paroissiale Saint-Joseph, inscrite aux monuments historiques. Les amateurs de nature ne manqueront pas de visiter la réserve naturelle régionale marine du Prêcheur – Albert Falco, qui protège les écosystèmes marins et côtiers de cette zone. Ce lieu est idéal pour la plongée sous-marine ou la simple contemplation des eaux cristallines.
Enfin, le Prêcheur est un paradis pour les randonneurs grâce à ses nombreux sentiers balisés. Le chemin reliant le village à Grand’Rivière longe une côte sauvage aux paysages époustouflants, offrant des vues imprenables sur la mer et la végétation tropicale. La cascade de la rivière Couleuvre, située non loin du village, constitue une autre étape incontournable.

18. La cascade de l’Anse Couleuvre
Nichée dans le nord-ouest de la Martinique, au bout de la D10, la cascade de l’anse Couleuvre est un site naturel spectaculaire à découvrir dans la commune du Prêcheur. Accessible après un trajet sinueux longeant la côte caraïbe, ce lieu offre un cadre unique entre végétation luxuriante et plages de sable noir. Une fois arrivé sur le parking, le chemin de randonnée, bien balisé et entretenu par l’Office National des Forêts, guide les visiteurs à travers une forêt dense où s’épanouissent des espèces tropicales emblématiques de l’île. Les amateurs de nature y croisent une faune discrète mais fascinante, comme la Matoutou falaise, une mygale endémique inoffensive.
Le sentier en partance du parking de l’anse Couleuvre, de 3,8 kilomètres aller-retour est adapté à tous les niveaux, mais il nécessite tout de même une certaine prudence. L’itinéraire traverse des ruisseaux et des rochers parfois glissants. Il est conseillé de porter des chaussures adaptées et de prévoir de l’eau pour une expérience agréable. Après environ une heure de marche, la cascade, haute de 120 mètres, apparaît en contrebas d’une falaise impressionnante. Alimentée par les eaux fraîches des versants de la montagne Pelée, la chute offre un spectacle apaisant, particulièrement puissant pendant la saison des pluies. Une baignade dans son bassin naturel permet de se rafraîchir et d’apprécier pleinement cet écrin de nature sauvage.
À proximité, l’anse Couleuvre, avec son sable noir volcanique et ses eaux claires, est idéale pour une pause détente après l’effort. De cette plage intimiste, il est possible d’apercevoir l’îlet de la Perle, célèbre pour ses spots de plongée. En semaine ou tôt le matin, la tranquillité des lieux permet de profiter pleinement de la randonnée et de ses trésors.

19. Sainte-Marie
Située sur la côte nord-est de la Martinique, la ville de Sainte-Marie, peuplée de 16 658 habitants, est un lieu emblématique riche en histoire, culture et nature. Réputée pour son patrimoine unique, elle abrite des sites remarquables tels que l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, qui se distingue par son architecture coloniale, et le tombolo de l’îlet Sainte-Marie, une curiosité naturelle fascinante. Visible de décembre à mai, ce banc de sable relie l’îlet à la terre ferme, offrant une expérience unique de marche sur l’eau, au gré des courants marins.
Sainte-Marie est également un haut lieu de la culture martiniquaise. La distillerie Saint-James, avec son musée du rhum, propose un voyage à travers l’histoire et les traditions de la production du rhum. Les visiteurs peuvent y découvrir les anciennes méthodes de fabrication, admirer des équipements d’époque et déguster les fameux rhums locaux. Le musée de la Banane, rouvert en 2009, invite à une immersion dans l’univers de ce fruit emblématique de l’île. Une promenade à travers les plantations permet de découvrir les différentes variétés de bananiers, tandis que des ateliers de dégustation ravissent les papilles.
Enfin, la maison du Bèlè est un véritable temple de la tradition martiniquaise. Les visiteurs peuvent y assister à des démonstrations de chants et danses traditionnels, ou même s’initier à cet art local.
La cascade Bô la Rivié, située entre les communes de Sainte-Marie et Trinité, est une autre merveille naturelle de la Martinique, connue pour être la plus large de l’île. Nichée au cœur d’un parc naturel verdoyant, cette cascade est un lieu prisé pour les activités en plein air. Le site, soigneusement aménagé, propose des sentiers balisés qui permettent une découverte immersive de la flore et de la faune locales. Les panneaux informatifs disséminés le long du parcours offrent des explications détaillées sur la biodiversité environnante, enrichissant ainsi l’expérience des visiteurs. Le parc est conçu pour accueillir aussi bien les familles que les groupes d’amis, avec des espaces dédiés à la détente et au pique-nique.
La cascade elle-même impressionne par sa largeur et son débit, particulièrement spectaculaires pendant la saison des pluies. Les eaux tumultueuses s’écoulent dans un bassin naturel où les visiteurs peuvent se rafraîchir ou simplement admirer le paysage. Le cadre paisible et préservé invite à la relaxation, tandis que les plus curieux peuvent explorer les alentours pour découvrir des points de vue uniques sur la cascade.

20. La grotte aux Chauve-Souris
La grotte aux Chauve-Souris, située à Macouba au nord de la Martinique, est une destination fascinante et facile d’accès. Pour rejoindre ce lieu unique, il faut se garer au parking de l’église de la plage Nord à Macouba, puis descendre une petite route menant aux ruines d’anciennes maisons de pêcheurs. De là, il suffit de prendre à gauche en direction de la chapelle et de suivre un sentier qui passe devant une habitation sommaire avant d’arriver à la grotte.
Ce site abrite une colonie de chauves-souris dans un cadre naturel envoûtant. La plage à proximité offre une eau agitée idéale pour ceux qui apprécient les paysages sauvages, tandis que la rivière permet une baignade rafraîchissante, bien que ses bassins soient de taille moyenne.
Pour une expérience plus immersive, remonter la rivière peut conduire à des bassins plus grands et plus calmes. Avec son ambiance paisible, le chant apaisant des vagues, et même des chèvres visibles au sommet des falaises, cet endroit est idéal pour un moment de détente. Un hamac peut ajouter une touche de confort à cette escapade.

21. Les cascades de Didier
Les cascades de Didier, situées près de Fort-de-France, figurent parmi les plus belles et emblématiques cascades de la Martinique. Leur beauté spectaculaire attire de nombreux visiteurs, mais l’accès au site est techniquement restreinte en raison de sa proximité avec une station de captation d’eau potable. Malgré cette interdiction, de nombreux randonneurs s’y aventurent pour profiter de cette merveille naturelle.
La randonnée commence par une petite descente boueuse, suivie de la traversée d’un pont. Après une montée courte mais raide, les visiteurs arrivent à un tunnel sombre et étroit où il faut marcher en équilibre sur un gros tuyau. Ce passage, bien que stressant pour certains, est une expérience unique, d’autant plus qu’il est habité par des chauves-souris suspendues au plafond. Une fois le tunnel traversé, le chemin longe la rivière et mène à la première cascade en environ 20 minutes.
La première cascade, bien qu’elle ne soit pas l’objectif principal, surprend agréablement par sa beauté. Entourée de plantes tropicales et d’une eau d’une teinte captivante, elle constitue une excellente pause avant de poursuivre l’aventure.
Pour atteindre la seconde cascade, il faut traverser la rivière et marcher dans l’eau pendant environ 30 minutes. Bien que l’eau atteigne parfois la taille, le trajet offre des paysages époustouflants avec des trous d’eau bleue, des petites cascades, et une végétation tropicale luxuriante.
À l’arrivée, une cascade de 25 mètres de haut surgit au cœur de la forêt. Ce véritable paradis naturel invite à une baignade revigorante sous ses eaux fraîches et limpides.

22. La cascade Saut Babin
La cascade Saut Babin, nichée au cœur de la commune de l’Ajoupa-Bouillon en Martinique, est un lieu d’une beauté saisissante. L’eau turquoise de la cascade, tombant gracieusement sur des rochers, offre une vue spectaculaire, captivant touristes et habitants. Pour beaucoup, cette cascade est plus qu’un simple site touristique : elle représente la richesse naturelle et l’essence même de la Martinique. Certains osent même la qualifier de « porte du paradis ». Ce site unique est une ode à la splendeur naturelle de l’île, où l’eau pure et limpide reflète la magie environnante.
Le sentier menant à la cascade constitue une aventure en soi. Après une randonnée à travers une végétation luxuriante, deux choix s’offrent aux visiteurs : un chemin à gauche menant à une vue imprenable sur le bassin ou un sentier à droite permettant de s’approcher davantage de la cascade. Cependant, cette beauté cache des dangers : le sentier est glissant et non entretenu, et la présence de serpents ajoute un défi supplémentaire. Les visiteurs doivent donc être bien équipés, avec des chaussures adaptées, et éviter d’y emmener des enfants ou des nageurs inexpérimentés.
Pour accéder à la cascade, il convient de suivre la route du vieux cacao depuis l’Ajoupa-Bouillon. Sur le chemin, une halte à l’église de l’Immaculé-Conception, bâtie en 1848 et témoin de l’histoire locale, enrichira toute visite. Bien que les conditions pour atteindre la cascade Saut Babin soient exigeantes, le spectacle qu’elle offre vaut largement l’effort consenti. Dans la ville, une autre cascade : la cascade Dany mérite une attention.

23. Le Tombolo de Sainte-Marie
Le Tombolo de Sainte-Marie, véritable phénomène naturel, relie l’îlet Sainte-Marie à la côte martiniquaise par une langue de sable. Ce spectacle unique, formé par la magie des courants marins et des marées, se révèle de janvier à avril, attirant chaque année une foule de curieux. Le Tombolo inspire non seulement les visiteurs, mais aussi les artistes locaux, comme le chanteur Kalash qui l’a immortalisé dans l’un de ses clips.
Lors de cette période, le site devient le théâtre d’animations festives organisées par la mairie de Sainte-Marie, telles que des visites guidées, des balades à cheval ou encore des compétitions de beach-volley. Les visiteurs peuvent parcourir à pied les 200 mètres de sable qui séparent l’îlet de la côte, une expérience aussi fascinante qu’inoubliable. Pour traverser le Tombolo en toute sécurité, il est recommandé de consulter les horaires des marées et de s’équiper correctement.

24. L’îlet Chevalier
Situé au sud-est de la presqu’île de Sainte-Anne, l’îlet Chevalier est un joyau de l’Atlantique protégé par une barrière de corail. Accessible en quelques minutes depuis le ponton de Cap Chevalier, cet îlet offre un cadre idyllique pour les amateurs de détente, de nature et de découvertes marines. Dès leur arrivée, les visiteurs sont accueillis par une plage de sable blanc bordée d’une eau turquoise et paisible, idéale pour la baignade et le snorkeling.
L’îlet est également un terrain propice à la randonnée. Deux sentiers balisés permettent soit de faire le tour de l’îlet, soit de le traverser en son centre. Ces balades, faciles et courtes, dévoilent des points de vue exceptionnels sur les îlets environnants et l’océan. Les amateurs d’oiseaux auront peut-être la chance d’observer quelques espèces rares dans cet environnement préservé.
En plus de ses attraits, l’îlet Chevalier est le point de départ vers d’autres îlets de la région, comme l’îlet Aigrette ou l’îlet Rat. Pour explorer ces trésors naturels, des circuits en kayak ou en yole sont proposés. Ce site, à la fois préservé et accessible, incarne à merveille la beauté sauvage et l’hospitalité de la Martinique.

25. Cap 110
Au sud de la Martinique, dans la commune du Diamant, sur la côte est de l’île, le Cap 110 est un mémorial poignant dédié aux victimes de la traite négrière. Érigé en 1998 pour le 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage, ce monument, conçu par l’artiste martiniquais Laurent Valère, se dresse sur l’Anse Caffard, non loin du rocher du Diamant. Inspiré par un tragique naufrage de 1830 où de nombreux captifs africains périrent, le mémorial rappelle les souffrances liées à l’histoire de l’esclavage.
L’installation, composée de 15 bustes blancs inclinés et alignés en triangle, symbolise à la fois le commerce triangulaire et le destin commun des victimes. Chaque sculpture, mesurant 2,5 mètres de haut et pesant 4,5 tonnes, est tournée vers le Golfe de Guinée, d’où provenaient vraisemblablement les captifs. La couleur blanche, associée au deuil dans les cultures antillaises et africaines, accentue la solennité du lieu. En observant ces bustes penchés, le visiteur ressent la gravité de l’histoire et la charge émotionnelle qu’elle véhicule.
Face à la mer des Caraïbes et aux vents alizés, ce mémorial incarne le lien indélébile entre la Martinique et ses racines africaines. Accessible depuis Fort-de-France, il offre un espace de réflexion et de recueillement pour honorer la mémoire des victimes de cette tragédie historique. Le Cap 110 s’inscrit ainsi comme un lieu de mémoire essentiel, rappelant l’importance de se souvenir pour avancer vers un avenir plus fraternel.

26. La savane des esclaves
Nichée aux Trois-Îlets, la savane des esclaves est un site incontournable pour comprendre l’histoire et la culture martiniquaises. Ce parc de trois hectares dans le sud-ouest de l’île, créé par Gilbert Larose, offre une immersion dans 400 ans d’histoire, des villages amérindiens jusqu’à la vie des esclaves et des habitants après l’abolition. Le site reconstitue une rue Case-Nègres et présente 25 cases traditionnelles construites avec des matériaux locaux, illustrant le mode de vie d’antan.
Au fil de la visite, des panneaux bilingues, des vidéos et des contenus interactifs enrichissent l’expérience. Les jardins créoles et médicinaux permettent d’explorer les pratiques agricoles et les savoirs ancestraux. La haute saison est ponctuée d’ateliers comme la fabrication du bâton de cacao, des démonstrations culinaires de cassaves, et des spectacles mettant en avant la danse et la musique traditionnelles. Ces activités immersives font de la Savane un lieu vivant où l’histoire prend vie dans un cadre naturel préservé.
Outre son intérêt culturel, le site valorise également l’agriculture locale, avec des cultures de manioc, bananes et dachines entretenues selon les méthodes ancestrales. Les visiteurs peuvent acquérir des produits artisanaux ou encore profiter de l’espace naturel pour une exploration libre.

27. Habitation Céron
Située dans la commune du Prêcheur, au nord de la Martinique, l’habitation Céron est un lieu emblématique alliant patrimoine historique et nature luxuriante. Ce domaine, construit en 1658, fut initialement une importante sucrerie dotée de moulins à eau. Avec l’éruption de la montagne Pelée au début du XXe siècle et la crise de l’industrie sucrière, le site a cessé ses activités en 1939. Aujourd’hui, il se distingue par son superbe jardin labellisé où trône un spécimen exceptionnel : le Zamana, un arbre colossal de plus de 350 ans, élu plus bel arbre de France en 2016.
En visitant ce domaine, se découvre un cadre naturel époustouflant, adossé à une réserve biologique intégrale et inclus dans un site classé pour ses paysages. Le parc abrite une biodiversité impressionnante : oiseaux tels que le colibri madère et le sucrier fal jaune, reptiles comme les lézards bleus et verts, ainsi que la célèbre matoutou falaise. Les vestiges de l’exploitation sucrière, comme la rue Case-Nègre, permettent de retracer l’histoire coloniale et de mieux comprendre les réalités de l’époque esclavagiste. En complément, une jeune plantation de cacao revitalise le domaine et propose une immersion dans la fabrication artisanale du chocolat, avec dégustations à la clé.
Le domaine offre également un restaurant qui valorise les produits locaux en adoptant une démarche agro-touristique. La cuisine du lieu utilise les fruits et légumes cultivés sur place, renforçant une économie circulaire et durable.

28. Saint-Pierre
Saint-Pierre, située sur la côte nord-ouest de la Martinique, compte aujourd’hui 4 069 habitants. Cette commune, autrefois surnommée le petit Paris des Antilles, est tristement célèbre pour l’éruption dévastatrice de la montagne Pelée en 1902, qui anéantit la ville et fit environ 28 000 victimes. De ce passé tragique, elle a conservé des vestiges impressionnants qui attirent chaque année de nombreux visiteurs. Entre ruines historiques, paysages volcaniques et patrimoine culturel, Saint-Pierre se dévoile comme une destination pleine de mémoire et d’émotions.
Saint-Pierre est jalonnée de ruines remarquables, témoins de la richesse et de la culture de l’époque coloniale. Les ruines du théâtre, édifié au XVIIIe siècle sur le modèle du grand théâtre de Bordeaux, rappellent la vie culturelle florissante de la ville. Bien que le bâtiment ait été lourdement endommagé, ses escaliers et quelques loges subsistent, offrant un aperçu de son ancienne grandeur. Non loin de là, le cachot de Cyparis, miraculeusement intact, raconte l’histoire poignante de Louis-Auguste Cyparis, l’unique survivant de la catastrophe grâce aux murs épais de sa cellule.
Face à la rade, les maisons de commerce du Figuier témoignent de l’effervescence économique passée de la ville, alors carrefour commercial incontournable des Antilles. En traversant le pont de pierres, unique ouvrage rescapé de l’éruption, les visiteurs accèdent au quartier du fort, où les vestiges de la rue Monte au Ciel dévoilent un charme indéniable. Cette rue pavée, bordée de pans de murs et de lampadaires d’époque, offre une plongée saisissante dans la vie quotidienne d’autrefois.
Le patrimoine religieux de Saint-Pierre, bien que marqué par la destruction, demeure impressionnant. Les ruines de l’église du Fort, surplombant la mer, évoquent la violence de l’éruption qui détruisit ce lieu de prière. Plus loin, la cathédrale reconstruite en 1924 incarne la résilience de la ville, tandis que le cimetière du Mouillage abrite un ossuaire où reposent les victimes de la catastrophe.
Parmi les institutions remarquables, la maison coloniale de santé, premier hôpital psychiatrique des Antilles fondé en 1839, intrigue par son architecture et ses méthodes novatrices pour l’époque, comme l’hydrothérapie. En face, la Chefferie du Génie, partiellement restaurée, abritait les ingénieurs militaires responsables de la construction des infrastructures de la ville. Ces lieux offrent un regard unique sur le savoir-faire technique et médical de l’époque.
Saint-Pierre abrite de nombreux sites classés monuments historiques, comme la poudrière Trouvaillant, les ruines du bureau du génie, et les ruines de l’asile Bethléem. Ces lieux, chargés d’histoire, témoignent de l’importance stratégique et économique de la ville avant sa destruction.
Parmi les structures encore visibles aujourd’hui, les piliers du pont Verger, le pont militaire et le pont Roche sur la Roxelane sont des témoins de l’ingénierie coloniale et de l’importance des voies de communication à l’époque. Ces ouvrages, inscrits au titre des monuments historiques, sont autant d’exemples de la robustesse des constructions qui ont traversé les siècles et parfois résisté à l’éruption dévastatrice de 1902.
La ville abrite également des édifices plus modernes comme la mairie, qui a reçu le label « Patrimoine du XXe siècle ». Non loin, la maison Roy-Camille, également labellisée, s’inscrit dans cette même reconnaissance patrimoniale, offrant un contraste intéressant entre les architectures d’époque et les constructions plus récentes.
La place Bertin, située en plein cœur de Saint-Pierre, est un lieu de rassemblement qui invite à la flânerie. Elle est entourée de monuments historiques comme l’ancienne bourse du commerce, désormais siège du bureau du patrimoine de la ville, acteur essentiel dans la préservation et la valorisation de ce riche héritage. Partout dans la ville, les fontaines historiques, comme les fontaines de la place Ernoult et de la rue Levassor, rappellent l’importance de l’eau dans l’aménagement urbain du XIXe siècle.
Au nord de la ville, la distillerie Depaz perpétue une tradition martiniquaise bien vivante : la production de rhum. Ce lieu, situé face à la montagne Pelée, offre aux visiteurs une plongée dans l’histoire et le savoir-faire du rhum agricole, à travers ses installations et ses paysages magnifiques.
Pour les amateurs de plongée, les épaves sous-marines de Saint-Pierre sont un véritable trésor. Ces vestiges de navires coulés lors de l’éruption offrent un spectacle fascinant et émouvant, mêlant histoire et biodiversité marine. Non loin, dans le quartier la Galère et au lieu-dit Fond Coré, les paysages et les traces d’habitations anciennes complètent cette immersion dans le passé.
Une des attractions les plus originales de Saint-Pierre est Manman dlo, une sculpture sous-marine conçue par l’artiste martiniquais Laurent Valère. Immergée à 9 mètres de profondeur, cette sirène majestueuse rend hommage aux naufrages causés par l’éruption et invite à la protection de la mer. À proximité, une seconde sculpture, Yemaya, a été installée en 2015. Plus massive et tout aussi fascinante, elle enrichit ce parc de sculptures sous-marines en devenir.
Pour approfondir ses connaissances sur l’histoire de la ville et de la montagne Pelée, deux musées s’imposent. Le centre de découverte des sciences de la Terre, situé à l’habitation Perrinelle, propose une exploration scientifique des phénomènes géologiques et volcaniques. Quant au musée Franck-A.-Perret, labellisé musée de France, il présente une collection dédiée à l’éruption de 1902 et à ses conséquences.
Enfin, Saint-Pierre conserve des traces de son passé colonial à travers l’ancien jardin botanique, ainsi que les habitations historiques telles que l’habitation Duchamp et l’habitation Anse Latouche, partagée avec la commune voisine du Carbet. Ces lieux rappellent l’importance de la culture sucrière et du rhum dans l’économie de l’époque.

29. La montagne Pelée
Avec son imposante silhouette surplombant le nord de la Martinique, la montagne Pelée fascine par son mélange de mystère et de beauté brute. Culminant à 1 397 mètres d’altitude, elle est le sommet le plus élevé de l’île et l’un des volcans les plus célèbres du monde. Son ascension, accessible uniquement par des sentiers de randonnée, est une expérience inoubliable qui dévoile des paysages variés, allant des bananeraies luxuriantes aux forêts tropicales, en passant par des formations rocheuses volcaniques uniques. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, cette montagne volcanique offre une aventure exceptionnelle au cœur de la nature martiniquaise. Le site comprend également un refuge, accessible aux randonneurs.
Les amateurs de randonnée peuvent choisir parmi trois principaux itinéraires : le sentier de l’Aileron, partant du Morne-Rouge, est le plus accessible avec un dénivelé modéré de 575 mètres pour 3,5 kilomètres. Plus exigeant, le sentier de Grande-Savane débute au Prêcheur et propose un parcours plus court mais plus abrupt, avec 741 mètres de dénivelé.
Enfin, pour les sportifs aguerris, le sentier du Morne-Macouba, long de 8 kilomètres, traverse des paysages variés avant de rejoindre les sommets formés par deux dômes volcaniques, vestiges des éruptions passées. Le site comprend également un refuge, accessible aux randonneurs. Ces cratères rappellent les éruptions dévastatrices, dont celle de 1902, qui a anéanti la ville de Saint-Pierre, alors capitale de l’île, causant la perte de 30 000 vies en quelques minutes.
En hommage à ce tragique événement, le musée Frank A. Perret, situé à Saint-Pierre, revient sur l’histoire volcanique de l’île et les conséquences de cette catastrophe. Aujourd’hui, malgré son statut de volcan actif, la montagne Pelée est étroitement surveillée et reste une destination incontournable pour les passionnés de nature, d’histoire et de géologie. Son ascension est bien plus qu’une randonnée : elle est une immersion au cœur de l’histoire et de la résilience de la Martinique.

30. L’îlet Chancel
Situé dans la baie du Robert, au nord-est de la Martinique, l’îlet Chancel est le plus grand des îlets de la région avec une superficie de 80 hectares. Ce joyau naturel, anciennement appelé îlet Monsieur, puis îlet Ramville, tire son nom actuel d’un propriétaire du XIXᵉ siècle, M. Bally. Accessible uniquement par voie maritime, en bateau ou en kayak, il est entouré par des eaux cristallines et des fonds blancs spectaculaires, faisant de cet îlet un site prisé des amateurs de nature et d’histoire.
L’îlet Chancel est réputé pour abriter une faune et une flore uniques. Parmi les espèces emblématiques, se trouve Iguana delicatissima, un iguane endémique des Petites Antilles, aujourd’hui en danger d’extinction. Les visiteurs ont de grandes chances d’observer ces reptiles, notamment autour des figuiers maudits près des sites archéologiques. Ces figuiers, également appelés figuiers étrangleurs, sont des arbres fascinants qui illustrent la résilience de la nature. Côté patrimoine historique, l’îlet est parsemé de vestiges, dont des ruines de fours à poterie, de cachots, et d’un four à chaux, témoins d’une activité sucrière passée. Certains de ces vestiges sont classés au patrimoine de France, soulignant leur valeur historique.
Parmi les trésors naturels, la plage du Trapèze, avec ses eaux turquoise et son sable blanc, est une véritable carte postale. L’îlet abrite également le rare mûrier pays, en voie de reconquête après avoir été presque éteint. Enfin, les célèbres graffitis représentant des navires, situés dans une cavité du site archéologique, intriguent encore les scientifiques. Longtemps attribués à d’anciens esclaves, ces dessins sont désormais considérés comme l’œuvre de marins ou de soldats du XVIIIᵉ siècle. Avec sa biodiversité exceptionnelle et son riche passé historique, l’îlet Chancel est une destination incontournable pour les amoureux de la Martinique. Elle se trouve à proximité de l’îlet de la Grotte et de l‘îlet Petit Piton.

31. L’habitation Clément
Nichée dans la commune du François, au sud-est de la Martinique, l’habitation Clément est un site emblématique du patrimoine culturel et agricole de l’île. Créée en 1887, cette ancienne distillerie et plantation de canne à sucre est un témoin vivant de l’histoire martiniquaise. Le domaine s’étend sur plusieurs hectares et abrite une maison créole datant du XVIIe siècle, soigneusement restaurée et entourée d’un ensemble architectural comprenant une écurie, une ancienne case de l’économe, et des espaces d’exposition comme la fameuse « Case à Léo ». En 1991, ce lieu a été le théâtre du sommet historique entre François Mitterrand et George H.W. Bush, un événement qui a laissé une empreinte symbolique sur son histoire.
| Plus d’informations sur les expositions temporaires ou évènements du domaine se trouvent sur le site Internet officiel de la distillerie. |
Le domaine est également reconnu pour ses magnifiques jardins, labellisés « Jardin remarquable » en 2015 par le ministère de la Culture. Sur ses 16 hectares, plus de 300 espèces de plantes tropicales sont soigneusement entretenues, offrant un spectacle époustouflant de biodiversité. Ce jardin constitue aussi un musée à ciel ouvert grâce aux sculptures contemporaines de la Fondation Clément, où l’art moderne dialogue harmonieusement avec la nature et l’histoire. Ces œuvres contribuent à la singularité de ce site, alliant patrimoine, culture et modernité.
Enfin, la distillerie, restaurée en 2005, est aujourd’hui un centre d’interprétation dédié à l’univers du rhum. À travers un parcours pédagogique novateur, les visiteurs découvrent les processus de fabrication et les secrets des Rhums Clément. Ce parcours, enrichi depuis 2023, propose des expériences sensorielles immersives, incluant des ateliers olfactifs et des dégustations uniques de millésimes rares. L’habitation Clément incarne ainsi un équilibre parfait entre tradition et innovation, faisant de ce lieu une étape incontournable pour tout voyage en Martinique.

32. Le rocher du Diamant
Le rocher du Diamant est une île volcanique de 175 mètres de hauteur située à deux kilomètres de la côte sud-ouest de la Martinique, dans le canal de Sainte-Lucie. Cet îlot doit son nom à sa forme taillée en pointe et aux reflets scintillants de ses parois basaltique, évoquant une pierre précieuse. Ce site naturel offre un paysage fascinant, couvert de buissons, de cactus, et isolé de toute occupation humaine permanente. Ce havre difficilement accessible est le refuge de la biodiversité locale, notamment pour la Couresse de la Martinique, un reptile endémique menacé que l’on croyait disparu.
Au-delà de son intérêt écologique, le rocher du Diamant possède une riche histoire militaire. En 1804, durant les guerres napoléoniennes, les Britanniques s’emparèrent du rocher et le transformèrent en forteresse stratégique, le baptisant HMS Diamond Rock. Cette position offrait un point de contrôle essentiel sur les voies maritimes entre la Martinique et Sainte-Lucie. Les Français reconquirent le site en 1805 grâce à une mission périlleuse menée par le capitaine Cosmao-Kerjulien. Ce chapitre historique reste l’un des plus marquants pour la région et témoigne de l’importance stratégique de ce modeste îlot.
Aujourd’hui, le rocher du Diamant est un site emblématique de la Martinique. Bien qu’il soit inhabité et non accessible au public, il attire les amateurs de plongée sous-marine, fascinés par la richesse des fonds marins environnants.

33. Le Diamant
La commune du Diamant, située sur la côte sud-ouest de la Martinique, est un lieu où histoire, culture et paysages paradisiaques se mêlent harmonieusement. Avec ses 5 924 habitants, cette ville est connue pour sa magnifique plage de grande Anse, une étendue de sable blanc de trois kilomètres offrant une vue imprenable sur le rocher du Diamant. Cette plage, bordée par une végétation luxuriante, est un lieu prisé pour la détente et les sports nautiques.
La ville regorge également de sites historiques et culturels notables. L’église Saint-Thomas, datant du XIXe siècle et inscrite aux monuments historiques, est un lieu emblématique. Au pied du Morne Larcher, surnommé « la femme couchée » en raison de sa forme, se trouve la célèbre maison du Bagnard, petite maison colorée construite par Médard Aribot. Un autre incontournable est le mémorial de l’Anse Caffard, aussi appelé Cap 110, un monument émouvant rendant hommage aux victimes du naufrage d’un navire négrier. Ces sites témoignent de l’histoire complexe et de la résilience de la Martinique.
Enfin, la commune abrite également des espaces dédiés à l’art et à la découverte. Le musée du Diamant, situé près de la mairie, offre un aperçu captivant de l’histoire locale. Le musée des coquillages ravit les curieux avec sa collection impressionnante de trésors marins. Avec ses paysages variés, ses plages idylliques et son patrimoine riche, Le Diamant est une destination incontournable pour les voyageurs en quête d’authenticité.

34. Sainte-Anne
La commune de Sainte-Anne, avec ses 4 491 habitants, est située au sud-est de la Martinique, sur la plus ancienne zone géologique de l’île. Sa configuration géographique est unique, l’érosion ayant adouci les anciens reliefs volcaniques de la presqu’île, créant ainsi un paysage vallonné entrecoupé de vastes plaines. Cette singularité en fait un endroit particulièrement agréable, offrant des panoramas exceptionnels et une diversité de paysages. La commune est également célèbre pour abriter un grand nombre de plages, tant sur la côte atlantique que caraïbe, et la randonnée de la trace des Caps permet de découvrir de nombreux joyaux naturels tout au long du parcours. Le cœur de la commune, avec son bourg, reste fidèle à son histoire, où se mêlent patrimoine naturel et architectural.
L’un des sites les plus emblématiques de Sainte-Anne est l’habitation Crève-Cœur, un domaine historique inscrit aux monuments historiques depuis 1992. Cette ancienne plantation témoigne de l’histoire coloniale de l’île. Les ruines, situées sur un terrain de 4 hectares, sont en cours de restauration, offrant aux visiteurs un aperçu du passé de la Martinique. Le site est une destination prisée pour ses vestiges qui rappellent l’ancienne époque des habitations agricoles. Un autre lieu incontournable est la savane des pétrifications, un espace naturel protégé, qui présente un environnement unique de savane sèche, où les vestiges de coraux fossilisés témoignent de l’ancienne présence marine de la région. À proximité, le phare de l’Îlet Cabrits se dresse fièrement, offrant un point de vue panoramique sur la mer et les environs.
L’église Notre-Dame de Sainte-Anne constitue un véritable joyau architectural de la commune, inscrite partiellement aux monuments historiques en 1990 pour ses façades et sa toiture, à l’exception du clocher. Située au cœur du bourg de Sainte-Anne, cette église a été construite au XVIIIe siècle et a subi plusieurs modifications suite aux cyclones, notamment celui de 1817. Sa construction s’est achevée en 1860 avec la réalisation de la façade en pierre. Aujourd’hui, l’église restaurée offre un intérieur magnifique avec une charpente en forme de coque retournée, caractéristique de l’architecture religieuse martiniquaise. Sa présence au centre du bourg donne une atmosphère calme et spirituelle au lieu, attirant les visiteurs non seulement pour sa beauté mais aussi pour son patrimoine historique et culturel.
Un autre site historique important est l’habitation Les Anglais des Grottes, inscrit aux monuments historiques en 1991. Ce domaine, situé sur les parcelles 19, 20 et 21 de la commune de Sainte-Anne, offre un aperçu de l’histoire coloniale de la Martinique. Les ruines de cette ancienne plantation, datant de l’époque sucrière, témoignent de l’architecture des habitations créoles.
Le chemin de Croix, qui se trouve également à Sainte-Anne, est un autre élément de la culture religieuse locale. Ce chemin de pèlerinage, souvent fréquenté par les habitants lors de certaines fêtes religieuses, serpente à travers la commune et permet de découvrir la beauté des paysages tout en faisant une immersion dans la spiritualité locale. Il est un lieu de méditation, reliant différents points d’intérêt religieux tout en offrant de magnifiques vues sur les alentours.
Sainte-Anne est également célèbre pour ses plages magnifiques, notamment pointe Marin, anse Caritan, anse Tonnoir, et anse Moustique (aussi appelée anse Meunier). Chacune de ces plages a ses particularités : pointe Marin est idéale pour la baignade, anse Caritan est un havre de paix pour les amateurs de sable fin et d’eau cristalline, tandis qu’anse Moustique offre une tranquillité unique, entourée de végétation luxuriante. La plage des Salines, allant de pointe Pie à pointe des Salines, est sans doute la plus célèbre, grâce à son sable blanc et son eau turquoise, souvent citée comme l’une des plus belles plages des Petites Antilles. À l’est de la commune, la plage de l’anse à Prunes (ou plage de la Table du Diable) est plus sauvage, idéale pour les visiteurs recherchant un peu plus d’intimité et de nature préservée. D’autres plages comme anse Trabaud, anse Michel (près de Cap Chevalier), et anse aux Bois offrent également des paysages variés, parfaits pour les baignades et la pratique de sports nautiques.
Le site Ramsar de l’étang des Salines est un autre lieu naturel remarquable, une zone humide abritant une faune et une flore diversifiées, notamment des oiseaux migrateurs.
Sainte-Anne abrite également des sites naturels protégés, dont la réserve naturelle nationale des îlets de Sainte-Anne, un véritable paradis pour les amoureux de la nature. Cette réserve est composée de plusieurs îlets protégés et constitue un écosystème riche en biodiversité, où la faune et la flore locales évoluent en toute sérénité. Le cadre est propice à l’observation des oiseaux, à la plongée et à diverses activités de plein air, offrant une expérience de communion avec la nature inégalée.

35. Tartane
Situé sur la presqu’île de la Caravelle, dans la commune de La Trinité, Tartane est un charmant village de pêcheurs du nord-est de l’île, abritant une population de plus de 3 000 habitants. Ce village paisible est reconnu pour son ambiance authentique et ses magnifiques plages. Les visiteurs peuvent s’y procurer du poisson frais chaque jour auprès des pêcheurs locaux, contribuant ainsi à l’économie traditionnelle du village. Tartane est également célèbre pour ses plages variées, telles que la plage du Bourg, idéale pour la détente, ou la plage de la Brêche, qui séduit par sa tranquillité. Les amateurs de surf se dirigent vers anse l’Étang et anse Bonneville, des spots réputés pour leurs vagues. Enfin, anse Spoutourne complète l’éventail des plages de Tartane, offrant des moments de sérénité au bord de l’eau.
Le village est également marqué par la richesse de son patrimoine. Parmi ses incontournables, le château Dubuc, situé sur la presqu’île, témoigne de l’histoire coloniale et sucrière de la Martinique. Cette ancienne habitation agricole, datant du XVIIIe siècle, produisait du sucre et du café pour l’exportation grâce au travail des esclaves. Aujourd’hui, ses ruines, protégées en tant que monument historique, offrent un aperçu fascinant de l’histoire locale. À proximité, la réserve naturelle de la Caravelle s’étend sur 400 hectares et abrite une biodiversité exceptionnelle, avec des sentiers de randonnée qui offrent des vues imprenables sur la baie du Trésor et le littoral environnant.
Le village abrite également des monuments culturels, tels que son église paroissiale, et des points d’intérêt historiques comme le phare de la Caravelle, un repère emblématique qui domine la presqu’île. Ce dernier offre un panorama spectaculaire sur les paysages environnants.

36. Château Dubuc
Le château Dubuc, situé sur la presqu’île de la Caravelle, est un site historique emblématique de la Martinique. Construit en 1725 pour Louis du Buc du Galion, petit-fils de Pierre du Buc, ce domaine agricole produisait du sucre et du café destinés à l’exportation. Les vestiges de cette imposante habitation, aujourd’hui classés monument historique, racontent l’histoire de la colonisation et du système esclavagiste qui l’accompagnait. La maison du maître, construite avec des pierres de basalte et de corail, est un exemple de l’architecture coloniale de l’époque. Bien que réduite à l’état de ruines, elle conserve des éléments remarquables, tels qu’un four à chaux et des murs épais témoignant de sa splendeur passée.
L’histoire du château est étroitement liée à l’histoire de Pierre du Buc, un écuyer normand exilé en Martinique après un duel. Ce dernier a contribué au développement agricole de l’île en cultivant du cacao, du tabac et de la canne à sucre. Les recherches récentes ont révélé que certains bâtiments attenants, longtemps considérés comme des cachots pour esclaves, servaient en réalité de chambres fortes ou de poudrières. En visitant ce site, se découvrent également des réservoirs d’eau, des machines à broyer la canne et des vestiges des habitations dédiées à la production sucrière.
Le château Dubuc est aujourd’hui un lieu de mémoire et de découverte, où les visiteurs peuvent explorer les ruines tout en apprenant sur l’histoire coloniale de la Martinique. La vue panoramique depuis ce site sur la réserve naturelle de la Caravelle et les environs ajoute à son attrait.

37. Distillerie Neisson
Fondée en 1932 par les frères Jean et Adrien Neisson, la distillerie Neisson sur la côte ouest de l’île est une institution de la Martinique, réputée pour son rhum agricole de qualité exceptionnelle. Installée sur l’habitation Thieubert, cette distillerie familiale a rapidement gagné une renommée internationale grâce à ses techniques de production innovantes. Les célèbres bouteilles « Zépol Karé », introduites en 1952, sont devenues un symbole du savoir-faire martiniquais. Après une période de déclin, la distillerie a été reprise en main par Grégory Neisson, petit-fils du fondateur, qui a su conjuguer tradition et modernité pour redresser l’entreprise.
| Plus d’informations sur les expositions temporaires ou évènements du domaine se trouvent sur le site Internet officiel de la distillerie. |
La production du rhum Neisson repose sur un processus méticuleux. La canne à sucre, récoltée entre janvier et juin, est broyée pour en extraire un jus frais, le « vesou », qui est ensuite fermenté lentement. Ce processus, combiné à l’utilisation de levures spécifiques depuis 2011, confère aux rhums Neisson un caractère unique, reflet du terroir martiniquais. Le rhum blanc, vieilli en cuves d’acier inox, est assemblé pour garantir une cohérence aromatique d’année en année. Les rhums vieux et hors d’âge, quant à eux, sont élevés dans des fûts de chêne, révélant des arômes complexes et raffinés.
Depuis 2016, la distillerie propose également un rhum biologique, issu de terres converties à l’agriculture biologique. Aujourd’hui, la distillerie Neisson continue d’innover tout en restant fidèle à ses traditions. Elle accueille les visiteurs pour des dégustations et des visites guidées, permettant de découvrir les secrets de fabrication de l’un des meilleurs rhums du monde.

38. La plage de Petite Anse
Plus au sud de la commune des Anses d’Arlet, la plage de petite Anse se niche entre deux mornes, offrant un cadre paisible du sud-ouest de l’île. La plage vit au rythme des gommiers et des eaux calmes de la mer des Caraïbes. Contrairement à son nom, la plage de petite anse est relativement spacieuse, avec son sable brun et ses eaux cristallines propices à la baignade. Loin des foules touristiques, elle invite à la détente et à l’observation de la vie marine.
La particularité de cette plage réside dans la richesse de ses fonds marins. Les eaux calmes et limpides abritent des poissons tropicaux ainsi que des étoiles de mer. Un ponton permet d’observer ces merveilles aquatiques, ajoutant une touche de charme à ce lieu authentique. La plage de petite anse est également le point de départ pour rejoindre le site naturel de Dlo Ferré, une source d’eau ferrugineuse réputée pour ses vertus bienfaisantes.
Accessible par une route authentique longeant les reliefs montagneux, la petite anse est une halte incontournable pour quiconque souhaite découvrir un coin de Martinique où le temps semble suspendu. Entre tradition, nature et sérénité, ce lieu enchanteur est une véritable invitation à la contemplation.

39. Anse Dufour
L’anse Dufour, nichée dans les environs des Anses d’Arlet en Martinique dans le nord-ouest de l’île, est un véritable écrin de nature. Protégée par les parois rocheuses de sa crique, elle dévoile un paysage enchanteur où le sable doré se mêle à la mer turquoise. Depuis le sommet du morne Bigot, le chemin pour y accéder serpente à travers une végétation luxuriante et des hameaux traditionnels. L’arrivée offre une vue panoramique à couper le souffle sur la mer des Caraïbes. Au pied des collines, une petite crique apparaît, dissimulée derrière un rideau d’arbres. Quelques cabanes de pêcheurs et des gommiers colorés complètent ce tableau idyllique.
Le charme de l’anse Dufour réside également dans ses eaux limpides, prisées par les amateurs de plongée libre. Les fonds marins, riches et variés, abritent de nombreuses espèces tropicales. S’y observent régulièrement des tortues marines, symbole de la biodiversité locale. Ces dernières viennent parfois pondre leurs œufs sur l’anse voisine, l’anse Noire. Le calme de la mer en fait un lieu de baignade idéal, bien que l’affluence puisse être importante les week-ends, quand locaux et touristes viennent en nombre profiter de ce coin de paradis.
En fin de journée, le retour des gommiers de pêche, pratiquant la pêche à la senne, anime la plage. Cette technique traditionnelle est un héritage vivant de la culture martiniquaise.

40. Trinité
Au nord-est de la Martinique, Trinité s’étend en arc de cercle le long de la baie des Raisiniers, comptant plus de 11 000 habitants. Cette commune, autrefois centre névralgique du commerce du sucre, du cacao et du coton, abrite aujourd’hui un port paisible. Elle est également le point de départ idéal pour explorer la presqu’île de la Caravelle, joyau naturel de l’île. Ce territoire, géré par le Parc National de Martinique, offre des sentiers balisés traversant des paysages variés : mangroves, plages sauvages et ruines historiques. Les ruines du Château Dubuc, ancienne demeure d’une famille influente du XVIIIe siècle, constituent un arrêt incontournable pour les amateurs d’histoire.
Le bourg de Trinité conserve son charme d’antan grâce à ses maisons créoles colorées et son église de la Sainte-Trinité, remarquable pour son clocher original et ses ouvertures en forme de croix. Le marché couvert, situé près du front de mer, est un lieu animé où se mêlent les parfums des produits locaux, des rhums arrangés et des créations artisanales. Pour les amateurs de plages, la baie de Tartane et les anses environnantes, comme l’anse Bonneville et l’anse l’Étang, séduisent par leurs eaux limpides et leur atmosphère sereine.
La presqu’île abrite également la mangrove de la Baie du Trésor, un écosystème fascinant composé de palétuviers rouges et peuplé d’une faune variée, dont plus de 80 espèces d’oiseaux. Cette forêt amphibie est accessible via des sentiers de randonnée, offrant un cadre unique pour observer la nature. Enfin, les ruines de la Distillerie Hardy, bien que rongées par la végétation, témoignent du riche passé agricole de Trinité. Bien que l’usine ne soit plus en activité depuis 1996, le rhum Hardy continue d’être produit selon la recette originale et reste prisé des connaisseurs.

41. Sainte-Luce
Située sur la côte sud de la Martinique, Sainte-Luce, une commune de 9 275 habitants, séduit par son authenticité et la beauté de son littoral. Jadis centrée sur la culture de la canne et la pêche, la ville a su se tourner vers le tourisme tout en préservant son caractère. Le bourg, lové entre plages et collines, invite à découvrir un front de mer animé. Les restaurants en bord de plage proposent une cuisine antillaise savoureuse, idéale pour déguster des produits frais dans une ambiance conviviale. Le marché couvert est un incontournable pour s’approvisionner en poissons, légumes locaux et épices exotiques. La Rue Schoelcher, artère principale, reflète le dynamisme du centre du bourg.
Les amateurs de nature seront conquis par la Forêt Montravail, véritable sanctuaire où les pétroglyphes amérindiens témoignent de la présence des Caraïbes à l’époque précolombienne. Ce site historique offre également des sentiers de randonnée serpentant à travers une végétation luxuriante, jusqu’à des points de vue spectaculaires. Côté plages, l’Anse Mabouya, la plage de Gros Raisin, ou encore la plage de Corps de Garde, se distinguent par leur sable blanc et leurs eaux turquoise. Reliées par un sentier côtier, elles permettent de combiner détente et exploration à pied. Les amateurs de sports nautiques y trouveront leur bonheur avec des activités telles que le jet-ski, le kayak ou la plongée.
Les amateurs de rhum agricole ne manqueront pas de visiter la Distillerie Trois-Rivières, située à proximité du quartier Trois-Rivières. Cet établissement emblématique de Sainte-Luce offre une plongée dans l’histoire de la production de rhum martiniquais, avec une dégustation en prime. Enfin, l’église Sainte-Lucie, dédiée à la sainte patronne de la commune, constitue un témoignage architectural intéressant, rappelant l’importance de la spiritualité dans la culture locale.

42. Trois-îlets
Située sur la côte sud de la baie de Fort-de-France, la commune des Trois-Îlets est l’une des destinations les plus prisées de la Martinique. Répartie sur quatre ensembles urbains : le bourg, l’anse Mitan, la pointe du Bout et l’anse à l’Âne, cette localité combine harmonieusement son riche patrimoine historique, son charme créole et ses infrastructures touristiques modernes. Chaque quartier de la commune offre une ambiance distincte, entre le calme du vieux bourg, les plages paradisiaques et les installations haut de gamme de la pointe du Bout.
Le bourg des Trois-Îlets est le cœur historique de la commune. S’y découvrent des cases créoles traditionnelles, ornées de toits de tuiles rouges et de façades en bois, qui entourent la place centrale. L’église Notre-Dame-de-la-Bonne-Délivrance, inscrite aux monuments historiques depuis 1993, y trône fièrement. Construite en 1724, elle est connue pour avoir été le lieu de baptême de l’Impératrice Joséphine de Beauharnais, native des Trois-Îlets. Non loin de là, le marché couvert offre un aperçu de l’artisanat local et des saveurs martiniquaises.
Les Trois-Îlets abritent plusieurs sites historiques majeurs, à commencer par le musée de La Pagerie, lieu de naissance de l’Impératrice Joséphine. Ce domaine colonial permet de plonger dans l’histoire de la Martinique et de découvrir la vie quotidienne au XVIIIe siècle. Autre lieu emblématique, la maison de la Canne retrace l’histoire de la production de sucre et l’impact de cette industrie sur l’île, notamment pendant la période esclavagiste. À proximité, la savane des Esclaves est un écomusée poignant où l’on peut explorer des habitations traditionnelles et en apprendre davantage sur les luttes pour la liberté des esclaves.
Le village de la Poterie, autrefois un centre de production de tuiles et de poteries, est aujourd’hui un lieu d’artisanat où les visiteurs peuvent admirer des ateliers et acheter des souvenirs locaux. Le domaine Château-Gaillard, quant à lui, offre une immersion dans l’histoire agricole de l’île, notamment grâce à son musée dédié au café et au cacao. La forêt Vatable et la mangrove de Génipa, situées au fond de la baie, permettent une escapade naturelle permettant d’explorer en kayak les écosystèmes uniques de la Martinique.
Les Trois-Îlets sont également un paradis pour les amateurs de plages et de sports nautiques. Les plages de la pointe du Bout, de l’anse à l’Âne, de l’anse Dufour et de l’anse Noire comptent parmi les plus belles de l’île, offrant des eaux cristallines et des paysages à couper le souffle. Ces lieux sont parfaits pour s’adonner au kayak, au kitesurf, à la plongée sous-marine ou simplement se détendre au soleil. La marina de la pointe du Bout, avec ses clubs nautiques et ses restaurants, est un point de départ idéal pour des excursions en mer, notamment vers Fort-de-France, accessible en 20 minutes de traversée en navette.
Pour les amateurs de loisirs, la commune propose également un golf 18 trous situé au milieu d’un paysage tropical, un casino à la pointe du Bout, ainsi qu’un large choix d’hébergements allant des hôtels de luxe aux charmants bungalows. En résumé, les Trois-Îlets sont un véritable condensé de ce que la Martinique a de mieux à offrir : un riche patrimoine historique, des paysages naturels époustouflants et des infrastructures adaptées à tous les types de voyageurs.

43. Le musée de la Pagerie
Dans le nord de l’île, le musée de la Pagerie, appelé également le domaine de la Pagerie, situé dans la commune des Trois-Îlets, est un site emblématique de l’histoire martiniquaise. Niché au cœur d’un paysage somptueux surplombant la mer des Caraïbes, cet ancien domaine sucrier fut le lieu de naissance, en 1763, de Marie-Joseph-Rose Tascher de la Pagerie, plus connue sous le nom de Joséphine, future impératrice des Français et épouse de Napoléon Bonaparte. À l’époque, le domaine s’étendait sur plus de 300 hectares et comptait environ 200 esclaves. Il prospérait grâce à la culture de la canne à sucre, du café et de l’indigo, exportés vers la métropole.
Aujourd’hui, les visiteurs peuvent explorer les vestiges de cette habitation historique, dont les murs de la chambre natale de Joséphine, restaurés après leur destruction partielle par un ouragan en 1766. Cette petite maison en pierres et tuiles roses abrite un musée dédié à l’Impératrice. Parmi les 200 objets exposés, se trouve son lit en bois de courbaril, des lettres de Napoléon, des portraits et divers souvenirs personnels. Le moulin à canne, autrefois essentiel à la production sucrière, sert désormais de point d’accueil pour les visiteurs. Le site est également agrémenté de jardins fleuris où un buste de Joséphine trône en hommage à cette figure historique controversée.
La visite du domaine se complète par un passage à l’église des Trois-Îlets, où Joséphine fut baptisée le 27 juillet 1763. Ce lieu de culte, construit en 1724, porte une plaque commémorative rappelant cet événement. Bien que la mémoire de l’Impératrice soit ternie par son association avec l’esclavage, la Pagerie reste un incontournable pour les amateurs d’histoire et les curieux souhaitant comprendre une partie de l’héritage colonial de la Martinique.

44. La route de la Trace
La route de la Trace, ou RN3, est un itinéraire incontournable pour découvrir la beauté sauvage et luxuriante de la Martinique. Longue de 29 kilomètres, elle relie Fort-de-France à L’Ajoupa-Bouillon, serpentant à travers les montagnes et les forêts tropicales du nord de l’île. Ce chemin, qui suit un ancien sentier tracé par les Jésuites, offre des paysages spectaculaires, notamment les pitons du Carbet, des pics volcaniques majestueux, et le canyon de l’Alma, qui dévoile des panoramas saisissants.
En empruntant cette route sinueuse, les visiteurs croisent plusieurs sites emblématiques, dont le célèbre jardin de Balata, un véritable écrin de verdure abritant des centaines d’espèces végétales tropicales. Avant d’arriver au Morne-Rouge, la route passe par le tunnel des Deux Choux, un passage enchâssé dans une végétation dense qui accentue le caractère mystique de l’itinéraire. Les nombreux sentiers de randonnée qui partent de la route permettent d’explorer davantage la richesse naturelle de la région, comme la Trace des Jésuites, un sentier emblématique offrant des points de vue exceptionnels.

45. Les gorges de l’Alma
Situées sur la commune de Fond Saint-Denis, dans le centre-nord de la Martinique, les gorges de l’Alma offrent une immersion exceptionnelle au cœur de la nature tropicale de l’île. Proche de la montagne Pelée, cette commune discrète est un joyau entouré d’une végétation luxuriante et traversé par la célèbre route de la Trace, véritable parcours d’émerveillement jalonné de trésors naturels et historiques. S’y trouvent des lieux emblématiques comme le Morne des Cadets et son observatoire, l’aire d’accueil d’Alma, ou encore les cascades du Saut du Gendarme et la cascade de l’Alma, qui font de cette région un paradis pour les amoureux de la randonnée et des bains en rivière.
Le départ de la randonnée vers les Gorges de l’Alma se situe à l’aire d’accueil d’Alma, nichée dans la forêt d’Alma, à la jonction des communes de Fort-de-France et de Fond Saint-Denis. Ce sentier, accessible à toute la famille pour peu que les enfants soient âgés d’au moins huit ans, mène à une série de cascades majestueuses après une marche d’environ trois kilomètres. Le parcours, bien que relativement court, traverse une forêt hygrophile exubérante, caractérisée par une flore tropicale dense et une faune discrète mais captivante. La marche longe ensuite le lit de la rivière Blanche, pouvant être remontée en alternant entre ses berges et ses eaux. Ce trajet demande de la vigilance, notamment sur les terrains glissants et en cas de conditions météorologiques humides, mais offre des paysages enchanteurs et des sensations inoubliables.
Le chemin commence par une montée douce et ombragée qui plonge rapidement dans une ambiance de jungle tropicale. Après avoir traversé un premier ruisseau, le sentier descend vers le lit principal de la rivière, où le spectacle naturel commence véritablement. Le doux clapotis de l’eau, les imposants mahoganys et l’omniprésente végétation verdoyante créent une atmosphère apaisante, idéale pour déconnecter du quotidien. La progression dans le lit de la rivière demande un peu d’effort et d’attention pour franchir les rochers et contourner les racines glissantes, mais le jeu en vaut la chandelle. En effet, après environ 30 minutes de remontée, s’atteint l’entrée des gorges de l’Alma, un spectacle saisissant de parois rocheuses se refermant doucement autour de la rivière.
Les Gorges de l’Alma sont une succession de cascades impressionnantes, où l’eau fraîche et cristalline s’épanche dans des bassins naturels. La première cascade, accessible après quelques efforts, dévoile une chute d’eau magnifique entourée d’une végétation tropicale luxuriante. Une corde fixée à gauche de cette cascade permet, pour les plus téméraires, de grimper jusqu’à la seconde cascade. Ce deuxième niveau offre un panorama encore plus spectaculaire, mais exige un équipement adapté et une certaine habileté, surtout en période de forte humidité. Les plus aventuriers peuvent tenter d’atteindre la troisième cascade, mais ce défi est réservé aux amateurs expérimentés de canyoning, car les parois deviennent glissantes et les obstacles plus ardus à franchir.
| Avant de partir à l’aventure, quelques conseils pratiques s’imposent : équipez-vous de bonnes chaussures antidérapantes, d’un sac à dos contenant de l’eau, des collations, un produit anti-moustique, et éventuellement une corde si vous envisagez de gravir les cascades. Évitez de vous engager sur ce sentier après de fortes pluies, car le lit de la rivière peut rapidement devenir dangereux. Enfin, pour profiter pleinement de cette expérience, privilégiez une journée ensoleillée et commencez la randonnée tôt le matin afin d’éviter les heures de grande chaleur et d’éventuels embouteillages sur les routes environnantes. |
Outre cette randonnée, la région offre de nombreuses autres activités pour prolonger l’aventure. À proximité, la boucle de la forêt de l’Alma permet de profiter de la rivière dans un cadre plus tranquille, tandis que la trace des Jésuites, située à seulement cinq minutes en voiture, propose un autre itinéraire de randonnée remarquable avec son fameux trou d’eau. Pour les amateurs de découvertes culturelles et gastronomiques, la route mène également vers Ajoupa-Bouillon, où oeuvent être explorées les spectaculaires gorges de la Falaise, ou encore vers Macouba pour visiter l’habitation J.M. et savourer son célèbre rhum.
46. Les pitons du Carbet
Les pitons du Carbet, situés dans le centre-nord de la Martinique, forment un ensemble montagneux spectaculaire d’origine volcanique. Ces sommets, regroupés dans un espace restreint, se distinguent par leur géologie complexe et leur importance écologique. Résultant du volcanisme de subduction des Antilles, ces pics d’andésite, comme le piton Lacroix (point culminant à 1 197 mètres) ou le morne Piquet (1 160 mètres), sont les témoins d’une activité volcanique vieille de 322 000 à un million d’années. Bien que jeunes à l’échelle géologique, les pitons du Carbet sont plus anciens que la célèbre montagne Pelée, localisée au nord.
Les pentes abruptes et les sols rendus glissants par un climat tropical humide font des ascensions des pitons une véritable aventure. Le piton Dumauzé (1 112 mètres) et le piton de l’Alma (1 107 mètres), tout comme les autres sommets, offrent des panoramas exceptionnels pour les randonneurs aguerris. Les itinéraires les plus empruntés partent du Morne-Vert à l’ouest ou d’Absalon à l’est, et traversent une forêt dense où l’humidité omniprésente ajoute une touche de défi à l’expédition. Ce massif montagneux est également marqué par des dépôts de cendres et de blocs témoignant d’effondrements historiques, preuve d’une mise en place géologique tumultueuse.
Ces montagnes emblématiques font partie du parc naturel régional de la Martinique, créé en 1976 pour préserver la biodiversité unique de l’île. En 2023, les pitons du Carbet, avec les volcans et forêts de la montagne Pelée, ont été inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce classement met en lumière leur valeur écologique et géologique exceptionnelle.

47. La pointe du Bout
La pointe du Bout, située dans le prolongement de l’anse Mitan, dans le sud-ouest de l’île est l’une des destinations les plus prisées de la Martinique. Cette petite presqu’île, entièrement dédiée au tourisme, se distingue par ses plages artificielles aux airs de lagons, ses grands hôtels et ses infrastructures modernes. Malgré son caractère très aménagé, la Pointe du Bout séduit par ses paysages spectaculaires, notamment sa vue imprenable sur la baie de Fort-de-France, surtout au coucher du soleil.
Les plages, bien entretenues et sécurisées, offrent un cadre idéal pour les familles avec de jeunes enfants. Outre la baignade, la pointe du Bout propose une vaste gamme d’activités nautiques. Les visiteurs peuvent embarquer pour une balade en voilier à la découverte des anses du sud de la Martinique, partir en excursion pour observer les dauphins ou encore s’essayer à des sports comme le jetski, le kitesurf ou la plongée. La proximité de la marina facilite l’accès à ces loisirs, rendant l’expérience encore plus agréable.
Le soir, la Pointe du Bout s’anime avec ses restaurants, ses bars et son casino, attirant locaux et touristes. Bien que certains regretteront le manque d’authenticité martiniquaise, cet endroit demeure un lieu incontournable pour profiter du confort moderne et de moments de détente en bord de mer.

48. Les Anses d’Arlet
Le Bourg des Anses d’Arlet, situé au sud-ouest de la Martinique, est un lieu enchanteur où le charme des Antilles se dévoile pleinement. Dominé par son église Saint-Henri, construite au XVIIᵉ siècle, et son célèbre ponton s’avançant dans la mer des Caraïbes, ce bourg est devenu l’un des paysages les plus photographiés de l’île. Les vieilles maisons en bois et les toits en tuiles-écailles ajoutent une touche d’authenticité à ce village tranquille. Le bourg s’étend entre les mornes Champagne et Bellevue, offrant un cadre paisible où la douceur de vivre est palpable. À proximité du ponton, un récif attire une multitude de poissons tropicaux, créant un aquarium naturel pouvant être exploré à quelques coups de palmes.
Outre la plage du bourg, Grande Anse, située à quelques kilomètres, est un autre joyau de la commune. Cette plage, bordée de petites gargotes, est parfaite pour profiter d’un moment de détente les pieds dans le sable. Ses eaux cristallines permettent d’observer les tortues marines, que ce soit en nageant ou en plongée grâce aux clubs installés sur place. Plus au nord, les anses Noire et Dufour révèlent un contraste saisissant : l’une avec son sable noir d’origine volcanique, l’autre avec son sable blanc éclatant. Ces plages sont préservées et idéales pour les amateurs de snorkeling ou de moments paisibles en pleine nature.
La route des Anses, ou départementale 7, serpente à travers les mornes et la végétation tropicale pour relier les différentes plages. Cette route offre des panoramas spectaculaires sur la côte caraïbe et la mer. Pour les amateurs de randonnée, un sentier reliant le hameau de Gallochat au bourg traverse les mornes Réduit et Champagne, permettant d’explorer l’arrière-pays dans une atmosphère empreinte de calme. Préservées du tourisme de masse, les Anses d’Arlet offrent un cadre parfait pour découvrir l’authenticité de la Martinique tout en profitant d’activités variées, comme la plongée, le jet-ski ou les promenades en bord de mer.

49. Les îlets de la Baie du Robert
La baie du Robert, située sur la côte est de la Martinique, est un écrin naturel de 91 hectares qui s’étend entre la pointe Larose au sud et la pointe Savane au nord. Reconnue pour sa beauté exceptionnelle, cette baie accueille dix îlets paradisiaques, accessibles uniquement par voie maritime. Véritable trésor écologique, cet espace abrite une biodiversité remarquable et des paysages spectaculaires. Les visiteurs y découvrent des fonds blancs scintillants, des barrières de corail, ainsi qu’une flore et une faune protégées, parmi lesquelles l’Iguane des Petites Antilles, une espèce en danger.
L’îlet Chancel, le plus vaste et le plus emblématique de la baie du Robert, est un véritable joyau de l’île. Cet îlet regorge de richesses naturelles et historiques. Il est réputé pour abriter l’iguane des Petites Antilles (Iguana delicatissima), une espèce vulnérable. Les visiteurs peuvent également découvrir les ruines d’une ancienne habitation coloniale et observer le fascinant figuier maudit. Les fonds blancs environnants permettent une baignade inoubliable dans des eaux turquoise, tandis que les sentiers offrent une vue spectaculaire sur la baie.
L’îlet Madame, tout proche, séduit par son charme idyllique. Sa plage de sable blanc et son lagon turquoise en font un lieu idéal pour se détendre. Les visiteurs peuvent s’abriter dans les carbets tout en admirant la barrière de corail. Cet îlet est parfait pour un pique-nique en famille ou une séance de snorkeling. Son cadre paradisiaque en fait l’un des endroits les plus photographiés de la Martinique.
L’îlet La Grotte, situé à proximité de l’îlet Chancel, se distingue par sa topographie unique. Avec son petit morne central et ses falaises abruptes, cet îlet offre des paysages spectaculaires. Au nord, un fond blanc très apprécié permet aux visiteurs de mouiller leur bateau et de profiter d’une baignade paisible dans un cadre naturel.
L’îlet Petit Vincent, bien que modeste avec sa superficie d’un hectare, présente une riche biodiversité grâce à sa mangrove. Ce petit havre de verdure abrite une faune variée, notamment des oiseaux marins et des crustacés. Bien qu’il soit souvent moins fréquenté, il offre une atmosphère tranquille et authentique.
L’îlet Petit Piton, quant à lui, est un témoignage de l’histoire géologique de la Martinique. Ce petit îlet volcanique, formé par une ancienne coulée de lave, se caractérise par ses roches sombres et sa végétation clairsemée. Il constitue un lieu d’étude fascinant pour les passionnés de géologie.
L’îlet Boisseau est une réserve naturelle précieuse. Son accès est strictement interdit afin de préserver les nombreuses espèces d’oiseaux qui y nichent, comme la sterne de Dougall. Avec ses falaises et sa végétation luxuriante, cet îlet est un sanctuaire écologique où règne une tranquillité absolue. Les visiteurs peuvent l’admirer à distance tout en respectant les restrictions en vigueur.
L’îlet Loup Garou, véritable curiosité naturelle, est un banc de sable bordé de plages immaculées. En son centre, un récif abrite une faune marine exceptionnelle. Bien qu’il soit difficilement accessible et interdit une grande partie de l’année, cet îlet est crucial pour la reproduction des tortues marines et des oiseaux migrateurs.
L’îlet Petite Martinique, avec ses 5 hectares, est marqué par la présence de quelques habitations traditionnelles. Bien que dépourvu de plages, cet îlet offre un aperçu de la vie locale et constitue un témoignage de l’habitat des pêcheurs martiniquais.
L’îlet à l’Eau, ancien marécage de 3 hectares, abrite également des maisons de pêcheurs. Ces dernières sont principalement occupées pendant les week-ends et les vacances. Cet îlet est parfait pour les visiteurs qui souhaitent découvrir un lieu empreint d’authenticité et de simplicité.
Enfin, l’îlet aux Rats, le plus petit de tous les îlets, se distingue par son relief particulier. À marée basse, il est presque relié à l’îlet à l’Eau par un banc de sable. L’îlet est célèbre pour sa formation rocheuse surnommée l’œil du rat et pour ses paysages qui changent selon les marées, offrant une expérience unique aux visiteurs.
Les îlets de la Baie du Robert abritent une faune et une flore uniques en Martinique. Parmi les espèces animales, peuvent être observés des oiseaux tropicaux comme le colibri et le sucrier, ainsi que des reptiles tels que les anolis et les iguanes, ces derniers trouvant refuge sur l’îlet Chancel, zone de ponte privilégiée. Les eaux limpides autour des îlets accueillent des tortues marines, souvent visibles près des fonds blancs.
Côté flore, la végétation est tout aussi remarquable avec des espèces rares telles que le gommier rouge, le mancenillier (dont il faut éviter la sève toxique) et le bois lait. Cette richesse botanique, couplée à une faune protégée, justifie les mesures strictes de conservation qui encadrent la baie. Certains îlets, comme l’îlet Boisseau et l’îlet Loup Garou, sont ainsi soumis à des interdictions d’accès pour protéger leur écosystème fragile.

50. Le parc naturel régional de la Martinique
Le parc naturel régional de la Martinique, créé le 10 septembre 1976, est l’un des plus vastes espaces protégés des Antilles françaises. D’une superficie d’environ 63 000 hectares, il couvre 32 des 34 communes de l’île et concerne près de 100 000 habitants. Son territoire s’inscrit au cœur de l’archipel des Antilles, reconnu comme l’un des principaux points chauds de biodiversité de la planète en raison de son fort taux d’endémisme et des menaces pesant sur ses écosystèmes. Le parc est structuré en plusieurs ensembles paysagers contrastés, allant des zones volcaniques du nord aux espaces agricoles et littoraux du sud.
Au nord de l’île, le parc englobe les volcans et forêts de la montagne Pelée ainsi que les pitons du Nord de la Martinique, inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco en 2023. Ces reliefs escarpés, culminant à 1 397 mètres, sont entaillés de profondes ravines et recouverts de forêts denses, majoritairement primaires. La diversité forestière y est remarquable, avec une succession d’écosystèmes typiques des petites Antilles, depuis la forêt sèche littorale jusqu’à la forêt ombrophile de montagne et la forêt dite des elfes, enveloppée de brumes quasi permanentes. Ces milieux abritent une faune et une flore rares, adaptées à des conditions climatiques très contrastées.
Le parc protège également de nombreuses zones humides et espaces côtiers, parmi lesquels la réserve naturelle nationale de la presqu’île de la Caravelle, la réserve naturelle nationale des îlets de Sainte-Anne, l’étang des Salines et la réserve marine du prêcheur – Albert Falco. Les mangroves, notamment dans la baie de Fort-de-France et la baie du Galion, constituent des écosystèmes essentiels pour la biodiversité et la protection du littoral. Au-delà de la nature, le parc naturel régional de la Martinique œuvre à la préservation du patrimoine culturel et des savoir-faire créoles, en valorisant la langue, l’artisanat traditionnel et la transmission des pratiques locales, affirmant ainsi un lien étroit entre environnement, histoire et identité martiniquaise.



