
Au travers de cet article que nous avons voulu le plus complet possible, nous avons souhaité vous présenter tous les lieux incontournables de Malé aux Maldives, ceux que vous devez absolument voir, ceux qui représentent son essence même. Certains d’entre eux sont évidents et connus de tous, mais d’autres sont des trésors cachés qui méritent d’être parcourus. C’est pour cette raison que nous espérons que cet article qui vous présente les incontournables de Malé aux Maldives vous aidera à découvrir ce pays magnifique.
Aux confins de l’océan Indien, les Maldives forment un archipel enchanteur où plages de sable fin, lagons turquoise et récifs coralliens se conjuguent à une culture insulaire préservée. Composé de 1192 îles coralliennes, le pays s’étend sur près de 800 kilomètres du nord au sud et incarne l’un des paysages marins les plus emblématiques du monde. Sur ces îles, seules 200 sont habitées, tandis que 165 accueillent des complexes touristiques de luxe, attirant des voyageurs venus rechercher sérénité et dépaysement dans un cadre paradisiaque. Sous la surface, la richesse marine est spectaculaire, avec plus de 2 000 espèces de poissons multicolores évoluant dans des eaux d’une clarté exceptionnelle.
L’archipel est structuré en 26 atolls géographiques et compte 20 groupes d’atolls administratifs, mais seuls 10 sont ouverts au tourisme. Parmi les plus connus figurent Lhaviyani, Raa, Baa ou encore Kaafu, où se trouvent la capitale Malé et l’aéroport international. L’atoll Alifu, également nommé Ari, est le deuxième plus populaire après Kaafu, réputé pour ses stations balnéaires et ses sites de plongée. Plus au sud, les visiteurs peuvent découvrir Vaavu, Meemu, Faafu, Dhaalu ou encore Seenu, ce dernier étant le plus austral, le deuxième plus peuplé et doté de l’aéroport international de Gan.
| Se déplacer aux Maldives implique d’adopter les modes de transport locaux, adaptés à la géographie éclatée de l’archipel. Les quatre principaux moyens de circulation sont l’avion intérieur, le ferry, l’hydravion et, pour certains visiteurs privilégiés, le yacht privé. Les habitants utilisent surtout les bateaux, équivalents maritimes de la voiture, tandis que les hydravions et les yachts sont essentiellement destinés aux touristes séjournant dans des établissements haut de gamme. L’hydravion est un symbole du voyage maldivien. Exploité principalement par Trans Maldivian Airways, le plus grand opérateur au monde dans ce domaine, il permet de rejoindre rapidement des stations éloignées. Sa flotte de DHC-6 Twin Otter transporte une quinzaine de passagers. Toutefois, les vols ne sont pas programmés longtemps à l’avance : les horaires sont confirmés à la veille seulement et les retards sont fréquents, pouvant entraîner plusieurs heures d’attente dans le salon TMA. De plus, les hydravions ne volent pas de nuit : une arrivée tardive à Malé oblige souvent à passer la nuit sur place avant de rejoindre son île. Les avions intérieurs sont un autre moyen de contourner les distances. La compagnie Maldivian assure des liaisons régulières entre Malé et une quinzaine d’aéroports répartis dans tout l’archipel, dont Gan, Dharavandhoo ou Fuvahmulah. D’autres compagnies comme Manta Air et Villa Air complètent le réseau. Aucun trajet ne dépasse 90 minutes, ce qui garantit des correspondances rapides. Dans certains cas, ces vols sont combinés avec des transferts maritimes pour atteindre les îles-hôtels. Les bateaux constituent une solution plus variée. Les stations haut de gamme organisent des transferts privés, parfois luxueux, allant du dhoni traditionnel aux bateaux à moteur équipés de restauration. Pour les voyageurs indépendants, la société publique MTCC propose des ferries réguliers reliant différentes îles à des prix abordables. Les cargos et dhonis locaux restent l’option la plus économique, bien qu’ils soient plus lents et moins confortables. Enfin, les croisières privées en yacht offrent une alternative élitiste permettant de naviguer librement entre les atolls. Si les anciennes restrictions exigeant des permis de voyage inter-atolls ont été levées pour les touristes, un IATP demeure obligatoire pour amarrer un navire privé. |
Malé, capitale des Maldives, est à la fois le centre politique, économique et culturel du pays. Avec plus de 211 000 habitants répartis sur à peine 8,3 km², elle est l’une des villes les plus densément peuplées au monde. Située à l’extrémité sud de l’atoll de Malé Nord, elle concentre une grande partie de la vie nationale.
La ville se compose de sept îles principales : l’île centrale de Malé, Hulhulé (qui accueille l’aéroport international de Velana), Hulhumalé, Villimalé, Gulhifalhu, Thilafushi et Giraavarufalhu. Chacune de ces îles joue un rôle spécifique dans l’organisation et l’expansion de la capitale.
Le port commercial, situé sur l’île centrale, est le cœur névralgique des activités économiques du pays. Véritable plaque tournante, il relie les Maldives au reste du monde et soutient le dynamisme du secteur maritime et touristique.
Sur le plan urbain, l’île centrale de Malé est presque entièrement bâtie, reflétant une des plus fortes densités démographiques au monde. Face à cette pression, l’expansion s’est poursuivie avec la création et le développement de Hulhumalé, qui accueille de nouveaux logements, commerces et infrastructures modernes.
Fiche pays MALDIVES
1. Île d’Hulhulé
Hulhulé est une petite île de l’atoll de Malé Nord, située à proximité immédiate de la capitale Malé. Elle est mondialement connue car elle abrite l’aéroport international de Velana, principal point d’entrée aux Maldives. Bien qu’inhabitée, elle joue un rôle crucial dans les déplacements internes et internationaux. Considérée comme un quartier de la capitale, elle est reliée à Malé par le pont de Sinamalé, une infrastructure moderne inaugurée en 2018.
L’aéroport international de Velana accueille un large éventail de compagnies aériennes internationales, reliant l’archipel à l’Europe, au Moyen-Orient et à l’Asie. Il comprend également un terminal d’hydravions, exploité par Trans Maldivian Airways, qui permet de rejoindre les îles et atolls les plus reculés. L’île abrite aussi le service météorologique national, ainsi que diverses installations logistiques liées à l’aviation.
Au-delà de son rôle aéroportuaire, Hulhulé est également connue des plongeurs pour l’épave du Maldives Victory Wreck. Ce cargo, coulé en 1981, repose au large de l’île, parallèle à son récif. Devenu un site de plongée renommé, il attire chaque année de nombreux amateurs de fonds marins. L’épave est considérée comme l’une des plus célèbres des Maldives.
Le pont de Sinamalé a transformé la connexion entre Hulhulé et la capitale, facilitant l’accès direct depuis l’aéroport. Long de 2,1 kilomètres, il est équipé de voies distinctes pour les voitures, motos et piétons. Cette infrastructure stratégique a contribué à désenclaver l’île aéroportuaire et à renforcer le rôle central de Malé dans la vie du pays.

2. Île d’Hulhumalé
Hulhumalé est une île artificielle créée au sud de l’atoll de Malé Nord. Construite par remblaiement de sable marin, elle répond à la croissance démographique de la capitale et aux menaces de la montée des eaux. Lancée officiellement en 2004 par le président Maumoon Abdul Gayoom, elle a depuis connu un essor rapide.
La gestion de Hulhumalé est assurée par la Housing Development Corporation, qui supervise son développement urbain, industriel et résidentiel. Avec plus de 50 000 habitants en 2019, l’île est appelée à devenir l’un des principaux pôles urbains de l’archipel, avec une population prévue de 240 000 personnes. Sa superficie de 4 km² en fait la quatrième plus grande île des Maldives.
L’île est reliée à Hulhulé par une chaussée, permettant un accès routier direct à l’aéroport international de Velana. Depuis 2018, l’ouverture du pont de Sinamalé relie également l’ensemble Malé–Hulhulé–Hulhumalé, créant un réseau routier continu inédit dans le pays. Cette connexion facilite grandement les échanges économiques et les déplacements quotidiens.
Sur le plan touristique, Hulhumalé propose des plages attrayantes comme la Hulhumalé Public Beach et la plage de Hulhumalé. Les visiteurs peuvent aussi profiter du Central Park, ainsi que de nombreux centres commerciaux comme le Redwave Mega Mall. L’île compte également plusieurs mosquées notables, dont la Masjid AL Amaanee et la Masjid Al Umar Bin Al Khattab.
L’île abrite également un entrepôt dans lequel se déroule un petit marché aux poissons apprécié des locaux et des visiteurs.
Enfin, au nord de l’île, la zone de Farukolufushi offre de belles plages et constitue un lieu de détente apprécié.

3. Île de Villimalé
Villimalé, connue également sous le nom de Villingili, est une île habitée de l’atoll de Malé Nord, considérée comme le cinquième district de la capitale. Située à seulement deux kilomètres à l’ouest de Malé, elle est facilement accessible par ferry, avec des liaisons fonctionnant jour et nuit. Sa proximité avec la capitale en fait une destination privilégiée pour les habitants de Malé et d’Hulhumalé.
Avec ses 6 755 habitants, Villimalé attire chaque week-end de nombreux visiteurs en quête de tranquillité. Loin de l’effervescence de la capitale, l’île propose un cadre plus calme, avec des plages charmantes et une ambiance détendue. Elle dispose également de plusieurs hébergements, hôtels et maisons d’hôtes qui séduisent les touristes étrangers à la recherche d’une alternative moins urbanisée que Malé.
Les plages de l’île sont particulièrement appréciées, notamment la Villingili Beach à l’est et la One Love Beach au nord-ouest. Elles offrent des eaux claires idéales pour la baignade et la détente. L’île abrite également la mosquée Masjid-Al-Birri, lieu de culte important pour les habitants.
Outre ses plages, Villimalé est connue pour son centre de sports nautiques : le Liquid Water Sports. Cet établissement propose diverses activités, dont le flyboard, en partenariat avec la société Zapata.

4. Île de Thilafushi
Thilafushi est une île artificielle créée en 1991, située à l’ouest de Malé, entre Giraavaru et Gulhifalhu. Elle est née d’une décision gouvernementale visant à créer une décharge municipale afin de répondre aux besoins croissants en gestion des déchets de la capitale.
Depuis sa création, Thilafushi, appelée également l’île poubelle a connu une expansion rapide. Les scientifiques estiment que l’île s’agrandit d’un mètre carré par jour grâce aux dépôts continus. En 2005, environ 31 000 camions de déchets y étaient acheminés chaque année, représentant une masse considérable. Cette évolution a progressivement transformé l’île en un véritable site industriel.
Chaque jour, plus de 330 tonnes de déchets sont transportées à Thilafushi, principalement en provenance de Malé. Les statistiques indiquent qu’un touriste produit en moyenne 3,5 kilos de déchets par jour, soit plus du double de la production d’un habitant de la capitale et cinq fois plus que la production d’un Maldivien vivant dans le reste de l’archipel.

5. Ville de Malé
5 A. Le monument du tsunami (Ville de Malé)
Le monument du tsunami est un mémorial emblématique de la capitale, dédié aux victimes du tsunami qui a frappé l’océan Indien en décembre 2004. Érigé dans un cadre paisible, il invite les visiteurs à se recueillir et à réfléchir sur cette catastrophe qui a marqué profondément les Maldives. L’atmosphère calme du lieu en fait un espace de mémoire privilégié, tant pour les proches des victimes que pour les curieux souhaitant comprendre l’ampleur de ce drame.
Lors de cette tragédie, 74 Maldiviens ont perdu la vie, et le monument se dresse aujourd’hui comme un symbole d’espoir et de résilience. Sa structure est riche de symboles : les 20 sphères d’acier disposées autour du mémorial représentent les 20 atolls qui composent le pays, rappelant l’unité de la nation face à l’épreuve.
Les piliers qui s’élèvent vers le ciel symbolisent les vagues destructrices du tsunami, évoquant à la fois la force de la nature et la fragilité de la vie humaine.
Les tiges métalliques de la structure portent quant à elles un hommage aux disparus. Les noms des 74 victimes ont été gravés dans l’édifice, inscrivant leur mémoire de manière indélébile dans le cœur de la capitale.

5 B. La grande mosquée (Ville de Malé)
La grande mosquée de Malé appelée également mosquée Al Sultan Mohammed et le centre islamique qui l’intègre constituent l’un des ensembles architecturaux les plus impressionnants des Maldives. Inaugurée en 1984, la mosquée est reconnaissable de loin grâce à son immense coupole dorée, qui domine le paysage urbain de la capitale. Elle est considérée comme la plus grande mosquée du pays et l’un des centres islamiques majeurs d’Asie pouvant accueillir jusqu’à 5000 fidèles.
Située sur Orchid Magu, non loin de la place de la République, cette mosquée domine le paysage urbain de la capitale.
Financée par plusieurs États, dont le sultanat de Brunei, la Libye et des pays du Golfe, la mosquée témoigne de l’importance spirituelle et culturelle de l’islam dans l’archipel. Sa construction moderne en fait un lieu unique, à la fois symbole religieux et institutionnel.
L’intérieur impressionne par ses décors raffinés : un carrelage en marbre venu de Grèce, des tapis confectionnés au Pakistan, des lustres imposants et des panneaux de bois sculptés. L’ensemble confère au lieu une atmosphère solennelle et majestueuse, adaptée à la prière et aux grandes cérémonies.
Le centre islamique de Malé, connu sous le nom de Masjid Al-Sultan Muhammad Thakurufaanu al-Auzam abrite également un auditorium, une bibliothèque et les bureaux du Conseil supérieur des Affaires islamiques.
Accessible aux visiteurs entre 9h et 17h, en dehors des heures de prière, la grande mosquée de Malé accueille touristes et fidèles. Les règles vestimentaires sont strictes : les hommes doivent porter un pantalon long, et les femmes une tenue couvrant bras et jambes.

5 C. Le musée national des Maldives (Ville de Malé)
Le musée national des Maldives, inauguré en 1952 par le Premier ministre Mohamed Amin Didi, est une véritable vitrine du patrimoine maldivien. Situé au cœur de la capitale à l’emplacement de l’ancien palais du sultan, dans le parc du Sultan il retrace l’histoire de l’archipel depuis ses origines jusqu’à l’époque moderne. Sa collection permet de comprendre l’évolution culturelle et religieuse du pays.
Les salles du musée présentent une riche variété d’objets : armes anciennes, objets religieux, instruments de musique, maquettes de dhonis de pêche ou encore objets en laque typiques de l’art local.
L’une des pièces maîtresses est un panneau en bois sculpté, orné d’inscriptions en arabe et en thaana, qui illustre la conversion des Maldives à l’islam en 1153. Cette transition religieuse est un moment fondateur de l’identité du pays, et le musée en conserve un précieux témoignage.
Parmi les objets remarquables, les visiteurs peuvent admirer une tête de Bouddha en corail blanc, vestige de la période pré-islamique. Elle rappelle les origines anciennes et les influences culturelles variées qui ont marqué l’archipel.

5 D. Le parc du Sultan (Ville de Malé)
Le parc du Sultan est le principal espace vert de la capitale, offrant une oasis de fraîcheur et de calme au cœur d’un environnement urbain dense. Situé près de Chandhanee Magu, il occupe l’ancien emplacement du palais du Sultan, détruit en 1968 lors de la proclamation de la Seconde République.
Seule une aile du palais subsiste, mais l’espace a été transformé en un vaste jardin public. Avec ses allées ombragées, ses bancs et sa végétation luxuriante, il constitue un lieu privilégié pour les promenades et la détente des habitants comme des visiteurs.
Le parc est apprécié pour sa biodiversité végétale. S’y trouvent des nénuphars, des roses, des banians majestueux et des orchidées. Ces éléments contribuent à créer une atmosphère paisible, propice au repos et à la contemplation.
Le parc abrite le musée national. Mais également la National Art Gallery et le Maldives Philatelic Museum.
Les enfants disposent d’aires de jeux adaptées, ce qui en fait un lieu familial très fréquenté. Bien que certaines fontaines soient aujourd’hui éteintes, le parc garde son charme et reste l’un des rares espaces publics ouverts de la ville.

5 E. Hukuru Miskiiy (Ville de Malé)
Au cœur de Malé se trouve l’illustre Hukuru Miskiiy, également connue sous le nom de Vieille Mosquée du Vendredi, édifiée en 1658 sous le règne du sultan Ibrahim Iskandar Ier. Elle constitue l’un des monuments religieux les plus anciens et les plus précieux de l’archipel.
Construite en blocs de corail parfaitement imbriqués, sans mortier, elle témoigne du savoir-faire exceptionnel des artisans maldiviens de l’époque. Elle fait partie des 26 mosquées en pierres de corail du pays.
Son architecture intérieure est tout aussi remarquable, avec des plafonds voûtés finement décorés, des colonnes en corail sculptées et des panneaux de bois de teck et de santal richement travaillés. Ce mélange harmonieux de matériaux naturels et de motifs traditionnels fait de la mosquée une œuvre d’art en soi.
À proximité immédiate, le cimetière du XVIIe siècle ajoute une dimension historique et culturelle supplémentaire. S’y trouvent des pierres tombales minutieusement sculptées, dont la forme distingue les sépultures des hommes et des femmes. Certaines pierres, ornées d’inscriptions dorées, rappellent l’importance des familles royales dans l’histoire maldivienne.
Le site a été reconnu en 2008 comme patrimoine mondial de l’Unesco pour son caractère unique et son excellence architecturale.
Lieu de culte toujours actif, la mosquée n’est accessible aux visiteurs qu’en dehors des heures de prière. Son emplacement, face au palais présidentiel de Mulee-aage, en fait une étape incontournable pour qui souhaite découvrir l’histoire et le patrimoine spirituel de Malé.

5 F. Theemuge (Ville de Malé)
Dans le quartier de Maafannu se dresse Theemuge, l’ancien palais présidentiel des Maldives. Construit dans un style mêlant modernité et tradition, cet édifice impressionne par sa façade blanche et bleue et ses lignes élégantes. De 1998 à 2008, il fut la résidence de l’ancien président Maumoon Abdul Gayoom, avant d’accueillir aujourd’hui la cour suprême du pays.
L’histoire du bâtiment est profondément liée à la dynastie Theemuge, qui régna sur les Maldives entre 1141 et 1388.
À l’intérieur, l’architecture reflète une recherche de prestige, avec des espaces spacieux et une conception soignée adaptée à la fonction présidentielle. Bien qu’il ne soit plus la résidence du chef d’État, Theemuge reste un symbole du pouvoir politique et administratif maldivien.
Pour les visiteurs, Theemuge représente une découverte intéressante du patrimoine politique du pays, offrant une perspective différente des monuments religieux et culturels de la capitale.

5 G. Place de la République (Ville de Malé)
Au nord de Malé, le long du front de mer, s’étend Jumhooree Maidan, également connue sous le nom de place de la République. Créée en 1989, cette vaste esplanade est rapidement devenue un lieu central pour les habitants de la capitale. Sa pelouse verdoyante et ses arbres bien entretenus en font un espace agréable permettant de profiter de l’air marin tout en observant la vie quotidienne maldivienne.
Très fréquenté en fin de journée, le square attire les travailleurs venant se détendre après leurs activités. Les bancs installés le long des allées permettent de profiter d’un moment de repos, tandis que les familles et les jeunes apprécient l’ambiance conviviale du lieu. La proximité du front de mer donne aussi à la place un charme particulier, accentué par les lumières du port au coucher du soleil.
Jumhooree Maidan joue également un rôle important dans la vie collective et politique du pays. Il est un espace privilégié pour les rassemblements, les événements officiels et les célébrations nationales. Des spectacles et animations de plein air y sont régulièrement organisés, renforçant son caractère festif et populaire.

5 H. Muliaage (Ville de Malé)
Face à la mosquée de Hukuru Miskiiy se dresse Mulee-aage ou Muliaage, l’actuel palais présidentiel. Cette imposante bâtisse coloniale, aux tons bleu et blanc, a été construite entre 1914 et 1919 par le sultan Mohamed Shamsuddeen III pour son fils, le prince Hassan Izzuddeen. Conçu à l’origine comme une résidence princière, le palais n’a cependant jamais servi de demeure royale au sultan.
L’histoire de Mulee-aage est marquée par des usages variés : résidence du prince jusqu’en 1934, bâtiment inoccupé durant une longue période, puis siège administratif du gouvernement ou logement temporaire de dignitaires en visite. En 1953, sous la Première République, il est officiellement devenu palais présidentiel.
Depuis lors, le bâtiment a retrouvé régulièrement cette fonction, notamment à partir de 1968 avec la Seconde République. Aujourd’hui, il abrite la résidence officielle du président des Maldives. En 2019, Mulee-aage a célébré son centenaire, témoignant de son importance historique et politique dans la capitale.
Le palais se distingue aussi par son jardin soigneusement entretenu, qui offre une perspective élégante sur l’architecture du bâtiment.

5 I. La plage artificielle de Malé (Ville de Malé)
Sur le littoral oriental de la capitale, à l’est de la ville, s’étend la plage artificielle de Malé, un espace aménagé pour offrir aux habitants un lieu de loisirs et de détente au bord de l’eau. Bien qu’elle soit artificielle, cette plage au sable doré et aux eaux claires reproduit l’ambiance des rivages naturels de l’archipel. Elle constitue un lieu incontournable pour profiter de la mer sans quitter la ville.
La zone est particulièrement animée, avec ses cafés, ses snacks et ses espaces de promenade. Les terrains de football et de cricket qui bordent la plage attirent de nombreux jeunes, tandis que les familles viennent profiter d’une baignade ou simplement d’un moment de repos à l’ombre.
En se dirigeant plus au nord, près des terminaux de ferrys menant à l’aéroport, se découvre le Majeediyya Carnival, un espace de loisirs regroupant attractions foraines, bowling et restaurants.

5 J. La bibliothèque nationale des Maldives (Ville de Malé)
Fondée en 1945, la bibliothèque nationale des Maldives est un lieu de savoir et de mémoire unique dans le pays. D’abord connue comme bibliothèque d’État, elle reçut à ses débuts une collection rotative du British Council, renouvelée tous les trois mois. Ce noyau initial marqua le point de départ d’un fonds qui s’est considérablement enrichi au fil des décennies.
Aujourd’hui, la bibliothèque conserve une vaste collection de documents publiés aux Maldives, mais aussi des ouvrages étrangers. Elle fonctionne sous la tutelle du ministère des Arts, reflétant son rôle essentiel dans la vie culturelle et intellectuelle de la nation.
Elle abrite notamment des collections spéciales consacrées à la culture maldivienne, comprenant des manuscrits rares, des périodiques et des documents historiques nationaux. Ces trésors offrent un regard précieux sur l’histoire, les traditions et l’évolution de la société maldivienne.

5 K. Mosquée de l’Aïd (Ville de Malé)
Construite en 1810, la mosquée de l’Aïd est la plus jeune des mosquées en pierres de corail à Malé. Édifiée pour remplacer une mosquée plus ancienne datant du règne du sultan Imaduddin (1704-1720), elle constitue un exemple exceptionnel du savoir-faire maldivien en matière de construction et d’ornementation.
Bien que son périmètre ait été réduit au fil des siècles et que des extensions modernes aient été ajoutées, le cœur de l’édifice est resté intact. L’architecture comprend une salle de prière, des dhaalas sur trois côtés, un escalier d’entrée ascendant et un toit à plusieurs niveaux. La base en corail se distingue par ses sculptures délicates et ses moulures soignées.
L’intérieur impressionne par ses plafonds à caissons ornés de laage, motifs traditionnels qui reflètent un art décoratif raffiné. Ces éléments confèrent à la mosquée une atmosphère solennelle et élégante, où chaque détail témoigne du travail patient des artisans.

5 L. La mosquée Kalhuvakaru Miskiy (Ville de Malé)
La mosquée Kalhuvakaru Miskiy faisant partie des 26 mosquées en pierres de corail du pays, édifiée en 1789 à Malé, se distingue par l’utilisation singulière de l’ébène en complément de la pierre de corail. De taille modeste, elle incarne néanmoins un témoignage précieux du savoir-faire artisanal maldivien. Déplacée et remontée à plusieurs reprises, cette petite mosquée illustre la volonté de préservation du patrimoine religieux de la capitale.
Le bâtiment se compose d’une salle de prière, d’un fenda sur trois côtés et d’un escalier ascendant ouvrant sur un toit à plusieurs niveaux. La base en corail est richement sculptée et ornée de moulures délicates, tandis que l’intérieur se distingue par un plafond à caissons décoré de laage. À proximité, un puits en pierres de corail complète l’ensemble, rappelant l’importance de l’eau pour les ablutions rituelles.
Les artisans ont déployé un savoir-faire remarquable dans les finitions, avec des gravures complexes et des laques d’une grande finesse. Cette ornementation confère à la mosquée un caractère unique, qui la différencie des autres édifices religieux de l’archipel.

5 M. Le mausolée Medhu Ziyaaraiy (Ville de Malé)
Le Medhu Ziyaaraiy est un mausolée situé, à proximité de la grande mosquée du Vendredi. Il abrite la tombe d’Abu al-Barakat Yusuf al-Barbari, un érudit marocain qui joua un rôle décisif dans la conversion du royaume des Maldives à l’islam en 1153. Ce lieu constitue donc un témoignage essentiel de l’histoire religieuse du pays.
Construit en 1906 sous le règne de Muhammad Shamsuddeen III, le mausolée est un site historique vénéré. Sa localisation, près du palais présidentiel de Muliaage et de la grande mosquée, souligne son importance symbolique au cœur de la capitale. Il représente non seulement un monument funéraire, mais aussi un symbole de paix et de mémoire collective.
Le Medhuziyaaraiy a été restauré et rouvert au public en 2009, après plusieurs décennies durant lesquelles l’accès était restreint. Ce retour a suscité des débats, mais il a aussi renforcé son rôle comme lieu de commémoration et de recueillement. En 2022, un drapeau y fut hissé pour la première fois depuis trente ans, soulignant à nouveau sa valeur nationale.

5 N. Le siège du ministère de la Défense (Ville de Malé)
Le siège du ministère de la Défense, également appelé Bandaara Koshi ou Bandeyrige, se dresse à côté de la place de la République, en face du centre islamique, sur Émir Ahmed Magu. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un site touristique au sens classique, ce bâtiment impressionne par sa présence austère et intimidante.
Sa masse blanche dépourvue de fenêtres, ponctuée de tours de garde à intervalles réguliers, symbolise la puissance militaire et politique concentrée dans la capitale.
Le siège du ministère de la Défense abrite notamment le Service de sécurité nationale, autrefois connu comme la police secrète du pays. L’édifice est entouré d’avertissements interdisant strictement toute photographie, ce qui contribue à son atmosphère redoutable. Son apparence imposante, renforcée par une surveillance visible et constante, attire malgré tout l’attention des passants et marque durablement l’esprit des visiteurs.

5 O. La mosquée Dharumavantha Rasgefaanu Miskiyy (Ville de Malé)
La mosquée Dharumavantha Rasgefaanu Miskiyy est l’une des plus anciennes mosquées des Maldives, érigée au XIIe siècle par le roi Dhovemi. Ce dernier, considéré comme le premier souverain musulman du pays et fondateur de la dynastie Theemuge, joua un rôle décisif dans l’islamisation des îles en 1153. La mosquée demeure ainsi un lieu hautement symbolique, à la fois religieux et historique.
Construite dans un style simple et traditionnel, la mosquée Dharumavantha Rasgefaanu Miskiyy incarne la sobriété de l’architecture islamique de cette époque.
Ses murs en pierres de corail et ses éléments de bois témoignent d’un savoir-faire ancien, transmis de génération en génération. Elle reste un lieu de prière actif, accueillant fidèles et visiteurs désireux de découvrir un fragment du patrimoine spirituel maldivien.

5 P. Le marché local (Ville de Malé)
Le marché local de Malé, installé sur le front de mer nord à proximité du marché aux poissons, est l’un des lieux les plus vivants de la capitale. Divisé en une multitude de petits stands, il propose des produits provenant des différents atolls. Les visiteurs y découvrent un condensé de la richesse agricole et culinaire des Maldives.
S’y trouve une variété impressionnante de produits : légumes, fruits tropicaux, ignames, chips de fruit à pain, bananes, ainsi que du poisson séché ou fumé. Chaque étal reflète les spécialités locales, permettant de saisir la diversité des modes de vie insulaires.

5 Q. Le marché aux poissons (Ville de Malé)
Le marché aux poissons de Malé, situé à l’ouest de la place de la République, est un autre lieu central de la vie de la capitale. Les pêcheurs y débarquent leur cargaison et vident le poisson qui est vendu pour la consommation locale. Le thon, élément essentiel de la gastronomie maldivienne, y est particulièrement présent.
L’ambiance du marché aux poissons est marquée par son caractère brut : odeurs puissantes, flaques d’eau mêlées de sang et agitation permanente. Malgré cet aspect peu hygiénique, il reste un espace fascinant qui reflète le lien profond entre les Maldiviens et la mer. À l’étage, un café propose aux visiteurs de faire une pause et de goûter des en-cas rapides, notamment l’après-midi.

5 R. Gadi Buru (Ville de Malé)
Au cœur de Malé, la capitale des Maldives, se dresse l’imposante tour de l’horloge connue sous le nom de Gadi Buru, également appelée Bodu Gadi. Érigée à l’origine pour marquer un moment important de l’histoire nationale, elle constitue aujourd’hui un symbole emblématique de la ville. Sa silhouette familière rythme la vie urbaine et rappelle la volonté du pays de conserver des repères culturels et historiques au sein d’un paysage en constante évolution.
La construction de la Gadi Buru remonte à 1990, année où les Maldives célébraient le 25e anniversaire de leur indépendance. Le projet, rendu possible grâce au soutien du Sri Lanka, visait à matérialiser les liens diplomatiques et amicaux entre les deux nations. Ce geste d’hospitalité s’est concrétisé par l’édification d’une tour qui allait rapidement devenir l’un des repères visuels majeurs de la capitale.
Dès son installation, une horloge offerte par le Sri Lanka a été placée au sommet de la Gadi Buru. Cependant, celle-ci a cessé de fonctionner peu de temps après, restant figée malgré les multiples rénovations entreprises sur la structure au fil des ans. Ce contraste entre l’entretien du monument et l’inaction de l’horloge a longtemps alimenté débats et curiosité parmi les habitants et les visiteurs.
En août 2017, la Gadi Buru a été démolie par décision gouvernementale, suscitant une vague de nostalgie chez les Maldiviens attachés à ce symbole. Pourtant, cette disparition n’était que temporaire, car un projet de reconstruction a rapidement été envisagé pour lui redonner sa place au sein du paysage urbain de Malé.
En novembre 2023, la Gadi Buru a été entièrement reconstruite par Rasheed Carpentry and Construction en collaboration avec le conseil municipal de Malé. Restaurée dans un esprit respectueux de son histoire, la tour rajeunie continue d’incarner un patrimoine vivant, associant mémoire collective, amitié régionale et fierté nationale.

5 S. Lonuziyaaraiy Park (Ville de Malé)
Le Lonuziyaaraiy Park, situé dans le quartier de Henveiru à Malé, est l’un des plus récents espaces verts de la capitale maldivienne. Développé sur 1,2 hectares il a été conçu pour offrir aux habitants et visiteurs un lieu de détente et de loisirs au cœur d’un environnement urbain dense. Ce parc représente un projet ambitieux visant à embellir la ville tout en proposant des espaces adaptés aux différentes pratiques sociales et sportives.
L’inauguration officielle du Lonuziyaaraiy Park a eu lieu le 12 novembre 2020, en présence du président Ibrahim Mohamed Solih, de la première dame Fazna Ahmed, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement.
Le parc est divisé en différentes sections soigneusement pensées : Medhu Bageecha, Varunulaa, Raalhugandu, Uss Bageecha et Maamelaameli. Chacune d’elles possède son identité propre et permet de diversifier les expériences offertes aux visiteurs.
Parmi les installations notables du Lonuziyaaraiy Park, se retrouve un étang agrémenté de petits ponts, créant une atmosphère apaisante idéale pour la promenade. Le site dispose également de pistes dédiées au jogging et au vélo, renforçant sa dimension sportive et favorisant les activités de plein air en toute sécurité.
Enfin, le parc met à disposition pas moins de 300 bancs, témoignant de son rôle d’espace de repos et de convivialité.




