
Au travers de cet article que nous avons voulu le plus complet possible, nous avons souhaité vous présenter tous les lieux d’intérêts de Santa Cruz aux Galápagos, ceux que vous devez absolument voir, ceux qui représentent son essence même. Certains d’entre eux sont évidents et connus de tous, mais d’autres sont des trésors cachés qui méritent d’être parcourus. C’est pour cette raison que nous espérons que cet article qui vous présente les incontournables de Santa Cruz aux Galápagos vous aidera à découvrir ce territoire magnifique.
Une terre volcanique aux multiples visages, à la fois insulaire, montagneuse et littorale, Santa Cruz est l’une des principales îles de l’archipel des Galápagos, en Équateur. Située presque au cœur géographique de l’archipel, elle représente un véritable carrefour pour les voyageurs comme pour les scientifiques. Bordée par les eaux limpides du Pacifique, elle s’étend sur plus de 986 km² et offre une diversité de paysages impressionnante, allant des plages de sable blanc aux cratères volcaniques, des forêts humides de haute altitude aux zones arides parsemées de cactus géants. Refuge de tortues géantes et d’animaux endémiques, l’île joue un rôle clé dans les efforts de conservation menés aux Galápagos.
Puerto Ayora, la plus grande ville de l’archipel, incarne la vitalité et le dynamisme de Santa Cruz. Ce port animé est aussi bien un centre touristique qu’un bastion de la recherche scientifique. C’est ici que se trouve la célèbre station de recherche Charles Darwin, haut lieu de la préservation des espèces endémiques. Accessible au public, le centre propose des expositions sur la biodiversité locale, abrite des tortues géantes en réhabilitation et contribue activement à la sensibilisation environnementale. À proximité, le marché aux poissons, les cafés en bord de mer et les agences d’excursion révèlent une atmosphère cosmopolite tout en restant ancrée dans la culture insulaire.
Mais Santa Cruz ne se limite pas à son littoral urbanisé. En s’enfonçant dans les terres, on découvre une île intérieure foisonnante, dominée par les collines de la zone de transition et la végétation luxuriante des hautes terres. Dans ces régions plus fraîches, les champs agricoles côtoient des réserves naturelles comme El Chato, où les tortues géantes vivent à l’état sauvage, se déplaçant paisiblement dans les marais et les pâturages. Les tunnels de lave, témoins géologiques du passé volcanique de l’île, offrent une plongée spectaculaire dans les entrailles de la terre.
Les côtes de Santa Cruz réservent également bien des trésors naturels. Des plages emblématiques comme Tortuga Bay, connue pour son sable d’une blancheur éclatante, aux sites de snorkeling comme Las Grietas, canyon inondé d’eau claire, ou la plage de Garrapatero, chaque recoin invite à la contemplation et à la découverte. La faune marine y est omniprésente : iguanes marins, lions de mer, raies, tortues et poissons multicolores s’épanouissent dans un environnement protégé. Ces paysages vierges illustrent la fragilité et la richesse de l’écosystème galapaguien.
| Comment rejoindre les Galápagos ? Rejoindre les îles Galápagos demande une certaine planification, tant pour des raisons logistiques que budgétaires. En raison de leur isolement et des restrictions environnementales imposées, le seul moyen d’accéder à cet archipel unique est par avion, au départ de l’Équateur continental. Deux villes offrent des vols directs : Quito et Guayaquil uniquement vers San Cristóbal et Santa Cruz. Les départs se font généralement le matin, avec un retour prévu l’après-midi, ce qui oblige bien souvent les voyageurs à passer une nuit à l’arrivée ou au départ sur le continent. Il faut aussi tenir compte des taxes obligatoires : un visa spécial (la carte INGALA) coûte 20 USD à régler avant l’embarquement, tandis qu’un droit d’entrée de 100 USD, en espèces, est perçu à l’arrivée sur les îles. Les compagnies Avianca et LATAM assurent la liaison entre le continent et les îles. Les tarifs varient selon la saison et la ville de départ : entre 419 et 522 USD au départ de Guayaquil, et de 457 à 512 USD au départ de Quito pour les étrangers. Les Équatoriens bénéficient de tarifs réduits. Trois aéroports principaux desservent l’archipel : l’aéroport de Baltra (près de Santa Cruz), l’aéroport de San Cristóbal et l’aéroport d’Isabela pour les vols inter-îles. Baltra est le plus fréquenté, situé à une heure environ de Puerto Ayora, la ville principale. À San Cristóbal, l’aéroport est tout proche du centre de Puerto Baquerizo Moreno. Les procédures d’embarquement à l’aéroport de Quito et de Guayaquil sont bien balisées. Avant l’enregistrement, les voyageurs doivent se rendre au guichet du parc national des Galápagos pour acheter la carte INGALA. Ensuite, leurs bagages passent un contrôle sanitaire obligatoire, avant d’être scellés. Ce processus permet de limiter l’introduction d’espèces invasives sur les îles. Une fois ces étapes franchies, l’enregistrement s’effectue normalement, puis vient le passage à la sécurité. La signalisation claire, en espagnol et en anglais, facilite le parcours pour tous les visiteurs. |
Santa Cruz est aussi le centre administratif du canton de Santa Cruz, le plus peuplé de l’archipel, regroupant environ 11 000 habitants. Ce canton englobe plusieurs autres îles importantes, bien qu’inhabitées pour la plupart, et s’affirme comme le moteur économique, touristique et scientifique des Galápagos. Depuis Puerto Ayora, des excursions maritimes permettent de rejoindre Santiago, Bartolomé, Rábida et Seymour Nord, des îles satellites qui contribuent largement à la diversité biologique et géologique de la région.
Chacune de ces îles voisines possède un caractère unique. Bartolomé, avec son cône volcanique emblématique, est sans doute l’un des paysages les plus photographiés de l’archipel, offrant un panorama spectaculaire sur les formations rocheuses et les plages dorées. Santiago, aux reliefs volcaniques intenses, abrite des colonies d’iguanes marins et de phoques, et propose des sentiers fascinants à travers ses champs de lave figés. Rábida, reconnaissable à sa plage rougeâtre due à la forte teneur en fer de son sable, est un haut lieu d’observation des flamants roses et des pélicans. Seymour Nord, quant à elle, est une réserve ornithologique majeure où frégates et fous à pattes bleues s’ébattent en toute liberté.
| Se rendre sur l’île de Santa Cruz, l’une des plus accessibles et des plus fréquentées de l’archipel des Galápagos, est relativement simple depuis le continent équatorien. Les vols en provenance de Quito ou Guayaquil atterrissent sur l’île voisine de Baltra, à l’aéroport Seymour, le principal hub aérien des Galápagos. Une fois arrivé à Baltra, les voyageurs doivent prendre un bus ou une navette (souvent incluse dans les forfaits touristiques ou disponible sur place) jusqu’à un petit canal. De là, un ferry local (0,50 $) fait la courte traversée jusqu’à Santa Cruz proprement dite. Ce système de connexion bien rodé permet de rejoindre facilement Puerto Ayora, la ville principale de l’île, en environ une heure à partir de l’atterrissage. Depuis les autres îles habitées, comme Isabela ou San Cristóbal, Santa Cruz est également un point central de transit. Depuis Isabela, les bateaux rapides relient Puerto Villamil à Puerto Ayora deux fois par jour, à 6h et 15h, avec un trajet d’environ 2 à 2h30 selon l’état de la mer. Depuis San Cristóbal, il n’existe pas de liaison maritime directe vers Isabela, ce qui fait de Santa Cruz un passage obligé. Des ferrys quotidiens entre San Cristóbal et Santa Cruz facilitent ces déplacements inter-îles. Les taxes portuaires et le transport en bateau-taxi vers les embarcations (environ 1 $) s’appliquent également ici. À ce jour, comptez 45 $ pour un trajet entre Santa Cruz et San Cristóbal, 40 $ entre Santa Cruz et Isabela, et entre 50 $ et 60 $ pour l’aller entre Santa Cruz et Floreana (tarifs en vigueur au 04 mai 2025). Pour ceux qui souhaitent éviter les traversées en mer, il existe aussi des vols inter-îles opérés par la compagnie Emetebe, reliant Baltra à Isabela ou à San Cristóbal. Bien que plus coûteux et moins fréquents que les ferrys, ces vols offrent une alternative rapide et plus confortable. |
Le canton de Santa Cruz est donc une mosaïque d’îles et de milieux naturels interconnectés, placés sous haute surveillance environnementale. C’est aussi un laboratoire à ciel ouvert où se côtoient tourisme, science et écologie. La présence d’infrastructures touristiques développées à Puerto Ayora facilite l’organisation d’excursions responsables et encadrées, condition essentielle à la protection de cet environnement unique. L’île agit ainsi comme un pont entre la modernité et la nature, entre l’homme et un monde animal encore largement préservé.
Cœur battant des Galápagos, Santa Cruz incarne à elle seule toute la complexité, la beauté et la fragilité de l’archipel. Sa position centrale, ses paysages variés, son rôle scientifique et logistique fondamental, ainsi que sa proximité avec des îles riches en biodiversité, en font un point d’ancrage incontournable pour toute exploration du Parc national des Galápagos.
Fiche pays Galápagos
1. Puerto Ayora (Île de Santa Cruz)
Puerto Ayora, nichée au sud de l’île de Santa Cruz, se présente comme la plus grande ville de l’archipel des Galápagos. Comptant près de 12 700 habitants, elle consolide sa place de capitale cantonale et de véritable plaque tournante des Galápagos. Sa situation centrale, idéale pour les liaisons maritimes, en fait le point de départ privilégié pour les excursions vers les îles voisines. Malgré sa croissance, Puerto Ayora conserve une atmosphère paisible, mêlant infrastructures modernes et charme insulaire.
Le centre-ville s’organise autour de l’avenue Charles Darwin, véritable artère de la vie locale. Bordée de restaurants, d’agences touristiques, de boutiques d’artisanat et de bars en bord de mer, elle reflète l’animation permanente du port. Les rues Baltra et Durán, toutes proches, concentrent l’activité commerciale et permettent de rejoindre des sites essentiels comme l’hôpital ou les écoles locales. Au nord de la ville, le terminal maritime facilite les liaisons avec San Cristóbal ou Isabela. Malgré son développement, Puerto Ayora n’a rien perdu de sa convivialité : les pêcheurs y croisent les scientifiques, les visiteurs les écoliers, et tout le monde semble vivre au rythme de l’océan.
L’un des lieux les plus fascinants de la ville est sans conteste le marché aux poissons, situé sur le front de mer de l’avenue principale. Plus qu’un simple lieu d’achat, ce marché est une véritable scène de théâtre. Les pêcheurs, revenant de la mer, y étalent leurs prises sous les yeux attentifs non seulement des habitants, mais aussi des pélicans, des lions de mer et même des frégates qui guettent un morceau de thon ou de vivaneau. Parmi les édifices religieux, trois églises méritent une attention : l’église située avenue Charles Darwin, la Catholic Church of the Holy Cross El Edén et la Iglesia de Jesucristo de los Santos de los Últimos Días.
La ville compte également plusieurs statues de tortues ainsi que le Maprae, un musée qui utilise la réalité augmentée pour présenter une exposition permanente de 55 artefacts précolombiens. Les cultures ancestrales de l’Amazonie et des régions côtières équatoriennes prennent vie lorsque les visiteurs pointent leur smartphone ou leur tablette vers l’une des reliques, affichant directement des informations historiques et des images en trois dimensions.
Au sud de la ville se trouve l’un des trésors naturels les plus célèbres des Galápagos : Tortuga Bay, une plage d’un blanc éclatant accessible après une marche de 2,5 kilomètres à travers une forêt de cactus. Sur place, les iguanes marins, les crabes Sally Lightfoot, les tortues géantes et même les requins à pointe blanche peuplent cette réserve naturelle. Une mangrove paisible, idéale pour la baignade, s’ouvre à l’arrière de la plage.
Enfin, Puerto Ayora est aussi un haut lieu de la recherche et de la conservation. La station de recherche Charles Darwin, située près du port, héberge un centre d’élevage de tortues géantes, des laboratoires, des expositions pédagogiques et des sentiers botaniques. À une heure de route à travers les montagnes, un tunnel de lave géant témoigne de la genèse volcanique de l’île.

2. El Cascajo (Île de Santa Cruz)
À l’est de l’île de Santa Cruz, El Cascajo est un hameau minuscule, à peine quelques dizaines d’habitants, discret et tranquille. Ce village rural, situé à l’écart des circuits touristiques classiques, se distingue par son atmosphère paisible.
Les ruelles d’El Cascajo, bordées de végétation tropicale, respirent l’authenticité. S’y trouvent quelques cafés rustiques, parfaits pour une pause avant ou après une journée d’excursion. Les locaux y échangent des nouvelles, jouent aux cartes, ou vendent des produits artisanaux. Le temps semble s’y écouler au rythme du soleil et des marées.
De là, une piste mène à Playa El Garrapatero, un joyau naturel encore préservé. Longue bande de sable blanc, entourée de mangroves et de formations rocheuses, la plage est idéale pour la baignade, la contemplation ou les activités de kayak. Les flamants roses, hérons, et canards des Bahamas fréquentent le lagon adjacent, offrant un spectacle saisissant aux photographes animaliers.
Le calme d’El Cascajo contraste avec le dynamisme des zones plus développées de Santa Cruz comme Puerto Ayora. Cette simplicité, cette proximité avec la nature, font ainsi tout le charme de ce village. Il est aussi un exemple de la manière dont les communautés galapaguéniennes vivent en symbiose avec leur environnement.

3. Playa de la Estación (Île de Santa Cruz)
À deux pas de la station de recherche Charles Darwin, au sud de l’île, la Playa de la Estación est une plage méconnue mais précieuse, nichée à l’écart de l’agitation touristique de Puerto Ayora. Facilement accessible à pied depuis le centre-ville, cette crique tranquille s’ouvre sur les eaux limpides de l’Academy Bay. Le sable y est fin et doré, et les rochers noirs issus d’anciennes coulées de lave bordent la côte, formant un contraste saisissant. Entourée de mangroves et de végétation sèche, cette plage est le point de rencontre entre le calme des Galápagos et la proximité de la ville.
Playa de la Estación est avant tout un lieu d’observation de la faune. Dès les premiers pas sur le sentier côtier, le visiteur peut y croiser des iguanes marins se chauffant sur les pierres, des lions de mer somnolents, et une myriade d’oiseaux côtiers comme les frégates, les mouettes et les fous à pattes bleues qui planent au-dessus de la baie. La proximité avec la station Charles Darwin renforce le caractère pédagogique de ce site, très utilisé pour l’éducation environnementale locale.
La plage offre également un excellent spot de snorkeling. Les eaux calmes et peu profondes permettent d’observer des poissons multicolores, des étoiles de mer, et des tortues dans un environnement sécurisé. Contrairement à d’autres plages de l’île, les courants y sont modérés, ce qui rend l’activité accessible aux débutants. Le fond marin, formé de sable, de corail et de roches volcaniques, héberge une belle diversité. L’absence d’aménagements lourds contribue à la beauté brute de cet endroit, parfait pour une baignade discrète et contemplative.

4. Los Gemelos (Île de Santa Cruz)
Los Gemelos ou Pit Craters, les « cratères Jumeaux » du centre de l’île Santa Cruz, se dressent majestueusement au cœur des hautes terres humides de l’île. Contrairement à ce que leur nom pourrait laisser penser, il ne s’agit pas de véritables cratères volcaniques, mais de dolines géologiques, formées par l’effondrement de dômes de lave creux. Ce phénomène a donné naissance à deux cavités impressionnantes, situées de part et d’autre de la route principale menant de Puerto Ayora à l’aéroport de Baltra.
La végétation luxuriante qui entoure les cratères contraste fortement avec les zones plus sèches de la côte. Le climat plus humide permet à la forêt de scalesia de prospérer, une flore endémique surnommée « forêt de brocolis » par les guides, en raison de la forme de leur canopée. Cette végétation dense constitue un habitat idéal pour de nombreuses espèces d’oiseaux endémiques, comme les pinsons de Darwin, les moucherolles vermillon ou encore le discret hibou des marais.
L’accès à Los Gemelos est facile. Depuis Puerto Ayora, il faut environ 20 à 30 minutes en voiture. Les taxis proposent souvent des circuits combinés incluant d’autres sites dans les hautes terres, ce qui permet d’optimiser la visite. Pour les plus sportifs, une piste cyclable bien balisée relie la ville aux cratères, mais la montée peut être exigeante : mieux vaut partir tôt le matin et prévoir de l’eau.
Une fois sur place, des sentiers aménagés serpentent autour des deux gouffres. Les belvédères offrent des vues spectaculaires sur les cratères, tapissés de végétation. Un chemin d’environ 500 mètres permet une balade paisible, ponctuée de haltes pour observer la faune ou tout simplement s’imprégner du calme absolu des lieux.
La richesse ornithologique est l’un des attraits majeurs de Los Gemelos. Huit des treize espèces de pinsons de Darwin ont été recensées ici. Leur observation demande patience et attention, car les différences entre les espèces sont parfois minimes et ne se perçoivent qu’à travers le chant ou la forme du bec. Pour les passionnés, un guide local peut enrichir la visite de nombreuses anecdotes scientifiques.

5. Playa Garrapatero (Île de Santa Cruz)
Située sur la côte est de l’île Santa Cruz, à environ 19 kilomètres de Puerto Ayora, la plage de Garrapatero est un joyau naturel encore préservé du tourisme de masse. Cette étendue de sable doré, longue de près de 3 kilomètres, séduit autant par la beauté de son rivage que par la diversité de la faune qu’elle abrite. Otaries, fous à pieds bleus, flamants roses et tortues marines partagent ce sanctuaire où règne une ambiance de bout du monde.
L’accès à la plage se fait généralement en taxi privé depuis Puerto Ayora. Le véhicule déposera les visiteurs à un parking d’où part un sentier pavé d’une quinzaine de minutes, traversant une végétation endémique composée de mangroves, cactus géants et pommiers vénéneux, jusqu’à l’arrivée sur le sable fin.
Ce chemin d’accès constitue à lui seul une mini-randonnée botanique, ponctuée de rencontres inattendues avec des oiseaux colorés et de panneaux explicatifs sur la flore. Une fois arrivé à la plage, l’étendue paisible et la baie en forme de croissant créent un cadre propice à la baignade, à la plongée avec tuba et à la contemplation. La mer y est généralement calme, ce qui en fait un lieu sûr pour les familles.
La particularité de Garrapatero, au-delà de sa beauté, est sa richesse écologique. Les bassins de marée abritent crabes colorés, petits poissons et parfois des raies juvéniles. Un petit sentier mène à un lagon permettant d’observer des flamants roses, une scène rare et enchanteresse, tout particulièrement en fin de journée, lorsque la lumière dorée sublime les teintes rosées des oiseaux.
Le snorkeling y est vivement recommandé. Bien que ce ne soit pas un site de plongée renommé, l’eau cristalline permet souvent d’apercevoir des tortues marines, des poissons-perroquets, voire des raies pastenagues.
Pour les ornithologues amateurs, Garrapatero est aussi un petit paradis. Outre les flamants, s’y observent fréquemment des frégates, des pélicans, des hérons et bien sûr des fous à pieds bleus, qui survolent la côte ou s’installent sur les rochers environnants. Le silence de la plage favorise l’écoute des cris et chants des oiseaux, qui résonnent dans le calme absolu.
Autre atout de Garrapatero : elle est la seule plage de Santa Cruz où le camping est autorisé, à condition d’obtenir un permis au préalable.

6. Station de recherche Charles Darwin (Île de Santa Cruz)
La station de recherche Charles Darwin, située à l’extrémité est de Puerto Ayora, constitue l’un des lieux les plus emblématiques des Galápagos, tant pour son rôle dans la conservation que pour la richesse de ses expositions. À seulement 1,5 kilomètres à l’est du centre-ville, elle est facilement accessible à pied ou à vélo, et reste ouverte du lundi au samedi, de 6h à 18h. Dès l’entrée, le visiteur est plongé dans un parcours éducatif au cœur de l’écosystème unique des îles, avec une série d’expositions scientifiques captivantes sur la faune, la flore, la géologie et les efforts de préservation.
Au fil des années, la station est devenue un centre névralgique de la recherche scientifique et de l’éducation environnementale. Elle joue un rôle essentiel dans les programmes de reproduction des espèces endémiques, notamment les tortues géantes et les iguanes terrestres. Ces animaux peuvent être observés à différentes étapes de leur développement, dans des enclos bien aménagés, ce qui rend l’expérience à la fois pédagogique et émotive, notamment pour les enfants ou les amateurs de biologie.
La figure la plus célèbre de la station demeure la dépouille de George le Solitaire, l’ultime représentant de la sous-espèce de tortue de l’île Pinta. Jusqu’à sa mort en 2012, George représentait un symbole mondial de l’urgence écologique et de la lutte contre l’extinction. Aujourd’hui, son corps naturalisé est visible dans une salle climatisée, où un espace commémoratif permet de mieux comprendre l’importance de sa conservation.
Le reste de la station est organisé autour de jardins botaniques, d’un musée en plein air et de plusieurs sentiers d’interprétation. Ces derniers traversent une végétation typique des zones arides de Santa Cruz, dominée par les cactus Opuntia, les arbustes palo santo et les manzanillos, dont les effets toxiques sont expliqués dans les panneaux informatifs. Des iguanes marins, paresseusement installés sur les rochers, ajoutent une touche vivante au paysage.
Le site dispose également d’un petit café, d’une boutique de souvenirs éthiques et d’un centre d’information environnementale. Ces espaces offrent la possibilité d’acquérir des objets artisanaux issus du commerce équitable tout en soutenant les programmes de conservation. C’est une belle manière de prolonger l’expérience et d’en repartir avec un souvenir chargé de sens.

7. Tortuga Bay (Île de Santa Cruz)
Sur la côte sud de l’île de Santa Cruz, à proximité de Puerto Ayora, se trouve l’un des joyaux naturels les plus emblématiques des Galápagos : Tortuga Bay (Bahía Tortuga). Accessible à pied depuis la ville par un agréable sentier de 2,5 kilomètres, cette plage immaculée est un incontournable. Dès le début de la randonnée, les visiteurs traversent un fascinant paysage volcanique tapissé de Palo Santos, de cactus géants Opuntia, et de champs de lave pétrifiée, renforçant l’impression d’évoluer dans un décor préhistorique.
La baie doit son nom aux tortues marines qui viennent y pondre, mais elle abrite également une faune terrestre et marine foisonnante. En longeant le rivage, le visiteur peut croiser des iguanes marins se réchauffant au soleil, des flamants roses marchant dans les zones humides, des otaries joueuses et de nombreux oiseaux côtiers. Cette diversité en fait un lieu prisé des photographes et amoureux de nature, où chaque visite évoque un documentaire grandeur nature.
Tortuga Bay est composée de deux plages distinctes : Playa Brava, large et fouettée par de puissantes vagues, et Playa Mansa, calme et paisible. La première, superbe mais dangereuse pour la baignade, est un lieu apprécié des surfeurs et des promeneurs solitaires. En poursuivant vers la seconde, à travers les mangroves, le décor change radicalement, avec un lagon abrité, propice à la baignade, au snorkeling et au kayak.
À Playa Mansa, les eaux claires permettent souvent d’apercevoir des petits requins de récif, des raies, des pélicans ou encore des hérons bleus. Les kayaks, disponibles à la location pour quelques dollars, offrent une manière paisible de découvrir les alentours, en glissant sur les eaux calmes entre mangroves et dunes de sable. Malgré l’affluence possible en haute saison, l’endroit reste serein et propice à la détente.

8. Playa Punta Estrada (Île de Santa Cruz)
Située à seulement quelques kilomètres de Puerto Ayora, dans le sud de l’île, la plage de Punta Estrada est un recoin tranquille souvent négligé par les visiteurs pressés, et pourtant, elle vaut bien un détour. Pour la rejoindre, il convient de descendre au quai de l’hôtel Finch Bay. Cette petite crique, accessible gratuitement, est idéale pour la baignade et surtout le snorkeling, en particulier à marée haute.
Moins fréquentée que Tortuga Bay, Punta Estrada est entourée de rochers volcaniques, et son calme en fait un excellent spot pour les débutants en plongée libre. Dans ses eaux peu profondes, on peut observer une faune marine discrète mais typique des zones abritées de l’archipel : petits poissons colorés, oursins, petits crustacés, et parfois quelques raies camouflées dans le sable.
La plage elle-même est modeste en taille, mais l’ambiance y est reposante, et l’environnement naturel est propice à la contemplation. Le lieu constitue une alternative rapide et paisible à d’autres plages plus populaires.

9. Las Grietas (Île de Santa Cruz)
Parmi les merveilles naturelles de Santa Cruz, Las Grietas, dans le sud de l’île, est sans conteste l’une des plus spectaculaires. Cette fissure géologique entre deux falaises volcaniques abrite une série de bassins cristallins d’un vert émeraude étincelant. Le contraste entre les parois sombres et l’eau limpide donne une atmosphère presque irréelle.
Le chemin vers Las Grietas est déjà une expérience en soi : il traverse une plage de sable blanc, des salines abandonnées, une forêt de cactus géants et même d’anciens champs de lave. La marche prend environ 15 à 20 minutes et offre de belles opportunités d’observation des pinsons de Darwin, des lézards de lave et parfois des rapaces locaux comme la buse des Galápagos.
L’accès à Las Grietas est aujourd’hui réglementé, nécessitant une visite guidée (environ 10 $). Cette démarche permet de préserver le site, victime de son succès, tout en offrant des explications géologiques et écologiques. Le nombre de visiteurs est contrôlé, ce qui permet de profiter pleinement du calme et de la beauté du lieu. Un petit bar à l’entrée permet de patienter agréablement si besoin.
La baignade dans ces eaux transparentes et profondes est une expérience inoubliable. Il est possible de nager dans une eau fraîche, filtrée naturellement, entre des falaises abruptes. Quelques gros poissons y nagent paisiblement, et certains visiteurs s’amusent à plonger depuis les rebords rocheux, dans un décor grandiose.

10. Tunnels de lave (Île de Santa Cruz)
Les tunnels de lave de Santa Cruz offrent une plongée saisissante dans le passé volcanique des îles. Ces formations naturelles, longues de plusieurs centaines de mètres à plusieurs kilomètres, se trouvent principalement sur des terres privées près de Santa Rosa et Bellavista. Creusés par la lave en fusion, qui s’est écoulée en surface avant que les couches supérieures ne se solidifient, ces tunnels forment aujourd’hui un réseau de galeries souterraines à explorer. Leur température constante, leur humidité et leur obscurité en font un abri temporaire pour certaines espèces animales.
Le plus célèbre des tunnels ouverts au public se situe dans la réserve El Chato, long d’environ un kilomètre. Ce passage naturel débute par une descente douce et se poursuit sous une voûte basaltique sombre, parfois aussi haute qu’un petit bâtiment. Par endroits, le chemin se resserre au point de ne laisser passer qu’un visiteur à la fois, ce qui renforce la sensation d’aventure. Un passage final particulièrement étroit oblige certains à rebrousser chemin, surtout en l’absence de lampe frontale ou de chaussures adaptées. Mais les visiteurs qui poursuivent jusqu’au bout découvrent une sortie discrète, souvent attendus par leur chauffeur sur le versant opposé.
En dehors d’El Chato, d’autres tunnels accessibles se trouvent à proximité de la route menant à Baltra, notamment un petit tunnel gratuit à 2,5 kilomètres de Puerto Ayora. Bien qu’il soit moins impressionnant en taille, il permet une initiation rapide et sans frais à la géologie insulaire. Les tunnels de Santa Cruz n’abritent pas de fresques ni de cristaux spectaculaires, mais leur simple existence évoque la puissance des forces souterraines qui ont façonné ces terres isolées.

11. Réserve de tortues El Chato (Île de Santa Cruz)
Nichée dans les hautes terres verdoyantes de l’ouest de l’île de Santa Cruz, la réserve de tortues El Chato abrite l’un des trésors vivants les plus emblématiques de l’archipel : la tortue géante des Galápagos. Ce sanctuaire naturel au coût d’entrée modique de 5 dollars offre l’opportunité rare d’observer ces géants ancestraux dans un environnement non confiné. À mesure que le visiteur s’enfonce dans cette propriété de 12 hectares, un paysage de prairies humides, de forêts de Scalesia, et d’étangs boueux s’ouvre à lui, terrain idéal pour ces reptiles qui peuvent atteindre plus de 250 kilogrammes. Le parcours traverse deux zones : La Caseta, réputée pour ses mares fréquentées par les tortues, et Cerro Chato, d’où s’élève un point de vue panoramique sur la vallée et la mer.
| La réserve El Chato combine ainsi avec justesse aventure douce, immersion dans la biodiversité, et pédagogie écologique. Accessible depuis Santa Rosa à seulement 3 kilomètres, elle figure parmi les lieux essentiels à découvrir sur Santa Cruz. L’entrée modique inclut un thé local à base de citronnelle ou de Galápagos tea, apprécié après l’excursion. |
Les tortues y déambulent librement, se nourrissant de jeunes pousses et s’immergeant dans des bassins d’eau stagnante pour se rafraîchir. Dans cet espace de transition entre les zones côtières et les hautes terres, leur présence varie selon les saisons migratoires. Les guides locaux suggèrent régulièrement les meilleurs sentiers où les tortues ont été repérées le jour même. Cette interaction directe permet d’admirer de près leur cuiraille impressionnante, leurs mouvements lents mais décidés, et leur regard paisible. L’atmosphère paisible du lieu favorise également l’observation de la faune ailée locale, comme le moucherolle vermillon, les pinsons de Darwin, ou encore la discrète paruline jaune.
Autre point fort de la réserve : la présence de tunnels volcaniques formés il y a des milliers d’années. Ces galeries souterraines, vestiges de coulées de lave solidifiées, mesurent jusqu’à un kilomètre de long. L’éclairage tamisé met en valeur les formes sinueuses et sombres des parois, tandis qu’un silence minéral enveloppe les visiteurs. Certains tronçons s’élargissent en vastes cavernes, alors que d’autres imposent une progression accroupie, notamment à l’approche d’une sortie étroite à la fin du tunnel. Cette incursion dans les entrailles volcaniques de l’île complète magnifiquement la découverte en surface.

12. Lagune des Ninfas (Île de Santa Cruz)
La Laguna de las Ninfas, située en bordure de Puerto Ayora, dans le sud de l’île, est une oasis de calme. Ce plan d’eau saumâtre, alimenté à la fois par la mer et des sources d’eau douce souterraines, crée un microécosystème rare aux Galápagos. Bordée de mangroves rouges, noires et blanches, la lagune attire une faune discrète, notamment des poissons, des oiseaux côtiers et des raies. L’endroit constitue un havre de paix pour l’observation tranquille de la nature.
Le sentier en bois aménagé longe la lagune et guide les visiteurs à travers la végétation dense. Plusieurs panneaux explicatifs jalonnent le parcours, identifiant les espèces végétales et expliquant les interactions écologiques en jeu. La promenade est courte mais immersive, permettant d’observer à loisir les reflets des palétuviers dans l’eau turquoise ou encore des frégates planant dans le ciel. Des plateformes d’observation permettent également de scruter les eaux calmes et d’apercevoir les bancs de poissons qui évoluent sous la surface.
Malgré sa proximité avec le centre-ville, la lagune conserve une ambiance préservée et mystérieuse. En avançant vers le fond du lagon, de petites falaises rocheuses apparaissent, ajoutant du relief à ce site paisible. Là, les eaux deviennent plus profondes, teintées d’un bleu intense. Certains bassins naturels, séparés de la lagune principale, hébergent une vie marine visible à l’œil nu, renforçant l’aspect quasi sacré du lieu.
La facilité d’accès de la Laguna de las Ninfas en fait une halte incontournable pour les visiteurs séjournant à Santa Cruz. En quelques minutes à pied depuis le centre de Puerto Ayora, il est possible de rejoindre l’entrée du site par la rue Moises Brito. Cette courte marche en fait une escapade idéale pour débuter ou conclure une journée d’exploration, loin de l’agitation des quais et des commerces.

13. Playa Las Bachas (Île de Santa Cruz)
Située au nord de l’île de Santa Cruz, la plage de Bachas est réputée pour son sable blanc d’une finesse exceptionnelle, d’origine corallienne, et ses eaux cristallines peu profondes. Son atmosphère paisible et son accessibilité en font une halte incontournable pour ceux qui souhaitent allier détente, observation de la faune et histoire.
La plage de Bachas est surtout célèbre pour être un site de nidification des tortues marines, principalement la tortue verte du Pacifique. Durant la saison de ponte, de janvier à juin, il est courant d’y observer des traces de tortues fraîchement sorties ou retournées à la mer, ainsi que des nids protégés signalés par des balises du parc national des Galápagos. Les visites matinales offrent les meilleures chances de voir ces empreintes avant qu’elles ne disparaissent sous les vagues ou le passage des visiteurs.
Son nom curieux, Las Bachas, provient des vestiges de l’époque où l’armée américaine utilisait l’île voisine de Baltra comme base pendant la Seconde Guerre mondiale. Deux barges militaires ont été abandonnées sur la plage, et il est possible encore d’apercevoir une épave rouillée partiellement ensevelie sous le sable. Ce témoignage discret du passé contraste avec la nature environnante, immobile et éternelle, et ajoute une touche historique au lieu.
La biodiversité alentour est remarquable. Il est fréquent d’y nager aux côtés d’iguanes marins, de lions de mer ou même de requins de récif dans les zones un peu plus profondes. Un petit lagon salé, situé juste derrière la plage, attire régulièrement des flamants roses, dont la silhouette rose vif se détache sur le fond verdoyant. Crabes Sally-lightfoot, fous à pieds bleus, courlis corlieus et pinsons de Darwin complètent ce tableau vivant, idéal pour les amateurs d’ornithologie et de photographie animalière.

14. Playa Los Perros (Île de Santa Cruz)
Dans le sud de l’île, la Playa de los Perros, se trouve à proximité immédiate de Puerto Ayora, la principale ville de Santa Cruz. Le site se compose d’une petite crique d’eau turquoise peu profonde, entourée de rochers sombres de lave, ce qui en fait un cadre naturel spectaculaire. Il est notamment connu pour être un refuge d’iguanes marins, qui se dorent au soleil ou nagent lentement dans l’eau. Le contraste entre leur peau noire et le sable clair rend leur observation facile, même pour les visiteurs les moins expérimentés. Ces reptiles endémiques sont parfaitement adaptés à la vie aquatique, et leur comportement est souvent captivant.
L’un des autres atouts de cette plage est la possibilité d’observer des requins de récif à pointe blanche dans une piscine naturelle voisine, formée par une anse protégée. Bien que discrets et inoffensifs pour l’homme, ces requins offrent des émotions fortes aux amateurs de snorkeling, qui peuvent les apercevoir glisser paisiblement sous la surface. L’eau limpide permet aussi de voir de nombreux poissons tropicaux colorés, ce qui en fait un excellent site de découverte pour les débutants.
Dans le ciel, les fous à pieds bleus survolent souvent la plage à la recherche de poissons, plongeant à pic dans l’eau avec une précision étonnante. Ce comportement spectaculaire complète l’expérience naturaliste de la Playa de los Perros.

15. Playa de los Alemanes (Île de Santa Cruz)
Dans le sud de l’île, la Playa de los Alemanes est l’un des joyaux les plus accessibles et conviviaux de Santa Cruz. Après la traversée de l’Academy Bay, une courte marche sur un sentier balisé traverse des formations rocheuses et des végétations typiques de l’île, menant à une anse sablonneuse protégée. Le nom fait référence aux premiers colons allemands installés dans les Galápagos au début du XXe siècle.
Cette plage est très appréciée pour ses eaux calmes et sa configuration protégée, qui en font un excellent endroit pour la baignade, notamment pour les familles. Le site est également prisé pour le kayak, le paddle ou simplement la détente sur le sable clair, souvent partagé avec des lions de mer qui viennent se reposer à l’ombre. Le cadre est paisible, avec peu de vagues, ce qui permet une observation tranquille de la vie marine.
Pour les amateurs de snorkeling, les eaux de Playa de los Alemanes réservent de belles surprises. Les rochers sous-marins abritent une diversité de poissons colorés, d’oursins, de raies et parfois même de tortues marines. Le site est également un point de départ naturel pour se rendre vers l’un des sites les plus célèbres de Santa Cruz : Las Grietas, une faille volcanique remplie d’eau claire dans laquelle on peut nager entre deux parois abruptes. La combinaison de plage et de randonnée rend l’excursion très complète.

16. Crique de la Tortue Noire (Île de Santa Cruz)
La crique de la Tortue Noire, Black Turtle Cove ou Caleta Tortuga Negra, située sur la côte nord de l’île de Santa Cruz, est un havre de paix au cœur d’un paysage de mangroves luxuriantes. Accessible uniquement par des excursions en panga (bateau zodiac), ce site est protégé et soigneusement encadré par les règles strictes du parc national des Galápagos. Les visiteurs glissent silencieusement sur l’eau, moteur coupé, afin de ne pas perturber les créatures qui habitent ce sanctuaire naturel d’une rare beauté.
L’environnement de la crique est dominé par trois types de mangroves : rouges, blanches et noires qui forment un écosystème essentiel pour de nombreuses espèces marines. Ces mangroves servent de refuges à des créatures juvéniles comme les bébés requins, qui y trouvent une protection naturelle contre leurs prédateurs. Le dense feuillage des palétuviers permet aussi à de nombreuses espèces d’oiseaux de nidifier en toute sécurité.
L’exploration de cette crique offre de magnifiques rencontres avec la faune locale : des tortues de mer nageant doucement à la surface, des raies glissant au fond des eaux peu profondes, et différents types de requins, notamment les requins à pointe blanche, patrouillant silencieusement dans l’eau claire. Sur les branches basses des mangroves ou en vol au-dessus de l’eau, les visiteurs peuvent observer des fous à pieds bleus, des pélicans bruns ou encore des hérons en quête de proies.

17. Cerro Dragón (Île de Santa Cruz)
Située sur la côte nord-ouest de l’île de Santa Cruz, la colline du Dragon (Cerro Dragón) est un site emblématique pour les visiteurs qui souhaitent observer les iguanes terrestres dans leur habitat naturel. Le nom du lieu provient de ces reptiles aux teintes jaune-orangé, qui rappellent des dragons mythiques et peuplent les versants arides de la colline. Ce site fait partie d’un programme de conservation visant à restaurer les populations d’iguanes, menacées par le passé.
La végétation aride est dominée par les cactus Opuntia, véritables piliers du régime alimentaire des iguanes. Ces cactus fournissent à la fois l’eau et la nourriture sous forme de coussinets et de fruits tombant au sol. Les iguanes peuvent souvent être observés immobiles, à l’ombre d’un cactus, ou grattant le sol en quête de nourriture. Cette scène typique illustre la parfaite adaptation de ces animaux à un environnement hostile.
Outre les iguanes, Cerro Dragón est un lieu de prédilection pour l’observation de plusieurs espèces d’oiseaux. Les visiteurs peuvent y croiser des flamants roses dans les lagunes côtières, des pinsons des Galápagos, des parulines jaunes, ainsi que des frégates et des fous. Chaque promenade sur ce sentier révèle un peu plus de la richesse biologique de la région.

18. Baie des Baleines (Île de Santa Cruz)
Sur la côte sud-ouest de Santa Cruz, la baie des Baleines (Bahía Ballena) est une petite plage de sable vert remarquable, à la teinte inhabituelle due à la forte concentration de cristaux d’olivine dans le sol volcanique. Ce site tire son nom de son passé historique : autrefois, des baleiniers utilisaient cette baie comme camp de base pour chasser et charger des tortues géantes, qu’ils emportaient comme provisions lors de longs voyages en mer.
Les amateurs de faune terrestre scrutent les environs à la recherche du rare faucon des Galápagos, un prédateur emblématique qui trouve refuge dans les zones peu fréquentées comme Bahia Ballena. Le calme et la discrétion du lieu favorisent les rencontres inattendues avec cette faune unique, souvent plus farouche ici qu’à proximité des zones touristiques.
La baie des Baleines est également prisée pour la baignade ou les promenades contemplatives. Isolée et tranquille, elle offre un décor préservé, propice à la réflexion et à l’observation.

19. Sites de plongée (Île de Santa Cruz)
Santa Cruz est non seulement un centre terrestre majeur des Galápagos, mais également une porte d’entrée vers des sites de plongée spectaculaires, accessibles en excursions d’une journée. Trois de ces sites : Guy Fawkes Rocks, Punta Carrión et Gordon Rocks figurent parmi les favoris des amateurs de monde sous-marin, chacun offrant un panorama unique de la faune marine de la réserve marine des Galápagos.
Les roches Guy Fawkes, situées au nord-ouest de Santa Cruz, sont un ensemble de quatre îlots volcaniques qui plongent dans une mer limpide, riche en pentes coralliennes et en cavités sous-marines. Ce site est idéal pour les plongeurs intermédiaires. S’y observent des requins de récif à pointe blanche, des tortues vertes, des raies aigles et parfois des lions de mer, se nourrissant dans les formations rocheuses immergées.
Punta Carrión, sur la côte est de Santa Cruz, offre une plongée plus accessible, souvent recommandée pour les débutants ou ceux cherchant une immersion paisible. Les eaux y révèlent une multitude de raies marbrées et manta, des poissons scorpions, des poissons tropicaux colorés, et des requins à pointe blanche. En saison, il est même possible d’y croiser des dauphins, qui accompagnent parfois les bateaux des plongeurs.
Le site le plus spectaculaire est sans doute Gordon Rocks, au large de la côte est. Connu comme la machine à laver, en raison de ses courants puissants, il s’adresse aux plongeurs expérimentés. Ce cône volcanique érodé abrite une grande concentration de requins-marteaux, de requins des Galápagos, de poissons-lunes (Mola Mola), de barracudas et de raies manta. Les parois abruptes et les tombants profonds offrent des panoramas saisissants et une visibilité remarquable.

20. Île Pinzón (Canton de Santa Cruz)
A l’ouest de Santa Cruz, l’île Pinzón, aussi appelée île Duncan, se déploie dans un silence souverain. Isolée, inhabitée, cernée d’eaux cristallines, elle incarne la pureté des Galápagos les plus reculées. Sa côte mêle falaises abruptes, formations volcaniques sombres, plages claires et baies turquoise. Culminant à 458 mètres pour une superficie de 18 km², Pinzón est un havre préservé.
| L’île est difficile d’accès. Les débarquements se font rarement, et toujours depuis l’eau, car aucun ponton n’existe. L’absence d’infrastructures en renforce le caractère sauvage. Le plus souvent, Pinzón est incluse dans des excursions d’une journée au départ de Santa Cruz, axées sur la plongée libre dans ses eaux riches. Soit par agence, soit en compagnie d’un pêcheur privé. |
La baie des Pingouins, premier arrêt de nombreuses excursions, est célèbre pour sa vie marine foisonnante. Les eaux y sont plus froides, attirant parfois les manchots des Galápagos, que l’on peut observer glissant avec aisance parmi les tortues marines et les requins à pointes blanches. Ce ballet aquatique est fascinant, et bien encadré par les guides locaux, toujours prompts à expliquer les comportements et les précautions à prendre.
Plus loin, autour de la Roca sin Nombre, un énorme affleurement volcanique, les fous à pieds bleus trônent sur les rebords, tandis que les otaries, les goélands de lave et les pélicans animent la scène. Le snorkeling y est exceptionnel. La clarté de l’eau permet d’observer les coraux, les raies et de nombreuses espèces de poissons tropicaux, sans même trop s’éloigner du bateau.
Au-delà de l’expérience marine, Pinzón se distingue par sa rareté : visiter cette île, permet de s’offrir un moment d’intimité avec l’archipel, loin des foules. La sensation d’isolement est totale, la nature semble ici régner sans partage.

21. Île de Sombrero Chino (Canton de Santa Cruz)
Perdu entre les flots bleu turquoise au sud-est de l’île Santiago, au nord-ouest de Santa Cruz, Sombrero Chino se dresse tel un cône volcanique parfait, évoquant la silhouette d’un chapeau chinois. Cette petite île volcanique, née d’une éruption explosive ayant formé un cône d’éclaboussures, offre l’un des paysages les plus spectaculaires et insolites des Galápagos. Entourée d’eaux cristallines, bordée d’une plage immaculée et surmontée de roches noires, l’île fascine autant par sa géologie que par son atmosphère paisible. Son isolement en fait un site accessible uniquement par croisière, souvent dans les itinéraires les moins fréquentés.
L’arrivée à Sombrero Chino se fait par un petit débarcadère unique qui donne immédiatement sur une plage de sable blanc sur laquelle s’ébattent les premiers habitants de l’île : les otaries, les iguanes marins et les crabes Sally Lightfoot, reconnaissables à leur carapace écarlate. Un court sentier pédestre serpente à travers un champ de lave jusqu’à une falaise panoramique offrant une vue imprenable sur Santiago et Bartolomé. En chemin, les visiteurs peuvent observer les cactus de lave, les lézards de lave, ainsi que divers oiseaux côtiers dont l’huîtrier d’Amérique au bec orangé.
| Le plus souvent, Sombrero Chino est incluse dans des excursions d’une journée au départ de Santa Cruz. Soit par agence, soit en compagnie d’un pêcheur privé. L’île peut également être intégrée dans les circuits proposés par certaines croisières. |
Son site de snorkeling est considéré comme l’un des meilleurs des Galápagos. Les eaux, abritées et claires, permettent de nager en compagnie de requins à pointe blanche, tortues marines, raies, poissons colorés et même, avec un peu de chance, manchots des Galápagos. Les otaries, joueuses et curieuses, approchent souvent les plongeurs avec grâce. L’expérience est à la fois exaltante et respectueuse, car le nombre de visiteurs est limité afin de préserver la quiétude du site.
Ce joyau volcanique est protégé par le parc national des Galápagos, qui limite les accostages aux petits bateaux de croisière. Cette restriction vise à empêcher l’érosion des sols fragiles formés par les coulées de lave, et garantit une expérience intimiste aux quelques chanceux qui foulent son sable. Les guides naturalistes accompagnent chaque groupe et veillent au respect des règles strictes de conservation. Sombrero Chino n’est pas seulement une curiosité géologique ; c’est un sanctuaire où la nature et le silence règnent.
Pour les amateurs de kayak de mer, les eaux calmes autour de l’île offrent également une perspective unique. Glisser lentement à la surface, observer les bancs de poissons sous la coque et croiser des tortues ou des requins inoffensifs est une expérience magique.

22. Île de South Plaza (Canton de Santa Cruz)
Située au large de la côte est de Santa Cruz, South Plaza est une île minuscule par la taille avec à peine 0,05 mille carré, mais immense par la richesse de ses paysages et de sa faune. Formée par un soulèvement volcanique, elle se distingue par ses falaises abruptes au sud, ses rivages rocheux au nord, et un sentier unique de 1,2 kilomètres permettant de découvrir, à pied, ses habitats variés. Seule l’île Sud est accessible aux visiteurs, tandis que sa jumelle voisine North Plaza est réservée à la recherche scientifique.
| L’île de South Plaza est incluse dans des excursions d’une journée au départ de Santa Cruz. Soit par agence, soit en compagnie d’un pêcheur privé. L’île peut également être intégrée dans les circuits proposés par certaines croisières. |
L’approche de l’île s’effectue par un débarquement à sec sur un ponton de béton. Immédiatement, une colonie bruyante d’otaries accueille les visiteurs. Parmi elles se glissent des iguanes marins sombres, étendus au soleil, expulsant l’excès de sel de mer par les narines. Tout autour, crabes Sally Lightfoot, hérons de lave et parfois aigrettes ajoutent à la scène une vivacité impressionnante.
Le sentier serpente ensuite dans un tapis épais de Sesuvium rougeoyante, contrastant vivement avec les figuiers de Barbarie Opuntia. Cette forêt de cactus constitue le domaine des iguanes terrestres, à la robe jaunâtre. Ce sont les plus petits des Galápagos, mais leur densité sur South Plaza est inégalée. Ils cohabitent parfois avec des iguanes hybrides, nés de croisements rares entre espèces terrestres et marines, ce qui confère à l’île un caractère encore plus unique.
La marche se poursuit vers les falaises de l’île. Là, le vent se renforce, soulevant les plumes des nombreux goélands à queue fourchue, fous de Nazca, puffins ou oiseaux tropicaux. Le ballet aérien est constant, bruyant, parfois frénétique. Les fous à pieds bleus se jettent en piqué dans l’océan pour y pêcher, tandis que les faucons des Galápagos planent au-dessus des promontoires à la recherche de proies.
En redescendant vers le quai, les visiteurs traversent la colonie des otaries célibataires. Exclue des harems, cette assemblée masculine est composée de jeunes mâles cherchant leur place ou de vieux lions de mer ayant perdu leur statut dominant. Leur comportement est plus calme, mais les interactions restent intéressantes à observer.
Pour les amateurs de snorkeling, South Plaza offre un site de plongée libre dans le canal étroit entre les deux îles. S’y rencontrent requins de récif, raies manta, poissons tropicaux multicolores et, à l’occasion, des lions de mer joueurs. L’accès se fait en croisière ou en excursion à la journée depuis Santa Cruz, et chaque visite est un condensé spectaculaire de biodiversité galapaguénienne.

23. Île Mosquera (Canton de Santa Cruz)
Situé entre Baltra et Seymour Nord, l’île Mosquera est une bande de sable blanc et de roche volcanique émergeant au milieu d’eaux d’un bleu éclatant. Cette île, bien que petite, présente une biodiversité exceptionnelle dans un environnement intact. Sa plage de sable fin, l’une des plus étendues de l’archipel pour une île de cette taille, est le terrain de jeu favori des otaries des Galápagos, qui s’y rassemblent en grand nombre.
| Accessible uniquement via croisière, l’îlot Mosquera est souvent intégré à des itinéraires incluant North Seymour. Certains circuits de plongée permettent également une escale d’une journée. Grâce à la combinaison unique de sa faune terrestre, de sa richesse sous-marine et de sa beauté sauvage, Mosquera demeure un bijou discret mais essentiel à toute exploration approfondie des Galápagos. |
Mosquera est particulièrement réputé pour être l’un des meilleurs sites de plongée avec tuba des Galápagos. Ses récifs coralliens attirent une faune marine variée : raies, tortues marines, requins de récif, poissons colorés, barracudas et parfois même des orques. L’eau claire permet une visibilité idéale, et la présence constante des otaries rend chaque baignade aussi ludique qu’inoubliable.
L’île abrite aussi des oiseaux rares, notamment le goéland de lave, une espèce endémique et menacée. Avec à peine quelques centaines de couples reproducteurs, ce goéland gris cendré et brun foncé y trouve un refuge préservé. Aux côtés de cette espèce, hérons de lave, fous à pieds bleus, pélicans bruns et échassiers fréquentent le rivage, en quête de proies dans les flaques laissées par la marée.
L’absence de sentiers balisés sur Mosquera permet une exploration libre, dans le respect strict des consignes données par les guides naturalistes. Après un amerrissage mouillé, les visiteurs peuvent marcher le long de la plage et observer les interactions des animaux, sans entrave. La sensation d’isolement renforce l’impression d’évoluer dans un sanctuaire naturel, inchangé depuis des siècles.

24. Île Baltra (Canton de Santa Cruz)
Située au nord de Santa Cruz, Baltra island constitue la porte d’entrée principale vers les Galápagos. Dépourvue d’hôtels et de sites touristiques, cette île plane de 8 km² sert exclusivement à la logistique aéroportuaire. L’aéroport de Seymour, unique en son genre, se distingue comme le premier aéroport écologique au monde. Construit dans une ancienne base militaire américaine datant de la Seconde Guerre mondiale qui comprend encore de vastes bâtiments abandonnés, l’aéroport fonctionne en partie à l’énergie solaire, récupère l’eau de pluie et limite l’usage de plastiques. Il propose également quelques boutiques et services pour les voyageurs en transit.
Malgré sa vocation fonctionnelle, Baltra offre une première immersion dans la faune locale dès la sortie de l’avion. Iguanes terrestres, pinsons de Darwin, et lézards de lave peuvent être observés entre les pistes et le quai de ferry. Ces iguanes, endémiques de l’île, avaient disparu de leur habitat d’origine avant d’être réintroduits avec succès dans les années 1990. Le canal d’Itabaca, qui sépare Baltra de Santa Cruz, constitue également un excellent point d’observation de la vie marine : lions de mer, frégates, fous à pieds bleus, et parfois même jeunes requins-marteaux y sont visibles.
L’acheminement vers Puerto Ayora sur l’île de Santa Cruz se fait par un itinéraire bien rodé : bus « Lobito » (5 $) jusqu’au canal, traversée en ferry public (1 $), puis taxi ou bus jusqu’à la ville. Le trajet traverse des paysages arides avant de s’élever vers les hautes terres verdoyantes.
En dépit de sa nature technique, l’île de Baltra marque symboliquement le début ou la fin de toute aventure dans l’archipel. Silencieuse et peu fréquentée hors des zones d’arrivée, elle conserve une certaine quiétude, propice à l’observation discrète des espèces locales. Son histoire militaire, son rôle écologique et son importance logistique en font un lieu à la fois secondaire et central, discret mais fondamental dans le déroulement d’un séjour aux Galápagos.

25. Île Santiago (Canton de Santa Cruz)
L’île Santiago, également appelée île James, est l’un des joyaux les plus fascinants de l’archipel des Galápagos. Inhabitée, sauvage, formée par deux volcans boucliers et balayée par les vents marins, elle attire les visiteurs par la diversité de ses paysages et la richesse de ses expériences naturelles. De la roche noire sculptée par les coulées de lave aux plages de sable blanc fréquentées par les tortues marines, l’île se prête aussi bien à l’exploration terrestre qu’aux découvertes sous-marines.
| L’île Santiago est incluse dans des excursions d’une journée au départ de Santa Cruz. Soit par agence, soit en compagnie d’un pêcheur privé. L’île peut également être intégrée dans les circuits proposés par certaines croisières. Sa position centrale dans l’archipel en fait une escale accessible et incontournable, souvent combinée à la célèbre île de Bartolomé. |
Le site emblématique de Puerto Egas, aussi appelé baie James, concentre une incroyable variété d’activités. Les sentiers y serpentent entre cendres volcaniques compactées, grottes d’otaries à fourrure et bassins de marée remplis de poissons, crabes et échassiers. Le site est le meilleur endroit pour observer de près les otaries à fourrure des Galápagos, à l’abri dans les ombres des cavernes de lave. Plusieurs sentiers permettent de choisir entre une balade côtière, une randonnée vers les anciennes mines de sel entourées de lagunes visitées par les flamants roses, ou une incursion dans les terres arides parsemées de Palo Santo. La plongée avec tuba à Puerto Egas est également un moment fort, où poissons colorés, requins à pointe blanche, tortues marines et hippocampes nagent entre les roches.
Autre site phare : la baie de Sullivan, véritable cathédrale naturelle de la géologie galapagienne. En débarquant sur cette plage de sable corallien immaculé, les visiteurs accèdent à l’un des plus vastes champs de lave Pahoehoe de l’archipel. Cette lave lisse et tourbillonnante offre un décor presque lunaire, idéal pour la photographie et l’exploration. Il est possible d’y croiser lézards de lave, plantes pionnières émergeant des fissures, et parfois même des manchots des Galápagos dans les eaux cristallines lors d’une séance de snorkeling inoubliable.
Pour une immersion dans les légendes maritimes, la visite de Buccaneer Cove (la crique des Boucaniers) s’impose. Accessible uniquement en panga, ce site côtier était autrefois un repaire de pirates venus faire le plein de viande de tortue et d’eau douce. Aujourd’hui, il attire pour ses falaises rougeoyantes, ses grottes creusées dans la lave, et sa faune abondante : fous à pieds bleus, hiboux des Galápagos, faucons, otaries et otaries à fourrure s’y rencontrent dans un paysage sculpté par l’érosion.
Plus au nord, la plage d’Espumilla offre un décor plus serein. Ses dunes de sable clair sont un site de nidification important pour les tortues vertes, visibles par les traces laissées sur le sable au petit matin. Les œufs y sont pondus entre janvier et mars, et l’éclosion commence en avril. L’endroit est aussi fréquenté par des crabes fantômes, des échassiers et parfois des cochons sauvages ou faucons à la recherche des œufs enfouis. La balade est courte mais enrichissante, avec de superbes contrastes entre la végétation des mangroves et la blancheur du rivage.
Pour les amateurs de plongée, Santiago est également réputée pour ses sites sous-marins spectaculaires. Autour de l’île, les spots comme Bainbridge, Beagle et Cousin’s Rocks offrent des fonds marins volcaniques habités par une faune impressionnante : raies aigles, requins-marteaux, murènes, bancs de barracudas, nudibranches, et tortues vertes s’y côtoient dans des eaux aux courants parfois puissants mais clairs. Les structures rocheuses immergées, les grottes et les tombants offrent aux plongeurs des paysages aquatiques aussi étonnants que les coulées de lave en surface.

26. Île de Bartolomé (Canton de Santa Cruz)
L’île de Bartolomé, également appelée Bartolomé en espagnol et Bartholomew en anglais, est l’une des perles les plus spectaculaires des Galápagos, malgré sa petite taille et son absence d’habitants. S’étendant sur seulement 0,5 mille carré, cette île volcanique désolée offre certains des panoramas les plus célèbres et les plus photographiés de l’archipel. Sa silhouette reconnaissable grâce au Pinnacle Rock, son contraste frappant de paysages noirs, rouges, dorés et verts, et la clarté de ses eaux turquoise en font un lieu incontournable pour les amateurs de nature, de géologie et de plongée.
| L’île est généralement visitée en excursion d’une journée au départ de Puerto Ayora (Santa Cruz), grâce à sa proximité du canal d’Itabaca. Des croisières naturalistes incluent également Bartolomé dans leur itinéraire. L’organisation sur place est bien rodée : les visiteurs débarquent par petits groupes, suivent les sentiers balisés, et alternent entre randonnée, plage et plongée. Chaque activité est encadrée afin de préserver les écosystèmes fragiles de l’île et garantir une cohabitation harmonieuse entre les espèces et les touristes. |
Le point de vue panoramique de Bartolomé, accessible après une ascension d’environ 40 minutes sur un chemin aménagé de 372 marches, est sans doute l’expérience la plus emblématique. Depuis les 114 mètres d’altitude, les visiteurs sont récompensés par une vue à 360° sur les îles environnantes : le sable doré de la plage, le spectaculaire Pinnacle Rock, les coulées de lave noires de l’île de Santiago, et les îles Daphne. Ce panorama est si parfait qu’il orne les cartes postales les plus emblématiques des Galápagos. Le sentier traverse aussi un paysage lunaire jonché de cônes de tuf, de roches volcaniques, et d’une végétation pionnière comme le cactus de lave ou le Scalesia.
Outre ses paysages, Bartolomé est renommée pour sa faune marine spectaculaire, notamment en plongée avec tuba autour du Pinnacle Rock. Là, dans des eaux cristallines, les visiteurs peuvent nager parmi les pingouins des Galápagos, les lions de mer espiègles, des raies, poissons tropicaux, et parfois même des requins de récif. La plage nord, accessible par un débarquement humide, est le point de départ pour ces aventures sous-marines, tandis que la plage sud abrite des nids de tortues de mer de janvier à mars. L’observation est aussi riche sur le rivage : fous à pieds bleus, faucons des Galápagos ou encore frégates survolent la zone.
Le site de plongée de Bartolomé, un des plus prisés de l’archipel, s’étend autour d’un plateau rocheux aux parois sous-marines escarpées, creusées de grottes et d’arches. Les courants froids y favorisent une explosion de vie marine : chevaux de mer, requins à pointe blanche, murènes, poulpes, barracudas, raies, et poissons multicolores comme le poisson-ange royal ou le poisson-perroquet s’y côtoient. Les plongeurs chanceux peuvent même apercevoir un requin-marteau halicorne.
Pour les randonneurs, Bartolomé offre bien plus que la vue. Le parcours est également une leçon vivante de colonisation biologique. En chemin, des espèces végétales endémiques comme le Tiquilia nesiotica et diverses mousses témoignent du lent processus de végétalisation d’un sol volcanique brut.

27. Île Rábida (Canton de Santa Cruz)
Appelée également Jervis, Rábida, l’île rouge des Galápagos au sud de Santiago et au nord-ouest de Santa Cruz, est un chef-d’œuvre naturel miniature où les couleurs vives et les formes volcaniques se mêlent à une biodiversité remarquable. Dès le premier regard, les visiteurs sont frappés par l’éclat intense du sable rouge foncé qui borde la plage principale. Cette teinte saisissante, unique dans l’archipel, évoque presque une excursion sur Mars. Le contraste entre ce rouge minéral, les eaux turquoise cristallines et le vert lumineux des cactus Opuntia donne à l’île une palette spectaculaire, en particulier aux heures dorées du lever et du coucher du soleil.
| L’île Rábida est intégrée dans les circuits proposés par certaines croisières. Elle peut être également visitée grâce à un pêcheur privé. |
Cette coloration rouge si particulière est le fruit d’une origine géologique fascinante. Formée par des cônes de scories volcaniques riches en fer et en magnésium, Rabida doit sa couleur à l’oxydation de ces minéraux. L’exposition à l’air a provoqué la rouille naturelle de la roche, produisant au fil du temps ce sable rouge si rare. L’érosion a sculpté les falaises abruptes et les plages, créant un terrain accidenté mais captivant, à la fois rude et poétique. Cette singularité géologique distingue Rabida comme l’un des paysages les plus reconnaissables des Galápagos.
L’île Rabida n’a qu’un seul site touristique, mais il concentre une variété impressionnante d’expériences terrestres et marines. Après un débarquement mouillé sur la plage, les visiteurs sont accueillis par une colonie d’otaries des Galápagos souvent allongées paresseusement au soleil. Derrière la plage, une lagune saumâtre abrite une autre merveille : les flamants roses. Ces oiseaux gracieux filtrent l’eau salée à l’envers à la recherche de crustacés, leur alimentation riche en caroténoïdes leur donnant leur célèbre teinte rosée.
Un sentier d’environ une heure permet d’explorer davantage les terres intérieures de Rabida. Ce parcours traverse une végétation typique de l’île, faite d’arbres Palo Santo et de cactus figuiers de Barbarie. C’est un véritable paradis pour les amateurs d’ornithologie. Il est possible d’y observer des oiseaux moqueurs, des tourterelles endémiques et surtout, pas moins de 9 des 13 espèces de pinsons de Darwin. Ces petits passereaux, au bec si diversifié, illustrent de manière éclatante le processus d’évolution naturelle qui a tant fasciné le célèbre naturaliste.
Le sommet des falaises offre une vue imprenable sur le paysage rougeoyant de Rabida et les eaux limpides qui l’entourent. Les fous à pieds bleus et les fous de Nazca viennent s’y reposer après leurs plongeons de pêche.
La richesse de Rabida ne se limite pas à la terre ferme : ses eaux regorgent également de vie. La plongée libre (snorkeling) y est un plaisir incontournable. Autour des falaises submergées, les nageurs peuvent croiser des poissons colorés, des requins de récif et, souvent, des otaries joueuses. Ces dernières n’hésitent pas à tournoyer autour des baigneurs dans un ballet sous-marin fascinant, symbole du lien intime entre l’homme et la nature dans cet écosystème préservé.
Une promenade en panga autour de l’île permet de compléter cette exploration exceptionnelle. Le zodiac glisse le long des falaises rouges, dévoilant des points de vue uniques et l’observation rapprochée d’otaries à fourrure, de pélicans nichant dans les buissons salins ou encore de fous perchés sur les rebords rocheux.

28. Île Seymour Nord (Canton de Santa Cruz)
L’île Seymour Nord (ou Seymour Norte), bien qu’exiguë et apparemment aride, est un trésor insulaire des Galápagos à ne pas manquer pour les amoureux de la faune sauvage. Située au nord de l’île Baltra, cette île inhabitée née du soulèvement tectonique plutôt que d’un volcan, présente un paysage plat où se côtoient plages rocheuses, broussailles sèches, cactus Opuntia et forêts de Palo Santo.
| En excursion d’une journée depuis Puerto Ayora (Santa Cruz), ou intégrée à un circuit de croisière, on y débarque par un amerrissage à sec, souvent secoué, mais toujours prometteur : chaque pas sur ses sentiers mène à des rencontres spectaculaires avec des espèces emblématiques des Galápagos. |
Le sentier de randonnée de North Seymour, long d’environ 2,5 kilomètres, constitue la principale activité terrestre. Il traverse une variété d’écosystèmes, du littoral battu par les vagues à l’arrière-pays aride. Le chemin mène d’abord à une colonie de lions de mer bruyants et joueurs, souvent vus se prélassant ou nageant dans les eaux peu profondes. Tout autour, les crabes Sally Lightfoot, aux couleurs éclatantes, grimpent sur les rochers tandis que les iguanes marins se fondent dans le paysage noirci. L’intérieur de l’île réserve une vision unique : la plus grande colonie de frégates magnifiques des Galápagos, notamment en période de reproduction où les mâles gonflent leurs gorges rouges dans une parade spectaculaire.
Toujours le long de ce sentier, s’observent également les célèbres fous à pieds bleus. Leur danse nuptiale, qui mêle hochements de tête et lever de pieds, ravit les visiteurs entre juin et août. Dans les zones ombragées sous les cactus, se cachent les iguanes terrestres, dont le camouflage les rend presque invisibles. Leur présence, de plus en plus stable sur Seymour du Nord, est le fruit d’un programme de réintroduction mené avec succès depuis l’île voisine de Baltra, où leur population avait autrefois disparu.
L’observation ornithologique est l’un des grands plaisirs à North Seymour. Outre les frégates et les fous, on y croise fréquemment des goélands à queue d’aronde, des puffins et des oiseaux moqueurs. La faible végétation permet une vision dégagée pour photographier sans gêne la faune locale. Le calme relatif de l’île, couplé à l’absence d’habitation humaine, en fait un sanctuaire pour la reproduction d’espèces endémiques.
Les eaux entourant North Seymour sont particulièrement riches grâce à un phénomène d’upwelling, qui apporte des nutriments en remontant les couches profondes de l’océan. Les nageurs y croisent souvent des tortues vertes, des lions de mer, des raies pastenagues, des requins à pointe blanche, et une multitude de poissons de récif colorés tels que le poisson-ange royal, le poisson-perroquet, ou encore le poisson-cochon. La visibilité est souvent excellente, et les courants généralement faibles, rendant cette activité accessible même aux débutants.
La plongée sous-marine à North Seymour est une autre aventure inoubliable. Adaptée à tous les niveaux, elle débute par une pente douce menant à des récifs rocheux, suivie d’un fond sableux peu profond (16–18 mètres). Les plongeurs peuvent y observer de grands bancs de barracudas, des vivaneaux, des raies aigles tachetées, des poulpes, et parfois même des requins-marteaux ou requins-tigres.
À proximité, l’îlot Mosquera constitue une extension naturelle de l’excursion. Long de 600 mètres, cet îlot sablonneux situé entre Baltra et North Seymour est presque dépourvu de végétation, mais abrite une importante colonie d’otaries. Il est également un lieu de prédilection pour observer les goélands de lave, les pluviers, ou encore les crabes pieds-légers. Le calme des plages contraste avec le tumulte de la colonie, offrant un spectacle sonore et visuel permanent dans une ambiance paisible.
Enfin, les sites de plongée autour de North Seymour et Mosquera forment un triangle sous-marin exceptionnel. Les trois principaux sites se situent : de l’angle nord-est de Baltra à Mosquera, de Mosquera au sud-est de North Seymour, et sur la zone nord-est de Seymour. Chacun propose des expériences uniques, entre rencontres avec des tortues, observation de requins, ballets de raies et bancs de poissons bigarrés.




