
Au travers de cet article que nous avons voulu le plus complet possible, nous avons souhaité vous présenter tous les lieux d’intérêts de la Roumanie, ceux que vous devez absolument voir, ceux qui représentent son essence même. Certains d’entre eux sont évidents et connus de tous, mais d’autres sont des trésors cachés qui méritent d’être parcourus. C’est pour cette raison que nous espérons que cet article qui vous présente les incontournables de la Roumanie vous aidera à découvrir ce pays magnifique.
La Roumanie, située au cœur de l’Europe de l’Est, est un pays aux paysages contrastés, mêlant montagnes, forêts, plaines et rivages maritimes. Traversée par les Carpates, elle abrite une nature préservée où se succèdent sommets enneigés, vallées verdoyantes et villages traditionnels. Le Danube, qui marque une grande partie de sa frontière sud, se jette dans la mer Noire en formant un delta d’une richesse écologique exceptionnelle, classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce territoire, peuplé d’oiseaux migrateurs et d’espèces rares, illustre le lien profond entre la Roumanie et ses milieux naturels.
Riche d’une histoire millénaire, la Roumanie fut successivement marquée par les civilisations dace, romaine, ottomane et austro-hongroise, dont les influences se lisent encore dans son patrimoine architectural et culturel. Des citadelles médiévales de Transylvanie aux monastères peints de Bucovine, en passant par les villages saxons fortifiés, le pays témoigne d’un passé complexe et fascinant. La légende de Dracula, inspirée du personnage historique Vlad Țepeș, ajoute à cette histoire un imaginaire populaire mondialement connu, renforçant l’aura mystérieuse de la région.
La capitale, Bucarest, surnommée autrefois le « petit Paris des Balkans », mêle larges boulevards, architecture éclectique et dynamisme culturel. Le palais du Parlement, symbole monumental de la période communiste, contraste avec les quartiers anciens où se mêlent cafés, musées et églises orthodoxes. D’autres villes, comme Cluj-Napoca, Brașov, Sibiu ou Iași, incarnent la vitalité universitaire, artistique et historique du pays, chacune offrant une identité propre et un héritage singulier.
Aujourd’hui membre de l’Union européenne, la Roumanie s’affirme comme un pays tourné vers l’avenir tout en restant attaché à ses traditions. Ses danses folkloriques, ses festivals, sa gastronomie et l’hospitalité de ses habitants traduisent un art de vivre chaleureux et authentique. Entre modernité et mémoire, montagnes et plaines, la Roumanie invite le visiteur à une découverte à la fois culturelle, naturelle et humaine, au carrefour des influences de l’Europe centrale et orientale.
Fiche pays ROUMANIE
1. Oradea
Du fait de sa position à un carrefour entre la Slovaquie et de la Hongrie, Oradea, cette municipalité de près de 200 000 habitants dévoile au travers de son architecture rénovée, un sentiment d’appartenance à une élite intellectuelle,
La place de l’Union, place centrale appelée en roumain Piata Unirii, donne la part belle à la statue emblématique de Mihai Viteazul, au palais de l’hôtel de ville et au Palais des évêques grecs-catholiques
D’autres monuments emblématiques : Palais de Justice, Palais Apollo, Palais Stern et Palais Moskovits, sont situés dans son pourtour qui englobe également le palais de l’Aigle Noir, un lieu de rassemblement moderne, sorte de galeries commerciales réalisées dans le style Sécession viennoise et dans lequel, nous déjeunons sur le pouce.
La Tour de l’hôtel de ville, une tour à quatre niveaux permet d’obtenir une vue dégagée sur Oradea. Le premier niveau abrite une horloge qui joue la « Marche de Iancu » toutes les heures.
La forteresse, ancienne résidence du diocèse catholique romain d’Oradea est également à découvrir. Le Musée de la ville, situé dans la forteresse, accueille plusieurs expositions permanentes couvrant l’histoire du site, mais aussi l’histoire de l’Église Réformée et de l’Episcopat Gréco-Catholique. Les autres bâtiments célèbres sont : le Couvent des Ursulines, l’église et le monastère des Capucins, l’église évangélique Luthérienne, l’église réformée Calviniste et l’église de la Lune, la ville regorgeant de trésors dénotant son côté multiculturel.
Une autre partie de la ville accueille la place Ferdinand, qui comprend le Théâtre National Regina Maria, construit en 1900 mais également le Palais de Levay et le Palais de Poynar.

2. Cluj Napoca
Deuxième ville de Roumanie en termes de population, bâtie sur les rives du Someşul Mic, Cluj-Napoca est la capitale de la Transylvanie, une cité estudiantine qui attire chaque année un nombre important d’élèves européens et du monde entier avec ses prix bon marché et sa vie nocturne très dynamique, la ville regorgeant de musées et de galeries.
Dans un environnement de collines verdoyantes, la ville est organisée au travers de sa place principale : la Piata Unirii (place de l’Union), centre névralgique d’où partent des rues et des avenues dessinées en damier, héritage évident de la culture saxonne. Au cœur de la place, se trouvent l’église Saint-Michel et le monument dédié au roi Matthias 1er réalisée par János Fadrusz.
La place est entourée par plusieurs édifices notables, dont les deux édifices jumeaux qui marquent le début de la rue Iuliu Maniu. Il conviendra de citer le : musée des beaux-arts de Cluj, le Palatul Josika, le Palatul Rhedey, le Palatul Wass, l’ancien Hôtel New York et la Casa Wolphard-Kakas
La place agrémentée d’une belle fontaine sur laquelle jouent les enfants tentant avec adresse d’éviter les jets d’eau qui apparaissent par intermittence, permet de rejoindre les monuments majeurs de la ville : la Biserica Bob, l’Église des piaristes de la Trinité et l’ Église évangélique luthérienne. De nombreux immeubles sur le chemin rappellent le style austro-hongrois, omniprésent dans la ville.
Un peu excentrée, la Fortress Hill est une colline qui offre un panorama unique est spectaculaire sur Cluj Napoca. Les rives du fleuve Somesul Mic permettent de rejoindre les magnifiques palais Banffy et Barthory ainsi que les jardins de l’Église Saint Michel.

3. Timișoara
Ville de l’Ouest du pays, Timmisoara comporte une des plus belles cathédrales orthodoxes du pays qui porte son nom. La cathédrale se situe face au centre piéton qui permet de rejoindre le Huniade castle.
De nombreux palais sont disposés le long de la grande rue centrale, dont le Palatul Neuhausz et le Palatul Lloyd agencés d’un des deux côtés de la rue alors que sur le flanc opposé, ornent fièrement le palais Löffler.
Cette rue qui se termine par le square Victoriei est entrecoupée de petites statues et de fontaines, dont la plus représentative est la Wolf statue, symbolisant une louve nourrissant ses petits.
Un peu plus loin, la place de la liberté, permet de rejoindre la cathédrale Saint-Georges construite entre 1736 et 1774 et reconnaissable par la couleur jaune de ses façades, qui permet de profiter, pour terminer avec brio la visite de cette ville splendide, de sa place la plus touristique : la place Unirii, qui dégage une ambiance concomitamment festive et posée.

4. Bucarest
Capitale de la Roumanie, Bucarest, à ne pas confondre sémantiquement avec Budapest, capitale de la Hongrie est une ville de 1,83 million d’habitants, qui regroupe l’essentiel des activités administratives du pays.
Un peu excentré, l’arc de triomphe roumain n’a rien à envier à son homologue français ; il se situe non loin du parc Regele Mihai qui permet de rejoindre par des petits chemins les autres parcs de la ville.
Dans le centre, l’Athénée roumain émerge de l’architecture urbaine assez austère qui l’entoure. L’Athénée se trouve aux abords du mémorial of Rebirth, une sorte de pyramide élancée qui perfore le ciel. A quelques encablures, le palais royal de la ville offre aux visiteurs la possibilité de découvrir une ancienne résidence royale reconstruite dans les années 30 et possédant des œuvres majeures du pays ; il abrite le musée national d’art.
Le moment phare d’une visite à Bucarest reste la découverte du palais du Parlement qui symbolise à lui-seul, la puissance et la force. Il faut dire qu’en tant qu’ancien palais du dictateur Ceausescu, il a été construit à sa gloire avant d’être cédé aux parlementaires roumains lors de sa chute. D’un blanc intègre et séparé de la ville par une route fréquentée, ses colonnes et la symétrie qui s’en dégage impose le respect.
Non loin du palais, la cathédrale of Saints Constantine and Helena, est situé au milieu d’un petit parc et permet de profiter d’un calme apparent au cœur du tumulte d’une zone de circulation véhémente.
La place de l’Union possède de nombreuses fontaines synchronisées ; si les fontaines ne fonctionnent que durant les périodes estivales d’été, le site permet de découvrir une partie plus commerciale de la ville, avec ses magasins et ses nombreux restaurants.
Mais, la zone piétonne de la rue Lipscani permet de profiter pleinement de l’ambiance détachée de la capitale. Outre ses petits restaurants, la proximité de la rue avec nombre de sites religieux en fait un des endroits essentiels où les visiteurs se pressent. Le monastère Stavropoleos accueillant des pèlerins depuis 1724 dont la présence semble anachronique apporte une quiétude qui tranche radicalement avec le dynamisme des rabatteurs des nombreux bars qui tentent d’attirer le chaland.

5. Brașov
Brasov, une des plus grandes de Transylvanie, accueille les visiteurs à la manière de la ville de Hollywood, les lettres composant son nom ornant une sorte de colline sur laquelle elles sont installées, de sorte à se situer au su et à la vue de tous. Aux pieds de la colline, l’hôtel de ville rayonne et semble entourer le petit parc qui lui fait face.
Au détour d’un beau centre piéton bien achalandé, la place du conseil, cœur historique de la ville appelé également : centrul Vechi qui possède de beaux monuments anciens aux architectures traditionnelles. L’ancien hôtel de ville s’il ne possède pas la grandeur de son remplaçant saura satisfaire la curiosité des visiteurs. Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, son clocher singulier est une merveille à ne pas louper.
Un peu plus loin, l’église noire, appelée Biserica Neagra, mérite un coup d’oeil, surtout qu’elle ne se trouve pas trop loin de la plus grande église catholique de la région. Outre son aspect extérieur très sombre, le bâtiment possède une nef remarquable remplie de vitraux magistraux et de 119 tapis orientaux. Non loin de l’église, la rue ficelle : Strada Sforii, ruelle la plus étroite d’Europe est une curiosité urbaine typique. Son entrée est indiquée par un panneau noir et une petite flèche. Sa particularité outre sa taille est son dégradé de couleurs qui passe du rouge au jaune.
Dans les environs proches, sur la place Unirii, la visite de l’église Saint-Nicolas construite en 1292 est fort intéressante.

6. Transfăgărășan
Avant d’être une sorte de région, la Transfagarasan construite sous le régime de Ceaucescu, dans les années 1970, pour permettre une intervention militaire rapide en cas d’invasion par l’URSS est avant tout une route, destination touristique importante du pays.
Elle traverse un paysage splendide et est considérée par beaucoup comme étant une des plus belles routes du monde. Fermée entre octobre et juin, elle permet de rejoindre à 2040 mètres d’altitude, au point le plus élevé de la route, le lac Baléa, un lac glaciaire situé entre deux des principaux sommets des monts Fagaras permet de bénéficier d’une vue sublime sur les environs.
Un peu plus loin, se trouve le plus long et le plus haut tunnel de la Roumanie, long de 900 mètres. Il faut continuer un peu pour rejoindre une autre attraction : The caves of Piscul Negru, puis le lac Vidraru, un lac de montagne très étendu, qui permet après avoir été traversé de rejoindre la citadelle de Poienari, le vrai château de Vlad III, l’Empaleur.

7. Geamăna
Dans le tourisme glauque, un peu à l’instar des villes fantômes, Geamana marque le symbole d’une catastrophe naturelle ayant eu des conséquences effroyables sur la nature et l’environnement de certaines villes. Geamena en est le parfait exemple. Petit village situé non loin de Cluj Napoca, la commune fut désertée de ses habitants pour devenir une décharge servant à accueillir les déchets de la fosse minière de Rosia Poieni.
Aujourd’hui, le village est devenu un lac artificiel à l’eau chargée de produits toxiques et seuls le clocher de l’église qui émerge telle une île et quelques toitures sont la preuve d’une vie passée structurée ayant eu lieu au sein de cette terre de désolation.

8. Sighișoara
Sighisoara, est une des villes les plus représentatives de la Transylvanie, située entre les villes de Sibiu et de Brasov.
Le potentiel touristique de la ville se découvre en rejoignant la tour de l’horloge, dont le clocher particulièrement travaillé surplombe un panorama constitué de maisons accolées les unes aux autres.
En rejoignant la tour après avoir franchi la Turnul Croitorilor, une sorte d’entrée antique constituée de deux portes monumentales voutées, le visiteur peut découvrir les Covered Stairway, des escaliers protégés depuis plus de 400 ans et dégageant un côté lugubre à souhait. Aux abords de la tour de l’horloge qui se situe à proximité de la Klosterkirche, l’église emblématique de la ville, la Vlad Dracul house est indiquée et permet de manger des plats agrémentés de noms horrifiques.
La place centrale permet de rejoindre le château et comprend de nombreuses bâtisses relativement bien préservées ainsi que plusieurs tours représentatives au travers de leur cachet gothique : le Tanner’s tower et The Tinsmith’s tower.

9. Bran
Au cœur de la Transylvanie, la ville de Bran symbolise à elle seule, la légende de Dracula. Si la ville, de primes abords a tout d’une ville moderne, son château qui émerge de son monticule rocheux niché au cœur des Carpates attire irrésistiblement les voyageurs en quête d’apprentissage sur ce célèbre personnage de Bream Stoker de la fin du XIXe siècle.
| Le coût d’une entrée adulte est de 14 euros. Plus d’informations peuvent être demandées sur le site officiel du château de Bran. |
En réalité, Vlad III n’aurait fait qu’une halte dans le château de Bran, un arrêt bref mais suffisamment important pour faire de ce château, celui de l’Empaleur. Néanmoins, quand bien même le château n’est pas celui de Vlad III, il est suffisamment intéressant pour en être un des monuments représentatifs de la région.

10. Sculpture de Décébale
Point d’orgue d’une découverte de la vallée du Danube : la sculpture de Décébale qui est la plus grande statue rocheuse d’Europe et ses dimensions hors norme ne peuvent qu’impressionner, au travers de ses 40 mètres de hauteur et 20 de mètres largeur.
La sculpture est à l’effigie de Décébale, le dernier roi des Daces, qui régna de 87 à 106 et qui combattu les empereurs romains Domitien et Trajan afin de préserver l’indépendance de la Roumanie.
Le monument se trouve près des Portes de Fer, qui forment la frontière naturelle entre la Roumanie et la Serbie.

11. Mine de sel de Turda
Ancienne mine de sel, exploitée à l’origine par les Romains, au 2ème siècle après Jésus-Christ, puis reprise au rythme des différents changements de régime et par subséquence, de dirigeants, Salina Turda située sous la ville éponyme ferme en 1932, puis ré-ouvre 60 ans plus tard, après un investissement de plus de 6 millions de dollars par des investisseurs qui en exploitent le site pour en faire un centre touristique moderne.
| L’entrée coûte 8 euros pour les adultes et 4 euros pour les mineurs. |
Aujourd’hui, la mine comprend, outre ses fonctions médicinales par le biais de l’halothérapie, la thérapie par le sel, dans la lutte contre les problèmes respiratoires et allergiques, un grand complexe touristique composé d’un amphithéâtre, d’une arène sportive, d’un mini-golf, et de pistes de bowling, entre autres, permettant aux visiteurs de découvrir ses différents aspects. Le musée comprend en fait trois mines : la mine de Terezia, la plus profonde, suivie par la mine d’Anton et la mine de Rudolf. Un lac souterrain (dans la Mina Maria Tereza) permet également de pagayer pour explorer un peu plus la mine.

12. Craiova
Ville de 269 000 habitants, Craiova, située dans le Sud du pays, non loin de la vallée du Danube est un exemple parfait de la symbiose entre culture et dynamisme.
Sa place centrale : le Mihai Viteazul square permet de rejoindre nombre de monuments exceptionnels, dont un centre piéton comprenant au travers d’une grande artère, une pléthore de magasins.
La place est construite autour de l’hôtel de ville, un magnifique bâtiment qui était jadis l’ancienne Banque de commerce qui fut conçue par l’architecte Ion Mincu en 1916 par son élève Constantin Iotzu .
Non loin de la place, la basilique orthodoxe Mântuleasa détonne dans le paysage, sa couleur rouge attirant les regards au milieu de la monochromie urbaine. Il faut un peu marcher pour rejoindre deux autres bâtiment religieux phares de la ville : l’église de la madone Dudu, construite entre 1750 et 1756, un lieu de pèlerinage reconnu et la cathédrale de Saint Demetrius, un splendide ouvrage aux lignes de construction alternant le ciment et la brique, ce qui lui donne un côté naturel non sophistiqué.
Un peu excentré, le monastère de Cosun-Bucovăț datant approximativement du 15 èm siècle est une réussite marquée entre le style local et byzantin. Le manoir des Vorvoreni est quant à lui un palais construit par l’architecte D. Maimarolu caractérisé par des toits mansardés, des ornements nombreux et des moulures d’inspiration de la Renaissance française. La basilique Saint-Démètre reconstruite en 1651 par le hospodar Matei Basarab, puis réparée par le grand boyard Petru Obedeanu en 1690 fut laissée à l’abandon jusqu’en 1889, date de son embellissement. Elle abrite aujourd’hui des reliques sacrées.
Le Palais des Bans (Casa Băniei) est le plus ancien bâtiment civil à Craiova, construit à la fin du XVe siècle par les Craioveşti et reconstruit en 1699 par le hospodar Constantin Brancovan. De la construction initiale, une partie de la cave subsiste. Le bâtiment accueille depuis 1933, le Musée d’ethnographie de l’Olténie qui abrite aussi des expositions temporaires d’art contemporain.
Le musée d’art de la ville, se trouve en ce qui le concerne, dans un autre palais qui au travers de certains côtés, présentent quelques similitudes avec le château de Moulinsart, lui-même d’inspiration du château de Cheverny. Classé en 1947 comme monument historique de Roumanie, le palais comprend également la pinacothèque : « Alexandru et Aristia Aman » qui a ouvert à Craiova en 1908.

13. Sibiu
Entrer dans Sibiu, petite ville médiévale de Transylvanie, plonge le visiteur dans une petite bourgade entourée de fortification qui comprend près de 18 bâtiments médiévaux.
Après avoir rejoint la la Strada 9 mai, la plus ancienne rue de Sibiu, avec en point d’orgue de cette découverte, deux tours datant du 16e siècle et 7 immeubles classés monuments historiques, la Grande place sur laquelle se trouvent plusieurs maisons baroques ainsi que le célèbre palais Brukenthal, se dévoile.
De nombreux musées ponctuent la ville. Parmi les plus renommés, la galerie d’art Brukenthal et la galerie nationale d’art. Le complexe ASTRA quant à lui, permet d’apprendre la vie traditionnelle d’antan en y exposant près de 19 000 objets d’époque.

14. Berca
Au cœur de la Roumanie, les volcans de boue de Berca dénotent au travers de leur cratère leur côté mystérieux. Alliant à la perfection les différents sens des visiteurs qui se pressent pour les découvrir, ils représentent un phénomène unique et rare en Europe.
Ces volcans ont néanmoins une activité sismique et émettent des gaz tels que le méthane ou l’azote entre autres.
Les alentours offrent de bonnes possibilités de promenade en pleine nature, le site de Berca, ou autrement le site des volcans de boue de Pâclele s’étendant sur près de 30 hectares. La réserve naturelle géologique ainsi formée comporte deux zones actives majeures : Pâclele mari (les grands brouillards) et Pâclele Mici (les petits brouillards)
Non loin du site, Sarata-Monteoru, station thermale la plus prisée de la région, permet de profiter de belles piscines d’eau de source salée.

15. Slanic Prahova Salina
Ancienne mine de sel située à Slănic au cœur de la Roumanie, à 100 kilomètres de la capitale, Slanic Prahova Salina a vu son exploitation être effective entre 1943 et 1970.
| L’entrée coûte 8 euros par adulte. |
Aujourd’hui, la mine est ouverte aux visiteurs qui peuvent en découvrir le fonctionnement tout en bénéficiant des effets curatifs de l’air salé en leur proposant une température de 12 degrés et une pression atmosphérique constantes tout au long de l’année. Le site est composé de deux niveaux, nommés Unirea et Mihai.
L’une des chambres est un musée du sel nommé Genesis Hall par son auteur Iustin Năstase et il abrite les bustes en sel de Decebal et Traian. D’autres sculptures de sel dans la mine, comme le buste de Mihai Eminescu ou un bas-relief avec Mihai Viteazul sont également à découvrir

16. Monastères de la Bucovine
Région frontalière de l’Ukraine, la Buccovine, terre rurale par excellence est un carrefour important des cultures d’Europe orientale, représenté par la présence de plusieurs monastères dont 7 sont classés au patrimoine de l’Unesco.
Construits à partir du XIVe siècle à l’initiative d’Étienne le Grand, ils ont pour particularité leurs fresques qui en ornent les extérieurs et les intérieurs.
Le monastère de Voroneț, le plus célèbre a été fondée en 1448. Il comprend une petite sculpture agrémentée d’une croix et il est entouré d’une végétation verdoyante. Sa fresque : « la scène du jugement dernier » est unique, conçue avec une couleur introuvable : le bleu de Voronet.
Le monastère de Humor fondé en 1530 est entouré quant à lui de belles bâtisses en bois qui donnent à l’ensemble un côté intemporel. Sur ses murs sont peintes des scènes du : « jugement dernier » ainsi que des représentations de la Vierge Marie.
Construit en 1532, le monastère de Moldovița a pour couleur principale le rouge brique, donnant l’impression aux visiteurs de découvrir une forteresse antique. Les tours aux coins des murs de défense font 6 mètres de hauteur et 3 mètres d’épaisseur.
Le monastère de Sucevita fut construit à partir de 1582. Plus petit que les autres monastères, il n’en demeure pas moins exceptionnellement décoré avec la présence de fortifications bien entretenues.

17. Delta du Danube
Dans le Sud du pays, non loin de la Serbie dont les côtes s’aperçoivent tout du long, le delta du Danube est un territoire phare pour découvrir une facette méconnue de la Roumanie.
Outre la sculpture de Decebale et de beaux panoramas, la région comporte d’autres incontournables. Le monastère Vodita, tout de bois vêtu, en est l’un d’eux.
La ville de Orsova est célèbre en ce qui la concerne pour son petit port de plaisance longé par la route principale.
En entrant dans le parc naturel des portes de fer, les fjords se font plus nombreux ; le décor ambiant change et devient plus sauvage. Un peu plus loin, le secteur de Dubova, également apprécié des visiteurs se partage entre la cave Veterani et le Danub’s Big Boilers, un point de vue qui surplombe une gorge sinueuse.

18. Maramures
Région traditionnelle frontalière de l’Ukraine, le Maramures est un territoire rural dans lequel, le visiteur aura la possibilité de découvrir la Roumanie d’un autre temps. Terre d’agriculteurs qui y travaillent encore à la faux, le Maramures permet de vivre des vacances tranquilles, loin du stress de l’ère moderne.
La région est ainsi célèbre pour la : « Drumul verde », une route longue de 88 kilomètres qui relie sept villages et ne se pratique qu’à pied, en vélo ou en charrette. Mais, la région offre également de beaux sentiers de randonnée, principalement regroupés dans le Parc National des Monts Rodna, deuxième plus grand parc national en Roumanie. Au programme : lac de montagne, refuges et grottes mystérieuses.
Parmi les autres sites à ne pas louper : le Monastère de Bârsana, le train à vapeur : « Mocanita » et Vadu Iziei, un village pittoresque reconnu pour son artisanat.

19. Château de Peles
Construit par le prince Charles de Hohenzollern-Sigmaringen en 1873, le château de Peles situé non loin de la ville de Sinaia, est l’un des châteaux les plus touristiques du pays. Comptant plus de 160 pièces, le château, d’un style néo-renaissance abrite une impressionnante collection d’art.
| L’entrée coûte 6 euros et le Week-end, il est généralement nécessaire de réserver son ticket pour pouvoir bénéficier d’une possibilité de visite. |
Entouré d’un domaine naturel, le bâtiment se découvre tout d’abord au travers de sa salle d’honneur, constituée de nombreuses décorations en bois et comprenant un magnifique plafond vitré, qui en laisse pénétrer une lumière magique qui se reflète sur les vitraux omniprésents. La salle des armes comptant plus de 4000 pièces vient pérenniser une attractivité de découverte indéniable.

20. Izvorul Bigar
Située à 150 kilomètres de la ville de Timişoara, la cascade intégrée dans le Parc National Cheile Nerei-Beuşniţa, fait partie des merveilles touristiques à découvrir dans le pays.
| L’entrée est gratuite. |
La chute d’eau est proche de la route et la zone où elle se trouve a été déclarée zone naturelle protégée en 2000. Le World Geography Magazine l’a même élue la plus étonnante chute d’eau du monde en 2013.

21. Water mills
Le parc des Water mills, comprend des moulins hydrauliques disséminés dans tout le village.
Le visiteur peut ainsi découvrir l’ingéniosité de ce système qui permet de faire tourner, en fonction de l’écoulement de l’eau, des hélices couplées à une barre qui remonte jusqu’à une meule broyant les grains de blés qu’un meunier intègre progressivement dans un bac.
La farine ainsi récoltée sert à cuisiner et à faire du pain.

22. Biertan
Au coeur de la Transylvanie, le petit village de Biertan, possède autour de sa place centrale surmontée d’un mat grandiose sur lequel flotte le drapeau du pays, plusieurs monuments commémorant, à leur manière, son histoire.
L’église entourée de hautes fortifications et construite entre 1490 et 1520, en style gothique tardif est la dernière église transylvanienne érigée de la sorte.
L’église possède trois halles de hauteurs égales. Son autel, le plus grand du pays, comprend 28 panneaux peints et l’ambon en pierre qui date de 1500, est l’œuvre de Ulrich de Brașov.
Les fortifications qui entourent l’église ont trois rangées de murailles, 6 tours et 3 bastions construits en plusieurs étapes. La partie supérieure laisse la part belle à un couloir de défense. La tour « mausolée » est située au nord-est et elle possède, au rez-de-chaussée, un mausolée qui abrite, depuis 1913, les tombes des différents prélats qui se sont succédés.

23. Château de Hunedoara
Se trouvant dans la ville de laquelle en est tiré son nom et qui possède de somptueux monuments, le château de Hunedoara également appelé : « château des Corvin », un des plus célèbres du pays, est entouré de grandes forêts.
Considéré comme le plus grand château de Roumanie, il est aussi un des plus importants monuments d’architecture gothique du pays.
| L’entrée dans le château coûte 8 euros. |
Au travers de ses remparts impressionnants, et mélangeant de primes abords, deux notions diamétralement opposées en la fermeté du gothique et la grâce de la Renaissance, le château impressionne et divulgue ses secrets aux yeux avertis.

24. Les Carpates
Composées de trois massifs, les Carpates appelées Carpates occidentales roumaines sont une chaîne de montagne qui regorgent de trésors constitués d’une flore riche, d’une faune préservée et de bâtiments culturels séculaires.
Les Carpates couvrent un vaste territoire englobant une grande partie de la Transylvanie.
Les Monts Apuseni, sont situés au nord du pays et à l’ouest de la Transylvanie. Ils sont les plus hauts et les plus célèbres de Roumanie.
Les Monts Poïana Ruscai se trouvent entre les rivières Mures et Timis.
Les Monts du Bana, quant à eux, s’étendent entre la rivière Timis et le Danube.

25. Monts Bucegi
Situés non loin de Brasov, au coeur de la Transylvanie et englobés dans le parc naturel des Carpates roumaines, les monts Bucegi sont des plateaux avoisinant les 2000 mètres d’altitude. Par le biais du téléphérique du Sinaia, de nombreux chemins de randonnées sont ouverts, dont un qui permet de rejoindre la croix Eroilor Neamului, dédiée aux morts roumains de la 1re guerre mondiale.
Le site est connu des ufologues, comme étant un repère propice à la présence d’un paranormal étrange, l’ambiance dégagée par les lourds brouillards qui en recouvrent les monts, lui donnant un côté envoutant, renforcé par les légendes des Carpates.
Parmi les attractions majeures, le sphinx de Bucegi, véritable curiosité géologique saura satisfaire les afficionados de curiosités.

26. La grotte Scărișoara
A proximité de Cluj Napoca, la grotte se trouve au fond d’un gouffre de 300 mètres. Un parcours balisé par des barrières de bois permet de la parcourir et d’apercevoir des stalactites et des stalagmites impressionnantes.
| L’entrée de la grotte coûte 2 euros. |
La grotte s’étend ainsi sur près de 700 mètres et accueille un immense bloc de glace dont le volume est estimé à 80 000 mètres cubes, formé il y a près de 4000 ans et ne dégelant jamais, du fait de la profondeur du site pouvant atteindre 40 mètres.

27. La mer noire
S’étendant sur près de 250 kilomètres, le rivage de la Mer Noire, se compose principalement de belles stations balnéaires modernes, étant donné que l’absence de loi littorale a rendu possible la construction de nombreux hôtels et complexes les pieds dans l’eau.
De manière générale, l’accès à la Mer Noire fait principalement par la ville de Constanta une ville de 350 000 habitants, plus grande ville de la côte, qui saura combler les vacanciers en leur offrant des infrastructures modernes et un patrimoine culturel traditionnel. Le phare génois est un marqueur de l’histoire belliqueuse de la ville, avec ses 21 mètres de hauteur. La ville possède également un delphinarium, de belles plages et un casino.
Le trésor du littoral roumain est la ville de Mamaia située sur la ceinture de sable qui sépare les eaux salées de la mer des eaux douces du lac Siutghiol. La plage de Mamaia , la plus étendue du littoral roumain, s’étend sur 8 kilomètres environ.
Eforie, quant à elle est la station la plus étendue du bord de mer. Découpée en un secteur Sud et un secteur Nord, sa proximité avec de hautes falaises et le lac Techirghiol, renommé ainsi grâce à ses qualités curatives, en font un incontournable du secteur.
Plusieurs autres stations valent également le détour : Costinesti, Olimp, Neptun, Venus, Saturn, Jupiter et Cap Aurora, chacune présentant des similitudes et des spécificités, Costinesti étant apprécié des jeunes alors que Cap Aurora étant réservé aux adeptes d’un tourisme plus naturel.

28. Route des vins de Cotnari
Dans le Nord-Est du pays, dans le județ de Lași, des vignobles à perte de vue démontrent la capacité vinicole de la Roumanie. Ayant pour centre logistique, la ville de Cotnari, la région qui est surtout connue pour la qualité de ses vins, est également considérée comme étant un territoire rural ayant fait de l’agriculture son or noir, noir comme la terre dont elle exploite la composition.
Ainsi, au milieu de petits hameaux et de paysages vallonnés, le village de Cârjoaia, véritable âme de l’authenticité roumaine avec ses petites maisons, quelquefois brinquebalantes mais aux combiens sincères, sera le point d’orgue d’un voyage dans lequel le vin sera portée au rang de fierté territoriale.

29. Bäile Herculane
Plus ancienne station thermale de Roumanie et aussi l’une des plus anciennes stations thermales du monde, Bäile Herculane se trouve dans le département de Caras-Severin, à seulement 40 kilomètres de la ville de Drobeta Turnu Severin, dans la vallée du Danube.
La ville aujourd’hui peuplée de 5000 habitants trouve ses origines en 153 après Jésus-Christ, lorsque les Romains ont établi une première station thermale appelé Aqua Herculi, dédié au héros-dieu mythique gréco-romain d’Héraclès afin de profiter des bienfaits d’une eau considérée comme salvatrice pour le corps.
Si la ville n’a pas encore pu réhabiliter les fastes d’antan, elle accueille tout de même de nombreux curistes et des curieux qui souhaitent également bénéficier des vertus de cette eau miraculeuse.
30. Constanța
Située sur les rives occidentales de la mer Noire, Constanța est la principale ville portuaire de Roumanie et la cinquième du pays par sa population. Elle constitue un carrefour stratégique entre l’Europe centrale et les routes maritimes orientales. Son port, l’un des plus grands de la mer Noire, joue un rôle essentiel dans le commerce maritime du pays.
Le cœur historique de Constanța conserve le charme de son passé gréco-romain. Sur la place d’Ovide, se dresse la statue du célèbre poète romain exilé par l’empereur Auguste en l’an 8, œuvre du sculpteur Ettore Ferrari. Juste en face, le musée national d’histoire et d’archéologie, installé dans l’ancienne mairie, expose des collections remarquables issues de l’Antiquité grecque et romaine, dont le célèbre serpent Glykon et la déesse Fortuna. La vieille ville, aux ruelles pavées, révèle un ensemble harmonieux de bâtiments historiques, d’églises et de façades d’influence ottomane ou byzantine.
Symbole de la ville, le casino de Constanța domine le front de mer. Construit en 1910 sur ordre du roi Carol Ier par les architectes Daniel Renard et Petre Antonescu, ce joyau de l’Art nouveau témoigne de l’élégance du début du XXe siècle. Abandonné pendant des décennies, il fait aujourd’hui l’objet d’une vaste restauration. À ses côtés se trouvent l’aquarium de Constanța et le phare génois, haut de près de huit mètres, vestige d’une époque où les marchands italiens sillonnaient la mer Noire. L’ensemble compose une promenade maritime emblématique, alliant patrimoine et vue sur les vagues.
La dimension religieuse de Constanța se manifeste à travers plusieurs édifices majeurs. La cathédrale orthodoxe Saints-Pierre-et-Paul, construite entre 1883 et 1885, se distingue par son architecture néo-byzantine. À proximité, la grande mosquée Carol Ier, érigée en 1910 dans un style mauresque, honore la communauté musulmane locale et abrite un somptueux tapis offert par le sultan ottoman Abdul Hamid II. La mosquée Hünkar, plus ancienne, témoigne de la présence ottomane au XIXe siècle.
L’un des sites archéologiques les plus fascinants est l’édifice en mosaïque romaine, découvert en 1959 près de la place Ovidiu. Construit au IVe siècle, ce vaste complexe reliait autrefois la ville antique au port. Ses sols, ornés de mosaïques polychromes, couvraient plus de 2 000 m² et reflétaient la prospérité commerciale de Tomis. Malgré les ravages du temps, environ 700 m² subsistent, révélant des fragments de marbres, d’arcs et de chapiteaux sculptés.
La ville se distingue également par la richesse de ses musées. Le musée de la Marine retrace l’histoire maritime du pays à travers maquettes de navires, instruments de navigation et documents anciens. Le musée d’Art Populaire met à l’honneur les traditions roumaines, tandis que le musée Ion Jalea présente plus de 120 sculptures offertes par l’artiste à sa ville natale.
Le complexe du musée des sciences naturelles attire un public familial avec ses multiples espaces : delphinarium, planétarium, exposition d’oiseaux exotiques et Micro-Delta. Le planétarium, quant à lui, offre un voyage éducatif au cœur des constellations, complété par des spectacles de dauphins et de phoques dans l’amphithéâtre extérieur.
Enfin, Constanța se veut une ville de détente et de promenades. Ses parcs, comme le parc Archéologique ou le parc de la Tabacarie, offrent des espaces verts au cœur du tissu urbain. Son port de plaisance, ses plages et ses terrasses sur la mer invitent à la flânerie. À la croisée des civilisations et des époques, Constanța conjugue patrimoine antique, héritage ottoman et modernité portuaire, formant l’un des visages les plus fascinants de la Roumanie contemporaine.



